France / Sommet de Biarritz : pacte de partenariat entre le G7 et l’Afrique



Le G7 adopte un «plan d’action du partenariat pour le Sahel»

France / Sommet de Biarritz : pacte de partenariat entre le G7 et l’Afrique

Les pays membres du G7 et des pays d’Afrique dont l’Egypte, le Rwanda le Sénégal et le Burkina Faso, réunis à Biarritz, ont conclu un partenariat pour la « promotion de l’entrepreneuriat féminin », la « transformation numérique » et la « transparence des marchés publics et la lutte conjointe contre la corruption » en Afrique, a indiqué l’Elysée, lundi. 

Un document intitulé « déclaration de Biarritz pour un partenariat entre le G7 et l’Afrique » a été, ainsi, conjointement signé par les « chefs d’États et de gouvernement du G7, l’Égypte (présidence actuelle de l’Union africaine), le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Burkina Faso et le Président de la Commission de l’Union africaine, (...) réunis aux côtés du Secrétaire général des Nations Unies, du Directeur général du Fonds monétaire international, du président du Groupe de la Banque mondiale et du président de la Banque africaine de développement ». 

« Nous sommes convaincus que la lutte contre les inégalités, le renforcement de la gouvernance, ainsi que la promotion d’une croissance économique durable et solidaire, dans une économie mondiale prospère, et du développement social bénéficiant à tous sont des éléments clés de la stabilité et de la paix », indiquent les signataires.

Ils plaident pour « un partenariat d’égal à égal, fondé sur des objectifs communs et destiné à défendre les priorités de l’Afrique ». 

Pour ce faire, les auteurs « déterminés à agir ensemble pour faire face aux problèmes mondiaux », souhaitent « des réformes pour abaisser les obstacles sociaux, juridiques et réglementaires qui empêchent les femmes de participer pleinement et librement à la vie économique et qui entravent leur autonomisation ». 

Ils veulent également « apporter un soutien fort pour réduire la fracture numérique et promouvoir la transformation numérique en Afrique ». 

Enfin, leur dernier axe de travail concerne le « renforcement de la transparence dans les marchés publics et des normes en matière de marchés publics pour améliorer le climat des affaires et des investissements, la transparence, la redevabilité et la viabilité de la dette ». 

Dans leur écrit, ils évoquent également « la paix et la sécurité en Afrique » et font état de discussions concernant « la situation en Libye, dans la région du Sahel, dans le bassin du Lac Tchad, dans la région des Grands lacs et dans la Corne de l’Afrique ». 

« Nous saluons le plan d’action du G7 pour le Sahel, ainsi que la décision du Canada et du Japon de rejoindre l’Alliance Sahel en qualité d’observateurs », ont-ils conclu à ce propos. 

Sur ce sujet, l’Elysée a également publié lundi matin, le « plan d’action du partenariat pour le Sahel » présenté la veille en conférence de presse par le président Macron, aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel et du président burkinabé Roch Christian Kabore. 

Se disant « vivement préoccupés par la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région du Sahel », les pays impliqués veulent « identifier les besoins en termes de sécurité et d’accroître l’efficacité des efforts déployés en matière de défense et de sécurité intérieures, notamment en améliorant la coordination internationale, en soutenant la réforme du secteur de la sécurité et en renforçant les forces de sécurité tout en augmentant leur obligation de rendre des comptes ». 

« La France et l’Allemagne prévoient d’organiser une conférence de lancement de cette initiative à l’automne 2019 », indique notamment la présidence française. 

Ces discussions sur les sujets de géopolitique au Sahel, constituaient l’un des points essentiels du G7 qui s'est clôturé ce lundi à Biarritz.

TRT