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Le Gouvernement du Burundi adopte la suite bureautique russe MoyOffis (MyOffice)



Le Gouvernement du Burundi adopte la suite bureautique russe MoyOffis (MyOffice)

Lors du Sommet et du Forum économique Russie-Afrique 2019 qui s’est tenu à Sotchi du 23 au 24 octobre, Dmitry Komissarov, le membre du Conseil d’administration de l’Association de développeurs de produits logiciels « Otetchestvenny soft » (Logiciels russes) et le directer général de la société « Novie Oblatchnie Tekhnologii » (Nouvelles technologies cloud) (NCloudTech.com) a annoncé le début des livraisons des solutions logicielles russes MoyOffis (MyOffice.ru) à la République de Burundi. L'intégration des solutions sera réalisée par la société informatique burundaise INGO Tech s.a.r.l.

L'entrée sur le marché africain a eu lieu dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de la Russie de développement de la coopération commerciale et économique entre la Russie et les pays africains. Le sommet, qui a eu lieu à l’initiative des présidents de la Russie et de l’Égypte, a rassemblé plus de 50 Chefs d’État du continent africain.

« Nous avons soigneusement analysé les programmes de bureautique existants et avons décidé d’acquérir 300 licences de la suite bureautique russe MyOffice, qui est en mesure de satisfaire nos besoins. C’est un produit moderne, fonctionnel et doté d’un haut niveau de sécurité. Il permet de déployer une infrastructure cloud sécurisée pour le travail avec des documents et des courriers électroniques dans le cadre des systèmes informatiques existants du gouvernement du Burundi », a déclaré Willy Nyamitwe, Conseiller principal du Président de la République du Burundi.

La livraison annoncée prévoit le transfert de 300 licences « MoyOffis Professionalny » (MyOffice Professional) au gouvernement du Burundi et la création d'un cloud privé pour le travail commun avec des documents et des fichiers dans le cadre du système informatique de l'État. Pour le développeur de logiciels russe, MoyOffis, il s'agit d'un premier contrat international, lequel en est maintenant au stade de la mise en œuvre.

« Selon des estimations indépendantes d'agences d'analyse, le nombre d'ordinateurs personnels en Afrique dépassera les 200 millions d'ici 2025. Le gouvernement de la République du Burundi suit la tendance à la numérisation et devient le premier pays africain à franchir l'étape de la mise en œuvre d'un logiciel bureautique sécurisé. Le contrat confirme non seulement le vif intérêt que suscite le produit russe MoyOffis sur le marché international, mais pose également les bases d'une coopération en matière d'initiatives dans le domaine de la formation. Je suis convaincu que l’expérience positive de la coopération avec le Burundi et la poursuite de la croissance économique des pays du continent africain entraîneront une augmentation de la part des logiciels russes dans le marché mondial », a déclaré Dmitri Komissarov, PDG de «Novie Oblatchnie Tekhnologii».

Compte tenu du développement dynamique du pays et de la nécessité de passer à la gestion électronique de documents, l'Administration présidentielle, en collaboration avec le Gouvernement de la République du Burundi, recherchait une solution répondant à trois critères fonctionnels :

· travail collectif avec des documents

· infrastructure cloud sécurisée

· mobilité et capacité multi-plateforme.

L'intégration de la solution prendra plusieurs mois. Les partenaires africains ont déjà étudié les caractéristiques du produit et mené des tests approfondis. Outre la grande fiabilité du logiciel, la protection et la sécurité des documents, l’Administration présidentielle burundaise et le Gouvernement de la République ont apprécié la commodité de la collaboration dans le cloud et la possibilité d’utiliser des appareils mobiles. Ils ont également tenu compte du fait que l'interface de la suite bureautique était entièrement traduite dans plusieurs langues étrangères, dont le français, l'anglais et l'espagnol.


Distribué par APO Group pour MyOffice.

Contact du Presse :
Lina Udovenko
Email : 

Informations sur MoyOffis :
« Novie Oblatchnie Tekhnologii » (NCloudTech.com) est un développeur de logiciels bureautiques destinés aux communications d'entreprise et au travail avec des documents. Depuis 2013, la société conçoit des produits logiciels et des solutions cloud pour les utilisateurs russes sous la marque MoyOffis®. Applications faisant partie de la plateforme MoyOffis : Documents, Texte, Table, Présentation, Mail, Calendrier, Contacts et Messenger Logos.

