La Banque mondiale a rendu public son nouveau classement des pays les plus riches au monde. Sans surprise, les Etat-Unis et la Chine sont en tête. La Libre Afrique s’est intéressée au classement pour l’Afrique.

 

Les Etats-Unis sont, de loin, les plus riches, avec un PIB (à prix courants) de 21.427,7 milliards de dollars. Vient ensuite la Chine avec 14.342 milliards. Le Japon suit nettement plus bas avec 5.081,8 milliards. Viennent ensuite l’Allemagne (3.845,6 milliards) et l’Inde (2.875 milliards).

Il faut descendre au 26ème rang mondial pour trouver le premier Africain classé. Comme en 2017, c’est le Nigéria, avec 448 milliards de dollars, soit moins qu’en 2017 quand le PIB nigérian atteignait 581 milliards. Cela s’explique par la chute des prix pétroliers.

Le deuxième au classement reste l’Afrique du Sud, avec 351,4 milliards de dollars, contre 276 en 2017.

L’Egypte garde sa troisième place, avec 303 milliards de dollars de PIB, contre 264 en 2017.

Même classement aussi pour l’Algérie, à la quatrième place, avec 169,9 milliards, contre 170 milliards en 2017. Le changement est infime mais en baisse.

Le Maroc est maintenant à la cinquième place, avec 118,72 milliards de dollars, à la place du Soudan qui a carrément quitté le « top 10 » de ce classement africain.

L’Ethiopie est sixième, remontant de deux places, avec 96 milliards, contre 93 en 2017. A noter que ce pays, exceptionnellement dynamique, a triplé son PIB depuis 2011.

Le Kenya remonte également de deux places avec 95,5 milliards de PIB, contre 77 en 2017. A noter qu’en dix ans, ce PIB a plus que doublé et que, comme l’Ethiopie, le Kenye base sa performance sur l’agriculture.

L’Angola, huitième, perd une place par rapport à 2017, avec 94,6 milliards au lieu de 104. Ici encore, cette contre-performance est à attribuer à la chute des prix pétroliers (l’Angola est le premier producteur d’or noir du continent, devant le Nigéria) et au manque de diversification de l’économie.

En neuvième place c’est un nouveau-venu qui fait son entrée, le Ghana, avec 66,9 milliards de dollars.

Enfin, la Tanzanie garde sa dixième place, avec 63,18 milliards. A noter que, comme le Ghana, la Tanzanie a doublé son PIB en dix ans.

La Libre Afrique

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Le Sénat burundais a approuvé vendredi soir à la quasi-unanimité les noms des gouverneurs de provinces choisis par le nouveau chef de l’Etat, le général Evariste Ndayishimiye. Sur les 18 gouverneurs dont le maire de Bujumbura nommés, 6 sont des officiers supérieurs issus de l’armée, de la police et du très redouté Service national de renseignement, qui dépend directement de la présidence.

Ces nominations d’hommes en uniformes à des postes encore récemment exclusivement réservés aux civils surviennent après celles de plusieurs généraux issus des ex-rebelles hutus du CNDD-FDD au pouvoir à des postes clés du gouvernement et de la présidence.

La dernière nomination d’un gouverneur de province issu des corps de défense et de sécurité remontait à une vingtaine d’années, au plus fort de la guerre civile qui a ensanglanté le Burundi entre 1993 et 2006.

Pour l’une des figures de la société civile en exil, Pacifique Nininahazwe, ce choix vient confirmer « une militarisation des institutions que l’on avait déjà observé dès les premières nominations faites par le président Evariste Ndayishimiye ».

Contrairement à la Constitution de 2005, la nouvelle loi fondamentale approuvée il y a deux ans n’interdit plus aux soldats et policiers d’occuper des postes administratifs. « L’objectif était de ne plus priver le pays de ces talents qui ont démontré leurs capacités de leadership dans l’armée et la police », a justifié un haut cadre d’Etat, en donnant l’exemple du nouveau maire de Bujumbura, le général Jimmy Hatungimana, un homme respecté de tous.

 

Autre reproche, la très faible représentativité de la minorité tutsi. Ils ne sont que 3 contre 15 gouverneurs issus de la communauté hutu. On est bien loin des quotas de 60/40% prévues par la Constitution. Un des responsables de la communication gouvernementale rappelle que « la Constitution du Burundi n’impose pas de quotas ethniques en ce qui concerne le poste de gouverneur ».

