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Zone de libre-échange : officiellement lancée, la ZLECA aura son siège au Ghana



L’Afrique lance la ZLECA, la plus grande zone de libre-échange au monde depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce, avec un marché potentiel de 1,2 milliard de personnes. Après l’entrée en vigueur le 30 mai, les Etats africains entament la phase opérationnelle de la ZLECA, avec en sus l’adhésion du Nigeria, première économie du Continent, et choisissent le Ghana pour abriter le siège de l’organisation. La mise en œuvre du projet suscite déjà des questions

Quatre années après les premières négociations pour la mise en place d'un bloc commercial, 53 pays sur les 55 ont signé l'accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), la plus grande du genre depuis la création de l'Organisation mondiale du commerce en 1994. Le lancement a été effectif lors du sommet l'UA, ce dimanche 7 juillet à Niamey, la capitale du Niger. Une rencontre historique marquée par l'entrée officielle de la ZLECA dans sa phase opérationnelle, mais aussi l'adhésion des derniers récalcitrants à savoir le Bénin et le Nigeria ainsi que l'établissement du siège et du Secrétariat de l'organisation à Accra au Ghana.

La ZLEC devrait contribuer à libérer le potentiel économique de l'Afrique en stimulant le commerce intra-régional, en renforçant les chaînes d'approvisionnement et en diffusant le savoir-faire. Selon le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi, actuel président en exercice de l'Union africaine, qui s'est exprimé lors de la cérémonie d'ouverture du sommet extraordinaire de Niamey, «Les yeux du monde sont tournés vers l'Afrique». Il a estimé que l'accord va renforcer la position de négociation africaine sur la scène internationale. Une opportunité très attendue, sachant que le commerce intra-africain a représenté 17% des exportations en 2017, contre 59% en Asie et 69% en Europe, à cause d'une faible intégration économique des blocs régionaux.

Préalables au succès de la ZLECA

Pour rendre effective et opérationnelle la ZLECA, les Etats devraient cependant se pencher davantage sur les bénéfices et les coûts de sa mise en œuvre sur les entreprises et l'économie africaine de manière générale. Aussi, la création de la ZLECA a été faite dans un contexte d'absence de monnaie unique et de véritables zones de libre-échange au sein des blocs régionaux que les Etats doivent favoriser.

Le Continent comporte déjà plusieurs zones commerciales concurrentes qui se chevauchent -CEDEAO à l'ouest, EAC à l'est, SADC au sud et COMESA à l'est et au sud. Des blocs régionaux caractérisés par de faibles échanges ainsi que de nombreuses et diverses monnaies.

Autres facteurs défavorables à la réussite de la ZLECA, la faiblesse de l'industrialisation, le manque d'infrastructures et de diversification des produits commercialisés sur le Continent. Ce qui rendra inévitable une rude concurrence. Les économistes affirment que d'importants défis subsistent, notamment des liaisons routières et ferroviaires médiocres, de vastes zones de troubles, une bureaucratie excessive aux frontières et la petite corruption qui ont freiné la croissance et l'intégration.

Une Afrique à plusieurs vitesses

Par ailleurs, quelques études préalables soulignent que l'accord pourrait désavantager des pays à hauts potentiels comme le Nigeria dont l'économie dépendante des recettes pétrolières est peu diversifiée. Une crainte que devraient partager d'autres économies similaires -peu industrialisées et qui cherchent à développer et à protéger leurs secteurs clés comme l'agriculture, l'élevage et l'aviculture. C'est le cas de la plupart des pays d'Afrique subsaharienne dont la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Mali, la Guinée Conakry, le Niger ou encore le Gabon, le Cameroun, la RDC, la Tanzaniel'Angola, le Ghana, le Bénin.

L'accord serait plus profitable à des économies mieux structurées, notamment l'Afrique du Sud et les pays d'Afrique du Nord dont l'Egypte, la Tunisie, le Maroc et dans une certaine mesure l'Ethiopie. L'accord devrait également prendre en compte les diversités économiques au sein du Continent. Le Nigeria, l'Égypte et l'Afrique du Sud représentent plus de 50% du PIB cumulé de l'Afrique, contre 1% de PIB pour six autres Etats insulaires par exemple.

