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Le tout premier prix de la Fondation AGCO pour l'Agriculture revient à une solution novatrice au chômage dans les communautés rurales sud-africaines



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Le prix de la Fondation AGCO pour l'Agriculture (FAA) est remis à la Fondation Bahle Zondo (FBZ) pour ses solutions novatrices de lutte contre le chômage rural

DULUTH, États-Unis d'Amérique, 21 août 2019/ -- La Fondation AGCO pour l'Agriculture (FAA), un organisme privé s’engageant à fournir une approche holistique pour la prévention et la diminution de la faim à l’échelle mondiale grâce à des initiatives efficaces et à un développement agricole durable, annonce ce jour que la Fondation Bahle Zondo en Afrique du Sud est la première organisation à recevoir le tout nouveau prix de la FAA. Le prix de la FAA est remis à la Fondation Bahle Zondo (FBZ) pour ses solutions novatrices de lutte contre le chômage rural dans le cadre du projet agricole uMsinga, dans la province du KwaZulu-Natal.

Le philanthrope Bahle Zondo a créé le projet agricole uMsinga en août 2018 avec un objectif clair : offrir des opportunités de carrière aux femmes locales, leur donner la chance de devenir des entrepreneures agricoles prospères et leur donner les moyens de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. En tout juste un an, le projet a créé des emplois pour une cinquantaine de femmes, qui dirigent et exploitent la ferme. Le projet agricole uMsinga vient récemment de ramasser sa première récolte : des sugar beans (haricots). La FBZ a aidé les femmes locales à trouver un marché pour leurs produits et, avec la recette des ventes, les femmes sont aujourd’hui mieux à même de subvenir aux besoins de leurs foyers, et même d’investir pour la prochaine saison de plantation.

« Nous sommes ravis de remettre notre premier prix FAA à la Fondation Bahle Zondo, et de souligner son travail exceptionnel dans la création du projet agricole uMsinga », déclare Metti Richenhagen, directrice générale de la Fondation AGCO pour l'Agriculture. « Le prix récompense le travail de la FBZ pour résoudre les problématiques de la communauté. Cette initiative hautement pertinente va renforcer cette communauté rurale, tout en la rapprochant un peu plus de la croissance économique et de la sécurité alimentaire grâce au développement agricole durable. »

En tant que lauréat du prix, la FBZ recevra 50 000 USD pour contribuer à la réalisation d’autres projets de développement communautaire.

Créée par AGCO Corporation (NYSE : AGCO), un chef de file mondial de la conception, la fabrication et la distribution de machines et de solutions agricoles, la Fondation AGCO pour l'Agriculture a démarré ses activités à but non lucratif en 2018 et contribue aux Objectifs de développement durable des Nations Unies visant à éliminer la faim et à pourvoir aux besoins fondamentaux d’une population mondiale croissante.

Avec un fonds d’amorçage de 78 000 USD, le Dr Zondo a eu l’idée de créer le projet agricole uMsinga à la suite d’une manifestation de femmes devant l’école primaire locale, à Msinga. Le groupe de femmes demandait plus d’opportunités d’emploi dans le programme d’alimentation scolaire, mais il n’était pas possible pour l’école de les employer. Le Dr Zondo pensa donc à une solution alternative pour employer leurs compétences, en créant le projet agricole et en fusionnant trois coopératives informelles sur des terrains communaux, avec des parcelles allant de 2 à 50 hectares (de 5 à 123 acres). 

L’objectif de la FBZ est de permettre aux femmes de devenir autonomes tout en allouant, en parallèle, un budget pour leur verser une allocation jusqu’à ce que la ferme génère un revenu suffisant pour payer des salaires. La FBZ soutient actuellement les femmes des coopératives, ainsi que des travailleurs temporaires qui contribuent au désherbage, à l’abattage d’arbres et à l’installation d’une clôture autour des terres cultivées du projet. Cette allocation a servi de moyen pour inciter la jeunesse locale à prendre part au projet.

