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Tuesday, Jul 23

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Paludisme: une toxine anti-moustique pour lutter contre la maladie



C'est peut-être une belle avancée dans la lutte contre le paludisme. La malaide infectieuse tue encore environ 450 000 personnes par an. Une équipe de chercheurs d'une université américaine a réussi à isoler une arme contre les anophèles, ces insectes qui sont les principaux vecteurs du paludisme. Les chercheurs ont utilisé une bactérie qui sécrète naturellement un poison contre eux. Une découverte qui vaut à cette équipe une publication dans la prestigieuse revue Nature Communications.

Son nom - PMP 1 - n'est pas très évocateur, mais cette toxine est une tueuse de moustiques. Et pas n'importe lesquels : les anophèles, vecteurs du paludisme. C'est une bactérie qui produit cette toxine. Elle est connue depuis les années 1990, mais jusqu'à présent, elle n'avait jamais réussi à être isolée. C'est désormais chose faite, grâce au travail de dix ans d'un laboratoire de l'université californienne de Riverside.

« Cette bactérie produit une toxine qui vise les anophèles, explique Estefania Contreras, qui a mené ces recherches. Cela peut nous aider à mettre au point des stratégies pour contrôler ces moustiques. Le plus important à mes yeux, c'est que cette bactérie peut se développer très facilement dans les régions endémiques du paludisme. Maintenant qu'on sait isoler la toxine, on pourra la récolter et l'utiliser en spray ou en pommade dans les endroits où vivent les moustiques. »

La toxine pourra donc être administrée directement sur la peau humaine. C'est en effet le deuxième gros avantage de PMP 1 : elle est complétement inoffensive pour les autres êtres vivants. Elle ne frappe que les anophèles. Même les autres insectes sont épargnés.

Il s'agit donc d'une belle avancée obtenue en laboratoire. Mais comme souvent, il faudra encore attendre pour la voir appliquée sur le terrain. car si le mécanisme est connu, il faut encore développer l'insecticide qui l'utilisera.

Ebola en RDC et Ouganda: pas une «urgence» sanitaire mondiale pour l'OMS



L'OMS a réuni ce vendredi 14 juin son comité d'urgence pour examiner la question de l'épidémie d'Ebola en RDC après la propagation en Ouganda. L'agence de l'ONU pour la santé devait dire si elle classe l'épidémie au rang d'urgence de portée mondiale. Après plusieurs heures de débat, l'OMS a finalement décidé de ne pas le faire. Tous les critères ne sont pas remplis, disent les experts. Pour l'OMS, l'épidémie d'Ebola constitue une « urgence pour la RDC et la région », mais il ne s'agit pas d'« une urgence de santé publique de portée internationale ».

La conférence de presse convoquée vendredi par l'OMS a démarré très en retard. Le signe, sans doute que la décision de ne pas élever le niveau de la menace n'allait pas de soi pour le comité d'experts.

Une urgence de portée mondiale doit constituer un risque pour la santé publique dans d’autres États et elle peut requérir une action internationale coordonnée. Malgré la mort de deux personnes en Ouganda, ce n'est donc pas le cas pour l'OMS.

L'agence en appelle tout de même aux pays voisins de la RDC pour qu'ils intensifient les mesures de détection de possibles cas d'Ebola à leurs frontières.

Augmentation des cas d'Ebola à Mabalako, attaques contre les centres de santé, défiance d'une partie de la population... À part un ralentissement dans la zone de l'épicentre de l'épidémie, tous les signaux ou presque sont dans le rouge. Mais classer Ebola en urgence de portée mondiale n'améliorerait pas la riposte, dit l'OMS.

Surtout, l'OMS se dit extrêmement déçue de ne pas avoir reçu toutes les promesses de dons de la communauté internationale. L'agence doit encore trouver 54 millions de dollars pour financer ses programmes jusqu'au mois prochain. « À cause du manque d'argent, l'OMS a été obligée de diminuer ses opérations de prévention dans les pays voisins de la RDC. Donc si un pays, n'importe où dans le monde, est inquiet pour l'épidémie d'Ebola, la première chose qu'il doit faire, c'est s'assurer que le financement est là », Preben Aavitsland, le président du comité d'urgence de l'OMS.

Et ce manque d'argent se ressent sur le terrain, selon le Dr Adelard Kalima, médecin à l'hôpital Matanda de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, et président de la cellule locale de l'Ordre des médecins, mais s'il estime que l'OMS a pris la bonne decision.

