La province du Nord-Kivu dans l'est de la République démoratique du Congo ne compte plus de cas déclaré de Covid-19, a annoncé vendredi son gouverneur qui reste "sur ses gardes" face à la double menace du coronavirus et d'Ebola.

Cinq cas avaient été enregistrés dans cette province frontalière du Rwanda et de l'Ouganda.

Le dernier cas à Beni, situé à 350 km au nord de Goma, a été déclaré guéri, a indiqué le gouverneur Carly Nzanzu, comme ceux de Goma précédemment.

Les déplacements qui avaient été suspendus entre Beni et la ville voisine de Butembo peuvent reprendre, a poursuivi le gouverneur. "Il faut que tous les passagers aient un masque" dans les mini-bus, a-t-il insisté.

"Ce n'est pas la fin de la pandémie", a-t-il prévenu. "Nous devons rester sur nos gardes" pour "veiller à ce qu'il n'y ait pas une deuxième vague de contamination".

Il a appelé au respect des mesures prises par le chef de l'Etat dès la fin du mois de mars (fermeture des lieux publics...).

"Les règles d'hygiène observées pour Ebola doivent être de stricte application", a-t-il ajouté alors que de nouveaux cas de fièvre hémorragique ont été enregistrés à Beni depuis 15 jours.

Le trafic de bateaux sur le lac Kivu entre Goma et Bukavu est toujours suspendu "pour autant qu'il y a encore des cas au Sud-Kivu", dans la provinc voisine.

La RDC a enregistré au total 394 cas confirmés dont 382 dans la capitale Kinshasa qui concentre l'ensemble des 25 décès. Les autorités font état de 48 guérisons et "246 patients en bonne évolution" dans leur dernier bulletin épidémiologique jeudi soir.

AFP

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Ce lundi 27 avril débute au Burundi la campagne électorale pour le triple scrutin prévu le 20 mai : élections des députés et des conseillers communaux, mais également celle du président de la République. Une campagne qui s'achèvera le 17 mai.

Il affrontera notamment celui qui est présenté comme le principal opposant, Agathon Rwasa, meneur du nouveau Conseil national pour la liberté, le CNL, agréé il y a un peu plus d’un an. Il y aura également Domitien Ndayizeye, président de transition entre 2003 et 2005, aujourd’hui à la tête de la coalition Kira Burundi. Comme trois autres prétendants, sa candidature avait d’abord été rejetée par la Commission électorale (Céni), mais il a finalement eu gain de cause après un recours à la Cour consitutionnelle.

Une élection sans grand enjeu pour les observateurs

Quoi qu’il en soit, nombre d’observateurs estiment que le scrutin ne présente aucun enjeu. « Il est admis, y compris par l’opposition, que le vainqueur est déjà connu et que ce sera le candidat du CNDD-FDD », explique ainsi Thierry Vircoulon, coordinateur de l'Observatoire pour l'Afrique centrale et australe de l'Institut français des relations internationales (IFRI). « L’opposition qui va concourir à cette élection joue essentiellement un rôle de faire-valoir démocratique au régime. Et pour elle, l’enjeu est d’arracher quelques places au Parlement, de façon à avoir encore une existence, plus théorique que réelle ».

 

En tout cas, chacun des sept candidats retenus et leur équipe devront s’exprimer chaque jour entre 6h et 18 h. « Toute propagande en dehors de cette période est interdite », précise un décret de la Céni qui fixe le cadre de cette campagne. Alors que des opposants accusent justement le parti au pouvoir de mener campagne depuis un certain temps et la Céni de fermer les yeux.

Une campagne sous la surveillance de la société civile

De leur côté, les acteurs de la société civile sont déjà mobilisés. Après la crise politique de 2015 et l’échec du dialogue lancé sous l’égide de la Communauté d’Afrique de l’Est, six organisations ont en effet mis sur pied un projet conjoint de suivi des violations des droits de l’homme. Dans un communiqué, elles invitent les autorités à « garantir la sécurité de toute la population en cette période électorale, où les opposants sont régulièrement menacés » ainsi qu’à « respecter scrupuleusement les droits électoraux des candidats et des électeurs ».

Une campagne qui se déroulera par ailleurs sous la menace du coronavirus. Quinze cas ont officiellement été déclarés et un décès dans le pays. Et si le ministère de la Santé a adressé des recommandations – des points pour se laver les mains notamment –, aucune restriction n’a pour l'heure été annoncée concernant les meetings et réunions publiques.

RFI

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Le Bureau des investigations rwandais confirme l’arrestation, entre le 15 et le 17 avril, de trois personnes en lien avec l’affaire Byabagamba. Il s’agit de Jimmy Mugisha, d’Emmanuel Mukimbiri et de John Museminali, un proche de l’ancien colonel. John Museminali serait en effet, selon la presse locale, le mari de Rosemary Museminali, ancienne ministre des Affaires étrangères et soeur de la femme de Tom Byabagamba.

Ils sont tous les trois accusés de « complicité de tentative d’évasion d’un détenu ». Dans un communiqué publié le 9 avril dernier, l’armée assurait en effet que Tom Byabagamba était soupçonné d’avoir tenté de s’échapper de sa cellule, et annonçait enquêter pour trouver ses complices. De nouvelles accusations qualifiées de « factices » par le frère de Tom Byabagamba, David Himbara, dans un billet de blog, ce dissident du régime de Paul Kagame qui vit en exil parle d’un « signe terrible » et assure s’inquiéter pour la vie de son frère.

