(Agence Ecofin) - Le Rwanda annonce de lourdes sanctions contre les éventuels auteurs de violations des mesures visant à freiner la propagation du nouveau coronavirus. Ainsi le refus de port ou le port incorrect d’un masque facial est passible d’une amende de 10 000 Rwf (5 722 FCFA) et d’une détention de 24 heures dans un espace réservé où il sera rappelé à l’auteur de la violation, les mesures anti-Covid-19 en vigueur.

Les commerçants et fournisseurs de services risquent deux fois plus gros, s’ils refusent le paiement numérique : une amende corsée de 25 000 Rwf (14 348 FCFA) et la fermeture de leur entreprise jusqu’au paiement de l’amende.

Les sanctions seront également applicables en cas de violation des mesures de distanciation sociale. Si le nombre de travailleurs dépasse les 50% prescrits, une amende de 150 000 Rwf sera infligée. Les organisateurs d’événements festifs et de rassemblements jugés inutiles paieront une amende de 200 000 Rwf et chaque participant, 25 000 Rwf.

Le Rwanda compte 4255 cas confirmés de Covid-19 et enregistre néanmoins l’un des taux de décès les plus faibles en Afrique.

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Au chapitre de l'horreur, le défunt Président Pierre Nkurunziza ne sera bientôt qu'un nain face à son successeur Evariste Ndayishimiye.

En deux mois de règne, le bilan du général Ndayishimiye est déjà assez riche d'assassinats. Des ONG des droits de l'homme produisent chaque semaine des rapports accablants et terrifiants de monitoring.

Ainsi, selon SOS/Torture Burundi, au moins 21 personnes ont été tuées au cours de la semaine du 29 Août au 5 septembre 2020.

La plupart des victimes ont été tuées au cours des affrontements entre l'armée et des rebelles qui ont attaqué plusieurs localités du Burundi ces derniers jours. «Au moins vingt-un personnes ont été assassinées au cours de la période dans différentes localités du pays essentiellement dans des affrontements entre les forces de l'ordre et un groupe d'hommes armés», a rapporté cette organisation des droits de l'homme dans un épais rapport publié dimanche soir.

SOS-Torture fait, par ailleurs, état de «quatre-vingt-seize cas d'arrestations arbitraires dont cinquante-six personnes soupçonnées de collaborer avec le groupe des rebelles qui a attaqué plusieurs localités du pays et quarante jeunes gens arrêtés en commune Buganda de la province Cibitoke au cours d'une fouille-perquisition effectuée par les forces de défense et de sécurité».

Selon cette organisation, depuis le début des affrontements entre un groupe d'hommes armés et les forces de l'ordre en province de Rumonge dans les communes de Muhuta, Bugarama et Burambi frontalières avec la commune Mugamba de la province Bururi, « plusieurs jeunes élèves Tutsi en vacances ont été arrêtés et conduits vers une destination inconnues. Ils auraient été tués selon des sources concordantes

« Selon des témoins sur place, la Brigade anti-émeute et le Commissaire régional de la Région de police sud, le commissaire de Police Thaddée Birutegusa, ainsi que le tristement célèbre Officier de police chef de 2 ème classe (OPC2) Désiré Uwamahoro », ont débarqué dans ces secteurs pour coordonner ces arrestations arbitraires.

SOS-Torture/Burundi a été initiée en 2015 dans l'objectif d'informer l'opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l'homme en cours au Burundi à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires.

  Cette initiative a été prise par des figures de la société civile burundaise dans la foulée de la répression des forces vives opposées au 3ème mandat présidentiel de Pierre Nkurunziza.

BurundiDaily

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La police congolaise a dispersé vendredi à Kinshasa un rassemblement de quelques centaines de manifestants qui réclamaient l'"expulsion immédiate" de l'ambassadeur du Rwanda en République démocratique du Congo, a constaté l'AFP.

La police a utilisé des gaz lacrymogène et des tirs de sommation pour disperser les activistes qui accusent le diplomate rwandais, Vincent Karega, de "révisionnisme" après un tweet controversé sur l'histoire douloureuse des relations entre les deux pays.

Le rassemblement avait été interdit par les autorités, selon l'un des organisateurs.

A l'origine de la manifestation, les mouvements citoyens Lucha et Filimbi demandaient également l'arrêt des menaces contre le prix Nobel de la paix congolais 2018 Denis Mukwege. "Touche pas au prix Nobel", pouvait-on lire sur une affichette tenue par un manifestant.

Le docteur Mukwege s'estime menacé depuis qu'il a dénoncé un massacre de civils en juillet dans sa province du Sud-Kivu à la frontière du Rwanda.