« Novie Oblatchnie Tekhnologii » est une entreprise à orientation sociale, qui soutient et développe des initiatives éducatives de l’État. Les produits logiciels MoyOffis sont utilisés dans le système éducatif de la Fédération de Russie. Ils servent à améliorer les connaissances en informatique et à former des spécialistes hautement qualifiés. Une version spéciale de l'application destinée aux établissements d'enseignement est distribuée sous des conditions spéciales : les écoles reçoivent le produit gratuitement, les universités, avec une remise de 93 %.

Les clients de la société sont les plus grandes entreprises et organismes d’État russes. En 2019, des contrats ont été conclus avec l'Administration présidentielle, le Ministère du Développement Numérique, des Communications et des Médias de masse, la Poste de la Russie, Aeroflot, Rosgvardia, les Chemins de fer russes et de nombreux autres.

En 2019, la compagnie Kaspersky Lab, l'un des principaux développeurs et fournisseurs de solutions de sécurité de l'information, a rejoint le conseil d'administration.

La Journée de la Femme Digitale lance son premier JFD Club en Afrique



Cédric O, Secrétaire d'Etat français au Numérique, accompagné par des membres de la JFD.

Mercredi 9 octobre, Delphine Remy-Boutang, CEO the Bureau et de la Journée de la Femme Digitale (JFD), a révélé les axes principaux de l'édition 2020. La JFD étend sa marque en Europe, mais aussi en Afrique avec l'ouverture du premier JFD Club à Libreville, la capitale gabonaise.

Cédric O, Secrétaire d'Etat chargé du Numérique, Nathalie Collin, DGA du Groupe La Poste, en charge du Numérique et de la communication et marraine de la 8e édition de la JFD Europe, étaient venus assister au lancement de la saison 2020. Cette année, la JFD sera orientée vers 3 thématiques principales : l'innovation, l'accessibilité et le changement au service de l'inclusivité. « Donner aux femmes leur juste place dans le numérique, c'est donner au monde une véritable chance de relever ses grands enjeux », a introduit Delphine Remy-Boutang, avant d'annoncer les temps forts de 2020, reposant sur un plan de développement élargi à l'Europe et l'Afrique. La prochaine édition appelée « Beyond » se tiendra le 21 avril à la Maison de la Radio de Paris, mais également sur le continent en juillet prochain.

« Beyond », c'est le thème retenu par les organisateurs de l'événement au regard de l'élargissement du concept : « au-delà » des générations, des genres, mais également des frontières et des consciences. « Ne laissez jamais la peur se mettre en travers de votre chemin ! N'ayez pas peur de continuer même lorsque les soi-disant « experts » disent que c'est impossible. N'ayez pas peur de rester seule, d'être différente, de vous tromper, de faire et de reconnaître vos erreurs, car seuls ceux qui osent échouer grandement peuvent accomplir de grandes choses », a déclaré Margaret Hamiltonla femme à l'origine du succès de la mission Apollo 11, à l'occasion du lancement de la JFD. Les conclusions de la première publication du « Manifeste pour un monde digital inclusif » signé par une quinzaine de grands groupes engagés dans une meilleure représentation des femmes dans la Tech seront également rendues en 2020.

La Journée de la femme digitale s'internationalise

La JFD récompense et connecte chaque année, depuis 2013, les femmes engagées dans la Tech. La dernière édition avait rassemblé une cinquantaine de partenaires, 5 000 participants, 200 intervenants, 170 journalistes et quelque 60 pays étaient représentés.

En 2020, la JFD devient le Digital Women's Day et sera ponctuée par des interventions dans la langue de Shakespeare. Avec l'ouverture d'un premier Club à Libreville au Gabon dirigé par Camélia Leclercq, la JFD poursuit sa stratégie à l'international. Le JFD Club, réseau de femmes digitales lancé en 2016, réunit à ce jour plus de 400 femmes d'influence pour promouvoir les opportunités de croissance de femmes entrepreneures dans la Tech.

Par ailleurs, c'est la JFD qui portera désormais le Global Entrepreneurship Network (GEN) -réseau mondial qui réunissant des opérateurs économiques de 164 pays sur le thème de l'entrepreneuriat depuis 12 ans- avec la nomination de Delphine Remy-Boutang en qualité de présidente du bureau français de GEN.

