Burundi : Le FIDA finance la production et la valorisation du lait dans la région d’IMBO et de MOSO



Le Fond International de Développement Agricole, FIDA en sigle finance, à travers le projet Programme National pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural, le PNSADR-IM en sigle, la production et la valorisation du lait dans la région de Moso et Imbo, respectivement à l’Est et à l’ouest du pays. 

« Depuis sa mise en œuvre, plus de 1700 bovins et 200 taureaux ont été distribués. A travers l’insémination artificielle, on a eu 590 naissances. Egalement, nous avons distribué de bovins dans la région de l’Imbo pour l’augmentation de la production laitière. Dans les cinq communes du programme que sont Mpanda, Buganda, Gihanga, Mpanda et Mutimbuzi,  nous avons déjà distribué 1050 bovins dont certains ont déjà donné naissance. Dans les ménages, on compte en tout 1702 bovins. Cette distribution a été faite dans la logique de solidarité communautaire. Grace à cette distribution, la vie dans les ménages bénéficiaires du programme a évolué » Indique Villard Bimenyimana, Expert en élevage au sein du programme PNSADR-IM.

Le PNSADR-IM a appuyé la création des centres de collecte de lait

Apres avoir constaté que la production de lait a augmenté, le PNSADR-IM a appuyé la création des centres de collecte de lait dans les deux régions. Les vendeurs de lait se félicitent déjà des avantages tirés de ces centres. « Il y a plus d’avantages dans ces centre de collecte de lait. Nous avons un contrat de vente avec les coopératives de collecte. C’est un avantage important puisqu’on peut calculer facilement la rentabilité du lait » affirme J.N, vendeur de lait de Gihanga.

Ces centres assurent la collecte, le contrôle, le stockage et un suivi de la qualité du lait au plus près des producteurs, limitant les coûts de transaction, et permettant de stabiliser l’approvisionnement en amont. Point de passage de la production, les centres de collecte représentent également une plateforme de services aux éleveurs. Les centres de collecte, en tant qu’interface entre les producteurs et la demande, sont un dispositif  efficace pour structurer le développement de la filière laitière locale. La gouvernance coopérative des centres permet de garantir aux producteurs leur participation aux décisions, et un pouvoir de négociation vis-à-vis de l’aval. Pour la construction de ces centres de collecte de lait, les bénéficiaires sont bien sensibilisés à contribuer à hauteur de 10% de la valeur des constructions et 10% de la valeur des équipements ; une façon de les responsabiliser à bien les entretenir même après la clôture du projet. Jusqu’ici, deux centres de collecte de lait déjà construits en commune Gihanga et Mutimbuzi ont coûté environ 140 millions de FBu.

 De la sécurité alimentaire vers le développement rural

Les bénéficiaires du PNISADR-IM se réjouissent également que les vaches et les bovins reçus ont déjà produit un impact au sein de leurs plantations. « Ces vaches nous permettent d’avoir de la fumure organique qui restaure de façon effective nos sols et qui la rend très fertile. Dans ces conditions, l’augmentation de la production devient une réalité.  C’est déjà une sorte de sécurité alimentaire qui est garantie.

Au niveau social, les vaches reçues ajoutent de la valeur à notre ménage. C’est un signe de richesse. » martèle L.N, bénéficiaire du Programme PNSADR-IM de la commune Mpanda.  Ce programme enseigne également les bonnes pratiques agricoles qui ont permis l’augmentation de la production dont les Ecoles Champs Paysans. «Un des résultats attendus du Champ Ecole Producteur est que le producteur soit autonome par rapport à la vulgarisation », indique Mme Fidès Nduwayo, expert en organisation des producteurs et des coopératives dans la région de l’Imbo au sein du PNSADR-IM.  Dans la région d’Imbo, les riziculteurs ont déjà 13 coopératives rizicoles opérationnelles avec 6 hangars de stockage de riz construits 

Le principal groupe cible du PNSADR-IM est constitué de petits producteurs, des agri-éleveurs, des jeunes ruraux sans emplois et des promoteurs ruraux économiques travaillant en amont et en aval des filières. Les ménages ciblés sont caractérisés par  un accès insuffisant aux facteurs de production,  un faible accès aux services financiers, un accès limité au marché, un accès insuffisant aux soins de santé et  un niveau d’équipement très limité.

Gaudence Uwineza