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Le Rwanda espère 96,5 millions $ de revenus grâce aux exportations de thé en 2019/2020



Le Rwanda espère 96,5 millions $ de revenus grâce aux exportations de thé en 2019/2020

(Agence Ecofin) - En 2019/2020, les autorités rwandaises espèrent engranger 93 milliards de francs rwandais (96,5 millions $) à partir de l’exportation de 34 000 tonnes du thé, rapporte le quotidien New Times. L’année dernière, le pays avait généré 83 millions $ en expédiant 30 000 tonnes de la feuille.

Dans le cadre de cet objectif, l’exécutif entend booster l’approvisionnement en intrants et en matériel végétal, des producteurs afin de stimuler une hausse de la récolte nationale.

Selon Issa Nkurunziza, responsable de division des produits de base traditionnels du Conseil national de développement des exportations agricoles (NAEB), environ 11 000 tonnes d’engrais seront utilisées en 2019/2020.

En outre, plus de 88 000 plants de thé devraient être mis en terre cette saison sur toute l’étendue du territoire.  

Pour rappel, la culture du thé occupe 42 000 personnes. Le Rwanda exporte principalement sa feuille vers le Pakistan, le Royaume-Uni et le Kazakhstan.

Le Rwanda veut atteindre 800 millions $ de revenus touristiques d’ici 2024



Le Rwanda veut atteindre 800 millions $ de revenus touristiques d’ici 2024

(Agence Ecofin) - Selon la directrice de l’Office rwandais du tourisme, Belise Kariza (photo), le Rwanda ambitionne de porter à 800 millions $, le niveau de ses revenus touristiques d’ici 2024 ; soit le double des performances actuelles du secteur.

S’exprimant récemment à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme, Belise Kariza a expliqué que d’importants efforts sont entrepris dans ce sens par les autorités rwandaises. « Nous travaillons en étroite collaboration avec différents partenaires tels que la Fondation MasterCard ainsi que le secteur privé pour stimuler la création d'emplois par le développement du secteur du tourisme et de l'hôtellerie. Le secteur crée actuellement plus de 100 000 emplois au Rwanda », a-t-elle déclaré.

La directrice a toutefois fait remarquer que « la mise en place d'infrastructures d'accueil telles que des hôtels et des hébergements, ainsi que des installations de conférence crée davantage d'opportunités d'emploi. Cependant, nous nous sommes rendu compte qu'il y avait toujours un manque de main-d'œuvre qualifiée dans le secteur ».

A ce sujet, Belise Kariza a rappelé que le Rwanda a lancé depuis 2018, une initiative quinquennale dotée d'un budget de 50 millions $ visant à former 30 000 jeunes hommes et femmes en les dotant des compétences nécessaires pour assurer la transition vers des emplois dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie. Dénommée Hanga Ahazaza, cette initiative est mise en œuvre en partenariat avec la Fondation MasterCard et permettra notamment aux jeunes de recevoir une formation en communication, service à la clientèle, TIC et compétences numériques.

L’initiative Hanga Ahazaza soutiendra également les dirigeants de PME du secteur du tourisme et de l’hôtellerie grâce à un meilleur accès aux services financiers et à la formation aux techniques de développement des entreprises, de manière à créer de nouvelles opportunités d’emploi pour les jeunes.

Toujours selon Belise Kariza, le tourisme constitue la principale source de devises du Rwanda, depuis 10 ans, et contribue à environ 10% de son PIB. La croissance du secteur du tourisme et de l’hôtellerie du pays devrait créer environ 151 000 emplois, d’ici 2030.

Rwanda : le Parlement autorise la ratification de 32 accords aériens



(Agence Ecofin) - Le Parlement rwandais a approuvé, le 10 septembre 2019, un projet de loi qui permet au pays de signer des accords de services aériens bilatéraux (BASA) avec 32 pays.

« En raison de son intérêt à promouvoir les échanges commerciaux en utilisant les services de transport aérien, le gouvernement rwandais a conclu et signé des accords bilatéraux sur les services aériens avec les 32 pays, afin d'ouvrir de nouvelles routes aériennes au transporteur national, RwandAir », a expliqué Claver Gatete, le ministre de l'Infrastructure.

