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Santé en Afrique: du Rwanda au Botswana, un rapport sur des projets innovants dans 6 pays



Une manifestation pour encourager la lutte contre le sida à Abidjan, le 1er décembre 2008.

Des membres du Conseil présidentiel français pour l'Afrique, qui ont visité 43 projets liés à la santé sur le continent, ont publié un rapport mettant en lumière des initiatives innovantes au Rwanda, en Ethiopie et au Botswana, à trois semaines de la conférenceen France du Fonds mondial anti sida.

Yvonne Mburu, chercheuse en immunologie d'origine kényane et membre du Conseil présidentiel pour l'Afrique (CPA), mis en place en 2017 par le président Emmanuel Macron et Bruno Rivalan, directeur exécutif adjoint de l'ONG Action santé mondiale, ont ces derniers mois parcouru l'Ethiopie, le Rwanda, le Sénégal, la Guinée, le Botswana et l'Afrique du Sud.

Jeudi, ils ont présenté à des journalistes leur rapport, intitulé "Carnets de santé en Afrique", qui avait été remis fin août à M. Macron.

L'équipe a notamment visité le centre d'oncologie de l'hôpital de Butaro (nord du Rwanda), qui a en 2012 "intégré le premier centre de traitement du cancer d'Afrique de l'Est dans une région rurale". "Des patients viennent du Congo, d'Ouganda, du Malawi et même du Nigeria" pour s'y faire soigner, a souligné Mme Mburu.

Le rapport évoque le projet "END TB" dans l'hôpital de Bishoftu (centre de l'Ethiopie), dédié "aux essais cliniques et à l'étude observationnelle de nouveaux traitements contre la tuberculose multirésistante", dont les résultats sont "impressionnants": "près de 80% de taux de guérison grâce à ces nouveaux médicaments, encore en phase d'essais cliniques".

Parmi les autres projets: une "valise de télémédecine" pour réaliser des examens pointus dans des zones reculées du Sénégal, 19 distributeurs automatiques de médicaments déployés dans des zones urbaines et rurales en Afrique du Sud, ou l'acheminement par des drones de produits sanguins vitaux dans les hôpitaux rwandais situés en dehors de Kigali.

C'est en France, à Lyon (centre-est), que se réunira les 9 et 10 octobre la prochaine conférence triennale du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Elle a pour ambition de lever "14 milliards de dollars" et "sauver 16 millions de vies supplémentaires", selon un communiqué du Conseil présidentiel pour l'Afrique.

Le Fonds mondial est le fruit d'un partenariat entre Etats, organisations, secteur privé et malades. Les principaux contributeurs sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Japon.

"La concentration des efforts sur la prévention et le traitement des infections des voies respiratoires, du VIH et des maladies diarrhéiques a permis une baisse de 30% du taux de mortalité lié à ces pathologies sur le continent africain", selon le CPA.

"Avec 5,3 milliards d'euros de dons cumulés depuis 2002", la France "est le premier donateur européen et le deuxième donateur international du Fonds mondial de lutte contre le sida, tuberculose et le paludisme", ainsi que "le premier bailleur d'Unitaid (Organisation internationale d'achats de médicaments) avec 1,7 milliard d'euros de contribution cumulée depuis 2006", a-t-il ajouté.

"On a voulu montrer que cet argent sert à des fins très utiles, que c’est visible sur le terrain; j'espère que les Français vont voir que cela a sauvé beaucoup de vies", a relevé Mme Mburu.

Cette initiative a un site dédié: "www.carnetsdesante.cpafrique.fr". "Les porteurs d'initiatives désireux de faire avancer l'accès à la santé sur le continent" africain sont encouragés à se manifester via ce site.

VOA afrique

Paludisme: une toxine anti-moustique pour lutter contre la maladie



C'est peut-être une belle avancée dans la lutte contre le paludisme. La malaide infectieuse tue encore environ 450 000 personnes par an. Une équipe de chercheurs d'une université américaine a réussi à isoler une arme contre les anophèles, ces insectes qui sont les principaux vecteurs du paludisme. Les chercheurs ont utilisé une bactérie qui sécrète naturellement un poison contre eux. Une découverte qui vaut à cette équipe une publication dans la prestigieuse revue Nature Communications.

Son nom - PMP 1 - n'est pas très évocateur, mais cette toxine est une tueuse de moustiques. Et pas n'importe lesquels : les anophèles, vecteurs du paludisme. C'est une bactérie qui produit cette toxine. Elle est connue depuis les années 1990, mais jusqu'à présent, elle n'avait jamais réussi à être isolée. C'est désormais chose faite, grâce au travail de dix ans d'un laboratoire de l'université californienne de Riverside.

