Burundi : construction d’une passerelle flyover au centre-ville de la capitale



C’est pour la première fois qu’on rencontre ce genre de passerelle flyover dans le pays. En effet, la Banque Commerciale du Burundi, la BANCOBU finance une construction d’une passerelle flyover à la jonction du Boulevard de l’UPRONA et de l’avenue de la Mission, au centre-ville de la capitale.

Cette passerelle, de près de 20 mètres de longueur servira à désengorger la circulation au niveau du Boulevard de l’UPRONA. Elle va désengorger le flux de passants qui viennent du quartier Bwiza, de la commune Mukaza avec le flux de voitures qui empruntent le Boulevard de l’UPRONA qui va de l’ancien Hôtel Novotel jusqu’au niveau des enceintes du Campus Mutanga située au boulevard du 28 Novembre. La durée de construction de cette passerelle est de 75 jours.

Pour les citadins qui sont d’ailleurs peu informés, il s’agit d’une belle initiative d’autant parce que traverser le Boulevard de l’UPRONA aux heures de pointe reste largement un casse-tête pour beaucoup.

« Je ne sais pas pourquoi on n’a pas mis les panneaux de signalisation au niveau de cette jonction. Mais si réellement la construction de cette passerelle dont vous évoquez va permettre à ce que l’on puisse traverser aisément, je trouve qu’il s’agit d’une belle initiative. Il faudra aussi penser désengorger d’autres lieux de la capitale qui ont un flux important des gens qui traversent les routes pour aller dans les quartiers périphériques. », fait savoir Kassim Rukundo, un habitant de la 6eme avenue du quartier Bwiza, commune Mukaza, Mairie de Bujumbura.

La construction de cette passerelle intervient dans le moment où l’état des lieux des routes goudronnées de la ville de Bujumbura est catastrophique. Des medias locaux rapportent que peu de jours, la route qui vient du centre-ville vers les quartiers Buterere et Cibitoke sera praticable tandis que d’autres comme celle qui passe devant le petit-séminaire de Kanyosha est fermée suite à un ravin terrible qui a emporté des maisons situées dans le quartier Kanyosha.

Face à cette situation, les autorités nationales disent être au courant mais estiment toutefois que les fonds nécessaires pour la réhabilitation de ces routes leur font défaut. Dans pareilles situations, l’Etat fait recours souvent à ces partenaires techniques et financiers dont la plupart entretiennent des relations problématiques depuis la crise d’Avril 2015. En certains endroits, la population locale s’arrange pour réparer ce qui l’est encore (cas de la route Bujumbura-Ijenda) au moment où les passagers leur offre d’argent en guise de motivation mais ils se posent toujours la question de savoir jusqu’où elle parviendra à tenir face à une situation qui s’aggrave du jour au lendemain. 

Gaudence Uwineza