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Tuesday, Jul 23

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Des "tontines" pour aider à payer la dot au Rwanda



Avec les exigences excessives qui accompagnent le paiement du prix de la dot, certaines communautés africaines ont mis sur pied différentes initiatives pour rassembler les fonds nécessaires.

Une communauté au Rwanda a mis sur pied un programme d'épargne et de crédit pour aider ses membres à payer la dot afin de préserver leur culture.

L'Association Twiyubake, établie dans la province orientale du Rwanda, aide à recueillir des fonds pour payer la dot. Donatha Mugwaneza, une des membres a demandé à l'association de l'assister.

"La cérémonie de la dot est la plus importante et la plus difficile. Mes parents ont demandé une dot de 660 dollars (environs 400.000 francs CFA) à mon fiancé, je vais certainement faire contribué aussi, car je l'aime et nos parents, parents et amis doivent être fiers de nous. J'ai décidé de soutenir mon fiancé en lui versant 220 dollars (130.000 francs CFA) et il contribuera le reste, soit 440 dollars", explique la jeune femme.

Selon la culture rwandaise, la dot est considérée comme une bénédiction pour les beaux-parents pour leurs efforts d'avoir élevé une bonne épouse. Pour cette communauté, le soutien financier est non seulement un moyen de s'assurer que ses membres respectent la culture, mais aussi de préserver cette tradition qui s'est transmise de génération en génération.

Emmanuel Nzeyimana, Président de l'association Twiyubake, comme d'autres à travers le Rwanda, permet aux membres qui veulent passer à l'étape suivante dans le mariage d'emprunter de l'argent et de payer la dot pour répondre aux demandes culturelles.

"Comme vous le savez, payer la dot pour la mariée est onéreux pour beaucoup de gens au Rwanda, donc notre contribution est l'épine dorsale de nos différents projets. Quand un membre a besoin d'argent pour payer la dot, nous lui donnons le montant dont il a besoin et il le rembourse ensuite par versements échelonnés en fonction de ses moyens financiers, c'est en fait l'un des objectifs de notre club", détaille-t-il.

"Lorsqu'un membre planifie un mariage, il en informe ses collègues, ils se rencontrent et collectent des fonds, quels que soient vos moyens, à partir de 2 dollars (environ 1.000 francs CFA), lorsque quelqu'un est membre de plus d'une association, il obtient plus de soutien car c'est une obligation pour chaque membre de participer à son mariage", raconte Ancilla Mukarusine, membre de l'Association Twiyubake.

BBC Afrique

Un réfugié rwandais veut ramener son bébé au plus vite



Son épouse n’a pas survécu à l’accouchement de leur premier enfant en Afrique

Emma Tuyishime enceinte, avec le père Thierry Cikulu

VICTORIAVILLE | Un barbier réfugié adoré de sa communauté adoptive québécoise implore les autorités de l’aider à ramener son bébé naissant rapidement au Canada après le décès soudain de sa femme au Rwanda.

Thierry Cikulu, un réfugié détenant sa résidence permanente et qui vit depuis cinq ans à Victoriaville, dans le Centre-du-Québec, était retourné au Rwanda il y a quelques semaines pour assister à la naissance de son premier enfant.

 

Sa femme, Emma Tuyishime, qui était restée au Rwanda en attendant des documents pour son arrivée au Québec, a accouché de la petite Chloé Asifiwe Cikulu le 10 mars vers 21 h, et est morte quelques heures plus tard.

Demande accélérée

L’homme de 31 ans doit quitter le Rwanda le 3 avril pour retourner à Victoriaville gagner sa vie dans son salon de barbier. Normalement, il aurait laissé le bébé avec sa mère en attendant leur retour. Mais là, avec son décès, il n’est pas du tout à l’aise de laisser le bébé en Afrique.

C’est pourquoi le papa a présenté cette semaine au ministère de l’Immigration une demande de visa urgent pour ramener son nouveau-né au Québec, que Le Journal a pu consulter.

« C’est le gouvernement qui peut m’aider pour que ma fille puisse revenir avec moi », affirme celui qui est épaulé par sa famille.

Selon le site internet d’Immigration Canada, le traitement d’une demande de visa temporaire venant du Rwanda prend 49 jours.

Le père a été informé que le délai pourrait être écourté vu qu’il s’agit d’un dossier « urgent ».

Le ministère n’a toutefois pas répondu au Journal à savoir si cela allait être possible dans le cas de M. Cikulu.

Erreur médicale ?

