Burundi : L’ENABEL appuie le système d’irrigation des champs de riz à l’Ouest du pays



L’Agence belge de développement, ENABEL en sigle est en train d’ appuyer le système d’irrigation dans les champs des riz situés entre la 4 eme et la 5eme transversale de la commune Rugombo, province de Cibitoke.

Selon Anicet Ndikumana, un riziculteur rencontré dans son champ de riz d’une superficie de 60m sur 60 m :

« L’Enabel fait tout pour que les champs d’irrigation situés dans les collines Kagazi, Buhinyuza et Rugeregere de la commune Rugombo soient suffisamment irrigués. Ces champs couvrent une étendue infinie de riz cultivé. Cette étendue est délimitée au nord par la partie de la 4eme transversale et au sud par la 5eme transversale. C’est la population de la commune Rugombo qui cultive pratiquement le riz sur toute l’étendue que vous voyez. La récolte est également saisonnière car elle se fait 4 fois par an. Sur un champ d’ 1 mètre, c’est-à-dire fait 60 pas sur 60 pas, on peut récolter entre 20 et 30 sacs la saison. La culture se fait par l’usage des engrais chimiques appuyés par l’existence de ce système d’irrigation très efficace que vous voyez ici»,  indique Anicet Ndikumana.

Si cette agence de coopération appuie le système d’irrigation de ces collines, les riziculteurs estiment toutefois que la pratique de la riziculture reste exclusivement pour ceux qui ont du capital suffisant pour s’engager dans ce genre d’activités :

 « Même si vous voyez une étendue infinie de champs de culture, ce n’est pas aussi facile et accessible à tous. Par exemple, pour acheter un petit lopin de terre d’1 mètre, c’est-à-dire de 60 pas sur 60 pas, on peut l’acheter a une somme de 5 millions de francs bu. S’il s’agit de le louer, on peut payer une somme qui va de 400 mille à 500 mille francs pour la saison annuelle. Cet argent n’est pas accessible à tout le monde. Donc, dire que la population de la commune Rugombo est assez riche à cause de la riziculture, c’est se tromper dans le jugement. Cette activité est exclusive pour ceux qui ont des moyens considérables. » ajoute Anicet Ndikumana.

Au Burundi, l’agriculture est un secteur clé pour le développement du Burundi. Elle emploie 90 % de la population active et couvre 95 % des besoins alimentaires. Mais la faible productivité, le morcellement des terres, la faible maîtrise de la gestion de l’eau et les problèmes de transformation et de conservation des produits représentent des contraintes structurelles à la croissance agricole.

Pour y remédier, Enabel apporte un appui conséquent et intégré au développement du secteur agricole : aménagements hydro agricoles sur environ 4.000 ha et appui aux usagers de l’eau, protection des bassins versants, accompagnement des organisations paysannes et des producteurs de semences, transformation et valorisation des productions à travers l’appui aux micro entreprises agricoles et à la recherche agricole.