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Tanzanie : une liste d'hommes mariés pour lutter contre l'infidélité



Des couples lors d'un mariage

Les autorités de la ville de Dar es-Salaam ont annoncé la publication prochaine de la liste des hommes mariés afin de lutter contre l'infidélité.

Cette base de données sera publique et inclura leurs photos.

Les informations seront disponibles sur un site web gouvernemental pour aider les femmes célibataires à identifier les "prédateurs" qui se font passer pour des célibataires eux-aussi, fait remarquer Paul Makonda, commissaire régional.

"Notre but principal est de soulager la douleur de ces femmes qui souffrent de ces tricheurs qui leur promettent le mariage", a expliqué Paul Makonda.

"Un commissaire régional n'est pas heureux de diriger des femmes qui sont tristes et brisées à cause de l'amour et des relations sentimentales'' a-t-il fait remarquer.

La mesure suscite divers commentaires et analyses dans le pays notamment sur les réseaux sociaux.

Certaines personnes estiment que l'infidélité ne concerne pas seulement les hommes mariés, mais aussi les femmes; celles-ci mériteraient donc tout autant que leurs noms soient publiés sur le site internet du gouvernement.

La religion est aussi un facteur qui peut réduire l'efficacité de cette mesure, selon d'autres internautes.

La Tanzanie est un pays où l'islam, qui permet à un homme d'avoir plusieurs épouses, est une religion de premier rang.

Le fait d'avoir son nom sur un site web ne va en aucun cas décourager un homme d'aller à la conquête d'une femme et celle-ci d'accepter d'être sa deuxième ou troisième épouse, selon les internautes.

BBC afrique

Des "tontines" pour aider à payer la dot au Rwanda



Avec les exigences excessives qui accompagnent le paiement du prix de la dot, certaines communautés africaines ont mis sur pied différentes initiatives pour rassembler les fonds nécessaires.

Une communauté au Rwanda a mis sur pied un programme d'épargne et de crédit pour aider ses membres à payer la dot afin de préserver leur culture.

L'Association Twiyubake, établie dans la province orientale du Rwanda, aide à recueillir des fonds pour payer la dot. Donatha Mugwaneza, une des membres a demandé à l'association de l'assister.

"La cérémonie de la dot est la plus importante et la plus difficile. Mes parents ont demandé une dot de 660 dollars (environs 400.000 francs CFA) à mon fiancé, je vais certainement faire contribué aussi, car je l'aime et nos parents, parents et amis doivent être fiers de nous. J'ai décidé de soutenir mon fiancé en lui versant 220 dollars (130.000 francs CFA) et il contribuera le reste, soit 440 dollars", explique la jeune femme.

Selon la culture rwandaise, la dot est considérée comme une bénédiction pour les beaux-parents pour leurs efforts d'avoir élevé une bonne épouse. Pour cette communauté, le soutien financier est non seulement un moyen de s'assurer que ses membres respectent la culture, mais aussi de préserver cette tradition qui s'est transmise de génération en génération.

Emmanuel Nzeyimana, Président de l'association Twiyubake, comme d'autres à travers le Rwanda, permet aux membres qui veulent passer à l'étape suivante dans le mariage d'emprunter de l'argent et de payer la dot pour répondre aux demandes culturelles.

"Comme vous le savez, payer la dot pour la mariée est onéreux pour beaucoup de gens au Rwanda, donc notre contribution est l'épine dorsale de nos différents projets. Quand un membre a besoin d'argent pour payer la dot, nous lui donnons le montant dont il a besoin et il le rembourse ensuite par versements échelonnés en fonction de ses moyens financiers, c'est en fait l'un des objectifs de notre club", détaille-t-il.

"Lorsqu'un membre planifie un mariage, il en informe ses collègues, ils se rencontrent et collectent des fonds, quels que soient vos moyens, à partir de 2 dollars (environ 1.000 francs CFA), lorsque quelqu'un est membre de plus d'une association, il obtient plus de soutien car c'est une obligation pour chaque membre de participer à son mariage", raconte Ancilla Mukarusine, membre de l'Association Twiyubake.

