Le Gouvernement du Japon par le biais de son Agence Japonaise de Coopération (JICA) a donné au Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI) des semences de légumes de qualité d’une valeur de plus de 900 millions Frw.

Ces semences seront distribuées dans 18 Districts du pays à des fermiers cultivant des légumes et qui rembourseront 50 % du coût, les autres 50 % sont un appui de l’Etat.

Les 18 districts qui seront servis : Nyabihu, Rubavu, Rutsiro, Rusizi, Nyamasheke, Bugesera, Gatsibo, Kayonza, Nyagatare, Rwamagana, Kamonyi, Muhanga, Huye, Nyanza, Musanze, Gicumbi, Burera et Rulindo.

Les semences de qualité données sont des semences haricots verts, oignons, tomates, carottes, choix, poivrons verts, aubergines et amarantes. Les semences sont données à des fermiers moyens qui ont été frappés par le Covid-19, et qui ne pouvaient pas épargner des semences de légumes.

Il est prévu que ces semences seront plantées sur un espace de 4,200 ha au cours des saisons A et B de 2021. Ce sont les commerçants des intrants agricoles qui feront parvenir ces semences aux fermiers, comme cela se fait de coutume.

« Nous ne donnons pas seulement des semences de qualité. Mais nous sensibilisons aussi les fermiers à utiliser des semences de qualité afin d’atteindre une bonne production. Nous attendons que la récolte obtenue permettra aux fermiers une bonne récolte qui renforces leur santé et leur immunité face aux maladies, dont le CIVI-19 », a indiqué le Directeur de JICA, Maruo Chin.

De son côté, le Secretaire Permanent (PS) du MINAGRI, Jean-Claude Musabyimana, a précisé que 50 % du coût sera donné gratuitement aux fermiers, tandis que les autres 50 % seront remboursés.

« Les fermiers n’ont pas pu conserver les semences de légumes qui sont des denrées périssables. Il était difficile pour eux d’avoir des semences de qualité en cette saison culturales. Les Districts sont priés de cibler des fermies qui ont des capacités pour cultiver ces semences de légumes, notamment des horticulteurs habituels ou des coopératives, ou d’autres fermiers qui acceptent de remboursé 50 % », a-t-il indiqué.

Le PS a ajouté que l’Office de l’Horticulture (NAEB) appuiera les fermiers à accéder à des marchés de légumes.

Notons que JICA, en plus du secteur agricole, intervient aussi au Rwanda dans l’appui en équipements, experts techniques pour fournir l’eau, ICT, énergie, construction de routes et promotion de l’éducation.

Agence Rwandainse d'information

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C’est ce mercredi que se tient par visioconférence le mini-sommet entre Paul Kagame, Yoweri Museveni, Joao Lourenço et Félix Tshisekedi, à l'initiative de ce dernier.

Le président Félix Tshisekedi est à Goma depuis lundi. La principale ville de l’est de la RDC devait accueillir depuis mi-septembre cinq Chefs d’Etat de la région mais la réunion a été reportée plus d’une fois.

Et c’est finalement ce mercredi qu’elle se tient mais par visioconférence, confirme la présidence congolaise.

Le nouveau président burundais, Evariste Ndayishimiye n'y sera pas. Il a évoqué des raisons de calendrier. Mais son ministère des affaires étrangères a clairement révélé que Bujumbura préférait des échanges bilatéraux entre ministres plutôt qu’un mini-sommet entre les Chefs d’Etat.

La ministre des Affaires étrangères de la RDC vient d'achever une mission des trois jours à Bujumbura pour coopération bilatérale et en a rapporté les résultats au président Tshisekedi.

Bujumba est en froid avec Kigali, et Goma est plutôt frontalier avec le Rwanda.

Paul Kagame, le président rwandais, par contre, participera bien au mini-sommet. C’est même lui qui avait suggéré qu’il se tienne par visioconférence à cause du coronavirus.

Yoweri Museveni de l’Ouganda et Joao Lourenço de l'Angola y participeront aussi. Depuis son arrivée au pouvoir, M. Tshisekedi joue aux bons offices entre MM. Museveni et Kagame. Il a même facilité cette année un accord de paix entre les deux.

L'ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, Mike Hammer, qui est actuellement à Goma dans le cadre d'une tournée dans l'est du pays, a affirmé que Washington soutient l'initiative du président Tshisekedi.