 « La FBZ réalise un travail exceptionnel de promotion et de valorisation du secteur agricole émergent dans cette localité, sous la direction du Dr Zondo qui connaît en détail les besoins de développement de sa communauté », ajoute Metti Richenhagen.  « Le projet, qui a un impact social, économique et environnemental positif direct sur sa communauté, est la parfaite illustration des initiatives que la FAA cherche à soutenir. »

Le prix FAA a été remis à M. Zondo par Metti Richenhagen lors du 1er anniversaire de la FBZ, le 17 août, à Msinga, dans la province du KwaZulu-Natal. Bongi Sithole-Moloi, membre du comité exécutif du service de développement agricole et rural de la province du KwaZulu-Natal, et Nuradin Osman, vice-président et directeur général d’AGCO pour l’Afrique, ont également participé à la remise de prix.

AGCO Agriculture Foundation

Les gorilles de montagne pleurent-ils aussi leur morts ?



gorilles

Toiletter, renifler, tentative d’allaitement, les gorilles de montagnes manifestent plusieurs  comportements vis-à-vis de leurs défunts. Et ce même si ces derniers n’appartiennent pas au même groupe social. 

L’intelligence émotionnelle n’est pas le propre de l’Homme. « Les humains étaient autrefois considérés comme uniques face au concept de mort, mais un nombre croissant d’observations faisant état de réactions animales suggèrent le contraire », ouvre en effet en préambule cette nouvelle étude publiée dans PeerJ. Nous savons que les éléphants, dauphins, et même les fourmis semblent sensibles aux défunts, adoptant bien souvent des comportements protecteurs. Mais qu’en est-il des gorilles ? Pour le savoir, direction le Rwanda.

Trois cas de figure

Une équipe de chercheurs dirigée par Amy Porter et Damien Caillaud, du Dian Fossey Gorilla Fund International d’Atlanta, ont documenté les comportements de gorilles de montagne en présence d’individus récemment décédés. Trois situations ont été analysées. La première concernait la mort d’un gorille de montagne à dos argenté dominant, nommé Titus, dans le parc national des Volcans au Rwanda. La seconde impliquait le décès d’une femelle dominante âgée de 38 ans, nommée Tuck. Elle était de la même espèce et du même parc. Enfin, la troisième situation impliquait un gorille à dos argenté d’un groupe social différent, originaire d’un autre parc. Plus précisément celui de Kahuzi-Biega en République démocratique du Congo.

Dans les trois cas, les gorilles étaient décédés quelques heures avant le début des observations. Probablement de vieillesse, peut-on lire. Au départ, les chercheurs s’attendaient à ce que les gorilles prêtent attention aux deux premiers cadavres (ceux du même parc). En revanche, ils n’étaient pas tout à fait sûrs de la réponse des gorilles face au troisième défunt inconnu du groupe.

Une proximité avec les défunts, d’où qu’ils soient

Résultats : dans les trois cas, on pouvait alors observer les primates s’asseoir à proximité du cadavre, le pousser, le renifler, le lécher ou encore l’épouiller. Certains gorilles ont également manifesté des comportements belliqueux, tels que se battre la poitrine, ou donner un coup de pied au cadavre. Dans le cas des deux premiers gorilles, les individus qui entretenaient une relation sociale étroite avec les défunts semblaient vouloir passer du temps autour du cadavre.

Un jeune mâle nommé Ihumure, par exemple, proche de Titus, est resté en contact étroit avec le corps de son ami pendant deux jours. Autre scène déchirante, celle impliquant Segasira, le fils de Tuck. Le jeune gorille a épouillé le corps de sa mère et a tenté de la téter alors qu’il était déjà sevré. Un comportement révélateur de détresse.

gorilles
Un jeune gorille des montagnes inspecte le cadavre de sa mère pendant plusieurs heures. Crédits : Dian Fossey/Gorilla Fund International

On note par ailleurs que des gorilles mâles et femelles de tous les âges et de toutes les classes sociales ont présenté ces mêmes réponses comportementales. En revanche, aucune femelle adulte ne s’est attardée sur le mâle au dos argenté du groupe inconnu. Dans tous les cas également, seuls les dos argentés et les dos noirs (mâles juvéniles) manifestaient le comportement belliqueux envers les cadavres.