BBC Afrique

Un réfugié rwandais veut ramener son bébé au plus vite



Son épouse n’a pas survécu à l’accouchement de leur premier enfant en Afrique

Emma Tuyishime enceinte, avec le père Thierry Cikulu

VICTORIAVILLE | Un barbier réfugié adoré de sa communauté adoptive québécoise implore les autorités de l’aider à ramener son bébé naissant rapidement au Canada après le décès soudain de sa femme au Rwanda.

Thierry Cikulu, un réfugié détenant sa résidence permanente et qui vit depuis cinq ans à Victoriaville, dans le Centre-du-Québec, était retourné au Rwanda il y a quelques semaines pour assister à la naissance de son premier enfant.

 

Sa femme, Emma Tuyishime, qui était restée au Rwanda en attendant des documents pour son arrivée au Québec, a accouché de la petite Chloé Asifiwe Cikulu le 10 mars vers 21 h, et est morte quelques heures plus tard.

Demande accélérée

L’homme de 31 ans doit quitter le Rwanda le 3 avril pour retourner à Victoriaville gagner sa vie dans son salon de barbier. Normalement, il aurait laissé le bébé avec sa mère en attendant leur retour. Mais là, avec son décès, il n’est pas du tout à l’aise de laisser le bébé en Afrique.

C’est pourquoi le papa a présenté cette semaine au ministère de l’Immigration une demande de visa urgent pour ramener son nouveau-né au Québec, que Le Journal a pu consulter.

« C’est le gouvernement qui peut m’aider pour que ma fille puisse revenir avec moi », affirme celui qui est épaulé par sa famille.

Selon le site internet d’Immigration Canada, le traitement d’une demande de visa temporaire venant du Rwanda prend 49 jours.

Le père a été informé que le délai pourrait être écourté vu qu’il s’agit d’un dossier « urgent ».

Le ministère n’a toutefois pas répondu au Journal à savoir si cela allait être possible dans le cas de M. Cikulu.

Erreur médicale ?

Selon le papa, l’accouchement s’était pourtant bien déroulé. Cependant, un médecin l’a averti, après coup, que sa femme perdait beaucoup de sang et qu’il n’y avait aucune provision dans cet hôpital pour procéder à une transfusion.

Quelques minutes plus tard, il a été informé que sa femme n’était pas passée au travers. Il est convaincu que son épouse a été mal suivie après l’accouchement.

Cet homme natif du Congo vit difficilement cette épreuve.

« Ce n’est pas évident. Ma tête est bouleversée », a-t-il soufflé en sanglots au Journal, lors d’un entretien téléphonique du Rwanda.

Son bébé, lui, se porte bien.

« C’est une petite fillette tranquille et elle boit bien », assure-t-il.

Depuis qu’il vit à Victoriaville, M. Cikulu s’est vite fait connaître comme barbier. Grâce à son grand cœur, il est fort apprécié de sa communauté d’accueil.

Sa sœur, Chanceline Baraka, pleurait de voir la solidarité de la population, qui a amassé 4200 $ à ce jour, dans le cadre d’une campagne de sociofinancement pour le soutenir.

« Il n’est pas le premier à perdre sa femme, mais son histoire a vraiment touché les gens [...]. Il est tellement gentil avec tout le monde », dit Mme Baraka.

En Afrique du Sud, des volontaires cherchent à rendre leur identité aux morts anonymes



Dans les morgues encombrées de Johannesburg, un cadavre sur dix n’est jamais identifié.

Relevé d’empreintes digitales sur un corps non identifié à la morgue de Johannesburg, le 3 mars 2019.

« Femme noire adulte », « Homme blanc adulte ». Comme chaque mois, dans le cimetière d’Olifantsvlei, près de Johannesburg, les pompes funèbres enterrent de modestes cercueils contenant des cadavres anonymes. Quarante-six corps qui ont passé jusqu’à trois mois à la morgue, sans que personne ne vienne les identifier, sont extraits d’un camion frigorifique par des agents en combinaison blanche et gants bleus. Hâtivement et sans cérémonie, les cercueils sont empilés par trois ou quatre dans des trous fraîchement creusés, profonds de trois mètres.

