Les FARDC intensifie ses opérations contre les milices rwandaises



Au cours des derniers mois, l’armée de la RDC ( FARDC ) a intensifié son offensive contre les groupes terroristes rwandais dans un effort constant pour mettre en déroute toutes les milices armées étrangères basées dans le pays voisin.

Après que la semaine dernière, l’armée congolaise a annoncé le meurtre du “ général ” Ezekiel Niyirora, alias Jean Pierre Gaseni , commandant d’un groupe terroriste anti-Rwanda opérant là-bas, les premiers ont intensifié leurs opérations, capturant des centaines de miliciens et leurs dépendants dans le Sud. Province du Kivu.

Avant sa disparition, Gaseni était un commandant en charge des écoles militaires de la faction CNRD-Ubwiyunge du “ Lt Gen ” Laurent Ndagijimana, alias Wilson Irategeka ou Rumbago, qui a été le principal antagoniste du Sud-Kivu.

Les rapports indiquent que son aile militaire, le FLN, a perdu tous ses bastions dans les zones peuplées et a été forcée de courir pour la sécurité dans le dense parc national de Kahuzi-Biega, une zone protégée près de la ville de Bukavu dans l’est de la RD du Congo.

Le CNRD d’Irategeka fait partie de la plus grande plateforme politique du MRCD Ubumwe dirigée, entre autres, par l’ancien Premier ministre rwandais basé en Belgique, Faustin Twagiramungu , qui soutient ouvertement les forces génocidaires, et Paul Rusesabagina, le grand imposteur humanitaire connu pour avoir sollicité de l’argent auprès de sympathisants sans méfiance. pour une fondation bidon qu’il dirige, ostensiblement pour soutenir les survivants du génocide.

Leur MRCD Ubumwe est composé du CNRD d’Irategeka, du PDR-Ihumure et du Mouvement révolutionnaire rwandais (RRM) de Rusesabagina, formé par Callixte Nsabimana, actuellement incarcéré au Rwanda.

Les rapports indiquent que lors de la dernière campagne militaire au Congo, leur aile militaire conjointe, le FLN, a été réduite à presque rien avec des dizaines de morts et d’autres capturés.

Selon un porte-parole de l’armée congolaise à l’est, l’armée nationale (FARDC) maintient la pression sur les milices.

Plus de 10 commandants tués ou capturés

Au cours des opérations des FARDC le mois dernier, plus de 10 hauts commandants de milice ont été capturés.

Entre autres, à la fin de la semaine dernière, des sources affirment que le «brigadier-général» Joseph Gatabazi, alias Gatos Avemaria, qui était le chef des opérations militaires de la milice, a été capturé par l’armée congolaise.

Au milieu de la semaine dernière, jeudi, un haut commandant du FLN, le “ Col ” Théogène Muhawenimana, alias Festus Shingiro, a été tué avec beaucoup de ses hommes dans la bataille dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu.

Les informations indiquent que plus de 80 miliciens sont morts et plus de 40 ont été capturés. Muhawenimana, ou Shingiro, était le commandant du quartier général chargé de la sécurité des dirigeants du CRND.

Les autres commandants capturés ce jour-là sont le «Col» Innocent Ntamuhanga, le «Lt Col» Uzire Hakizimana et le «Maj» Emmanuel Sekaheri.

La semaine dernière, lundi, le maj Guillaume Ndjike-Kaiko, porte-parole de l’armée congolaise au Nord-Kivu, a annoncé qu’un autre commandant de milice de haut rang, le “ col ” des FDLR Nshimiyimana Asifiwe Manudi, commandant en second de la force d’élite de la milice, avait été capturé au Nord-Kivu. capitale, Goma.

Les FDLR sont une émanation des forces et des milices qui ont traversé la RD du Congo depuis le Rwanda après avoir joué un rôle majeur dans le massacre de plus d’un million de personnes pendant le génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda.

Des frictions internes ont progressivement vu émerger divers groupes dissidents, dont RUD-Urunana, une faction qui aurait été créée par les services de renseignements de l’Ouganda , et aggraver le problème de sécurité dans l’est et la région du vaste pays.

Le plus récent groupe dissident, formé en 2016, est le CNRD dont le bras militaire, le FLN, a fait un premier raid dans un village rwandais près de la frontière avec le Burundi en juin de l’année dernière, avant une autre attaque en décembre, lorsque trois véhicules de services passagers ont été pris en embuscade dans la forêt de Nyungwe. .

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, s’est engagé à faire face au problème de l’insécurité dans son pays, en particulier dans l’est où une myriade de milices font des ravages.

Au cours des derniers mois, l’armée congolaise a résolument expulsé les milices de leurs bastions et tué leurs chefs ainsi que des dizaines d’autres.

En septembre, il a tué l’ancien commandant suprême des milices génocidaires FDLR Sylvestre Mudacumura.

Ce dernier avait échappé à la capture pendant plus d’une décennie. Au début du mois dernier, le ‘Gen’ Juvénal Musabyimana , alias Jean-Michel Africa, le commandant de RUD-Urunana a été tué lors d’une autre opération à Binza, Rutchuru.

Plus tôt, en décembre de l’année dernière, les organes de sécurité congolais ont arrêté le porte-parole des FDLR Ignace Nkaka, alias LaForge Fils Bazeye, et le “ lieutenant-colonel ” Jean-Pierre Nsekanabo, son chef du renseignement. Les deux rentraient d’Ouganda après avoir assisté à une réunion avec un autre groupe anti-Rwanda, RNC, dirigé par le fugitif Kayumba Nyamwasa. Ils ont ensuite été transférés à Kigali où ils sont actuellement jugés.

Un rapport d’experts des Nations Unies publié en décembre de l’année dernière a indiqué que plusieurs groupes anti-Kigali, dont le RNC de Nyamwasa, se sont associés et ont mis en place une base d’entraînement dans l’est de la RD Congo.

Plusieurs combattants du RNC, dont le capitaine (à droite) Charles «Sibo» Sibomana, ancien commandant en second du groupe, ont également été tués récemment. D’autres, comme le commandant en chef du RNC, le major Habib Mudathiru, ont été arrêtés et remis au Rwanda et sont actuellement jugés.

Congo act.