Dans le cadre du programme de mobilité lancé par l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), 30 enseignants de français sont au Rwanda pour donner des cours de français et former les professeurs à travers tout le pays.  

Le Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement Primaire et Secondaire, Gaspard Twagirayezu, a reçu ce mardi 13 octobre ces enseignants experts recrutés par l’OIF en collaboration avec le Ministère de l’Education du Rwanda. L’homme d’Etat rwandais a souhaité la bienvenue à la première cohorte d’enseignants de français du programme de mobilité lancé par l’OIF.

En ce 50ème anniversaire de la francophonie, ces enseignants venus de neuf pays membres de l’OIF en incarnent la diversité. Ils viennent de la France, du Sénégal, du Gabon, du Mali, du Bénin, du Togo, du Cameroun, du Burundi et du Burkina Faso.

«Félicitations aux enseignants participant au premier programme de mobilité de l’OIF. Ils étaient 1300 candidats !  Une belle initiative pour promouvoir la francophonie au Rwanda », a réagi sur tweeter Juliette Bigot, Conseillère de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France au Rwanda.

Ces enseignants volontaires seront affectés dans des écoles des cinq provinces du Rwanda pour la rentrée scolaire de cette année qui a été retardée par la pandémie de Covid-19. La durée de la mobilité est d’une année scolaire, renouvelable une fois.

Leur mission consiste à l’enseignement du français en classe primaire (à partir de la 4e année du système scolaire rwandais) ou secondaire ;

Leur mission porte également sur l’animation d’activités ludo-éducatives autour du français (mise en place d’un environnement francophone) ; et sous la responsabilité du directeur ou de la directrice d’établissement, conseil pédagogique et encadrement d’autres professeurs de français (observations de classe, animation de cours en binôme…) ;

Dans le cadre de sa politique éducative et linguistique, et afin de répondre aux besoins de ses Etats membres relatifs à l’enseignement et à l’apprentissage de la langue française, l’OIF a lancé en 2020 un projet de mobilité des enseignants volontaires.

Ce projet vise à renforcer les capacités des établissements scolaires d’un pays donné dans le domaine de l’enseignement et de l’apprentissage du français, en palliant un manque ponctuel d’enseignantes et d’enseignants qualifiés de et en français au sein de son système éducatif et en renforçant les compétences professionnelles des enseignants en exercice dans le pays.

RNA

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Au Burundi, les organisations internationales et locales de défense des droits de l'homme dénoncent l’arrestation et l'incarcération, qualifiées d’arbitraires, d’un ex-député d’opposition, Fabien Banciryanino, le 2 octobre. Il a été arrêté sans mandat puis écroué à la prison de Mpimba à Bujumbura il y a une semaine, officiellement pour « rébellion, dénonciations calomnieuses et atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'État ». Mais, selon un de ses avocats et selon une lettre que l’intéressé a adressée à la CNIDH, la Commission nationale indépendant des droits de l’Homme du Burundi et qui est parvenue à RFI, il a été interrogé sur des propos tenus au cours d’une plénière de l'Assemblée nationale, en février 2020.

Fabien Banciryanino a été l’une des rares voix critiques du pouvoir au cours de la dernière législature. Lors de cette séance mémorable de février 2020, l’Assemblée nationale devait adopter un projet de loi qui élevait le président de l’époque, Pierre Nkurunziza, au titre de « Guide suprême du patriotisme ».

Ce jour-là, Fabien Banciryanino est le seul député à s’élever publiquement contre cette décision. Il invoque pour cela « les graves crimes commis tout au long des 15 ans de pouvoir du président Pierre Nkurunziza », aujourd’hui défunt.  Le président de l’Assemblée de l’époque qualifie alors l'élu de « téméraire ».