SciencePost

 

«La gratuité empêche les pays africains de bien se développer»



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Deogratias Niyonkuru est l’une des nombreuses personnalités qui dénoncent les effets pervers de l’aide humanitaire, notamment en Afrique. Dans son livre « Pour la dignité paysanne » l’ingénieur agronome burundais détaille son travail au sein de l’asbl Adisco, primée par la Fondation Roi Baudouin en 2014. Il n’a pas peur d’y dénoncer les erreurs monumentales commises par les organisations non gouvernementales (vidéo).

« Le fruit de la prospérité se cueille sur l’arbre de l’effort », ce proverbe burundais est un peu la devise d’Adisco, l’asbl burundaise qui a fait de l’Appui au Développement Intégral et à la Solidarité sur les Collines, son mantra depuis plus de dix ans. « Ce n’est pas avec la gratuité que le pays va se développer mais grâce à des hommes et des femmes qui unissent leurs efforts. »
Deogratias Niyonkuru est l’une des nombreuses personnalités qui dénoncent les effets pervers de l’aide humanitaire, notamment en Afrique. « L’aide humanitaire déconstruit les tissus sociaux, pousse à l’assistanat et, au final, détruit la dignité humaine. C’est ce que nous avons pu constater au Sud Kivu (RDC) et au Burundi. »

Il y a tout juste un an, en janvier 2018, était publié le livre du Burundais, lauréat du Prix de la Fondation Roi Baudoin pour le développement en Afrique. Longtemps résident en RDC, Deogratias Niyonkuru est revenu s’établir en 2006 dans le Petit pays si bien décrit par Gaël Faye. Dans son livre Pour la dignité paysanne, M. Niyonkuru rapporte les témoignages des paysans burundais luttant pour ramener la beauté et la vie sur leurs collines. Ce faisant, il relate son expérience en tant qu’ingénieur agronome au sein de l’association Adisco qui encadre, aujourd’hui, 40 000 paysans au Burundi.

Des populations infantilisées et sans projets d’avenir

Pour Deogratias Niyonkuru, la prise de conscience remonte à la mort de son père, en 2004. De retour au pays pour lui faire ses adieux, l’homme – qui travaille depuis de nombreuses années à travers toute l’Afrique -, découvre la misère profonde dans laquelle vivent certains membres de sa famille éloignée, paysans dans les collines. Ingénieur agronome de formation, il prend rapidement conscience que les aides mises en place dans le pays ne permettent pas aux habitants de redevenir autonomes.

« On s’est rendu compte qu’on était en train d’infantiliser les populations. Les cultures avaient été mises à mal à cause des guerres et de la pauvreté et on avait l’impression qu’une nouvelle façon de vivre s’installait dans le pays qui consistait à attendre que passent les camions du Pam (Programme alimentaire mondial, NdlR) pour se nourrir, à attendre la gratuité dans les centres de santé pour se soigner et la distribution gratuite de semences pour se mettre à planter. Et donc, les gens ne conservaient plus les semences traditionnellement cultivées sur leurs terres. On en arrivait à un niveau tel que les services de développement détruisaient ce qu’il y a de plus de fondamental chez l’homme : la dignité et l’estime de soi. Mais aussi le fait de pouvoir se projeter sur les deux ou trois années à venir. »

S’appuyant sur sa formation, Deogratias Niyonkuru crée Adisco en 2006. « Cela faisait 34 ans que je vivais en exil, en RDC principalement. J’ai constitué l’équipe en recrutant un à un les neuf membres du CA, soit 7 Burundais, incarnant la diversité du pays et des professions (avocat, agronome, un leader paysan, etc) et deux amis belges que j’avais connus au Cameroun. Aujourd’hui, nous avons 84 employés directs et nous faisons vivre 300 ménages de manière directe, via Adisco, mais aussi via les coopératives ou les mutuelles de santé créées par Adisco. En tout, nous encadrons 40 000 paysans au Burundi. »