AFP

Ebola en RDC: l'épidémie demeure dangereuse et imprévisible, prévient l'ONU



Les nouvelles mesures visant à surmonter les difficultés dans la riposte contre l'épidémie d'Ebola qui sévit à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont un impact positif, bien que l'épidémie reste dangereuse et imprévisible, ont déclaré jeudi le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et le directeur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), au dernier jour de leur mission d’évaluation conjointe cette semaine.

«Le fait que nous ayons jusqu'ici empêché la propagation du virus Ebola dans les pays voisins témoigne du travail ardu et de la détermination du personnel de tous les partenaires», a déclaré le chef de l'OMS, le Dr Tedros. «Aussi complexe et difficile que soit cette épidémie, je suis convaincu que, avec le ministère de la Santé, la MONUSCO et tous nos partenaires, nous pourrons y mettre fin».

La MONUSCO, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, a récemment adopté une approche active à l'égard des groupes armés opérant dans la province du Nord-Kivu, ce qui a contribué au calme qui régnait dans la ville de Beni et aux alentours, bien que certaines attaques se soient poursuivies dans les villages environnants.

Sous la direction du Ministère de la santé, l'OMS et ses partenaires ont également davantage recours à la surveillance communautaire, dans laquelle les membres de la communauté sont formés pour mener des activités de recherche des contacts dans les zones difficiles d'accès pour les étrangers. Cela a contribué à la diminution du nombre de nouveaux cas au cours des deux dernières semaines, bien que la situation reste extrêmement préoccupante.

La population doit s'engager

Lors de la conférence de presse tenue jeudi à Kinshasa, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour le maintien de la paix, Jean Pierre Lacroix, a salué le travail du gouvernement de la RDC, des agences onusiennes et des différents acteurs engagés dans la riposte à cette maladie qui se déroule dans un contexte sécuritaire compliqué.

«Après avoir écouté les populations, après avoir parlé à nos collègues, on peut dire plusieurs choses à ce sujet: améliorer la sécurité dans cet environnement, c’est de la responsabilité de tous», a affirmé M. Lacroix.

Pour faire face à ce défi sécuritaire, il a appelé les communautés à s’engager dans ce combat «parce qu’il n’y a aucun exemple où les groupes armés ont pu être défaits si la population n’est pas engagée dans ce combat».

Une riposte coordonnée

Le Dr Tedros et M. Lacroix se sont rendus mercredi avec le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, dans la ville de Beni, l'épicentre de l'épidémie. Ils y ont rencontré des agents de santé, des représentants de la société civile, des troupes de maintien de la paix et des autorités locales.

«Nous sommes confrontés à de nombreux défis complexes, mais il est encourageant de constater que nos efforts pour agir comme ensemble ont été extrêmement fructueux dans de nombreux points chauds et contribueront à mettre fin à l'épidémie et à sauver des vies», a déclaré Jean Pierre Lacroix.

M. Lacroix et le Dr Tedros ont également rencontré le Premier ministre de la RDC, Bruno Tshibala, pour lui faire part de leurs observations et de leurs recommandations et pour discuter de la meilleure façon de soutenir la réponse du gouvernement à l'épidémie.

Depuis le début de l'épidémie en août, 308 cas et 191 décès ont été enregistrés, dont environ la moitié à Beni, une ville de 800.000 habitants. L’épidémie actuelle est la dixième dans le pays et devrait dépasser l’épidémie la plus importante qui a eu lieu à Yambuku en 1976, avec 318 cas et 280 morts.

La MONUSCO a apporté son soutien à la riposte au virus Ebola depuis le début de l'épidémie en fournissant un appui logistique, des bureaux, des moyens de transport, des communications et une sécurité.

Les équipes de lutte contre le virus Ebola ont parfois rencontré des difficultés sur le terrain, avec des informations erronées et de la méfiance résultant de décennies de conflits qui ont empêché certaines équipes locales de vacciner, de rechercher des contacts et de procéder à des enterrements dans la dignité et la sécurité.

Les activités d'engagement communautaire ont permis de répondre aux préoccupations exprimées et la plupart des communautés locales ont apporté leur soutien et sont pleinement conscientes des dangers liés à Ebola et de l'importance de mettre fin à l'épidémie.

L'OMS emploie près de 280 personnes dans le Nord-Kivu, apportant son soutien à des centaines d'autres employés du ministère de la Santé et de ses partenaires.

Six centres de traitement ont été construits, où 91 patients sont actuellement traités. Les centres sont gérés par le ministère de la Santé et ses partenaires. Chaque centre de traitement est soutenu par un laboratoire mobile pour diagnostiquer rapidement les cas et guider le traitement.