Une tâche routinière en Afrique du Sud : dans les morgues encombrées de Johannesburg, un cadavre sur dix n’est jamais identifié. « C’est un chiffre incroyablement élevé : 1 000 personnes décédées ne sont pas identifiées chaque année dans la seule province de Gauteng », la plus peuplée du pays, où se trouve Johannesburg, souligne le professeur Jeanine Vellema, qui dirige l’institut médico-légal de l’université Wits de Johannesburg, supervisant les onze morgues publiques du Gauteng.

Selon elle, ces corps seraient majoritairement ceux d’immigrés clandestins. L’Afrique du Sud, première économie du continent, est vue comme un eldorado par des centaines de milliers de migrants.

Tatouages, scarifications, cicatrices

Chaque semaine, une équipe de l’université Wits se consacre pendant deux jours à tenter de rendre une identité à ces morts anonymes. Dans la morgue de Hillbrow, à Johannesburg, des volontaires sortent ainsi un corps de la chambre froide, le transportant sur un brancard, laissant derrière lui une mince coulée de sang. Direction une pièce où, pendant plusieurs heures, tous les indices pouvant aider à l’identifier vont être méticuleusement recueillis : empreintes digitales et dentaires, tatouages, scarifications tribales, cicatrices…

Mais s’il s’agit d’un immigré clandestin, il est problématique de confronter ces données à une documentation officielle. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) aide donc l’Afrique du Sud à comparer les éléments collectés avec des informations sur des personnes considérées comme disparues dans des pays voisins, comme le Zimbabwe et le Mozambique.

« Un cadavre non identifié ne nous révèle pas grand-chose sur son origine », reconnaît Stephen Fonseca, un expert médico-légal travaillant avec le CICR. Et « la morgue n’est pas extensible, c’est vraiment dur pour les autorités locales de gérer le nombre de corps qu’elles reçoivent », poursuit-il. Les volontaires de l’université parviennent néanmoins à identifier quelque 40 % des corps de la morgue de Hillbrow qui leur sont confiés, sur un total d’environ seize par mois. « C’est un très bon taux de réussite », assure Trish-Jean Mahon, membre de l’équipe médico-légale : « Quand le projet a été lancé, nous avions peur de ne pas arriver à en identifier un seul ! »

Plus de cinquante homicides par jour

La plupart des cadavres sont des victimes d’accidents ou de meurtres, dépourvus de papiers d’identité ou munis de faux documents, dans un des pays où le taux d’homicides est le plus élevé au monde : 57 par jour, alors que l’Afrique du Sud compte 57 millions d’habitants.

Loin de Johannesburg, dans la province de Mpumalanga, frontalière du Mozambique et de l’Eswatini (ex-Swaziland), une famille zimbabwéenne a ainsi retrouvé l’un des siens, Sampinya Ndou, 58 ans, parti quarante-cinq ans plus tôt travailler dans une ferme. Mais deux autres membres de la famille, qui ont aussi migré en Afrique du Sud dans les années 1970, n’ont pas pu être retrouvés, en dépit des efforts du CICR. Ils pourraient se trouver parmi les milliers de cadavres anonymes enterrés chaque année.

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« Je m’attends à tout, que mon frère et mon autre oncle soient morts ou vivants », confie le neveu de Sampinya Ndou, Samson, qui a parcouru plus de 700 km depuis son village de Dite, dans le sud du Zimbabwe, à la recherche des membres de sa famille. « Qui peut savoir s’ils sont encore de ce monde ? Tout ce qu’on peut faire, c’est attendre. »

Le Monde

Togo : Gnassingbé confirme l'ambition de son pays d'adhérer au Commonwealth



L'ambition du Togo de faire partir du Commonwealth, l'organisation intergouvernementale qui regroupe majoritairement les anciennes colonies de l'Empire britannique, se confirme. En séjour cette semaine à Londres, le chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbé a réitéré la volonté de son pays de faire partir de l'organisation.