Ferments, coopératives et mutuelles de santé

Pour renverser cette spirale de l’assistanat, la première étape est d’identifier des paysans qui sont « ferments de changement. Les autres ONG identifient soit les personnes les plus vulnérables soit les plus entreprenantes. Nous, nous identifions des personnes, des femmes le plus souvent ou des hommes, qui sont assidues dans leur métier et font de leur mieux pour en vivre. Des gens sérieux et bienveillants qui jouissent du respect de leur communauté. On leur fait suivre une formation de développement personnel : 4 journées intensives. Même si les gens sont sérieux, ils ne croient plus aux opportunités, ni à la possibilité d’améliorer leur quotidien grâce à l’agriculture. Cette formation accroît leur estime de soi et leur donne les outils pour améliorer leur pratique agricole. Ce sont des personnes qui connaissent bien leur milieu de vie. »

Ces personnes rentrent chez elles et identifient, à leur tour, des partenaires potentiels. « Ensemble, ils créent des groupes d’autopromotion (comptant entre 8 et 10 personnes). Ils mobilisent une première fois leurs maigres ressources. Même au sein du CA, certains pensaient que les gens n’auraient rien à mettre ensemble alors qu’il leur manque parfois même du sel et du pétrole pour finir la semaine. »

En trois ans, on voit des changements fondamentaux, saisissants

Mais Adisco ne renonce pas aussi facilement. « On les aide à réfléchir et on leur donne des exemples d’autres communautés qui se sont organisées en versant 500 F ou 1000 F (1/3 d’euro) par mois ou par semaine (parfois en allant travailler chez d’autres) pour pouvoir rassembler la somme donnée à un des membres pour investir dans son projet. »

« Le principe n’est pas celui de la tontine classique africaine » insiste Deogratias Niyonkuru. « Ici l’argent collecté doit être affecté à un projet décidé par le groupe. Ni soins de santé, ni frais de scolarité, il s’agit obligatoirement de la réalisation d’une activité économique : acheter une chèvre ou des semences. La chèvre est très importante pour la fumure. »

« En trois ans, parfois moins, on voit des changements fondamentaux, saisissants, s’enthousiasme M. Niyonkuru. Les gens se soignent, les enfants peuvent aller à l’école et sont bien vêtus. Ils vivent différemment du reste de la communauté. » Par effet tache d’huile, d’autres groupes se sont créés. « Mais sans la formation de base et l’accompagnement, le résultat n’était pas toujours aussi probant. Nos animateurs de terrain leur rendent visite une fois par mois et les cadres viennent leur donner des conseils pour améliorer leur exploitation familiale chaque trimestre. Accompagnement technique, outils adaptés et plan à cinq ans: c’est un travail de fond, réalisé à long terme. »

Ensuite, Adisco a réuni différents groupes d’autopromotion d’une même commune pour créer des coopératives « afin de stocker le surplus de la production agricole pour pouvoir la vendre au moment opportun, commercialiser les produits pour en tirer le meilleur prix et ne plus être soumis au diktat des intermédiaires. »
La dernière étape du projet consiste à permettre la transformation des produits agricoles. « C’est l’étape que nous avons entamée il y a trois ans. Mais c’est un très gros défi car cela nécessite la création de structures de type PME dont le système de gestion est complexe. On a réussi à structurer les groupes, à améliorer les revenus et la production, mais la gestion de ces structures ne pourra plus être laissée aux mains des gens du coin car cela requiert un savoir-faire particulier« , reconnaît Deogratias Niyonkuru.
En 2014, Adisco a gagné un prix de la Fondation Roi Baudouin qui consiste en un financement et des conseils réguliers pour continuer à développer ses actions sur le terrain.

Augmenter l’attractivité de la ruralité

Dès 2009, Adisco a développé un programme de mutuelle de santé via une cotisation, « car on avait constaté qu’il y avait un vrai problème d’accès aux soins. En 2012, on a lancé un programme d’appui à l’entreprenariat des jeunes. Les jeunes ont d’autres aspirations que de cultiver la terre, on les a orientés vers une agriculture plus business ou vers la réparation des portables, des vélos, des motos et de l’outillage agricole, notamment. On travaille aussi sur l’énergie solaire pour promouvoir l’éclairage en milieu rural. On soutient aussi des jeunes afin d’encadrer les enfants et les aider à étudier car la qualité de l’enseignement en milieu rural laisse vraiment à désirer. Enfin, on met à disposition des locaux où ils peuvent travailler et, certains soirs, aussi accéder à la télévision afin de rendre le milieu rural plus attractif. »