Un argument qui ne convainc guère la société civile en exil, qui rappelle que le gouvernement burundais n’a pas hésité à imposer dernièrement ces mêmes quotas dans les ONG internationales où les Hutus étaient faiblement représentés, alors que la Constitution ne le prévoit pas, là non plus.

RFI

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Les membres du parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), ont désigné samedi à l'unanimité le président John Magufuli candidat à sa réélection lors des élections générales prévues en octobre.

Tous les membres du CCM présents à un congrès national diffusé en direct depuis la capitale Dodoma, ont voté pour M. Magufuli, seul candidat à l'investiture de son parti pour la présidentielle dont la date exacte n'a pas encore été fixée.

«Je suis élu par tous les membres de cette assemblée, mais nous ne devons pas nous attendre à gagner les élections générales à 100%. Je vous remercie tous pour votre soutien, mais travaillons dur et vendons (bien aux Tanzaniens) notre programme politique», a déclaré le président dans son discours au congrès.

Outre leur président, les Tanzaniens éliront en octobre leurs députés et conseillers municipaux.

M. Magufuli, élu en octobre 2015, a été accusé d'avoir favorisé au cours de son premier mandat la restriction des libertés publiques, renforcé son autoritarisme et minimisé la dangerosité du nouveau coronavirus dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Depuis sa prise de fonction, le président s'est attaqué à la corruption mais au prix d'une gouvernance autoritaire, lui valant d'être fortement critiqué pour violations des droits de l'homme.

Les partis d'opposition ont appelé à la formation d'une commission électorale indépendante tout en indiquant qu'ils n'appelleraient pas à boycotter le scrutin, comme ils l'avaient fait l'année dernière lors des élections locales.

«Nos commissions électorales ne sont pas indépendantes et nous demandons des réformes, en vain. Cependant, notre parti a décidé de ne pas boycotter les élections cette fois», a affirmé Seif Sharif, président de l'Alliance pour le changement et la transparence (ACT).

Lors des cinq prochaines années, le CCM affirme vouloir se concentrer sur la création d'emplois, la bonne gouvernance, la justice et l'agriculture.

Le parti a également choisi Hussein Mwinyi, fils de l'ancien président Ali Hassan Mwinyi, comme candidat à la présidence de l'île semi-autonome Zanzibar.

Le Figaro

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A peine en fonction, les nouvelles autorités burundaises veulent s’ouvrir au monde et retrouver la cour des grands que Pierre Nkurunziza avait en horreur.

C’est précisément dans ce cadre qu’elles viennent de demander au Conseil permanent de la francophonie(CPF) de «lever toutes les mesures de restrictions prises contre le Burundi ».

«Ma délégation saisit l’opportunité de cette 110ème session du CPF (Conseil permanent de la francophonie) pour demander formellement à ce Conseil, au nom du gouvernement burundais, d’étudier la possibilité de lever toutes les mesures de restrictions prises contre le Burundi », a déclaré mercredi soir Ernest Niyokindi, ambassadeur du Burundi à Paris.

Le diplomate burundais a fait cette déclaration à l’occasion de la 110ème session du Conseil Permanent de la Francophonie.

«Le gouvernement investi à la suite des élections du 20 mai 2020 a choisi de travailler main dans la main avec la Francophonie», a ajouté l’ambassadeur Ernest Niyokindi.

Parmi les mesures dont Gitega demande la levée figure la résolution de suspension de la coopération multilatérale avec le Burundi adoptée le 7 juillet 2016.

En juillet 2016, le conseil permanent de la Francophonie avait décidé de suspendre temporairement la coopération multilatérale francophone «en faveur du Burundi» en raison de la crise politique et sécuritaire en cours et des violations graves et continues des droits de l’homme qui ont été commises.

Fin avril 2015, le Burundi a plongé dans une crise, émaillée de violences, suite à la décision de l’ancien Président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat jugé illégal.

Vainqueur de l’élection présidentielle du 20 mai dernier, le général Evariste Ndayishimiye a anticipativement prêté serment le 18 juin après le décès inopiné de Pierre Nkurunziza (8 juin) dont le mandat devait prendre fin le 20 août.