Les pays concernés par ce projet sont : l’Angola, le Burkina Faso, le Cap-Vert, les Comores, Djibouti, le Bénin, la Guinée équatoriale, la Gambie, le Ghana, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, São Tomé-et-Principe, les Seychelles, la Sierra Leone, le Togo et la Zambie. Mais aussi : les Bahamas, la Chine, l'Arabie saoudite, l'Inde, l'Italie, l’Espagne, la Grèce, Israël, le Qatar, Singapour, l'Islande, la Suisse et le Sri Lanka.

Un BASA permet aux transporteurs désignés, des deux pays contractants, d’exploiter des vols commerciaux de passagers et de fret entre leurs pays. Ils réglementent également la fréquence, la capacité, les prix et d’autres aspects commerciaux des services aériens entre ces pays. 

Le Rwanda a, dans le passé, signé des BASA avec le Cap-Vert, l’Ouganda, le Soudan du Sud, le Lesotho, le Swaziland, la République centrafricaine, le Canada, le Kenya, le Malawi et la Tanzanie

Rwanda: «Le Secteur Minier génère 12 millions d’emplois sur le contient» -PM Edouard Ngirente



Les pays africains conjuguent leurs efforts pour développer davantage le secteur minier qui génère 12 millions d’emplois et qui est une source de revenus, selon le Premier Ministre rwandais, Edouard Ngirente.

«Les pays africains négocient des contrats avec les multinationales et génèrent ainsi des revenus. Nous devons intégrer les mines dans notre production industrielle, voir comment mettre en œuvre la Vision Minière Africaine malgré le défi de la pauvreté. Il nous faudra renforcer la transparence, l’exploitation maximale de nos ressources, ainsi que la croissance durable. Il faut industrialiser l’Afrique et ajouter de la valeur à nos produits. Avec la ZLECAF, il nous faudra revitaliser le secteur, développer de bonnes conditions pour la valeur ajoutée, faire usage de la technologie à des fins d’atteindre notre vision », a indiqué le PM Edouard Ngirente à l’ouverture du Forum africain des Mines de l’Afrique de l’Est et Centrale.

Il a rappelé que le Rwanda apprécie la Vision Minière de l’Afrique de l’Est. Il a déploré la fluctuation des prix qui pèse sur les pays africains. Il a encouragé à penser à la fonderie

«L’Afrique dispose de 60 % des matières du monde, mais elle n’exploite que 50 %, et ne commercialise que moins de 20 %. Les gouvernements devront s’engager dans la valeur ajoutée pour améliorer les échanges de commerce », a poursuivi le PM.

Il a rappelé que le Rwanda consolide le secteur minier et qu’il a créé une Ecole de Géologie et Mines. « Nous créerons une base de données géologique. Nous avons besoin que le secteur privé y investisse »-a-t-il encore noté.

Il a exhorté les diverses agences et ministères de développer des partenariats pour la croissance dans le secteur.

Pour le Directeur Général de l’Office Rwanda des Mines, Pétroles et Gaz, Francis Gatare, le Secteur des Mines a généré $ 350 millions en 2018-2019. Les mines et carrières génèrent ensemble 80 mille emplois, dont 45 mille pour les carriers.

Il a annoncé que ce Forum vise à restaurer les activités minières des pays, passer des mines de conflits à des mines accessibles qui créent la prospérité.

Pour cela, l’on devra promouvoir les investissements dans les secteurs, renforcer la fonderie, la raffinerie et l’exploitation.

Francis Gatare a informé que le Forum accueille d’importants délégués et des leaders remarquables du secteur au niveau des pays, des régions et de la communauté internationale.

Dans les panels, il est ressorti la nécessité de mettre à jour les cartes minières détaillées des pays, et de rédiger de bonnes politiques et de bonnes lois régissant le secteur minier. Cela attire les investissements et les aspirations des peuples des autres pays.