Selon le papa, l’accouchement s’était pourtant bien déroulé. Cependant, un médecin l’a averti, après coup, que sa femme perdait beaucoup de sang et qu’il n’y avait aucune provision dans cet hôpital pour procéder à une transfusion.

Quelques minutes plus tard, il a été informé que sa femme n’était pas passée au travers. Il est convaincu que son épouse a été mal suivie après l’accouchement.

Cet homme natif du Congo vit difficilement cette épreuve.

« Ce n’est pas évident. Ma tête est bouleversée », a-t-il soufflé en sanglots au Journal, lors d’un entretien téléphonique du Rwanda.

Son bébé, lui, se porte bien.

« C’est une petite fillette tranquille et elle boit bien », assure-t-il.

Depuis qu’il vit à Victoriaville, M. Cikulu s’est vite fait connaître comme barbier. Grâce à son grand cœur, il est fort apprécié de sa communauté d’accueil.

Sa sœur, Chanceline Baraka, pleurait de voir la solidarité de la population, qui a amassé 4200 $ à ce jour, dans le cadre d’une campagne de sociofinancement pour le soutenir.

« Il n’est pas le premier à perdre sa femme, mais son histoire a vraiment touché les gens [...]. Il est tellement gentil avec tout le monde », dit Mme Baraka.

Nimwiza Meghan couronnée Miss Rwanda 2019



La couronne de Miss Rwanda 2019 est détenue par  Nimwiza Meghan depuis l’après-minuit de ce 27 Janvier 2019, et elle succède ainsi à Liliane Iradukunda, lauréate de 2018, a établi ARI.

La première Dauphine, Yasipi Casmir Uwase, a été gratifiée immédiatement d’un million Frw, tandis que la deuxième Dauphine, Odile Uwase Sangwa, a reçu cinq cent mille Frw.

A l’annonce par le Jury que le numéro 32, Nimwiza Meghan, était titrée miss Rwanda 2019, l’heureuse Lauréate a été gagnée par une forte émotion qui l’a amenée à verser des larmes d’abord. Puis elle s’est ressaisie, et a embrassé ses cinq concurrentes restantes, une à une.

Nimwiza a alors exprimé toute sa gratitude à tous ceux l’ont soutenu sur la voie qui mène vers la couronne de Miss Rwanda 2019 : ses parents, ses amis et fans, ses camarades qui ont fait la compétition avec elle, et tous les Rwandais qui lui ont exprimé leur appui.

Le projet de Miss Rwanda 2019, Niwemwiza Meghan, est d’aider les jeunes à embrasser une agriculture professionnelle et rentable, la création de son propre emploi chez les jeunes, et l’augmentation de plus d’investisseurs jeunes dans le secteur agricole.

En guise de Prix, Niwemwiza Meghan percevra chaque mois huit cent mille Frw durant une année. Elle aura un véhicule Suzuki Swift immatriculé RAD197X. Elle bénéficiera d’autres nombreux divers Prix comme les soins gratuits annuels de sa coiffure, nettoyage gratuit de son véhicule pendant une année, don de robes de fête pendant une année. Elle représentera aussi le Rwanda dans les cérémonies de sélection Miss Monde, etc.

Au total, plus de trois cent jeunes filles à travers le pays ont concouru à la compétition pour devenir Miss Rwanda 2019.

RNA

Togo : Gnassingbé confirme l'ambition de son pays d'adhérer au Commonwealth



L'ambition du Togo de faire partir du Commonwealth, l'organisation intergouvernementale qui regroupe majoritairement les anciennes colonies de l'Empire britannique, se confirme. En séjour cette semaine à Londres, le chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbé a réitéré la volonté de son pays de faire partir de l'organisation.

Le Togo, petit pays de l'Afrique de l'Ouest, avec un peu plus de 7 millions d'habitants, s'est lancé depuis 2014 dans le processus d'adhésion au Commonwealth. Ce rêve togolais a été encore évoqué cette semaine au cours de l'« Annual Debate 2019 », une rencontre organisée par Chatham House avec comme invité d'honneur le président togolais Faure Gnassingbé.

«C'était pour nous et les représentants du secteur privé britannique un grand privilège d'échanger avec le chef de l'Etat togolais. Le Togo devrait adhérer au Commonwealth, le président l'a d'ailleurs dit », a révélé le député britannique Andrew Rosindell. Pour ce dernier, il est important que le Togo devienne membre du Commonwealth pour des raisons stratégiques. Le Togo est un partenaire stratégique pour le Royaume-Uni pour développer des accords bilatéraux, a estimé Rosindell, en ajoutant : «Nous avons discuté d'autres enjeux et des moyens d'accroître les échanges. Le Togo représente un partenaire formidable du Royaume-Uni, et nous sommes là pour renforcer les liens qui existent déjà entre les deux pays».