La Tribune Afrique

 

Le Rapport de la Banque Mondiale estime que 51 % des Rwandais ont accès à l’électricité



Le Rapport de la Banque Mondiale « Mise à jour de l’économie du Rwanda: éclairer le Rwanda» estime que 51 % des Rwandais ont maintenant accès à l’électricité, selon le Directeur de la Banque Mondiale au Rwanda, Yasser El Gammal.

«Les progrès du Rwanda au niveau de l’énergie est une histoire à succès qui stimule d’autres pays. Au cours des dix dernières années, le succès du Rwanda a été sans précédent quand on le compare à d’autres pays de la région. Plus de la moitié de la population est connectée maintenant à l’électricité à domicile. Cela s’est rapidement fait et dans de courts délais», a-t-il indiqué.

Pour le Directeur de l’énergie au Ministre des Infrastructures, Robert Nyamvumba, le Rwanda a beaucoup travaillé avec le Secteur Privé pour atteindre ces succès.

«Bien plus, il a recouru à l’énergie solaire qui est actuellement de 13 % surtout au niveau des villages modèles, et qui doit passer à 48 % en 2024. Maintenant, le Rwanda dispose de 221 MGW qu’il répartit à sa population», a-t-il indiqué.

Il a ajouté que d’autres projets importants sont en cours de construction.

«Le projet de la tourbe de Mamba dans le District de Gisagara, marais de l’Akanyaru, doit générer 80 MGW. Le barrage de Rusumo partagé entre le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi, doit aussi produire 80 MGW, et il est financé par la Banque Mondiale. D’autres partenaires sont entrain de générer 56 MGW. Au terme de ces projets, le Rwanda aura une énergie suffisante. Ceux qui ont construit de grandes et petites industries bénéficieront de bons services en électricité. Car, les prix de l’électricité auront baissé. C’est encouragement qui stimule à investir au Rwanda», a-t-il souligné.

Robert Nyamvumba s’est réjoui d’annoncer que les coupures incessantes ont sensiblement régressé de 295 fois en 2017 à 41 fois maintenant.

«Ceci résulte des sous-stations d’énergie qui ont été réparées. Dans la ville de Kigali, les villes secondaires jusqu’en milieux ruraux, la qualité des services de distribution de l’électricité a connu de réels progrès», a-t-il poursuivi.

Il a reconnu le rôle de la Banque Mondiale qui coopère dans des projets d’investissement en hydro power. Il a apprécié les réformes politiques envisagées pour réduire les coûts d’électricité.

RNA

La Tanzanie impose une taxe sur les perruques



Le ministre tanzanien des Finances a annoncé une taxe de 25% sur toutes les perruques et extensions de cheveux importées et une taxe de 10% sur celles fabriquées dans le pays dans le but de générer plus de revenus.

Philip Mpango a annoncé les mesures qui devraient entrer en vigueur au début du mois prochain, dans le cadre de sa déclaration budgétaire annuelle jeudi.

Les perruques, dont la plupart viennent de l'étranger, sont couramment portées par les femmes dans ce pays d'Afrique de l'est.

La perruque la moins chère coûte actuellement environ 4 $ mais les prix peuvent aller jusqu'à 130 $.

Selon certains analystes de la consommation, la Tanzanie va récolter une somme assez consistante grâce à cette taxe sur les perruques et les extensions.

Il s'agit en effet d'un marché qui ne connait pas la crise et qui attire chaque jour un nombre important de femmes et de jeunes filles.

Selon Euromonitor International, les femmes africaines dépenseraient environ 6 milliards de dollars par an en cheveux secs (tissages, perruques et extensions).

L'Afrique du Sud, le Nigeria et le Cameroun dépensent à eux seuls 1,1 milliard de dollars en produits de soins capillaires.

Les autres pays africains ne sont pas en reste en témoigne le nombre de plus en plus élevé de producteurs de cheveux secs en Afrique.

M. Mpango a également mis fin à l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée appliquée aux serviettes hygiéniques.

Selon lui, c'est parce que les consommateurs n'ont pas profité de la baisse des prix, car les entreprises n'ont pas réduit ce qu'elles facturaient lorsque l'exemption a été introduite.

Dans de nombreux groupes WhatsApp en Tanzanie, les femmes ont commencé à se plaindre de ces nouvelles mesures, accusant le gouvernement de les punir.