Le Togo, petit pays de l'Afrique de l'Ouest, avec un peu plus de 7 millions d'habitants, s'est lancé depuis 2014 dans le processus d'adhésion au Commonwealth. Ce rêve togolais a été encore évoqué cette semaine au cours de l'« Annual Debate 2019 », une rencontre organisée par Chatham House avec comme invité d'honneur le président togolais Faure Gnassingbé.

«C'était pour nous et les représentants du secteur privé britannique un grand privilège d'échanger avec le chef de l'Etat togolais. Le Togo devrait adhérer au Commonwealth, le président l'a d'ailleurs dit », a révélé le député britannique Andrew Rosindell. Pour ce dernier, il est important que le Togo devienne membre du Commonwealth pour des raisons stratégiques. Le Togo est un partenaire stratégique pour le Royaume-Uni pour développer des accords bilatéraux, a estimé Rosindell, en ajoutant : «Nous avons discuté d'autres enjeux et des moyens d'accroître les échanges. Le Togo représente un partenaire formidable du Royaume-Uni, et nous sommes là pour renforcer les liens qui existent déjà entre les deux pays».

Le renforcement des liens entre Londres et Lomé est également l'ambition du côté du Togo. Les sources proches des autorités togolaises affirment que ce rêve de devenir membre du Commonwealth s'explique par l'objectif e diversifier les partenaires économiques de l'Etat en dehors de l'espace francophone.

Démocratie et droits de l'homme

Le projet effectif du Togo de faire partir du Commonwealth a été entamé en février et juin 2017 par l'envoi au Togo de deux missions de travail afin d'évaluer les critères de la participation du pays à l'espace u Commonwealth. Cette mission avait échangé avec des institutions telles que la Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH).

Notons que les échanges entre les membres de ces différentes institutions de la République togolaise et les missions du Commonwealth sont très importants et pourraient déterminer la réponse à donner à Lomé pour sa demande d'adhésion. Car justement, pour faire partir de cette communauté, le Togo doit être évalué notamment en matière de démocratie, de droits de l'homme, de la non-discrimination de la liberté d'expression et de la séparation des pouvoirs.

La Tribune Afrique

Mali : Bamako abritera le siège du centre africain d'études



Mali : Bamako abritera le siège du centre africain d'études et de recherches sur l'immigration

Le Mali va abriter le siège du Centre africain d’Etudes et de Recherches sur l’immigration, un organisme panafricain nouvellement créé par l’Union africaine (UA) en vue  d’une meilleure maîtrise de la gestion des flux migratoires à travers le continent et au-delà par ‘’la constitution d’une base de données probantes sur la migration et la diaspora’’, a confié jeudi le chef du gouvernement à l’ouverture de la 19ème édition du Forum de Bamako axée sur l’immigration.

« L’Union africaine, à la faveur de son dernier sommet tenu à Addis-Abbéba, a conclu avec nous (gouvernement du Mali) un accord d’établissement de siège pour l’installation à Bamako du siège du Centre africain d’Etudes et de Recherches sur l’immigration » a révélé Soumeylou Boubèye Maïga.

Le choix du Mali par la Commission de l’organisation continentale pour abriter le siège de cette institution panafricaine qui est conçue comme un dispositif de veille des flux migratoires en vue de l’amélioration de l’état des connaissances sur la migration,  dénote selon le Premier ministre la confiance de l’UA à l’expérience du pays en matière de gestion des migrations et à son engagement politique constant à la cause du continent.

La création de ce centre permettra la ‘’mise en place d’une base de données sur la migration et la diaspora à l’échelle du continent africain capable de répondre aux défis de l’Afrique sur l’insuffisance de statistiques en vue de planifier des politiques efficaces fondées sur des données probantes’’ a estimé le chef du gouvernement qui a rappelé par ailleurs, que le pays s’est doté d’une politique nationale de la migration dont le plan d’action a été adopté en septembre 2014.

MS (AMAP)

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