À ce jour, 27.000 personnes ont été vaccinées contre le virus Ebola et presque chaque nouveau patient reçoit l'un des quatre traitements expérimentaux, ce qui n'avait jamais été possible auparavant lors d'une épidémie d'Ebola.

M. Lacroix et le Dr Tedros ont rendu hommage au dévouement du personnel de l'OMS, de la MONUSCO, du ministère de la Santé et de tous les partenaires qui luttent contre une épidémie dangereuse dans des conditions extrêmement difficiles.

Décoloration des cheveux: attention aux substances très allergisantes



Pour l’Anses, il est urgent de restreindre dans «les meilleurs délais» l’usage des persulfates dans les produits de décoloration capillaire qui peuvent être source d’allergie, jusqu’au choc anaphylactique.

À l’arrière de sa boutique, la coiffeuse attrape ses produits et opère ses mélanges. En quelques coups de pinceau, elle offrira à la cliente qui attend impatiente sur son fauteuil la décoloration de ses cheveux qui lui permettra d’obtenir par la suite la blondeur de ses rêves...

Mais ce petit moment de plaisir n’est pas sans danger pour le coiffeur, et le ou la cliente, alerte l’Anses (Agence de sécurité sanitaire) dans un avis rendu mercredi 12 juin. Les produits de décoloration capillaire sont fréquemment composés de persulfates d’ammonium, de potassium ou de sodium. «Des substances utilisées pour leurs propriétés oxydantes» souligne l’Agence. Efficaces certes, mais également «classées comme sensibilisants respiratoires et cutanées dans le règlement européen CLP (relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage)» note l’Anses qui ajoute: «elles représentent la deuxième cause des asthmes professionnels en lien avec les expositions aux produits chimiques, après les ammoniums quaternaires» .

Un risque pour les professionnels de la coiffure et pour les consommateurs lorsque ces substances sont utilisées «en poudre à mélanger dans un liquide, en granules, en crème ou en liquide prêts à l’emploi. L’exposition des professionnels se produit surtout lors de la préparation, de l’application et du rinçage des produits, par voie respiratoire et cutanée», précise l’Agence qui rappelle que la situation est la même pour les décoloration faites à la maison.

Les conséquences les plus directes et les plus visibles sont des réactions allergiques. «L’analyse s’est focalisée sur les propriétés de sensibilisation respiratoire et cutanée des persulfates. Les autres propriétés de danger de ces substances n’ont pas été prises en compte pour cette analyse», note ainsi l’agence dans son avis.

Dans ce cadre, et pour les professionnelles, «plus de 1 000 cas de pathologies liées aux persulfates ont été recensés entre 2001 et 2015:asthmes, dermatites allergiques, rhinites, urticaires, choc anaphylactiqueet autres maladies respiratoires», note l’Agence.

Pour l’Anses il est donc urgent de restreindre dans «les meilleurs délais» l’usage de ces substances qui peuvent également être utilisées dans les produits décolorants pour les duvets, afin «de protéger la santé des travailleurs et des consommateurs exposés».

info.sante.lefigaro.fr

Tanzanie: Des femmes condamnées à une amende pour avoir accouché à la maison



Les femmes enceintes qui accouchent hors des établissements sanitaires du district de Kibondo, dans la région de Kigoma, en Tanzanie risquent une amende de 20 000 à 50 000 shillings, selon le journal privé The Citizen.

Elles sont obligées de payer l’amende lorsqu’elles se rendent à la clinique pour des services de suivi tels que la vaccination de leurs bébés.

Le législateur de Muhambwe, Atashasta Nditiye (CCM), vice-ministre des Travaux publics, des Transports et des Communications, a soulevé la question ce week-end lors d’une visite guidée dans la région.

“Nos femmes sont condamnées à une amende de 20 000 à 50 000 shillars lorsqu’elles visitent des dispensaires pour d’autres services après avoir accouché à la maison.

C’est inacceptable”, a déclaré Nicolaus Sabuni, un résident du district de Kibondo.

Halima Maulid, une résidente qui a eu l’occasion d’exprimer son inquiétude devant son représentant, a fait l’écho de ses sentiments.

Dans une réaction rapide, Innocent Sunamie, médecin en chef par intérim du district de Kibondo, a déclaré que son bureau avait déjà demandé aux personnes impliquées d’arrêter immédiatement les amendes ou de faire face à des mesures disciplinaires.

afrikmag

Burundi : le gouvernement valide un module de promotion de la nutrition et d’hygiène en milieu scolaire.