"Nous savons tous que si les pays voisins ne s'y impliquent pas il n'y aura pas de paix en RDC. C'est pour cela que les Etats-Unis soutiennent cette initiative diplomatique du président Tshisekedi qui veut la paix dans la région des Grands lacs", a dit l'ambassadeur Hammer au micro du correspondant de VOA Afrique à Goma.

Le bon voisinage, la sécurité et la coopération sous-régionales y seront discutés, selon la présidence congolaise.

VOA

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Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi est arrivé lundi à Goma, dans l'Est du pays, pour une visite sous haute tension centrée sur les questions sécuritaires, sur fond de tueries à Beni et de tensions communautaires dans le Sud-Kivu.

Le président Tshisekedi doit participer mercredi à une réunion par visioconférence avec ses homologues des pays voisins et concernés par la sécurité dans l'Est de la RDC: Ouganda, Rwanda et Burundi.

Au moins huit personnes ont encore été tuées lundi matin à Mamove dans le territoire de Beni, à 350 km au nord de Goma, a indiqué l'administrateur du territoire, Donat Kibwana.

Ce responsable politico-administratif a attribué la tuerie au groupe armé ADF, responsable présumé de la mort de centaines de civils depuis un an.

Les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) présents dans la région de Beni ont confirmé l'attaque, sans donner de bilan.

A sa descente d'avion, le président Tshisekedi a été hué par une poignée de manifestants qui lui ont rappelé que le Congo est "indivisible".

Une claire allusion à la polémique politique qui enflamme la province voisine du Sud-Kivu. Une polémique qui renvoie les Congolais aux heures sombres des deux guerres du Congo (1996-2003) et l'ingérence directe de ses voisins sur son territoire, à commencer par le Rwanda.

La semaine dernière, une délégation officielle a élevé au rang de commune rurale la localité de Minembwe sur les hauts-plateaux du territoire de Fizi.

Or le maire de Minembwe et la majorité de ses habitants sont des Congolais tutsi rwandophones, dont les milices sont en conflit avec des groupes armés d'autres communautés.

Cette décision administrative a réveillé dans l'esprit de nombreux Congolais le spectre d'une "balkanisation" de l'Est de la RDC au profit de ses voisins, à commencer par le Rwanda.

"Je demande aux Congolais de s'opposer à l'instauration de Minembwe en commune rurale. Cette initiative téméraire est une sérieuse menace à l'intégrité territoriale de la #RDC. J'invite le peuple congolais à la vigilance de manière à faire échec à ce plan de balkanisation du pays", a tweeté l'opposant et ex-candidat à la présidence de la République, Martin Fayulu.

Dans le Sud-Kivu, l'évêque d'Uvira Sébastien Muyengo a regretté cette décision qui "loin d'être de nature à faciliter la véritable paix dans les Hauts-plateaux, suscite au contraire beaucoup d'animosité".

L'homme d'Église s'interroge sur la "responsabilité" du président Tshisekedi.

VOA

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Le représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies en RDC, David Gressly, a souhaité le retour d’une paix durable dans les localités de Minembwe, Bikenge et Bijombo. Il a fait cette déclaration après avoir visité mercredi 30 septembre ces localités du Sud-Kivu.

Cette visite a permis à M. Gressly de discuter surtout avec la population civile, les militaires et les autorités locales afin de comprendre mieux la situation et « pour voir ce qu’on peut faire pour avancer » dans la recherche à la paix.

« Pour moi, c’était très utile. On a vu la situation actuelle qui reste préoccupante. La population est toujours préoccupée pour sa sécurité et le manque de développement aussi dû à l’enclavement de cette zone et qui empêche l’assistance humanitaire et aussi l’économie elle-même », a-t-il affirmé. 

David Gressly a visité plusieurs déplacés, surtout à Mikenge et à Bijombo, qui traversent « une situation difficile. Ils manquent surtout des soins médicaux. Ils n’ont pas d’écoles pour les enfants ils se plaignent de manque de nourriture et surtout le manque de sécurité pour rentrer chez eux. Donc, il y a des choses à faire, à rechercher une paix durable dans cette zone », a-t-il indiqué.

