Burundi : Foire-Exposition à l’occasion de la journée internationale des télécommunications et de la société de l’Information



Du 14 au 17 Mai 2019, le Ministère de la jeunesse, des postes et des technologies de l’Information organise en collaboration avec l’Agence de Régulation des communications et des Télécommunication ainsi que tous les opérateurs de télécommunications au Burundi une foire à l’occasion de la célébration de la journée internationale des télécommunications et de la société de l’Information. Cette exposition a pour thème : « Réduire l’écart en matière de normalisation »

Selon Eric Nduwimana, client et visiteur dans cette exposition : « l’organisation de cette foire est une occasion unique de s’enquérir du monde aussi variée qu’inconnues des sociétés de l’information dans le pays. Je ne savais pas que le pays possède autant de sociétés qui peuvent fournir de l’internet. Normalement, il devrait y avoir de la concurrence entre elles pour attirer la clientèle. Hélas, moi je ne savais les 3 principales seulement qui sont l’Onatel, L’econet-leo et le lumitel. Cependant, je parviens à en dénombrer près de huit sociétés. Je suis vraiment étonné » Indique Eric Nduwimana.

Pour un détenteur d’un stand de vente qui a voulu garder son anonymat : « Il n’est pas étonnant que le public s’étonne de la présence d’un aussi grand nombre de sociétés d’information car toutes n’ont pas travaillé sur la visibilité de la même manière. Aussi, elles n’ont pas les mêmes cahiers de charge. Par exemple, il y a celles qui ont choisi le petit peuple comme clientèle cible, d’autres préfèrent des clients de grandes taille comme des sociétés et entreprises alors que d’autres mélangent les deux préférences. C’est pour cela qu’on est venu ici pour montrer effectivement au public qu’on existe. S’il advient qu’on gagne de clientèle, c’est notre chance. Mais, il faut reconnaître que la vente des services de l’information comme l’internet n’est pas une chose facile dans notre pays pour des raisons diverses dont les prix, l’accessibilité au moyen de communication comme les téléphones portables et la crédibilité de la clientèle. Tout cela fait qu’on reste quelques fois prudent ou limité lors de la vente de nos services. Aussi, la concurrence est toujours là, il faut y tenir compte. » commente le détenteur du stand de vente publicité des produits en vente.

Dans cette foire-exposition, plusieurs sociétés y ont pris part. Il s’agit entre autres d’Econet-leo, lumitel, Smart, Onatel, Spidernet, Lami Wireless, Huwaei, infinix. Elles sont venues avec certains des leurs services comme Ecocash (transfert d’argent) d’Ecocash-Leo, Hot 6x (téléphone moderne) d’Infinix et le service Rungika (transfert d’argent) d’Onamob. D’autres sociétés d’information présentes dans cette foire expliquent aux visiteurs-clients les produits qu’ils offrent avec une gamme de choix. 

Le Burundi est l’un des pays de l’Afrique de l’Est qui se cherche encore en ce qui est de la vente des produits de l’information. Avec une population majoritairement rurale, les offres proposées par ces sociétés d’information se limitent généralement dans les centres urbains (bien qu’il soit stipulé qu’on doit annoncer dans le dossier de demande de concession de ces sociétés la zone d’exploitation et de couverture) principalement dans les deux capitales avec Bujumbura (capitale politique) qui a plus de 1,200.000 d’habitants, le faubourg de Gitega (capitale économique) qui a près de 30.000 habitants.

Actuellement, les conditions pour l’exploitation du secteur de communication électroniques et la demande de concession d’une société de télécommunication sont uniques pour tout le monde. Il s’agit, à côté des documents officiels, de 10 millions USD pour avoir une licence d’exploitation et d’une redevance annuelle égale à 2% du Chiffres d’Affaires pour l’exploitation d’un réseau cellulaire et de 40 000 USD de licence d’exploitation et d’une redevance annuelle égale à 2% du Chiffres d’Affaires pour l’exploitation d’un réseau Internet et VOIP sur IP.

En 2017, la Banque Centrale avait révélé à la presse burundaise le contenu d’une nouvelle loi bancaire qui exige aux sociétés de télécommunications de ne plus offrir des activités de services financiers numériques au Burundi. La BRB avait donné à ces sociétés un délai de trois mois à partir de juillet 2017 pour se conformer à ce nouveau règlement qui leur impose de créer des sociétés autonomes qui vont exploiter ses services financiers numériques, comme l’indique le journal Burundi Forum.  

Dans la nouvelle, de nouvelles dispositions avaient été apportées comme  la fixation d’un taux d’usure que les banques commerciales et les institutions de micro-finances ne pourront plus dépasser dans l’octroi des crédits à leurs clients, la réalisation des garanties qui désormais sera faite par le client dans un délai d’une année et la volonté manifeste d’harmoniser les cadres de supervision au niveau des pays membres de la Communauté Est Africaine (EAC) où la nouvelle loi tient compte des critères de convergence définis dans ce cadre de l’EAC.

Gaudence Uwineza