Le renforcement des liens entre Londres et Lomé est également l'ambition du côté du Togo. Les sources proches des autorités togolaises affirment que ce rêve de devenir membre du Commonwealth s'explique par l'objectif e diversifier les partenaires économiques de l'Etat en dehors de l'espace francophone.

Démocratie et droits de l'homme

Le projet effectif du Togo de faire partir du Commonwealth a été entamé en février et juin 2017 par l'envoi au Togo de deux missions de travail afin d'évaluer les critères de la participation du pays à l'espace u Commonwealth. Cette mission avait échangé avec des institutions telles que la Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH).

Notons que les échanges entre les membres de ces différentes institutions de la République togolaise et les missions du Commonwealth sont très importants et pourraient déterminer la réponse à donner à Lomé pour sa demande d'adhésion. Car justement, pour faire partir de cette communauté, le Togo doit être évalué notamment en matière de démocratie, de droits de l'homme, de la non-discrimination de la liberté d'expression et de la séparation des pouvoirs.

La Tribune Afrique

Mali : Bamako abritera le siège du centre africain d'études



Mali : Bamako abritera le siège du centre africain d'études et de recherches sur l'immigration

Le Mali va abriter le siège du Centre africain d’Etudes et de Recherches sur l’immigration, un organisme panafricain nouvellement créé par l’Union africaine (UA) en vue  d’une meilleure maîtrise de la gestion des flux migratoires à travers le continent et au-delà par ‘’la constitution d’une base de données probantes sur la migration et la diaspora’’, a confié jeudi le chef du gouvernement à l’ouverture de la 19ème édition du Forum de Bamako axée sur l’immigration.

« L’Union africaine, à la faveur de son dernier sommet tenu à Addis-Abbéba, a conclu avec nous (gouvernement du Mali) un accord d’établissement de siège pour l’installation à Bamako du siège du Centre africain d’Etudes et de Recherches sur l’immigration » a révélé Soumeylou Boubèye Maïga.

Le choix du Mali par la Commission de l’organisation continentale pour abriter le siège de cette institution panafricaine qui est conçue comme un dispositif de veille des flux migratoires en vue de l’amélioration de l’état des connaissances sur la migration,  dénote selon le Premier ministre la confiance de l’UA à l’expérience du pays en matière de gestion des migrations et à son engagement politique constant à la cause du continent.

La création de ce centre permettra la ‘’mise en place d’une base de données sur la migration et la diaspora à l’échelle du continent africain capable de répondre aux défis de l’Afrique sur l’insuffisance de statistiques en vue de planifier des politiques efficaces fondées sur des données probantes’’ a estimé le chef du gouvernement qui a rappelé par ailleurs, que le pays s’est doté d’une politique nationale de la migration dont le plan d’action a été adopté en septembre 2014.

MS (AMAP)

Un festival interculturel bruxellois de Kinshasa à Durban



BXL Connexion: un festival interculturel bruxellois de Kinshasa à Durban

Le mois de décembre s’annonce interculturel et ce n’est pas pour nous déplaire ! La Belgique, déjà connue pour ses nombreux festivals de musique et d’art, lance un nouveau festival artistique à Bruxelles intitulé Connexion BXL. Une collaboration entre différents centres culturels bruxellois tels que le Kaaitheater, le KVS, le Beursschouwburg , les Bozar, RITCS et le Jazz Station pour présenter du 14 au 22 décembre des œuvres multidisciplinaires de Kinshasa, Bamako, Ramallah, Haifa, Tunis et Durban. Ce sont plus de dix artistes originaires d’Afrique, du Moyen-Orient et de la Belgique qui mettront en lumière l’échange et l’interconnexion à travers la danse, le chant ou la musique.

L’interculturalité à l’honneur

Connexion BXL a présenté vendredi son programme aux Kaaistudio’s, en présence de la secrétaire d’État en charge de la Coopération au développement Bianca Debaets, du ministre flamand de la Culture, Sven Gatz, du directeur artistique du KVS, Jan Goossens ainsi que des artistes congolais Pepe Elmas Naswa et Michael Disanka.