L’ex-député ne se sentait plus en sécurité depuis la fin de son mandat il y a deux mois. Une dizaine de jours après son arrestation, la Ligue des droits de l’homme Iteka dénonce une grave violation de la Constitution. « L'arrestation de Fabien Banciryanino est une grave violation de la loi d'autant que la Constitution burundaise, dans son article 155, stipule qu'aucun parlementaire ne peut être poursuivi pour les propos qu'il a tenu ou un choix qu'il a opéré dans l'exercice de son mandat », explique Anschaire Nikoyagize, président de l'Iteka, à Esdras Ndikumana, du service Afrique.

Il s'agit, si les faits sont avérés, d’un signal très inquiétant, relève de son côté l’organisation Human Right Watch. Lewis Mudge, est en charge de l’Afrique centrale. « C'est un message : il ne faut pas oser dénoncer les actes commis par le gouvernement. » Mais cela veut aussi dire que le président actuel du Burundi, Evariste Ndayishimiye a « décidé de ne pas tourner la page », poursuit Lewis Mudge, « il continue avec les mêmes moyens de répression constatés, documentés à l'époque de Pierre Nkurunziza et ça c'est un signe préoccupant. »

 

Aucun responsable burundais n’a pour l'instant accepté de s’exprimer sur l’arrestation de l’ex-député d’opposition.

RFI

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Une réunion du cabinet tenue le lundi 12 octobre a approuvé le projet de loi régissant le foncier au Rwanda.

Le projet de loi foncière, s’il est approuvé par les deux chambres du parlement entre autres procédures, remplacera l’actuelle loi promulguée en 2013.

Voici cinq changements majeurs du nouveau projet de loi.

1. Subdivision de terrain

La subdivision des terres agricoles, d’élevage et forestières était interdite dans la loi foncière de 2013 si le résultat de cette subdivision conduisait à des parcelles de terrain d’une superficie inférieure à un hectare pour chacune d’elles.

Cependant, dans le nouveau projet de loi foncière, cette subdivision est autorisée. Cela devrait aider les citoyens, en particulier les agriculteurs, à réduire les transactions foncières informelles et à réduire les conflits fonciers découlant de la propriété partagée des terres.

2. Régimes fonciers

Le nouveau projet de loi foncière prévoit deux régimes fonciers, à savoir la pleine propriété, selon laquelle le propriétaire du terrain peut l’utiliser à toutes fins de sa volonté conformément à la réglementation locale, et le bail emphytéotique, généralement connu par les citoyens sous le nom d ’« ubukode burambye ».

Dans la loi actuelle, la pleine propriété n’était accordée qu’aux nationaux sur un terrain de cinq hectares et aux étrangers dont la propriété est située dans la zone économique spéciale désignée, sur une base de réciprocité et en copropriété de terres (si au moins 51% de sa participation appartient à des citoyens rwandais).

À l’avenir, les ressortissants continueront à obtenir des titres en pleine propriété, mais la taille éligible à la pleine propriété pour les nationaux a été réduite à 2 hectares par personne pour une utilisation efficace et rationnelle des terres.

Pour les étrangers, la concession en pleine propriété sera approuvée par une ordonnance présidentielle pour des circonstances exceptionnelles d’intérêt national stratégique.

En ce qui concerne le bail emphytéotique de zone résidentielle et commerciale accordé aux citoyens et aux étrangers qui acquièrent des terres par des moyens privés, la durée du bail ne sera pas augmentée de plus de 99 ans par rapport aux 20 et 30 ans actuels, respectivement. Ce dernier devrait bénéficier, entre autres, aux investisseurs immobiliers.

De plus, les citoyens dont les baux emphytéotiques doivent être renouvelés bénéficieront des baux à plus long terme à l’avenir.

3. Gestion des terres domaniales

Dans le nouveau projet de loi, au lieu d’avoir différentes entités publiques propriétaires des terres du gouvernement, toutes les terres de l’État seront enregistrées auprès du gouvernement du Rwanda par l’intermédiaire du ministère de l’Environnement qui est en charge des terres.

Toutes les autres institutions publiques centralisées et entités décentralisées utiliseront en conséquence les terres domaniales.

Entre-temps, un arrêté du Premier ministre déterminera les modalités d’utilisation et de transfert entre les institutions gouvernementales.