« Cette bactérie produit une toxine qui vise les anophèles, explique Estefania Contreras, qui a mené ces recherches. Cela peut nous aider à mettre au point des stratégies pour contrôler ces moustiques. Le plus important à mes yeux, c'est que cette bactérie peut se développer très facilement dans les régions endémiques du paludisme. Maintenant qu'on sait isoler la toxine, on pourra la récolter et l'utiliser en spray ou en pommade dans les endroits où vivent les moustiques. »

La toxine pourra donc être administrée directement sur la peau humaine. C'est en effet le deuxième gros avantage de PMP 1 : elle est complétement inoffensive pour les autres êtres vivants. Elle ne frappe que les anophèles. Même les autres insectes sont épargnés.

Il s'agit donc d'une belle avancée obtenue en laboratoire. Mais comme souvent, il faudra encore attendre pour la voir appliquée sur le terrain. car si le mécanisme est connu, il faut encore développer l'insecticide qui l'utilisera.

Ebola en RDC et Ouganda: pas une «urgence» sanitaire mondiale pour l'OMS



L'OMS a réuni ce vendredi 14 juin son comité d'urgence pour examiner la question de l'épidémie d'Ebola en RDC après la propagation en Ouganda. L'agence de l'ONU pour la santé devait dire si elle classe l'épidémie au rang d'urgence de portée mondiale. Après plusieurs heures de débat, l'OMS a finalement décidé de ne pas le faire. Tous les critères ne sont pas remplis, disent les experts. Pour l'OMS, l'épidémie d'Ebola constitue une « urgence pour la RDC et la région », mais il ne s'agit pas d'« une urgence de santé publique de portée internationale ».

La conférence de presse convoquée vendredi par l'OMS a démarré très en retard. Le signe, sans doute que la décision de ne pas élever le niveau de la menace n'allait pas de soi pour le comité d'experts.

Une urgence de portée mondiale doit constituer un risque pour la santé publique dans d’autres États et elle peut requérir une action internationale coordonnée. Malgré la mort de deux personnes en Ouganda, ce n'est donc pas le cas pour l'OMS.

L'agence en appelle tout de même aux pays voisins de la RDC pour qu'ils intensifient les mesures de détection de possibles cas d'Ebola à leurs frontières.

Augmentation des cas d'Ebola à Mabalako, attaques contre les centres de santé, défiance d'une partie de la population... À part un ralentissement dans la zone de l'épicentre de l'épidémie, tous les signaux ou presque sont dans le rouge. Mais classer Ebola en urgence de portée mondiale n'améliorerait pas la riposte, dit l'OMS.

Surtout, l'OMS se dit extrêmement déçue de ne pas avoir reçu toutes les promesses de dons de la communauté internationale. L'agence doit encore trouver 54 millions de dollars pour financer ses programmes jusqu'au mois prochain. « À cause du manque d'argent, l'OMS a été obligée de diminuer ses opérations de prévention dans les pays voisins de la RDC. Donc si un pays, n'importe où dans le monde, est inquiet pour l'épidémie d'Ebola, la première chose qu'il doit faire, c'est s'assurer que le financement est là », Preben Aavitsland, le président du comité d'urgence de l'OMS.

Et ce manque d'argent se ressent sur le terrain, selon le Dr Adelard Kalima, médecin à l'hôpital Matanda de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, et président de la cellule locale de l'Ordre des médecins, mais s'il estime que l'OMS a pris la bonne decision.

AFP

BURUNDI / CHOLÉRA : Plus de 470 personnes touchées en 3 mois



Burundi : l’épidémie de choléra frappe de nouveau

«Aujourd’hui, seules 45 personnes sont hospitalisées et 2 sont mortes ; les autres ont été traitées », a indiqué le porte-parole du ministère burundais de la Santé. 

Au moins 474 personnes ont contracté le choléra dans plusieurs endroits du Burundi depuis juin 2019, a déclaré Jean-Bosco Girukwishaka, porte-parole du ministère burundais de la Santé publique et de la lutte contre le sida à la radio d’Etat, Rtnb, jeudi.

« Depuis juin dernier, nous avons déjà enregistré 474 cas de choléra, dont 285 enregistrés dans la seule mairie de Bujumbura », a déclaré Jean Bosco Girukwishaka.

Seuls deux cas de décès ont été enregistrés.

Les provinces de Bujumbura et de Cibitoke (nord-ouest) sont les plus touchées. La plupart des personnes atteintes de choléra ont été soignées.

«Aujourd’hui, seules 45 personnes sont hospitalisées et 2 sont mortes ; les autres ont été traitées », a-t-il ajouté.

« Nous avons assez de médicaments pour soigner cette maladie, nous demandons à la population de respecter les mesures d’hygiène pour prévenir cette maladie», a-t-il poursuivi.

Le choléra se propage suite au manque criant d’eau potable, a précisé Jean Bosco Girukwishaka, annonçant qu’en collaboration avec la Croix-Rouge du Burundi, une opération de lutte est déjà en cours.