 

Les résultats à la clé sont-ils probants ?
Deogratias Niyonkuru sourit… « On s’est rendu compte que la plupart des jeunes que nous avons formés (en réparation, coiffure, énergie solaire, etc.) sont partis travailler en ville. Est-ce un échec ou un succès ? Difficile à dire, mais disons que ce n’était pas l’objectif de base. »

Très présent dans les campagnes, Adisco l’est beaucoup moins en ville. « Nous avons un volet urbain avec un incubateur d’entreprises : on encourage des jeunes à identifier des opportunités de métiers : micro-entreprises et formations pour améliorer leur accès à l’emploi. La difficulté est que les entreprises sont très réticentes à accepter des stagiaires. C’est un milieu où chacun continue à favoriser les membres de son réseau plus ou moins proche… »

Entretien: Karin Tshidimba |afrique.lalibre.be

Rwanda : ville verte et logements sociaux



Le gouvernement rwandais a décidé de construire une ville verte de 5 milliards de dollars à Kigali à partir de janvier 2020, soulignant que ce projet phare qui occupera 620 hectares de terres dans le secteur de Kinyinya, sera doté d’un système limitant la dégradation de l’environnement et la pollution de l’air.

Citant un responsable de l’équipe du projet pilote « Green City », la ville sera dotée de technologies vertes pour une urbanisation résiliente face au climat, dont des systèmes d’énergie renouvelable et du traitement durable des déchets, des Enregistrer & quitter installations de production de biogaz, forêts urbaines, usines dotées de technologies propres, logements abordables et centres de production intégrée.

Et d’ajouter que ce projet, qui sera financé par le gouvernement et des partenaires de développement, s’inscrit dans le cadre du programme de développement « Vision 2020 » et de la Stratégie nationale de transformation 2017-2024.

Par ailleurs, le gouvernement va lancer un projet de 131 millions de dollars US pour la construction de plus de 2800 logements abordables à Kigali, la capitale rwandaise.

Le nouveau programme, qui sera développé à Nyamirambo, dans le district de Nyarugenge, comprend la construction de bâtiments communautaires, parcs publics, magasins et un marché, entre autres, rapporte les médias locaux.

Le projet sera réalisé dans le cadre du « Rugarama Park Estate », une joint-venture entre l’institution panafricaine Shelter Afrique, spécialisée dans le financement du logement, et la Banque de développement du Rwanda.

sahel-intelligence.com

Inauguration du Centre africain pour le climat et le développement durable à Rome



 

Soutenu par l’Italie, la FAO et le PNUD, le centre se focalisera principalement sur l’agriculture intelligente face au climat, l’accès à l’eau, les femmes rurales et les jeunes 

«Il sera essentiel de stimuler le secteur agricole et de promouvoir le développement rural en Afrique afin d’assurer un meilleur avenir à la jeunesse du continent, qui, si on lui en donne la chance, peut devenir un véritable moteur de développement», a déclaré aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à l’occasion de l’inauguration du Centre africain pour le climat et le développement durable.

«Il ne sera pas possible de moderniser l’agriculture africaine sans proposer aux jeunes d’autres options que la migration. Nous avons besoin des jeunes dans les zones rurales, nous avons besoin du développement rural et nous ne pouvons pas y arriver sans relever les défis liés au changement climatique», a-t-il indiqué.

Il a également souligné que les niveaux de faim avaient augmenté sur le continent africain. «Si nous n’intensifions pas nos actions au Sahel, nous ne réaliserons pas le Programme de développement durable et l’Objectif Faim Zéro d’ici à 2030», a-t-il ajouté.

Le Centre africain pour le climat et le développement durable a été lancé par le gouvernement italien, en partenariat avec le Programme de développement des Nations Unies (PNUD) et la FAO.