 

Depuis leur arrestation en 2014, Tom Byabagamba et son co-accusé Fred Rusagara n’ont eu de cesse de contester leur incarcération, qualifiée d’arbitraire par un groupe de travail de l’ONU. Après avoir perdu en appel en décembre 2019, il se sont tournés en février, et en dernier recours, vers la Cour de justice est-africaine (AECJ).

RFI

 

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D’après le communiqué du ministère de la Santé sorti ce samedi 25 avril 2020, il y a 3 nouveaux cas testés positifs, ils sont tous des personnes-contact du dernier cas rapporté ce vendredi, un stagiaire du service de chirurgie à la Clinique Prince Louis Rwagasore. Il est aujourd’hui sous suivi médical au Centre de traitement du Covid-19.

Selon ce communiqué, c’est ce vendredi 24 avril 2020, que l’équipe d’intervention rapide du ministère de la Santé publique a effectué des prélèvements de 54 personnes-contact de ce dernier cas déclaré positif au Covid-19. Cette note précise que ces 3 cas sont revenus positifs sont en bonne état de santé.

Ce communiqué indique également que la recherche et l’identification de toutes les personnes ayant été en contact avec ces derniers sont en cours. Jusqu’aujourd’hui, les prélèvements ont été effectués sur 318 personnes-contact.

Il y a eu 204 personnes prélevées sur les 5 tous premiers cas testés positifs dont 4 sont guéris et sortis du Centre de traitement du Covid-19. Pour le stagiaire de la Clinique prince Louis Rwagasore, il y a eu 60 personnes prélevées. Et pour les 3 derniers cas testés positifs au Covid-19, des prélèvements ont été effectués sur 54 personnes-contact.

Le ministère de la Santé publique a octroyé à la Ceni 2.000 kits de lavage, 3.000 savons et 75.000 masques. Il y a eu également don de 300 thermoflahs pour les partis politiques et les candidats indépendants. C’est au moment où la campagne électorale débute ce lundi 27 avril 2020.

Le ministère de la Santé publique appelle la population à rester sereine, à respecter scrupuleusement les mesures de prévention individuelles et collectives contre le Covid-19.

Iwacu

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Les réfugiés dans les camps observent aussi les mesures de confinement diffusées par le Gouvernement afin de se protéger contre la pandémie du Coronavirus, selon le Secrétaire Permanent (PS) au Ministère de la Gestion des Urgences, Olivier Kayumba.

«Le Rwanda abrite plus de 150 mille réfugiés qui observent tous la règle de rester chez soi comme tout Rwandais. Mais ils ont en plus des lois particulières qui régissent les camps : les combustibles de briquettes et gaz pour la cuisson des aliments leur sont servis dans les camps. Aucune visite dans les camps n’est autorisée en cette période de pandémie. Les vendeurs de denrées alimentaires dans les camps continuent d’approvisionner les réfugiés. Chacun reste dans sa  maison. Mais il peut sortir et rester à son entrée. Pas de promenade à l’extérieur de la maison. Des agents de sécurité observent le mouvement des gens et rappellent à limiter le déplacement », a indiqué le PS Olivier Kayumba.

Il a précisé que depuis ans, chaque réfugié reçoit par mois de l’argent pour s’approvisionner en ration alimentaire. Plus n’est besoin qu’on leur serve en nature du riz, maïs, haricot et huile.

Le PAM (Programme Alimentaire Mondiale) transfère au réfugié de l’argent par mobile money (MoMo) et le réfugié peut toucher cet argent auprès de l’agent MoMo.

Pour ce qui est des mesures barrières observées au quotidien pour se protéger contre le COVID-19, des conseillers en santé et des inspecteurs sur place veuillent à leur mise en œuvre. Surtout que des postes de santé et centres de santé sont installés dans les camps pour faire observer ces mesures de protection. 

« Les refugiés sont coopératifs et comprennent la nécessité d’observer la loi obligeant de rester à la maison. Le PAM et le HCR (Haut Commissariat pour les Réfugiés), ainsi que les autres institutions partenaires travaillent ensemble avec le Gouvernement rwandais pour assurer des services essentiels aux réfugiés, comme la santé, la nutrition, l’accès à l’eau et l’hygiène dans tous les camps », a poursuivi le PS Olivier Kayumba.

Agence Rwandaise d'information

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Le vendredi 17 avril lors d’une conférence de presse, le Premier ministre Abe Shinzô a annoncé que la somme de 100 000 yens (environ 853 euros) sera versée à chaque résident au Japon, en tant que mesure économique exceptionnelle pour affronter la pandémie de coronavirus. « L’unité du peuple est plus importante que tout pour surmonter cette crise », a-t-il dit.

Le gouvernement a donc décidé de verser 100 000 yens à chaque habitant, Japonais et étranger. La population de l’Archipel est approximativement de 127 millions de personnes, dont un peu plus de 2,6 millions de résidents étrangers (chiffres du 1er janvier 2019).

S’il était tout d’abord question d’accorder une aide de 300 000 yens (environ 2 560 euros) aux foyers ayant encaissé des pertes financières importantes dues à la crise du Covid-19, le gouvernement a finalement changé de plan. « Je tiens à m’excuser profondément envers le peuple pour toute cette confusion. J’en prends la responsabilité », s’est exprimé le dirigeant japonais.

Les formalités à effectuer afin de recevoir les 100 000 yens se feront en ligne ou par la poste. Cela évite ainsi le risque de contamination en allant directement au guichet de la mairie.

Abe Shinzô a ajouté qu’il compte agir le plus rapidement possible afin de débuter la procédure. Selon un officiel du gouvernement, celle-ci se fera au plus tôt à la fin du mois de mai.

L’état d’urgence est actuellement décrété dans toutes les régions du Japon, et le nombre d’infections a dépssé les 10 000 cas.

Nippon/com

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