A Bujumbura, nouvelle capitale économique, le choléra est signalé dans la commune Mutimbuzi, dans la périphérie ouest, une commune qui enregistre aussi un manque d’eau potable.

Au Burundi, le choléra est particulièrement endémique le long du lac Tanganyika et dans la plaine de la Rusizi, dans l'ouest du pays.

A titre d’exemple, en 2013, sur 936 cas de choléra recensés dans les provinces de Bubanza et Cibitoke (ouest) et Makamba au sud du pays, 17 personnes sont mortes de cette épidémie.

Au début de cette année, le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a fait état de 142 cas de choléra répertoriés dans la seule province de Rumonge au sud du pays. Et au moins cinq personnes en ont été victimes.

 Jean Bosco, Lassaad Ben Ahmed |actualite-news.com

Décoloration des cheveux: attention aux substances très allergisantes



Pour l’Anses, il est urgent de restreindre dans «les meilleurs délais» l’usage des persulfates dans les produits de décoloration capillaire qui peuvent être source d’allergie, jusqu’au choc anaphylactique.

À l’arrière de sa boutique, la coiffeuse attrape ses produits et opère ses mélanges. En quelques coups de pinceau, elle offrira à la cliente qui attend impatiente sur son fauteuil la décoloration de ses cheveux qui lui permettra d’obtenir par la suite la blondeur de ses rêves...

Mais ce petit moment de plaisir n’est pas sans danger pour le coiffeur, et le ou la cliente, alerte l’Anses (Agence de sécurité sanitaire) dans un avis rendu mercredi 12 juin. Les produits de décoloration capillaire sont fréquemment composés de persulfates d’ammonium, de potassium ou de sodium. «Des substances utilisées pour leurs propriétés oxydantes» souligne l’Agence. Efficaces certes, mais également «classées comme sensibilisants respiratoires et cutanées dans le règlement européen CLP (relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage)» note l’Anses qui ajoute: «elles représentent la deuxième cause des asthmes professionnels en lien avec les expositions aux produits chimiques, après les ammoniums quaternaires» .

Un risque pour les professionnels de la coiffure et pour les consommateurs lorsque ces substances sont utilisées «en poudre à mélanger dans un liquide, en granules, en crème ou en liquide prêts à l’emploi. L’exposition des professionnels se produit surtout lors de la préparation, de l’application et du rinçage des produits, par voie respiratoire et cutanée», précise l’Agence qui rappelle que la situation est la même pour les décoloration faites à la maison.

Les conséquences les plus directes et les plus visibles sont des réactions allergiques. «L’analyse s’est focalisée sur les propriétés de sensibilisation respiratoire et cutanée des persulfates. Les autres propriétés de danger de ces substances n’ont pas été prises en compte pour cette analyse», note ainsi l’agence dans son avis.

Dans ce cadre, et pour les professionnelles, «plus de 1 000 cas de pathologies liées aux persulfates ont été recensés entre 2001 et 2015:asthmes, dermatites allergiques, rhinites, urticaires, choc anaphylactiqueet autres maladies respiratoires», note l’Agence.

Pour l’Anses il est donc urgent de restreindre dans «les meilleurs délais» l’usage de ces substances qui peuvent également être utilisées dans les produits décolorants pour les duvets, afin «de protéger la santé des travailleurs et des consommateurs exposés».

info.sante.lefigaro.fr

Tanzanie: Des femmes condamnées à une amende pour avoir accouché à la maison



Les femmes enceintes qui accouchent hors des établissements sanitaires du district de Kibondo, dans la région de Kigoma, en Tanzanie risquent une amende de 20 000 à 50 000 shillings, selon le journal privé The Citizen.

Elles sont obligées de payer l’amende lorsqu’elles se rendent à la clinique pour des services de suivi tels que la vaccination de leurs bébés.

Le législateur de Muhambwe, Atashasta Nditiye (CCM), vice-ministre des Travaux publics, des Transports et des Communications, a soulevé la question ce week-end lors d’une visite guidée dans la région.

“Nos femmes sont condamnées à une amende de 20 000 à 50 000 shillars lorsqu’elles visitent des dispensaires pour d’autres services après avoir accouché à la maison.

C’est inacceptable”, a déclaré Nicolaus Sabuni, un résident du district de Kibondo.

Halima Maulid, une résidente qui a eu l’occasion d’exprimer son inquiétude devant son représentant, a fait l’écho de ses sentiments.

Dans une réaction rapide, Innocent Sunamie, médecin en chef par intérim du district de Kibondo, a déclaré que son bureau avait déjà demandé aux personnes impliquées d’arrêter immédiatement les amendes ou de faire face à des mesures disciplinaires.

afrikmag

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