Radio Okapi

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(Agence Ecofin) - Comme l’édition précédente, l’index 2020 de la liberté économique évalue 51 pays africains sur la base 12 facteurs quantitatifs regroupés en quatre grandes catégories. Même si l’Ile Maurice conserve son rang de leader, plusieurs bouleversements sont toutefois observés dans ce nouveau classement.

L’édition 2020 de l’« index of economic freedom » qui mesure la liberté économique dans 180 pays dans le monde, dont 51 pays africains, a été dévoilé récemment par The Heritage Foundation, un think tank et lobby américain conservateur, basé à Washington.

Comme les rapports précédents, 12 facteurs quantitatifs regroupés en quatre grandes catégories, ont été utilisés pour établir cet index. Il s’agit notamment de : l’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d'investissement, la liberté financière).

Sur la base des scores obtenus (de 0 à 100), les pays sont classés en cinq catégories en fonction de niveau de liberté estimé de l’économie. Les pays ayant enregistré les scores les plus élevés (entre 80 et 100) sont considérés comme économiquement « libres ». Suivent de façon décroissante, les économies « globalement libres », puis celles « modérément libres ». Viennent ensuite les pays avec « peu de liberté » économique, et enfin les pays dits « répressifs » en la matière.

Selon le rapport, les scores des pays africains se situent généralement dans les catégories inférieures de la liberté économique, même si de modestes progrès en matière de liberté économique ont stimulé la croissance économique dans plusieurs pays.

Comme ce fut déjà le cas pour l’édition précédente de l’« index of economic freedom », l’Ile Maurice arrive en tête des pays africains en matière de liberté économique en 2020. Suivie par le Rwanda qui progresse à la deuxième place du classement. Ils constituent d’ailleurs les deux seuls pays du continent à figurer dans la catégorie des économies « modérément libres » dans le monde.

Plusieurs progressions sont observées dans le classement 2020 sur le continent. Les plus remarquables sont celles de Madagascar qui passe de la 18ème dans l’édition précédente à la 9ème place cette année, changeant également de catégorie pour devenir une économie « modérément libre ». Le Niger enregistre aussi une bonne progression passant du 39ème au 27ème rang en 2020. Il est de même pour le Sénégal et le Ghana qui progressent chacun de 9 places dans cet index.

D’importants reculs sont également enregistrés comme la Guinée-Bissau qui chute de la 17ème à la 35ème place en 2020. Il en est de même pour la République Démocratique du Congo qui passe du 33ème au 42ème rang dans ce classement. Des mauvaises performances observées aussi au sujet de l’Afrique du Sud et de la Côte d’Ivoire qui se voient toutes deux reléguées de la catégorie des économies « modérément libres » lors de l’édition précédente, à celle de pays avec « peu de liberté » économique dans l’index 2020.

Au niveau mondial, les seules économies considérées comme véritablement « libres » et occupant de ce fait la tête du classement sont respectivement Singapour (1er), Hong-Kong (2ème), la Nouvelle-Zélande (3ème), l’Australie (4ème), la Suisse (5ème), et l’Irlande (6ème).

Borgia Kobri

Classement des pays africains selon l’indice de liberté économique 2020

Rang

Pays

Score

Catégorie

Rang mondial

01

Ile Maurice

74,9

Globalement libre

21

02

Rwanda

70,9

Globalement libre

33

         