«Il permettra de faciliter l’échange d’informations et la coordination afin d’améliorer l’efficacité et de bâtir des synergies à travers l’Afrique, de développer des solutions innovantes pour parvenir au développement durable et mettre en œuvre les Objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Accord de Paris sur le climat. Le développement durable en Afrique «est un pilier de la politique étrangère italienne» et les défis qu’il comporte liés à la sécurité, à la migration et au changement climatique représentent «un destin commun», a souligné le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors de la cérémonie de lancement du nouveau centre qui, selon ses dires, concentrera tout d’abord ses efforts sur la région du Sahel.

M. Achim Steiner, Administrateur du PNUD, a indiqué que le centre avait vu le jour grâce à une démarche de l’Italie lors d’une réunion des ministres de l’environnement du G7 à Bologne en 2017 et qu’il offrait « une base pratique» aux efforts visant à accélérer les opérations destinées à faire face aux défis de demain.

«Nous entrons dans un siècle où le développement de l’Afrique va de plus en plus peser sur le développement de l’économie mondiale», a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, l’Afrique subsaharienne est la région affichant la prévalence de sous-alimentation la plus élevée – et les rendements agricoles sont bien au-dessous de ceux enregistrés ailleurs. Il y a beaucoup de raisons pour cela, tels que les manquements au niveau des infrastructures et le manque d’accès aux marchés et aux crédits. Les conflits et le changement climatique ont également un fort impact sur les populations rurales et vulnérables.

A propos du Centre africain pour le climat et le développement durable

Le Centre africain pour le climat et le développement durable répond à la décision du G7 de reconnaître la nécessité de créer un centre dédié à la promotion du développement durable, qui prêtera particulièrement attention à de multiples initiatives liées au climat, à l’agriculture intelligente face au climat, à l’accès à l’eau, à l’énergie renouvelable et à l’égalité des sexes.

Le Centre a identifié les initiatives visant à améliorer la communication et l’appui aux populations vulnérables et notamment celles liées à l’accès aux fonds internationaux, à l’identification, à l’évaluation des projets et à l’utilisation de ressources issues du secteur privé dans les programmes.

Plusieurs ministres africains ont assisté à la cérémonie d’inauguration et participé à une table ronde, avec notamment la présence du Cardinal Peter Turkson, Préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral au Vatican, et de M. Ibrahim Thiaw, Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahel. Les discussions autour de la table ronde ont porté sur la manière dont le Centre pouvait contribuer aux besoins du continent africain et comment le G7 pourrait tirer profit de cette coopération pour lutter contre la dégradation environnementale et promouvoir une croissance économique durable dans la région.

Le gouvernement italien a mis sur pied un fonds fiduciaire pour le Centre et l’une de ses premières tâches sera de promouvoir des initiatives soutenues par le Secrétaire général des Nations Unies en faveur d’un développement durable dans la région du Sahel.

La FAO aide un grand nombre de ses pays membres à développer des plans nationaux visant à renforcer les moyens d’existence ruraux et les programmes de gouvernance inclusifs qui bénéficient aux agriculteurs familiaux et fourniront l’expertise nécessaire sur la sécurité alimentaire et une agriculture durable, résiliente face au climat.

Distribué par APO Group pour Food and Agriculture Organization (FAO)

Cet homme abrite 45 croco­diles dans son jardin pour les sauver de l’ex­tinc­tion



Credits: Iwacu

Quand Ngen­dera Albert a réalisé que les croco­diles du Burundi étaient tués pour être mangés, l’homme a décidé d’agir en les abri­tant dans son jardin. Après en avoir acheté 12 pour commen­cer, il protège aujourd’­hui la vie de près de 45 énormes reptiles, raconte la BBC ce 6 janvier.

Tous les trois ou quatre jours, Ngen­dera donne à ses proté­gés entre cinq et dix kilos de viande crue à manger – lapin, poulet, cochon d’Inde – dans la cour de sa maison de Gatumba, un village à l’ouest du Burundi. L’éle­veur de crocos les rachète aux chas­seurs depuis les années 1990, plutôt que de les lais­ser les mettre en pièces pour commer­cia­li­ser leur viande. Il en possède aujourd’­hui envi­ron 45, dont huit sont adultes et mesurent jusqu’à 3,50 mètres.

BBC News

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