Un espace « start-up to scale-up » sera consacré aux rencontres entre investisseurs et entrepreneurs. La Fondation Margaret octroiera des bourses et des formations aux femmes désireuses de se lancer dans l'économie digitale, et le Prix Margaret récompensera une entrepreneure et une intrapreneure européenne et africaine le 21 avril prochain.

« Nous ne réussirons pas à faire de la France un leader de la technologie à l'échelle mondiale en se privant de la moitié des talents. Nous devons agir dès le plus jeune âge pour faire naitre des vocations. C'est bien sûr une question d'égalité et de parité, mais également de compétitivité, la diversité étant source d'une plus grande innovation », a souligné Cédric O. « Même les sous-mariniers progressent au niveau de l'égalité des genres, mais seulement 2,6 % des startups de femmes sont financées par le grand capital en France », a-t-il déploré, invitant tous les acteurs à se mobiliser pour soutenir le renforcement du poids des femmes dans la Tech.

 La Tribune Afrique

Burundi-Grands Lacs : Signature des accords du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Ruzizi 3



Afbeeldingsresultaat voor construction rusizi 3

C’est un projet pharaonique qui va être entamé par trois pays ; la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi. En effet, c’est ce lundi, 29 Juillet 2019 que le ministre par intérim de l'Energie et des Ressources hydrauliques de la République démocratique du Congo, Pierre Kangudia, le ministre des Infrastructures du Rwanda, l'ambassadeur Claver Gatete, et le ministre de l'hydraulique, de l'Energie et des Mines du Burundi, Côme Manirakiza, ont signé à KEMPISKI, un Hôtel de Kinshasa, des accords du projet de construction de la centrale de Ruzizi 3.

«Le coût du projet est évalué à 400 millions USD dont 50% proviendront de bailleurs de fonds européens, notamment l’AFD, la Banque européenne d’investissement (BEI), la KFW et l’Union européenne. Près de 20% de ces fonds ont déjà été mobilisés depuis 2015 par la Banque africaine de développement (BAD). D’une capacité installée de 144 MW, Ruzizi 3 pourrait produire jusqu’à 200 MW lorsque les études supplémentaires vont être finalisées, » a indiqué Pierre Kangudia, le ministre congolais de l’Energie et des Ressources hydrauliques lors des cérémonies de signature de ces Accords.

Après les programmes Ruzizi I (1958) et Ruzizi II (1989), la réalisation de cette nouvelle centrale hydroélectrique, d’une capacité de 144 (MW), sera confiée à un groupement d’opérateurs privés menés par Sithe Global, une filiale du fonds d’investissement américain Blackstone Group spécialisée dans les infrastructures énergétiques et Industrial Promotion Services (IPS), filiale du groupe Aga Khan ainsi qu’à la société SN Power. Ces entreprises ont aussi signé les accords de partenariat public-privé avec les trois pays.

De surcroit, l’énergie produite par la centrale sera partagée par le Burundi, le Rwanda et la RDC et devrait aider à réduire le déficit énergétique chronique de ces trois pays. Sur le calendrier, la cérémonie de la pose de la première pierre est prévue en 2021 et l’inauguration en 2026. La zone du projet se trouve au Sud-ouest du Rwanda et à l’Est de la RDC, entre le Lac Kivu et le Lac Tanganyika. L’aménagement hydroélectrique de Ruzizi III se situe sur la rivière Ruzizi, frontalière entre la RDC et le Rwanda, dans la Région des Grands Lacs.

Le site où se fera la construction de cette centrale a été sélectionné sur base de l’intérêt économique de divers sites, sur leurs impacts environnementaux et sociaux, et leurs risques. Un comparatif a été conduit sur une large région, englobant le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, la RDC, le Rwanda, la Tanzanie, sur la base de plusieurs critères dont : la disponibilité des données ;  les impacts négatifs majeurs ; le coût abordable et la capacité supérieure à 30 MW.