Le gouvernement du Burundi vient de valider un module de promotion de la nutrition et d’hygiène en milieu scolaire. Ce module a été conçu par le Ministère de l’éducation et de la formation technique et professionnelle à travers la direction nationale des cantines scolaires. Cette validation a été faite dans un atelier organisé par le dit Ministère, à Bujumbura,  le 11 janvier 2019.

« Ce module a été ce module a été rédigé en vue de vulgariser les connaissances en nutrition et hygiène dans les écoles à cantines scolaires mais aussi dans les ménages des élèves bénéficiaires », indique Helmenegilde  Burikukiye, secrétaire permanent au Ministère de l’éducation, de la formation technique et professionnelle.

Au Burundi, la malnutrition chronique est une réalité évidente, comme le stipule les différents rapports des partenaires techniques et financiers du gouvernement. Cette situation cette entrave les possibilités de scolarisation des enfants en âge de scolarité  alors que le pays a déjà mis en place depuis l’an 2015 la politique publique de frais de gratuité scolaire

« 56% des enfants de moins de 5 ans sont affectés par la malnutrition chronique au Burundi. Sur le plan de l’éducation, la cantine scolaire a été identifiée comme un outil important qui contribue à la réduction de l’abandon scolaire des enfants des cycles préscolaire et fondamental. Dans les zones cibles, le taux d’abandon est passé de 15 à 5%La cantine scolaire a contribué à l’augmentation du taux d’enrôlement et d’assiduité et, en définitive, à l’augmentation du taux de réussite et d’achèvement de la scolarité», fait savoir Helmenegilde Burikukiye, secrétaire permanent au Ministère de l’éducation, de la formation technique et professionnelle.

Jusqu’au mois d’Avril 2018, le programme de cantines scolaires couvrait sept provinces à savoir Kirundo, Muyinga, Ngozi, Cibitoke, Bubanza, Bujumbura et Gitega avec 528 541 enfants comme enfants bénéficiaires sur un effectif  de 2 406 612 enfants de l’école fondamentale, soit 21,9 %.

« Le programme de cantines scolaires a aussi un impact sur l’économie locale. Le Programme Alimentaire Mondial qui appuie ce programme a acheté, en 2017,  localement 3000 tonnes de vivres équivalents à 3 millions de dollars alors que le Gouvernement investit chaque année 26 milliards de FBU dans les cantines scolaires.143 coopératives comprenant 14 milles membres dont 60% des femmes ont accès aux marchés stables et prévisibles. Le choix des écoles à cantines scolaires est lié à la faible performance scolaire, au taux d’abandon, à l’accessibilité et l’existence des conditions minimales d’hygiène.», indique Liboire Bigirimana, Directeur National des cantines scolaires.

 Sur le plan nutritionnel, le programme vise aussi  un impact positif sur la santé des enfants à travers une alimentation saine, équilibrée, régulière, variée et diversifiée, a souligné Helmenegilde Burikukiye, dans cet atelier de validation qui s’est déroulé le 11 janvier 2019 à Bujumbura.

 «Le programme des cantines scolaires est un programme qui a été imaginé en 2009 lorsque les provinces du Nord ont connu  des problèmes de sècheresse très sévères. Ce qui a touché très significativement les récoltes au niveau des familles », explique Liboire Bigirimana, directeur national des cantines scolaires. En 2013, il y a eu le nouveau concept lié au programme d’alimentation scolaire baptisé cantines scolaires endogènes qui fonctionnent à base de la production locale.

«Le programme d’alimentation scolaire est officiellement reconnu comme étant une intervention essentielle pour assurer une éducation de qualité et lutter contre la malnutrition chronique et l’insécurité alimentaire dans le pays. Et, pour être efficient, il fallait penser à un cadre légal. D’où l’élaboration complète  et concrète du programme avec la vision du gouvernement, des intervenants et les perspectives », ajoute M. Bigirimana. C’est ainsi que ce cadre légal qui a été étudié au conseil des ministres du 14 novembre 2018.  Il fait déjà partie du plan national d’éducation 2012-2020 et des politiques gouvernementales à plus large échelle.

Ce programme connaît le concours des efforts du gouvernement du Burundi et des partenaires notamment l’Union européenne, le PAM, la Principauté de Monaco et bientôt la Banque mondiale. Le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle sert d’orientation stratégique, conclut ajoute Liboire Bigirimana, Directeur National des cantines scolaires.

Gaudence Uwineza

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