L’on doit noter que les investissements aident ainsi les communautés. Il faut aussi une académie minière pour apprendre aux gens ce qu’il faut faire. Surtout que les artisans sont plus nombreux dans les mines. Au Rwanda, l’on a opté de les regrouper en coopératives pour mieux les renforcer, afin qu’ils aient aussi accès à des crédits auprès des banques.

Par André Gakwaya

Rwanda: un partenariat stratégique pour mermettre aux jeunes rwandais d'accéder à des emplois décents



Le Rwanda Development Board a annoncé aujourd'hui un partenariat stratégique avec Mastercard Foundation et son initiative Hanga Ahazaza, lors de la Journée internationale du tourisme. Le partenariat permettra de créer des liens essentiels entre les jeunes en recherche d'emploi et les employeurs, de travailler avec les employeurs pour développer des programmes de formation professionnelle pour les jeunes employés et d'identifier les compétences manquantes dans le secteur du tourisme et de l'hôtellerie au Rwanda. 

Hanga Ahazaza est une initiative de 50 millions de dollars américains de Mastercard Foundation visant à accroître les opportunités de travail pour 30 000 jeunes Rwandais sur cinq ans. Depuis son lancement en 2018, cette initiative a profité à plus de 3 000 jeunes Rwandais par l'intermédiaire de programmes de compétences et d'opportunités de travail, et soutenu 183 très petites, petites et moyennes entreprises.

Hanga Ahazaza, qui signifie « créer l'avenir », est un consortium de partenaires des secteurs de l'éducation, du développement et du secteur privé. En travaillant ensemble, ils soutiennent les petites entreprises et les entrepreneurs du secteur touristique et hôtelier grâce à un accès accru aux services financiers et à la formation, et en les mettant en contact avec des jeunes disposant des compétences nécessaires qui font d'eux des employés de choix.

« Le gouvernement croit en la promotion du secteur du tourisme et de l'hôtellerie et a soutenu sans relâche la création d'un environnement favorable à la prospérité du secteur et au bénéfice de nos concitoyens », a déclaré Belise Kariza, responsable du tourisme au Rwanda Development Board. « Toutefois, une main-d'œuvre qualifiée est nécessaire pour faire face aux tendances croissantes du secteur. Le rôle de l'initiative Hanga Ahazaza de Mastercard Foundation est essentiel pour relever ce défi. »

Le secteur du tourisme et de l'hôtellerie du Rwanda est une grande priorité nationale. Il se développe rapidement avec des répercussions sur d'autres secteurs, tels que l'agriculture et l'agroalimentaire. Toutefois, des obstacles persistent pour les jeunes en recherche d'emploi et les entrepreneurs, notamment des lacunes en matière de développement des compétences, de stage en entreprise et d'expérience et d'accès aux services financiers. 

« Le Rwanda Development Board n'a pas ménagé ses efforts pour faire progresser le secteur du tourisme et de l'hôtellerie au Rwanda afin qu'il soit compétitif à l'échelle mondiale en offrant de multiples opportunités à une population active jeune et grandissante », a déclaré Rica Rwigamba, directrice de programme et représentante du Rwanda à Mastercard Foundation. « Ensemble, nous allons renforcer la qualité de la formation professionnelle, du soutien et des ressources nécessaires pour préparer les jeunes à leur emploi actuel et futur dans ce secteur. »

Parmi les partenaires, qui collaborent à l'initiative Hanga Ahazaza, se trouvent : l'Université Cornell, Dalberg, ESPartners, GIZ, GroFin, Harambee, Horwath HTL, I&M Bank Rwanda, Inkomoko, Question Coffee, et Vatel Rwanda.