L’énergie, une denrée rare pour le pays

De par son emplacement géographique, le Burundi a un potentiel hydroélectrique énorme. En grande partie, c’est la Régie de Production et de distribution d’Eau et d’Electricité (REGIDESO) qui assure la production et l’exploitation de l’électricité à plus de 97% soit 30,8MW hydrauliques et 5.5MW thermiques. Les 3% restants sont produits par l’Office du thé du Burundi (OTB) et l’ABER  (l’Agence Burundaise d’Electrification Rurale). Pour augmenter sa production énergétique, le gouvernement du Burundi avait fait le pari de signer un contrat avec deux sociétés étrangères, une de l’Italie l’autre de l’Egypte un contrat pour la construction de deux centrales hydroélectrique.

Pour une valeur de 150 millions de dollars, ces centrales devraient être construites par les sociétés CMC et ORASCOM, dans un délai de 3 ans et 6 mois. Leur puissance sera de 49,5 MW. En raison des crises politiques qui l’ont secoué au lendemain de son indépendance, le Burundi n’a pas misé sur la production d’une énergie suffisante pour le pays. Pour combler son déficit, il importe jusqu'ici de l’énergie électrique à partir des centrales de Ruzizi I et Ruzizi II, localisées en République Démocratique du Congo et relevant de la Communauté économique des pays des Grands lacs, la CEPGL. Alors que les besoins en énergie sont estimés à au moins 70 mégawatts, le pays n’en produit que 30 à peine.

Steve Baragafise 

 

Kenya : démarrage imminent des activités de l’usine de transformation de lait de Kangema



Kenya : démarrage imminent des activités de l’usine de transformation de lait de Kangema

(Agence Ecofin) - Au Kenya, l’usine de transformation de lait de Kangema située dans le comté de Murang’a devrait lancer ses opérations d’ici le mois de décembre. D’un coût de 300 millions de shillings soit environ 3 millions $, l’usine a été entièrement financée par les épargnes de quelque 5 000 producteurs laitiers.

A sa pleine capacité, cette unité devrait transformer 20 000 litres de lait par heure en des produits laitiers comme le yaourt et le fromage.

D’après John Mugo, président de la coopérative des fermiers, ce projet devrait permettre d’augmenter les revenus des exploitants et sera complété par la production de fourrage et l’installation de refroidisseurs pouvant contenir 10 000 litres de lait.

Au Kenya, l’industrie laitière fournit des moyens de subsistance pour 1,8 million de ménages ruraux et génère 700 000 emplois le long de la chaine de valeur selon l’OMC.

Le pays a produit en 2017, 3,6 milliards de litres, dont 80 % provenait des petits exploitants. 

Leaders de la tech' et gouvernements veulent davantage de drones en Afrique



Drone DJI

La Banque Mondiale et le Forum économique mondial l'ont annoncé : le Rwanda sera le pays-hôte du Forum africain du drone. Il se tiendra en février 2020.

L'événement rassemble des entreprises leaders dans le secteur de la tech', ainsi que des organismes gouvernementaux. L'objectif est notamment de rappeler la volonté de ces organisations de faire voler davantage de drones dans le ciel africain.

Compenser un manque d'infrastructures


À l'heure actuelle, le continent africain s'intéresse déjà beaucoup aux drones. Des pays comme le Rwanda ou le Ghana ont déjà déployé des services de livraison par drones à l'échelle nationale.

Pour les responsables, cette technologie pourraient rendre des services dans une multitude de domaines, en compensation d'infrastructures défectueuses ou absentes. D'après Eurasia Review, seul un tiers des Africains se trouve à moins de deux kilomètres d'une route praticable toute l'année, et il faudrait un investissement supplémentaire de plus de 50 milliards de dollars pour améliorer ces infrastructures sur l'ensemble du continent.

C'est pourquoi l'Union Africaine a fait du développement des drones une priorité en 2018. Selon Timothy Reuter, responsable en drones et aérospatiale au forum économique mondial, « développer l'usage des drones en Afrique n'apporterait pas seulement des bénéfices économiques, agricoles ou dans le secteur de la santé. Cela pourrait littéralement sauver des vies, en transportant des colis par-delà les routes ».

Promouvoir de nouvelles politiques


Timothy Reuter poursuit : « Pour libérer ce potentiel, de nouvelles politiques doivent être mises en place, pour une ouverture, en toute sécurité, du ciel aux drones, alors que la plupart des pays africains n'autorisent pas encore les applications les plus bénéfiques ». Cette année, le Rwanda a été choisi pour accueillir le Forum africain du drone, parce qu'il fait partie des pays à disposer d'une politique encourageant ces démonstrations.