03

Botswana

69,6

Modérément libre

40

04

Seychelles

64,3

Modérément libre

72

05

Cap-Vert

63,6

Modérément libre

76

06

Maroc

63,3

Modérément libre

78

07

Tanzanie

61,7

Modérément libre

89

08

Namibie

60,9

Modérément libre

96

09

Madagascar

60,5

Modérément libre

99

10

Côte d’Ivoire

59,7

Peu de liberté

101

11

Ouganda

59,5

Peu de liberté

102

12

Ghana

59,4

Peu de liberté

104

13

Afrique du Sud

58,8

Peu de liberté

106

14

Sénégal

58,0

Peu de liberté

110

15

Nigeria

57,2

Peu de liberté

116

16

Burkina-Faso

56,7

Peu de liberté

117

17

Gabon

56,7

Peu de liberté

118

18

Guinée

56,5

Peu de liberté

121

19

Gambie

56,3

Peu de liberté

123

20

Sao Tomé-et-Principe

56,2

Peu de liberté

125

21

Mali

55,9

Peu de liberté

126

22

Tunisie

55,8

Peu de liberté

128

23

Mauritanie

55,3

Peu de liberté

130

24

Eswatini

55,3

Peu de liberté

131

25

Kenya

55,3

Peu de liberté

132

26

Bénin

55,2

Peu de liberté

133

27

Niger

54,7

Peu de liberté

137

28

Lesotho

54,5

Peu de liberté

138

29

Togo

54,1

Peu de liberté

140

30

Egypte

54,0

Peu de liberté

142

31

Comores

53,7

Peu de liberté

143

32

Cameroun

53,6

Peu de liberté

145

33

Ethiopie

53,6

Peu de liberté

146

34

Zambie

53,5

Peu de liberté

147

35

Guinée - Bissau

53,3

Peu de liberté

148

36

Djibouti

52,9

Peu de liberté

151

37

Malawi

52,8

Peu de liberté

152

38

Angola

52,2

Peu de liberté

154

39

République Centrafricaine

50,7

Peu de liberté

159

40

Mozambique

50,5

Peu de liberté

160

41

Tchad

50,2

Peu de liberté

161

         

42

RDC

49,5

Répressif

162

43

Liberia

49,0

Répressif

165

44

Burundi

49,0

Répressif

166

45

Guinée Equatoriale

48,3

Répressif

167

46

Sierra Leone

48,0

Répressif

168

47

Algérie

46,9

Répressif

169

48

Soudan

45,0

Répressif

173

49

Zimbabwe

43,1

Répressif

174

50

Congo

41,8

Répressif

176

51

Erythrée

38,5

Répressif

177

Media





 

Trois hommes suspectés d'avoir pris part au génocide rwandais ont été arrêtés et inculpés cette semaine en Belgique, a indiqué ce samedi 3 octobre à l'AFP le parquet fédéral belge, confirmant une information de l'hebdomadaire Le Vif/L'Express.

«Deux ont été arrêtés mardi à Bruxelles et l'un mercredi dans la province du Hainaut, dans deux dossiers différents mais très semblables et tous trois inculpés "d'infractions graves au droit humanitaire"», a précisé Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral. L'un des trois a été placé sous surveillance électronique, les deux autres incarcérés, a-t-il souligné.

RFI

Media





 

En République démocratique du Congo, les mouvements citoyens organisaient des marches dans toutes les grandes villes du pays pour réclamer justice pour les crimes documentés dans le rapport Mapping. Dix ans après la publication de ce rapport, les recommandations sont restés lettres mortes et les crimes impunis. Environ 5 000 personnes ont manifesté, ce jeudi 1er octobre à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, pour réclamer la mise en place d’un tribunal spécial pour la RDC.

Sifflets à la bouche, vuvuzelas, banderoles et même des flambeaux à la main, presque toutes les couches sociales du Sud-Kivu se sont retrouvées place Munzihirwa à Nyawera afin de réclamer justice. C'est sur cette place qu'a été tué, en octobre 1996, l’archevêque de Bukavu, Christophe Munzihirwa lors de l’arrivée de l’AFDL, de l’ancien président Laurent Désiré Kabila, soutenu par les pays voisins de l’Est.

Idesbald Byabuze est l’un des manifestants. Pour lui, trop c’est trop : « Il y a eu, pas un génocide, mais des génocides dans notre pays. Toutes les familles congolaises ont été, d’une manière ou d’une autre, touchées par un crime économique, crime de guerre ou crime contre l’humanité. C’est l’occasion pour tout Congolais de comprendre que le moment est arrivé pour dire non à l’impunité, et nous sommes décidés ! »

Denis Mukwege absent

Les manifestants ont déposé deux mémorandum au gouvernorat du Sud-Kivu, l’un demande au secrétaire général des Nations unies de s'impliquer pour la publication des noms indexés par le rapport Mapping, et l’autre encourage le président Félix Tshisekedi à faire de la RDC un État de droit.

Sifa Noella est une rescapée des viols commis par les FDLR à Shabunda en 2000. Elle s’inquiète : « Nous voulons que les auteurs des violences soient jugés alors qu’ils sont encore en vie. Ils ne seront pas jugés quand ils seront morts ! Parmi nous, les victimes, il y en a qui ne savent plus marcher, d’autres commencent à mourir. Il ne faudrait pas attendre que nous mourrions pour nous rendre justice. »

Malgré sa promesse de participer à cette marche encadrée par la police, le prix Nobel de la paix 2018 le docteur Denis Mukwege était absent. Ses proches ont évoqué des raisons sécuritaires.