Parmi les autres hausses d'impôts, citons la taxe de 35% sur le chocolat et les biscuits, qui s'élevait à 25%.

BBC Afrique

La Ministre rwandaise de l’Economie exhorte les entreprises africaines à participer à la 2ème Edition de la Foire Commerciale de Kigali



La Ministre rwandaise de l’Economie et de l’Industrie, Soraya Hakuziyaremye, exhorte les entreprises africaines à participer à la 2ème Edition de la Foire Commerciale de Kigali qui se tiendra du 01 au 07 Septembre 2020, et qui a pour thème : «Construire des Ponts pour assurer la réussite de la ZLEC».

«La Foire réunira cinq mille participants venus des pays africains et d’ailleurs. Il est prévu qu’elle génère des contrats d’investissements qui seront signés et qui sont d’une valeur de plus de $ 40 milliards. L’on s’attend à dix mille visiteurs par jour », a indiqué Hakuziyaremye a Niamey, en marge du Forum pour le Business organisé en marge du 12ème Sommet Extraordinaire pour le Lancement de la phase opérationnelle de la Zone de Libre échange Continentale (ZLEC/CFTA).

Elle a en même temps signé un Accord avec la Banque africaine d’Export–Import (Afreximbank) représentée à la cérémonie par son Président, le Prof. Benedict Oramah, et aussi avec le Commissaire de l’Union Africaine (UA) en charge du Commerce et Industrie, l’Ambassadeur Albert Muchanga.

Ce sont ces institutions en partenariat avec le Gouvernement du Rwanda, et d’autres sponsors, qui organiseront la Foire.

«Nous avons déjà tenu des réunions avec les agents d’Afreximbank dans le cadre de la préparation de la tenue de la Foire qui se définit comme une plateforme d’échanges. Il faut que les gens profitent des opportunités régionales du commerce, échangent des informations et nouent des partenariats. La Foire est un projet phare modèle entre les Etats membres de l’UA. Tous les secteurs sont invites à participer. Nous intéresserons aussi les autres pays des autres continents. Des participants des autres pays africains sont exhortées à venir afin d’accroître les opérations économiques africaines. Nous voulons connecter plus de pays. Nous accorderons des facilitées dans le transport des marchandises depuis les ports de Mombasa et Dar-es-Salaam», a poursuivi Hakuziyaremye. (A suivre…)

Agence Rwandaise d'information

COMESA: le Burundi répondra présent au sommet du COMESA d'août prochain



Les autorités burundaises prendront part à la prochaine réunion des pays membres du COMESA qui aura lieu en août prochain à Lusaka en Zambie.

Selon le ministère burundais du Commerce, l’objectif de cette réunion est d’évaluer la mise en place de la nouvelle Zone de libre-échange continentale qui est déjà entrée en vigueur depuis la fin du mois de mai de cette année. Les autorités burundaises prendront également part dans cette réunion.

La réunion sera précédée par celle des ministres africains du Commerce qui doivent achever leurs travaux sur les instruments d’appui visant à faciliter le lancement de la phase opérationnelle de la Zone de Libre-Echange lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement qui se tiendra le 7 juillet.

Le 4 juin, le ministre des Relations Extérieures, Ezéchiel NIBIGIRA a reçu en audience une délégation du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) conduite par le Secrétaire Général de cette organisation Madame Chileshe KAPWEPWE.  Leur entretien était centré sur les sujets communs entre le COMESA et le Burundi.

Selon le ministre Nibigira, « les échanges ont été fructueux et les relations entre le Burundi et le COMESA vont de plus en plus s’améliorer ».

Ces hautes personnalités se sont également convenues sur les modalités de remboursement pour les dépenses faites lors des préparatifs du dernier sommet de COMESA qui devrait avoir eu lieu l’année passée à Bujumbura. Selon toujours le ministre Nibigira, un comité a été mis en place par le COMESA pour étudier la question en rapport avec le règlement des pertes subies par le Gouvernement burundais après la délocalisation du sommet de ce sommet. C’est dans ces conditions que Bujumbura aurait décidé de répondre à cette prochaine réunion du COMESA prévue au mois d’août.