Le nouveau président a nommé son gouvernement le 30 juin et a présidé son premier conseil des ministres le 8 juillet, un mois après le décès de son prédécesseur.

A l’occasion de son investiture, le nouveau président burundais s’est engagé à « renforcer les relations entre le Burundi et les autres pays et entre le Burundi et les organisations internationales ».

 
Burundidaily

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L’ex-Premier Ministre Pierre et actuel Chancelier de l’Institution pour les Héros et les Ordres Nationaux, ainsi que pour les Médailles (CHENO), Pierre Damien Habumuremyi,  a été arrête depuis  Vendredi dernier pour avoir délivré des chèques sans provisions et pour délit d’escroquerie, selon Dominique Bahorera, porte-parole par intérim de l’Office rwandais d’Investigation (RIB).

« Oui, il est en détention provisoire, poursuivi pour  escroquerie  et pour émission de chèques sans provisions », a-t-il indiqué.

Les accusations portées contre lui sont liées à ce qu’il a fait à l’Université Chrétienne de Kigali dont il est le Fondateur et qui vient de fermer ses portes sur décision du Ministère de l’Education.

Le Professeur Pierre Damien Habumuremyi est détenu à Kimihurura.

Bahorera a dit aussi que le Professeur Egide Karuranga , Vice-Chancelier de l’Université de Kibungo,  est détenu à Kicukiro pour infraction de mauvaise gestion des fonds publics de cette Université de Kibungo, également fermée par le Ministère de l’Education.

Le Ministère de l’Education a fermé aussi le College of Education de Ruhango.

Le porte-parole par intérim de l’Office rwandais d’Investigation (RIB), a tenu à souligner que suite à la gravité de l’infraction et pour éviter que le suspect échappe à la justice, RIB est dans l’obligation de détenir à titre provisoire tout suspect.

«Rien ne doit donc surprendre au regard de la rigueur des infractions qui pèsent sur les prévenus», a-t-il noté.

Agence Rwandaise d'information

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L’opposition en exil dénonce, dans un communiqué daté du 6 juillet, la formation à Gitega, la nouvelle capitale burundaise, d’un gouvernement « mono-ethnique » et issu « du seul parti CNDD-FDD et ses alliés ».

Cela s’est fait, selon le communiqué de la coalition d’opposition CFOR-Arusha, après la « mise en scène électorale » du 20 mai dernier. Les résultats en avaient été tellement tripatouillés que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait dû…retirer ses chiffres tant ils étaient invraisemblables. La CFOR-Arusha y voit un effet direct de l’élimination de l’Accord d’Arusha, qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2005; 300.000 morts), de la nouvelle Constitution de 2018, en vigueur depuis son adoption par un référendum irrégulier, notamment parce que les opposants au texte n’avaient pas le droit de faire campagne, contrairement à ses promoteurs.

Cela s’est fait, selon le communiqué de la coalition d’opposition CFOR-Arusha, après la « mise en scène électorale » du 20 mai dernier. Les résultats en avaient été tellement tripatouillés que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait dû…retirer ses chiffres tant ils étaient invraisemblables. La CFOR-Arusha y voit un effet direct de l’élimination de l’Accord d’Arusha, qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2005; 300.000 morts), de la nouvelle Constitution de 2018, en vigueur depuis son adoption par un référendum irrégulier, notamment parce que les opposants au texte n’avaient pas le droit de faire campagne, contrairement à ses promoteurs.

Tyrannie militaire

La « répression croissante » et le gouvernement militarisé sont une preuve, estime la CFOR-Arusha, que le nouveau président Evariste Ndayishimiyé « tiendra sa promesse de perpétuer la tyrannie militaire mise en place par son prédecesseur depuis 2005 ». La « récente agression militaire contre le Rwanda » – venue du Burundi, où se sont repliés les attaquants – la nuit du 27 juin, est une « preuve » que le régime burundais « continuera à être une menace pour la paix et la sécurité non seulement du Burundi mais aussi de toute la sous-région ».

La CFOR-Arusha demande donc à la communauté internationale de « sortir de sa torpeur et de prendre des mesures musclées » contre le régime militaire burundais, « y compris l’isolement diplomatique et des sanctions économiques et personnelles », afin de pousser le régime à enfin négocier avec son opposition.

