Presque quatre mille ménages sont encore confrontés à l’insécurité alimentaire au Rwanda



Presque quatre mille ménages sont encore confrontés à l’insécurité alimentaire au Rwanda, et ce sont surtout des personnes de la première catégorie des pauvres de la communauté (1ère catégorie de l’Ubudehe, c-à-d des personnes âgées, des personnes handicapées, des personnes sans terre ou celles qui survivent en travaillant pour d’autres, selon la Ministre de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI), Dr Géraldine Mukeshimana.

«Le Gouvernement s’est engagé à éradiquer la malnutrition d’ici 2025, soit cinq ans avant 2030, l’échéance fixée pour l’accomplissement des Objectifs de Développement Durables (ODD). En 2003, le Rwanda affichait un taux de malnutrition de 54 %. Il a l’a ramené à 38 % en 2015, puis à 35% en 2018. Ces progrès s’expliquent par le fait que le Rwanda a adopté des stratégies efficaces de lutte contre la malnutrition aiguë par l’intensification de l’agriculture et des programmes d’élevage comme « Girinka » ou « Une Vache par ménage », la distribution du petit bétail et du fumier, Shisha Kibondo, Un gobelet de lait par enfant, ou le programme de cantine scolaire. Ainsi, grâce à ces stratégies fermes de protection sociale, la population vivant dans la sécurité alimentaire est passée de 48% en 2016 à 81,3% en 2018», a-t-elle indiqué.

La Ministre Mukeshimana a tenu ces propos ce jour dans le Secteur Nyabirasi, District de Rutsiro où a été célébrée la Journée Mondiale de l’Alimentation, qui a pour thème : « Nos Actions préparent notre Futur. Une Alimentation saine pour éradiquer la faim dans le monde ».

Beaucoup d’Invités de marque ont participé à la cérémonie, dont le Ministre en charge de l’Administration Locale (MINALOC), le Prof. Anastase Shyaka ; le Gouverneur de la Province de l’Ouest, Alphonse Munyentwari ; des Ambassadeurs représentants leurs pays ; les délégués des agences onusiennes et des institutions internationales, les divers partenaires au développement, ainsi qu’un grand public de la communauté locale, tous ont répondu au rendez-vous.

Il faut noter que selon un Rapport de la FAO, 820 millions de personnes dans le monde sont confrontées à l’insécurité alimentaire et 20 % d’entre elles vivent en Afrique.

Le Coordinateur de ONE UN, Fode Ndiaye, a représenté les agences des Nations Unies engagées dans la lutte contre la malnutrition qui sont la FAO, le PAM et l’IFAD.

Dans son message, il a indiqué que la pauvreté extrême et la malnutrition peuvent compromettre le développement durable. Il a rappelé que le DG du PAM a relevé qu’il faut éviter les pertes à la récolte qui peuvent déjà nourrir deux milliards de personnes. L’on doit aussi éviter les maladies liées à la malnutrition, car elles sont responsables du diabète et de l’obésité.

Le DG de la FAO, de sont côté, a exhortés le Secteur privé à jouer son rôle pour booster la nutrition en recourant aux nouvelles technologies innovatives.

Durant la cérémonie, la Ministre Mukeshimana a supervisé le lancement de la Plantation des arbres fruitiers et l’octroi de vaches aux plus vulnérables, toujours dans le but de lutter contre la pauvreté et la malnutrition. (A suivre…)

RNA