Le festival a pour but de souligner l’interculturalité présente à Bruxelles et dans le monde et constitue également une façon de collaborer internationalement pour faire de Bruxelles une capitale ouverte et centrée sur le vivre-ensemble, comme le souligne Bianca Debaets. « Une des villes importantes du festival est Kinshasa, avec qui nous collaborons depuis des années. Kinshasa s’apprête à vivre un moment difficile avec les futures élections tendues. Des élections dont on voudrait qu’elles apportent la paix et la sérénité aux Congolais d’ici et d’ailleurs » nous dit la secrétaire d’état. L’art permet en effet de partager ensemble des émotions et la culture prend ici toute sa dimension et assume son rôle qui est de réunir et de transmettre les valeurs de la démocratie et la transparence.
Enfin, le festival prône la coopération intercontinentale pour démontrer l’interconnexion de Bruxelles avec le monde, car comme le souligne Jan Goossens : « c’est avant tout grâce à la diversité présente à Bruxelles qu’elle est aussi riche culturellement parlant ».

Différents artistes, différentes disciplines

Au programme, des œuvres venues de Kinshasa, Ramallah, Haïfa, Tunis, Bamako et Durban, avec notamment la chanteuse malienne Rokia Traore dans le spectacle de théâtre en musique « Dream Mandé-Djata » racontant, sur fond de chansons des Griots, musiciens et poètes de l’Afrique de l’Ouest, l’épopée du roi Soundiata Keita, l’unificateur du grand royaume du Mandingue au XIIIe siècle. L’artiste malienne Fatoumata Bagayoko présentera son spectacle de danse « Fatou t’as tout fait ». Avec « Radio No Frequency », une émission palestinienne à l’humour mordant se fera une place sur scène. Le pianiste palestinien Faraj Suleiman revisitera son répertoire avec les jazzmen belges Jon Birdsong, Anneleen Boehme et Simon Segers. Jolie Ngemi opposera le langage de la danse populaire congolaise aux codes de la danse contemporaine occidentale dans son spectacle « Identity n’a ngai ». Le metteur en scène Michael Disanka présentera, à quelques jours des élections dans son pays, « Sept mouvements Congo », un spectacle qui questionne les répercussions des récentes évolutions sociales et politiques congolaises. De juillet 2016 à mars 2017 l’artiste a en effet pris note dans son journal des tensions présentes à Kinshasa suite aux méandres de la politique de Kabila et de son refus d’abandonner le pouvoir. Le manuscrit retrace 9 mois de réflexion que l’auteur a ensuite dramatisées, revisitées et mises en scène en lien avec son propre processus de respiration, Michael Disanka, étant bègue. C’est en utilisant son propre problème respiratoire que l’auteur a cherché à exprimer son aspiration au changement et le vacillement entre l’espoir et le désespoir. «Je m’en suis inspiré pour tenter de créer une sensation d’étouffement en parallèle avec les reprises de souffle du bègue » raconte Michael Disanka. Par une mise une scène rythmée par la parole, le corps et la musique, l’auteur tente de nous faire vivre son quotidien physique, émotionnel et réflexif.

Le chorégraphe Pepe Elmas Naswa s’est quant à lui inspiré d’une danse des rues de Kinshasa, la danse du serpent, pour produire son spectacle « Dans la peau de l’autre« . Sa rencontre avec la danse du serpent s’est produite dans un bar de son quartier où le propriétaire a l’habitude de permettre à des jeunes socialement en marge – des voyous, des shegués, des têtes brûlées… – de se produire. « Et c’est dans cet univers que j’ai vu pour la première fois des jeunes pleins d’énergie exécuter la danse du serpent » témoigne Pepe Elmas Nasma. Fasciné par cette danse qui témoigne à travers le corps des violences quotidiennes auxquelles ces jeunes sont confrontés depuis l’enfance, souvent délaissés par leurs parents, l’auteur a tenté de lui donner sa place sur la scène artistique. Un travail de longue haleine dont un extrait de 10 minutes nous a été joué en direct. C’est avec une énergie incroyable que les corps disproportionnés, courbés, secs et agiles expriment une joie extrêmement intense qui s’éteint instantanément pour faire place à des gestes saccadés et virulents accompagnés de visages déformés qui inspirent la rage, le désespoir et l’envie. Une chorégraphie qui ne laisse personne indifférent et qui témoigne, entre légèreté et gravité, du chaos sociétal actuel en RDC.

Pour plus d’informations concernant Pepe Elmas Naswa et ses danseurs, vous trouverez ici le lien vers son interview réalisée par Michael Disanka en personne : https://www.kaaitheater.be/fr/articles/%C2%AB-ici-dans-mon-coin-c%E2%80%99est-moi-le-roi-%C2%BB

Et voici le programme du festival dans son entièreté: https://www.connexion.international

La libre Afrique

 

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