Avec le soutien d'opposants, les organisateurs demandent également la fin de l'impunité des crimes dans l'Est de la RDC.

"Nous réclamons la justice et la réparation pour tous les actes que le Rwanda a commis au Congo, pour les massacres qui se sont passés. Jusqu'aujourd'hui on n'a pas eu de réparations", a déclaré à l'AFP un manifestant, Héritier Masingeni.

En réponse à un Congolais sur Twitter, l'ambassadeur rwandais Vincent Karega avait contesté la responsabilité de son pays dans un massacre de civils en 1998 dans l'Est de la RDC.

Son tweet -rapidement effacé- avait relancé la colère d'une large partie de l'opinion congolaise, qui accuse le Rwanda d'être à l'origine des guerres et des conflits dans l'Est de la RDC depuis 25 ans.

"Je ne suis pas révisionniste. J'ai posé des questions sur des accusations portées contre mon pays. Je n'ai pas remis en cause les morts ou quoi que ce soit", a déclaré l'ambassadeur rwandais interrogé par l'AFP jeudi soir.

Africa news

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Le secrétaire adjoint américain aux affaires africaines, Tibor Nagy, s'est entretenu avec l'ambassadeur du Rwanda aux États-Unis au sujet de l'arrestation de Paul Rusesabagina.

L'histoire de cet homme est raconté dans un film hollywoodien sur le génocide rwandais : Hôtel Rwanda.

Les responsables rwandais soutiennent que M. Rusesabagina, 66 ans, a été arrêté en vertu d'un mandat 'arrêt international pour avoir dirigé des "mouvements terroristes".

Mais sa fille a déclaré à la BBC que cette allégation était fausse.

M. Nagy a tweeté après la rencontre avec l'ambassadeur Matilde Mukantabana que le gouvernement américain attend du Rwanda "un traitement humain, le respect de l'État de droit et un processus juridique équitable et transparent pour M. Rusesabagina".

M. Rusesabagina, qui est également citoyen belge et détenteur d'une green card américaine, a quitté son domicile à San Antonio, Texas, et a atterri à Dubaï jeudi dernier, indique sa famille à la BBC.

"Nous pensons qu'il a été kidnappé parce qu'il n'irait jamais au Rwanda de son plein gré", ajoute sa fille.

Le gouvernement rwandais n'a pas commenté les allégations selon lesquelles M. Rusesabagina aurait été kidnappé.

BBC Afrique

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Après plusieurs appels au nouveau président Évariste Ndayishimiye pour le respect des droits humains au Burundi, Human Rights Watch alerte l'Union européenne d'un potentiel assouplissement des mesures de surveillance du pays.

Lewis Mudge, directeur Afrique Centrale de l'ONG, redoute que les responsables des exactions commises durant la crise post-électorale de 2015 ne soient pas sanctionnés par le nouveau gouvernement, dans lequel certains accusés sont encore présents.

« Pour nous, à Human Rights Watch, ça montre un très mauvais signe parce qu’effectivement, actuellement au Burundi, il n’y a pas de changement sur le terrain. Donc, bien sûr, il y a un changement au sein de la présidence, il y a un changement du chef de l’État, mais ce changement n’est pas vu dans le pays. Le gouvernement doit sanctionner les gens qui étaient soupçonnés de commettre des abus. Il faut contrôler les Imbonerakure. Jusqu’à maintenant, il n’y a pas un espace libre pour les défenseurs des droits de l’homme ou bien pour les journalistes, pour qu’il fasse leur métier. C’est ça le changement que l’on attend, bien sûr au sein de Human Rights Watch, mais aussi avec les autres structures avec qui on a signé les lettres en juillet de cette année. »

Depuis 2015, on dénombre au moins 1 500 morts et près de 330 000 déplacés, après les révoltes contre un troisième mandat de l'ancien président aujourd'hui décédé, Pierre Nkurunziza.

RFI

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La Cour de cassation française examine mercredi le pourvoi contre sa remise à la justice internationale de Félicien Kabuga, accusé d’être le « financier » du génocide au Rwanda. Félix Kabuga, 87 ans selon ses dires, a été arrêté le 16 mai près de Paris après 25 ans de cavale et est actuellement incarcéré dans la capitale parisienne.

La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire devrait mettre sa décision en délibéré à quelques jours.

Le 3 juin, la cour d’appel de Paris, chargée d’examiner la validité du mandat d’arrêt émis par le Mécanisme pour les tribunaux internationaux (MTPI), a ordonné la remise de l’octogénaire à cette structure chargée d’achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR).