« Le secteur du tourisme et de l'hôtellerie peut ouvrir des portes à de nombreux jeunes comme moi », a déclaré Florence Muhongayire, diplômée du programme d'apprentissage en ligne de l'Université Cornell, partenaire de l'initiative Hanga Ahazaza. « Je dispose désormais des compétences nécessaires pour être compétitive au sein de ce marché et je souhaite contribuer à la mise à niveau du secteur en partageant mes connaissances avec les autres. »
Alwihda

Burundi-Région des Grands lacs : le Groupe de la Banque Mondiale suspend le financement de 5 projets en cours de préparation




C’est un coup dur pour le gouvernement du Burundi qui peine toujours à se relever des difficultés financières conséquentes à la crise de 2015. En effet, le groupe de la Banque Mondiale décide de suspendre 5 projets en cours de préparations pour le Burundi. Cette décision ressort d’une courte correspondance que le groupe de la Banque Mondiale a adressée au Ministre burundais des finances, du budget et de la coopération au développement économique, Monsieur Domitien Ndihokubwayo. « Compte tenu de la nouvelle stratégie de la Banque Mondiale sur les projets régionaux, seul  le projet de Facilitation du commerce dans la Région des Grands Lacs est maintenu. » a indiqué Jean-Christophe Carret, Directeur des Operations pour le Burundi. Pour le groupe de la Banque Mondiale, les autres projets qui étaient en préparation à savoir le projet de transformation de l’Agriculture en Afrique de l’Est et du Centre, le projet de Gestion Environnementale du Lac Victoria, le projet de transport sur le lac Tanganyika, le projet régional de gestion environnementale du Lac Tanganyika, le projet d’intégration Régionale Accélérée de la communauté Est-Africaine et le projet de Développement Hydroélectrique de Rusizi III tombent en annulation, ajoute Jean-Christophe Carret.
Au Burundi, la Banque mondiale finance des projets en faveur de l'agriculture, du développement communautaire, de l'éducation, de l'électricité, de la santé, du traitement du VIH/sida, du transport et d'un meilleur accès à l'eau. Pourtant, depuis 2015, l’engagement du Groupe de la Banque Mondiale auprès du gouvernement ont beaucoup varie comme le montre le tableau en bas.

Financements

Burundi: Engagements par exercice (en millions de dollars, source Banque Mondiale) visiblement, l’exercice 2019  n’est pas été promettant car la part des financements avait même sensiblement diminué, selon le tableau de la part des financements de la Banque Mondiale pour le Burundi. Pourtant, cette position qu’annonce la Banque Mondiale diffère de celle de l’Union Européenne qui voit d’un autre œil la coopération entre le Burundi et l’Union Européenne (dont certains domaines de financement sont semblables à celles de la Banque Mondiale) qui a annoncé, le 9 Mai 2019, à travers l’Ambassadeur Wolfram Vetter de l’existence « des contrats en cours à hauteur de 470 milliards de FBu dans des domaines variant du développement rural à la santé, à l’énergie et à la gouvernance, y compris au niveau régional. » Le même jour, l’Ambassadeur Wolfram Vetter a aussi annoncé « une enveloppe supplémentaire de 90 milliards de FBu dédiée au secteur de la santé, avant
l’année prochaine. En outre, il est prévu une mobilisation d’au moins 150 milliards de FBu de plus pour la santé le développement rural et l’énergie » Dans le secteur de la santé, l’UE cofinance avec les autres bailleurs les coûts des soins au niveau des centres de santé et des hôpitaux de district.
L’UE accompagne le pays dans ses actions de réduction de la mortalité maternelle et infantile, de lutte contre les maladies infectieuses et non transmissibles. Entre janvier 2016 et mai 2019, l’UE aura déboursé une somme de 36,4 millions d’euros au profit de 700 centres de santé et hôpitaux dans tout le pays, des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans. L’une des activités phares de ce programme est le paiement des services de soins pour cette catégorie particulière de la population. Alors, ces contrats dont évoque l’Ambassadeur Vetter vont-ils servir de manqué à gagner dans la réalisation de ces projets malgré cette décision de la Banque Mondiale ? C’est la question qui se pose désormais. Après deux années consécutives de récession en 2015 (-3.9 %) et 2016 (-0.6 %), l’économie du Burundi se redresse lentement. La reprise économique s'est accélérée en 2018, avec une croissance de 1,6 % contre 0,5 % en 2017. Toutefois, cette reprise reste fragile, compte tenu des nombreux défis du Burundi, notamment un manque de ressources budgétaires pour financer les investissements publics, une pénurie persistante de devises avec la baisse des réserves internationales et la vulnérabilité du secteur financier.
Steve BARAGAFISE