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Burundi : la réticence des autorités à déclarer une épidémie de paludisme



Burundi Kampf gegen Malaria (Antéditeste Niragira)

Le gouvernement a déclaré une épidémie de choléra avec plus de 120 cas déjà recensés. Mais il rechigne à faire de même concernant le paludisme qui a fait plus de 1.800 morts depuis le début de cette année.

5,7 millions de personnes sont atteintes du paludisme selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, soit la moitié de la population burundaise. Si le ministre de la Santé, Thadéé Ndikumana, reconnaît la recrudescence des cas de paludisme dans le pays, celui-ci rechigne à déclarer une épidémie malgré les inquiétudes des organisations partenaires.

Pour le ministre de la Santé, il est bien trop tôt pour parler, comme cela avait été le cas en 2017, d'une épidémie de paludisme.

"Comparativement aux chiffres qu'on avait en 2017 quand on a déclaré l'épidémie du paludisme, les chiffres que nous avons pour les six mois qui viennent de s'écouler sont en recul. De janvier à juin 2017, on avait recensé 4.913.150 patients avec environs 4.500 décès. Mais depuis janvier 2019, nous avons enregistré 4.394.616 patients avec les cas de décès qui s'élèvent à 1400. Il y a certes une recrudescence des cas de paludisme mais on n'a pas encore atteint les chiffres de 2017", explique le ministre de la santé.

Réagissant à ces chiffres, Sylvain Habanabakize, qui travaille pour le Cadre d'expression des malades au Burundi, note que la situation a relativement peu évolué.

"Le paludisme au Burundi est une maladie qui dans les années passées était considérée comme une épidémie. Mais pour le moment, on voit que le taux des personnes atteintes du paludisme a diminué. On ne peut pas dire que c'est une épidémie parce que pour le moment, on voit un changement."

Le choléra fait des ravages

Le Cadre d'expression des malades au Burundi, s’inquiète en revanche des ravages que cause une autre maladie, le choléra, avec plus de 125 cas déjà recensés.

L'insalubrité dans certains endroits publics et l'insuffisance d'eau potable sont les principaux obstacles à la lutte contre le choléra, renchérit Sylvain Habanabakize.

"On observe la pénurie d'eau potable dans certains quartiers. C'est pour cette raison que le CEMABU demande aux services habilités de rendre disponible l'eau potable et que la mairie de Bujumbura travaille pour qu'il n'y ait plus de cas d'insalubrité susceptibles de provoquer cette épidémie."

Depuis un mois, le ministère de la Santé publique et la municipalité de Bujumbura effectuent conjointement des inspections dans les lieux publics. Dans le cadre de ces campagnes, des bistrots et restaurants qui ne remplissaient pas les conditions d'hygiène exigées ont été fermés.  

DW

CAN 2019: Abdul Razak, le Fiston chéri du Burundi



En Égypte, le footballeur burundais Fiston Abdul Razak a vécu son premier match d’une phase finale de CAN face au Nigeria avant celui contre Madagascarl le jeudi 27 juin. Si les Hirondelles se sont inclinées 1-0 contre les Nigérians, l’attaquant de la JS Kabylie reste confiant quant à la suite du parcours. Rencontre avec un globe-trotter du foot et chouchou des supporters du Burundi.

Fiston Abdul Razak est un garçon qui aime les défis. Avant le début de la Coupe d'Afrique des nations, il assurait que le Nigeria était prenable pour la première rencontre du groupe B, qui était aussi le tout premier match du Burundi en CAN. Si les Hirondelles se sont finalement inclinées, le match fut un sacré casse-tête pour les Super Eagles. D’ailleurs, le coach du Nigeria, Gernot Rohr, a félicité les Burundais, avouant avoir souffert sur le banc.

Globe-trotter du foot, chouchou des supporters des Hirondelles

Fiston Abdul Razak, globe-trotter du foot et chouchou des supporters des Hirondelles, se nourrit de son expérience. Le joueur de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK, Tizi Ouzou), deuxième meilleur buteur des éliminatoires de la CAN 2019, a pas mal roulé sa bosse. À 25 ans, il a déjà connu plusieurs pays dont le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Irak et l’Algérie, donc.

Tout va bien pour celui qui profite pour l'instant à fond de ce séjour en Égypte. « Nous sommes un petit pays, pas très connu, et sous-estimé. Dans notre poule, on disait toujours que c’était le Mali et le Gabon qui seraient qualifiés. Mais au final, on est là », dit-il en souriant. « Face au Nigeria, tout le monde pensait que l’on allait prendre cinq buts ! Mais on a rivalisé », commente-t-il.

Si Fiston Abdul Razak est présent à Alexandrie, c’est parce qu’il « donne tout ». Il faut dire qu’il est toujours en mouvement, ne rechigne jamais à redoubler d’efforts pour faire parler sa vivacité et trouver le fond des filets. Il est aussi capable de défendre pour ce Burundi invaincu en phase de qualification. « C’est un battant, un joueur important pour nous », raconte son coéquipier et ami Saido Berahinno.

Depuis ses premiers pas à Bujumbura, où il est né, jusqu’au championnat algérien où il évolue actuellement, la progression de ce joueur atypique du Burundi est constante. S'il a commencé le football dans la rue avec les copains, il a franchi un palier décisif en 2009, lorsqu'il a signaé au Lydia Ludic Burundi Académic FC (LLB Academic).

