Burundi: il y a quatre ans débutait la contestation contre un 3e mandat de Nkurunziz



Il y a quatre ans, jour pour jour, débutait au Burundi un mouvement de protestation contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Le président burundais avait été investi le 25 avril 2015 pour la troisième fois candidat de son parti à la présidentielle. Dès le lendemain, dans plusieurs quartiers de Bujumbura, plusieurs rassemblements d'ampleur avaient commencé dans différents quartiers. Des manifestations réprimées dans le sang. Quatre ans après, pour le parti au pouvoir, cette date constitue le début de la « vraie » démocratie.

Ces quatre dernières années, la majorité des opposants, des militants des droits de l'homme et des journalistes burundais, ont été contraints à l'exil. Certains ont même été emprisonnés ou tués.

La Cour pénale internationale a d'ailleurs ouvert une enquête sur les crimes commis depuis 2015, mais pour le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, c'est tout l'inverse. Depuis quatre ans, la démocratie burundaise est bel et bien menacée, et le parti de Pierre Nkurunziza ne fait que se défendre.

« En 2015, des congressistes ont, ce jour-là, une fois de plus bravé les intimidations et menaces d’une frange de Burundais antidémocratiques à la solde des impérialistes et autres groupes aux ambitions d’assujettir les Burundais. Le parti CNDD demande instamment au peuple burundais, surtout les Bagumyabanga, de rester attentifs et de noter toutes les personnes qui tenteraient d’entacher l’unité et l’harmonie sociales », prévient le général major Évariste Ndayishimiye, le secrétaire général du CNDD-FDD.

Outre cet appel à la dénonciation, le CNDD-FDD appelle également les Burundais à « ne pas se laisser distraire par les rumeurs qui se disent à travers certains médias, certains discours politiques, et certains enseignements religieux » et de se préparer aux élections de 2020

RFI