La CPI doit accélérer son enquête

Elle demande aussi à la Cour pénale internationale (CPI) d' »accélérer l’enquête sur les crimes contre l’humanité en cours au Burundi depuis 2015″ pour « éviter que ses auteurs, qui sont même à la tête du nouveau gouvernement burundais » puissent jouir « d’une immunité totale et perpétuelle ».

Enfin, la coalition appelle à la constitution d’un « front de résistance citoyenne » pour réclamer le rétablissement de l’Accord d’Arusha.

La Libre Afrique

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Le Ministère des Infrastructures (MININFRA) a annoncé hier que le Rwanda rouvrirait ses opérations aéroportuaires pour des vols commerciaux réguliers le 1er Août prochain.

Cette décision fait suite à des mois de vols de passagers restreints depuis le 18 Mai, afin de contenir la pandémie de Covid-19.

Selon un communiqué du MININFRA,  plusieurs mesures doivent être respectées pour protéger la santé des passagers, de l’équipage et du personnel.

«Les aéroports rwandais rouvriront pour des vols commerciaux réguliers le 1er Août 2020. Pour assurer la sécurité et la santé des passagers, des équipages et du personnel, les opérations aéroportuaires respecteront les directives élaborées par le Ministère de la Santé et les recommandations du Conseil de l’OACI sur le rétablissement de l’Aviation Task Force », indique le communiqué.

Le Groupe de travail vise à identifier et à recommander des priorités et des politiques stratégiques pour les États et les opérateurs de l’industrie en ce qui concerne la réponse à l’impact grave ressenti dans le secteur de l’aviation civile internationale à la suite de Covid-19.

Le MININFRA a également noté que: «Tous les passagers, y compris ceux en transit, devront présenter la preuve d’un test négatif Covid-19 délivré par un laboratoire certifié, effectué dans les 72 heures avant leur arrivée au Rwanda».

Pour les passagers entrant au Rwanda, ajoute le communiqué, un deuxième test  sera effectué à l’arrivée et les résultats seront livrés dans les 24 heures.

Selon le MININFRA, pendant les 24 heures d’attente des résultats des tests, les passagers resteront dans les hôtels désignés à leurs propres frais.

Récemment, le Rwanda a également donné son feu vert aux vols affrétés dans le but d’assurer la reprise du secteur du tourisme qui est parmi les plus touchés par la pandémie de Covid-19.

Il est à noter que l’on devra observer les mesures préventives de Covid-19 dans les aéroports.

L’Association du transport aérien international (IATA) a récemment émis une série de recommandations qui, selon elles, pourraient aider le secteur de l’aviation alors qu’elle prévoit de relancer les vols de passagers dans le contexte de la crise COVID-19.

La feuille de route visait à donner la confiance dont les gouvernements auront besoin pour permettre la réouverture des frontières aux voyages des passagers, et la confiance que les voyageurs devront reprendre le vol.

L’IATA, entre autres, a souligné l’essence de l’observation des mesures préventives contre la propagation de cette pandémie, depuis le contrôle de la température aux points d’entrée, le maintien de la distance physique, la désinfection des objets tactiles et la disponibilité de produits d’hygiène à bord et dans les aéroports.

De plus, l’IATA a indiqué que des déclarations sanitaires et une recherche de contacts solide pourraient être entreprises par les gouvernements pour réduire le risque de chaînes de transmission importées.

RNA

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L’Afrique a perdu presque 55 milliards de dollars de revenus (48 milliards d’euros) issus du tourisme et des voyages en raison de la crise du Covid-19, indique jeudi l’Union africaine. Environ 24 millions de ménages africains dépendent du tourisme directement ou indirectement. Le tourisme représente 10% du PIB de l’Afrique, selon le commissaire de l’UA, Amani Abou-Zeid.

Les compagnies aéronautiques africaines font partie des principales victimes du coronavirus avec 60% d’avions en moins sur les diverses lignes. Il faudra au moins 20 milliards de dollars pour relancer les compagnies africaines.

Le Sénégal sera le premier pays africain à rouvrir ses frontières le 15 juillet.

L’Afrique compte 413.000 cas de Covid-19.

La Libre Afrique

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