L’amnistie qui efface tout…

Le rapport Mapping avait recensé 617 crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de possibles crimes de génocide et proposait la création de chambres mixtes de justice. Depuis, rien. C’est l’impunité totale pour les anciens belligérants qui pour la plupart refusent de revenir sur cette période ou de se prononcer, constate notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda. Certains tentent de se justifier, mais sans jamais reconnaître les crimes.

Pour Raphaël Ghenda, compagnon de Laurent-Désiré Kabila au sein de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo/Zaïre et porte-parole du tout premier gouvernement AFDL en 1997, il faut que la justice s’intéresse surtout aux rebellions qui se sont opposées au régime AFDL. Il ne reconnaît pas les crimes recensés par le rapport Mapping. « Partout où nous sommes passés, nous ne nous sommes pas livrés à des exactions comme on l’a connu à Makobola, Kassika, Kissangani… Qui en sont les responsables ? D’abord les deux grands mouvements politiques congolais que vous connaissez : MLC et RCD. »

Pour Roger Lumbala, ancien dirigeant du RCD/National, tous ces crimes ont déjà été effacés par l'amnistie de 2014. « Il ne s’agit de revenir encore sur la décision de la justice pour entamer d’autres actions alors que la République démocratique du Congo, en tant que pays souverain, a déjà voté l’amnistie pour permettre ma cohabitation pacifique, la réconciliation nationale. »

RFI

Media





 

Dans une note publiée dans son journal officiel en anglais dont SOS Médias Burundi s’est procuré une copie, l’Union Européenne(UE) a annoncé avoir renouvelé les sanctions contre deux hauts responsables policiers et proches du chef de l’État burundais.

Selon le collectif SOS Médias Burundi, il s’agit de Gervais Ndirakobuca et Godefroid Bizimana. L’annonce intervient quelques jours après la sortie d’un rapport de la commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi qui a dressé « un bilan sombre » en matière de droits humains.

Le Burundi a nié les allégations qualifiant la commission d’être «politisée» et de «servir les intérêts de ceux qui l’ont mandatée».

Le commissaire de police chef Gervais Ndirakobuca voit les sanctions prises contre lui par l’Union Européenne renouvelées. Elles ont aussi été maintenues pour le commissaire de police principal Godefroid Bizimana.

Les deux hauts responsables policiers et proches collaborateurs du président Ndayishimiye sont originaires de la même province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi). Ils occupent successivement les postes de ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire ; et de chargé de missions à la présidence de la République du Burundi.

« Le Conseil a l’intention de maintenir des mesures restrictives à l’encontre des personnes susmentionnées avec une nouvelle déclaration des raisons », peut-on lire dans la note.

Selon la note de l’UE, les concernés avaient jusqu’avant ce 29 septembre pour demander des clarifications au conseil sur les sanctions dont ils font objet.

En octobre 2015, l’Union Européenne avait pris des sanctions contre trois proches de feu président Pierre Nkurunziza dont Ndirakobuca, alors chef de cabinet au bureau du chef de l’État et Bizimana, directeur adjoint de la police nationale du Burundi (PNB) à l’époque.

Bruxelles avait adopté des restrictions en matière de déplacements et un gel des avoirs à l’égard des trois individus. Elle avait précisé que les personnes visées sont impliquées dans des actes de violence, de répression, ou d’incitation à la violence, y compris par des actes constituant des atteintes graves aux droits de l’homme.

Un autre haut dignitaire burundais est toujours sous sanctions internationales. Il s’agit du nouveau premier ministre Alain Guillaume Bunyoni. Il est sous sanctions américaines depuis novembre 2015 pour les mêmes raisons que les deux premiers. À l’époque, il était ministre en charge de la sécurité.

Vendredi dernier, lors de sa première conférence publique, le président Évariste Ndayishimiye a affirmé que l’UE a échoué dans son plan de déstabilisation des institutions au Burundi en 2015 avant de déclarer que « l’accord de Cotonou (qui liait le Burundi et l’UE) ne tient plus ».

RNA

Media



A Propos

 


IPHAME.

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