Le rêve européen au bout des pieds

« Il y a plein de bons joueurs à cette CAN, mais je ne veux pas trop regarder. Moi aussi j’ai deux pieds et deux jambes et je ne dois pas trembler », avance cet aventurier du football aux cheveux parfois décolorés, qui rêve d’un contrat en Europe. « J’ai de l’expérience et c’est peut-être le moment pour changer. Mais je dois le montrer sur le terrain lors de cette CAN. En 2020, j’aimerais être en Europe. Je sais que je peux y arriver. »

Fiston Abdul Razak compte 16 buts en 36 sélections. Lors de la cinquième journée des éliminatoires, il  avait inscrit un quadruplé face au Soudan du Sud, dont trois buts dans le dernier quart d’heure. C’était l’état de grâce, pour celui que l’on surnomme désormais « 4G ». « Maintenant, je voudrais être 5G ! », lance le garçon dans un éclat de rire. 

« Il y a encore deux matches et il ne faut pas baisser la tête », avouait-il à l’issue de la rencontre perdue face au Nigeria. Fiston Abdul Razak, obsédé par le but, fait partie de ces gens qui n’abandonnent jamais. Au point de tenir face à ses parents, qui ne voulaient pas entendre parler de football et qui lui conseillaient de faire des études.

RFI

Tourism in Dubai is booming by international tourist



A farmers in the US’s South—faced with continued failure in their efforts to run on successful farms their launched a lawsuit claiming that white racism is to the blame for their inability to produce crop yields.

CAN 2019: Abdul Razak, le Fiston chéri du Burundi



En Égypte, le footballeur burundais Fiston Abdul Razak a vécu son premier match d’une phase finale de CAN face au Nigeria avant celui contre Madagascar le jeudi 27 juin. Si les Hirondelles se sont inclinées 1-0 contre les Nigérians, l’attaquant de la JS Kabylie reste confiant quant à la suite du parcours. Rencontre avec un globe-trotter du foot et chouchou des supporters du Burundi.

Fiston Abdul Razak est un garçon qui aime les défis. Avant le début de la Coupe d'Afrique des nations, il assurait que le Nigeria était prenable pour la première rencontre du groupe B, qui était aussi le tout premier match du Burundi en CAN. Si les Hirondelles se sont finalement inclinées, le match fut un sacré casse-tête pour les Super Eagles. D’ailleurs, le coach du Nigeria, Gernot Rohr, a félicité les Burundais, avouant avoir souffert sur le banc.

Globe-trotter du foot, chouchou des supporters des Hirondelles

Fiston Abdul Razak, globe-trotter du foot et chouchou des supporters des Hirondelles, se nourrit de son expérience. Le joueur de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK, Tizi Ouzou), deuxième meilleur buteur des éliminatoires de la CAN 2019, a pas mal roulé sa bosse. À 25 ans, il a déjà connu plusieurs pays dont le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Irak et l’Algérie, donc.

Tout va bien pour celui qui profite pour l'instant à fond de ce séjour en Égypte. « Nous sommes un petit pays, pas très connu, et sous-estimé. Dans notre poule, on disait toujours que c’était le Mali et le Gabon qui seraient qualifiés. Mais au final, on est là », dit-il en souriant. « Face au Nigeria, tout le monde pensait que l’on allait prendre cinq buts ! Mais on a rivalisé », commente-t-il.

Si Fiston Abdul Razak est présent à Alexandrie, c’est parce qu’il « donne tout ». Il faut dire qu’il est toujours en mouvement, ne rechigne jamais à redoubler d’efforts pour faire parler sa vivacité et trouver le fond des filets. Il est aussi capable de défendre pour ce Burundi invaincu en phase de qualification. « C’est un battant, un joueur important pour nous », raconte son coéquipier et ami Saido Berahinno.

Depuis ses premiers pas à Bujumbura, où il est né, jusqu’au championnat algérien où il évolue actuellement, la progression de ce joueur atypique du Burundi est constante. S'il a commencé le football dans la rue avec les copains, il a franchi un palier décisif en 2009, lorsqu'il a signaé au Lydia Ludic Burundi Académic FC (LLB Academic).

Le rêve européen au bout des pieds

« Il y a plein de bons joueurs à cette CAN, mais je ne veux pas trop regarder. Moi aussi j’ai deux pieds et deux jambes et je ne dois pas trembler », avance cet aventurier du football aux cheveux parfois décolorés, qui rêve d’un contrat en Europe. « J’ai de l’expérience et c’est peut-être le moment pour changer. Mais je dois le montrer sur le terrain lors de cette CAN. En 2020, j’aimerais être en Europe. Je sais que je peux y arriver. »

Fiston Abdul Razak compte 16 buts en 36 sélections. Lors de la cinquième journée des éliminatoires, il  avait inscrit un quadruplé face au Soudan du Sud, dont trois buts dans le dernier quart d’heure. C’était l’état de grâce, pour celui que l’on surnomme désormais « 4G ». « Maintenant, je voudrais être 5G ! », lance le garçon dans un éclat de rire. 

« Il y a encore deux matches et il ne faut pas baisser la tête », avouait-il à l’issue de la rencontre perdue face au Nigeria. Fiston Abdul Razak, obsédé par le but, fait partie de ces gens qui n’abandonnent jamais. Au point de tenir face à ses parents, qui ne voulaient pas entendre parler de football et qui lui conseillaient de faire des études.

rfi