Actuellement, le commerce entre les pays du COMESA se chiffre à 9 milliards de dollars américains, ce qui équivaut en pourcentage à environ 10% des échanges globaux avec le reste du monde. Les pays membres du COMESA insistent sur la nécessité d'accélérer le processus d'intégration des économies africaines afin de profiter pleinement du potentiel des productions nationales et promouvoir le commerce intra-africain, et les études réalisées par le secrétariat exécutif du COMESA ont relevé que les pays membres importent pour près de soixante-dix-milliards de dollars des marchandises qu’ils ne produisent et commercialisent entre eux-mêmes.  D’où il faut chercher des mécanismes d’élargissement du marché intérieur comme la ZLEC.  

«L’augmentation du commerce de produits manufacturés à haute valeur ajoutée, par le biais de la ZLEC, va aider les pays africains à diversifier leurs exportations et à renforcer leur résistance aux fluctuations des prix. Par conséquent, une économie plus stable attirera les investisseurs et permettra la croissance d’un plus grand nombre de petites et moyennes entreprises, car les petites entreprises avec moins de liquidités sont les plus vulnérables dans une économie fluctuante. Le secteur manufacturier aidera davantage l’économie africaine à prospérer, car ce sont les régions du monde qui connaissent la plus forte croissance qui diversifient le plus leurs économies» indique Alexander C.R. Hammond, économiste et Chercheur.

La Zone de Libre Echange Continentale est un projet de zone de libre échange qui vient d’être mis en œuvre depuis le 30 mai de cette année. Elle doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, (en cours de création sur la grande partie de l'Afrique de l'est et centrale, de l'Égypte jusqu'en Afrique du Sud) qui doit inclure le marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), la communauté d'Afrique de l'Est (CAE) et la communauté de développement d'Afrique australe (SADC), avec d'autre part la communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'union du Maghreb arabe et la communauté des États sahélo-sahariens. Le projet vise à regrouper au total 55 États dans une zone de libre-échange.

« En augmentant le commerce intracontinental de produits manufacturés, l’Accord relatif aux échanges commerciaux entre pays en développement pourrait s’avérer révolutionnaire. Partout où elle a été tentée, l’industrialisation a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté, d’allonger leur espérance de vie, d’accroître leur taux d’alphabétisation et d’améliorer leurs conditions de vie. Pour ces raisons, nous devons espérer que le seuil de 22 membres de la ZLEC sera bientôt atteint » fait savoir le chercheur.

Le commerce intra-africain atteint déjà 20 % du total des échanges du continent et devrait augmenter de 52 % d’ici à dix ans. La ZLEC peut donc rétablir des règles du jeu plus équitables en introduisant un certain degré de protection interne en faveur des productions africaines. Cela permettra de contrebalancer le rôle dominant occupé par certains pays dans les chaînes de valeur et la propriété intellectuelle.

Steve Baragafise

L'Ouganda réhausse ses perspectives de croissance à 6,3% en 2019/2020



(Agence Ecofin) - L’économie ougandaise devrait croître de 6,3% au cours de l’exercice fiscal 2019/2020. C’est ce qu’a indiqué le Daily Monitor, citant un document sur le projet de loi de finances 2019/2020.

Cette performance devrait être tirée par une accélération de la croissance dans les secteurs du commerce et de la manufacture. La hausse des investissements publics et privés dans les infrastructures, couplée à une hausse des performances des secteurs agricole et touristique devrait également favoriser cette croissance par rapport aux 6% initialement prévus.

Comptant sur les revenus de la production de pétrole prévue pour démarrer d’ici 2022, le gouvernement ougandais a intensifié ses investissements dans les infrastructures. Cependant, ces investissements ont entraîné une hausse de la dette publique du pays. D’après le FMI, cette dernière devrait atteindre les 50,7% en 2021/2022.

Cette semaine, le parlement ougandais a indiqué qu’un report de la production pétrolière ainsi que la détérioration du climat sécuritaire et politique, menaçait de saper la confiance des investisseurs dans le pays. Ce, alors que les élections générales de 2021 devraient augmenter les dépenses de l’Etat tandis que le déficit budgétaire continue de s’accroître (-7,2% prévu par le FMI en 2019-2020).

Notons que l’institution de Bretton Woods table sur une croissance moyenne de 6% à 7% au cours des cinq prochaines années.

Moutiou Adjibi Nourou    

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