À la banque mondiale, Riccardo Puliti, se dit enthousiaste : « Le Forum africain du drone ouvrira les esprits d'ingénieurs, de régulateurs, d'entrepreneurs et d'investisseurs. Les compétitions de vol vont promouvoir de nouvelles industries et de nouveaux services, mettre en valeur les données pour les livraisons, créer des pôles d'activités et des opportunités pour les technologies innovantes, et développer des ensembles de compétences pour les travaux du 21e siècle dans la région et au-delà ».

Paula Ingabire, ministre rwandaise de l'innovation et des TIC, partage cet avis : « Nous sommes excités à l'idée d'accueillir le Forum africain du drone, une plateforme qui accueillera des décideurs, des optimistes des drones, des experts et des leaders de l'industrie pour explorer tout le potentiel des applications des drones sur le continent africain. C'est une opportunité pour le Rwanda de partager notre expérience de pionnier ».

Les personnes qui souhaitent participer aux compétitions de vol prévues durant le Forum peuvent encore soumettre leur candidature. Ils ont jusqu'au 30 septembre pour le faire.

clubic.com

Tanzanie : un projet de pipline pour acheminer le pétrole vers la Zambie



Au port de Dar Es-Salaam transitent les produits pétroliers à acheminer vers la Zambie enclavée. Afin d’assurer une meilleure efficacité de leur transport, les deux pays vont construire un pipeline pour acheminer le pétrole de la Tanzanie vers la Zambie. Détentrice d’importantes réserves de gaz, la Tanzanie a aussi des projets de gazoducs destinés à satisfaire sa demande intérieure et à exportation.

1,5 milliard de dollars, c'est le coût estimé du pipeline devant relier la Tanzanie et la Zambie. L'ouvrage est destiné au transport du pétrole raffiné entre les deux pays a précisé ce mardi 28 mai Medard Kalemani, ministre tanzanien de l'Energie au cours de la présentation du budget 2019 - 2020 de son ministère. La Zambie, le pays d'Afrique australe voisin de la Tanzanie, importe la majorité de ses besoins en pétrole principalement du Moyen-Orient, via le port de Dar es-Salam en Tanzanie. Le pipeline reliera la capitale commerciale Dar es-Salaam à la ville minière de Ndola, en Zambie, située à 1 349 km. Aucune information n'a filtré sur le calendrier et les modalités de lancement du projet. Le ministre de tanzanien des Mines a néanmoins annoncé le début des études de faisabilité au cours du prochain exercice, sans donner plus d'informations quant aux différents partenaires impliqués.

Ce dernier dont la mise en œuvre sera assurée de manière conjointe par les deux pays devrait contribuer à la résolution des problèmes liés au transport de produits pétroliers. L'oléoduc aura également des points de décollage dans les régions de Morogoro, Iringa, Njombe, Mbeya et Songwe du côté tanzanien a indiqué Kalemani rapporté par Reuters. La Tanzanie et la Zambie ont déjà développé un pipeline de pétrole brut qui le transporte vers la Zambie, où il est raffiné à Ndola pour un usage local.

Tirer profit du gaz tanzanien

Sous l'égide de son président John Magufuli, la Tanzanie a noué plusieurs partenariats et a établi une stratégie pour mieux tirer profit de ses ressources en hydrocarbures dont les réserves de gaz naturel sont estimées à 58 billions de pieds cubes. Le ministre de l'Energie a annoncé, il y a deux mois, la négociation des conditions de développement d'un projet de gaz naturel liquéfié de 30 milliards de dollars avec des entreprises au cours des deuxième et troisième trimestres de l'année 2019. Cette annonce survient dans un contexte marqué par la reprise des négociations entre le gouvernement et les compagnies engagées dans le projet dont Royal Dutch ShellOphir EnergyPavilion Energy et Exxon Mobil. Les pourparlers devraient s'achever en septembre avec un accord définitif entre les protagonistes. La Banque centrale tanzanienne a estimé dans un rapport récent que le lancement des travaux permettra au pays d'ajouter 2 points supplémentaires à sa croissance économique d'environ 7%.

Maimouna Dia | Tribune Afrique

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