Il est notamment accusé d’avoir créé, avec d’autres individus, les milices hutu Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit, selon l’ONU, 800.000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsi. Et d’avoir mis sa fortune à contribution pour acheminer des milliers de machettes aux miliciens.

Mais l’ancien président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, conteste l’intégralité des sept chefs d’inculpations qui le visent.

Mercredi, lors d’une audience publique devant la Cour de cassation, la défense de Félicien Kabuga soulèvera d’abord une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), faisant valoir que la loi française viole la Constitution en ne prévoyant pas un contrôle plus approfondi des mandats d’arrêt de la justice internationale.

Elle invoquera ensuite son état de santé pour contester son transfert à Arusha, en Tanzanie, où siège le tribunal de l’ONU qui doit le juger pour génocide et crimes contre l’humanité. L’octogénaire souffre en effet de problèmes cardiaques, de diabète et de dégénérescence cérébrale, ce qui affecte ses capacités motrices et cognitives.

Ses avocats souhaitent le faire juger en France.

En cas de rejet du pourvoi, la France aura un mois pour le remettre au MTPI.

Le Rwanda appelle régulièrement les pays européens, dont la France et la Belgique, à traquer et juger plus efficacement les responsables en fuite du génocide.

Fin août, Kigali a émis un mandat d’arrêt international contre un homme accusé d’avoir pris part à l’organisation des massacres, Aloys Ntiwiragabo, qui était chef des renseignements militaires à l’époque.

Une enquête pour des soupçons de « crimes contre l’humanité » a été ouverte fin juillet à son encontre en France, à la suite d’un article du média en ligne Mediapart affirmant avoir retrouvé cet homme, âgé de 72 ans, près d’Orléans (centre).

La Libre Afrique

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Malgré les menaces de mort, le docteur Denis Mukwege est loin d’être découragé. Le prix Nobel de la paix congolais est apparu en vidéoconférence depuis Bukavu lors d’une session de la commission droits de l’homme du Parlement européen. Il n’en démord pas : sans juger les crimes du passé, les violations des droits de l’homme vont continuer de se multiplier dans son pays.

Bien loin d’être intimidé par les menaces qui pèsent sur lui, le docteur Mukwege insiste sur la gravité de la situation des droits humains dans son pays. Il cite les chiffres du dernier rapport du Bureau des Nations unies aux droits de l’homme de l’ONU sur les six premiers mois de l’année. « En moyenne, huit civils sont tués chaque jour dans le cadre des conflits, c'est énorme. Et bien souvent, ce sont les femmes et les enfants qui sont les principales victimes. Jour après jour, mois après mois, année après année, de nouvelles violations des droits humains sont documentées, rapportées et analysées. »

Pour le docteur Mukwege, c’est parce que les bourreaux d’hier se cachent encore au sein des armées et des institutions de la RDC et des pays de la région que ces violations se perpétuent. Il appelle à la création d’un tribunal pénal international qui puissent juger non seulement les crimes des deux guerres, mais que son mandat s’étende jusqu’à aujourd’hui. « Le manque de volonté politique et la realpolitik ont trop longtemps primé sur le besoin et la soif de justice et de vérité. C'est dans ce contexte que les massacres se poursuivent. Cette situation qui fait honte à notre humanité commune ne peut plus durer. »

Le prix Nobel de la paix a salué l’initiative du président Tshisekedi - « homme politique sans lien avec les crimes du passé », a-t-il souligné - d’opter pour la mise en place d’un mécanisme de justice transitionnelle. Mais début août, le chef de l’État s’était plaint du peu d’avancées sur ce projet à l’étude au niveau du gouvernement.

RFI

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L'Office rwandais d’Investigation (RIB) a montré  à son siège ce matin à la presse Paul Rusesabagina arrêté pour avoir créé et dirigé un groupe terroriste.

RIB informe les Rwandais et les étrangers que grâce à la coopération internationale, Paul Rusesabagina a été arrêté et se trouve dans les mains de RIB. Il est détenu à la Station de Police de Remera/Kigali.

Rusesabagina est soupçonné d’avoir créé et dirigé une coalition de groupes extrémistes, dont le MRCD et le PDR-Comfort, opérant dans diverses parties de la région et à l’étranger.

RIB a indiqué qu’il a lancé récemment un mandat international pour arrêter et juger Paul Rusesabagina responsable de crimes graves, notamment de terrorisme, d’incendie, d’enlèvement et d’assassinat d’innocents Rwandais dans diverses régions du pays, comme à Nyabimata dans le district de Nyaruguru en Juin 2018 et à Nyungwe dans le district de Nyamagabe en Décembre 2018.

L’investigation sur les crimes commis par Rusesabagina se poursuit.

RNA

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