Le Rwanda veut éliminer l’hépatite C d’ici cinq ans



Le Ministère rwandais de la Santé a proposé un plan ambitieux prévoyant l’élimination du virus de l’hépatite C (VHC) dans le pays d’ici cinq ans. La nouvelle initiative vise à dépister environ quatre millions de personnes âgées de 15 ans et plus, à effectuer des tests de charge virale pour environ 230 000 personnes et à traiter 112 000 patients atteints de maladie chronique.

L’hépatite C est prévalente chez 4 à 8% des adultes rwandais et on pense qu’elle est le deuxième contributeur en importance des cancers dans le pays. Selon les informations disponibles, le Rwanda est le premier pays d’Afrique subsaharienne à proposer un plan d’élimination de cette taille.

Le plan quinquennal coûtera 44 millions de dollars (environ 40 milliards de francs rwandais). Selon le ministère, il visera principalement à investir dans de nouvelles technologies pour permettre des soins plus efficaces et plus abordables, ainsi que des modèles novateurs de prestation de services pour atteindre les populations touchées.

Le plan vise à réduire la prévalence du VHC de 4% actuellement à près de 1,2%; et atteindre une couverture de traitement de 90% pour les personnes âgées de 15 ans et plus d’ici 2024.

Le virus de l’hépatite C est un virus transmissible par le sang: les modes d’infection les plus courants sont l’exposition à de petites quantités de sang. Cela peut être dû à l’utilisation de drogues injectables, à des pratiques d’injection dangereuses, à des soins de santé dangereux, à la transfusion de sang et de produits sanguins non testés et à des pratiques sexuelles menant à une exposition au sang.

Un nombre significatif de personnes atteintes d’une infection chronique développeront une cirrhose ou un cancer du foie.

L’OMS a estimé qu’en 2016, environ 399 000 personnes sont décédées des suites de l’hépatite C, principalement de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire (cancer primitif du foie).

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