En outre, les investissements stratégiques sur des terres domaniales par le secteur privé comme les bâtiments à des fins commerciales se verront octroyer un bail emphytéotique spécifique pour investissement, différent du bail accordé aux citoyens.

Cela donnera aux investisseurs des droits spécifiques sur le terrain, y compris le droit d’hypothéquer le terrain et les activités développées sur ce terrain pendant la durée du bail.

Cela sera cependant conforme aux lois pertinentes et à l’accord signé avec le gouvernement du Rwanda.

Pour d’autres investissements stratégiques comme la sylviculture, le secteur privé se verra octroyer un titre de concession de 49 ans au maximum, ce qui donnera aux investisseurs des droits spécifiques d’hypothéquer les droits de concession correspondant à la durée de la concession.

4. Ordonnance

La loi actuelle reposait sur les dispositions du code civil pour appliquer la prescription foncière et est vérifiée par une décision d’un tribunal compétent.

Cependant, le nouveau projet de loi foncière confère le pouvoir d’appliquer la prescription au registraire des titres fonciers sur la base des rapports du comité foncier. Cela devrait résoudre le problème du nombre élevé d’affaires judiciaires liées à la prescription ou à la limitation des terres.

5. Pénalités

Le nouveau projet de loi foncière impose le respect des plans d’aménagement du territoire pour soutenir la croissance économique grâce à une urbanisation et un développement des colonies appropriés.

Il prévoit que tout permis accordé en contradiction avec le plan d’aménagement du territoire et les normes requises est nul et non avenu et n’a aucun effet quel que soit le type de prescription.

RNA

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Le bourgmestre de Minembwe, Gadi Muzika, présente ses condoléances aux membres de la communauté Banyamulenge lors des obsèques d’un berger tué par des miliciens, dans le Sud-Kivu, le 7 octobre 2020

Assis en bas d’un vallon isolé, les femmes à gauche et les hommes à droite d’un cercueil en bois, 500 personnes assistent aux obsèques de Bonaventure Kinyegeria, un éleveur de vaches tué par des miliciens le 6 octobre près de Minembwe, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). En plein jour, les assaillants armés ont volé le cheptel de l’éleveur Tutsi, victime d’un conflit armé localisé sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Mais un conflit très politique qui attise dans toute la RDC des méfiances anciennes contre le Rwanda.

La victime, 56 ans, est un Congolais tutsi « Banyamulenge », une communauté aux lointaines origines rwandaises.

« Avant la conférence de Berlin (sur le partage de l’Afrique en 1885), nous étions déjà dans la région », affirme Sébastien, un médecin généraliste qui s’écarte de la cérémonie en plein air pour répondre aux questions de l’AFP avec six autres notables.

Congolais, alors? « Et comment! « , répond la petite délégation. Cela ne va pas de soi pour de nombreux Congolais, qui les considèrent comme des Rwandais, ou des agents du Rwanda, sur fond de conflits fonciers surtout au temps des transhumances. Le meurtre de l’éleveur tutsi qu’on enterre ce jour-là n’est pas un acte isolé. Depuis 2019, les Banyamulenge affirment être la cible des milices d’autres communautés des Hauts-Plateaux (Babembe, Bafuliru et Banyindu) coalisés avec des rebelles du Burundi voisins (Red Tabara, FNL, Forebu).

« Nous avons perdu plus de 300 personnes et 240.000 têtes de bétail », avance un autre notable, le pasteur Joseph Harera, lançant des chiffres invérifiables de source indépendante. Face à ces attaques, deux milices prétendent défendre les Banyamulenge, avec l’aide d’un colonel déserteur de l’armée congolaise : « Twigwaneho » (auto-défense) et « Ngumino » (nous restons là en kinyamulenge).

A la fin de l’enterrement, le bourgmestre et des notables rentrent à moto dans leur fief de Minembwe, où les Banyamulenge affirment vivre en bonne intelligence avec les Babembe et des commerçants venus de Bukavu.

Minembwe est une enclave inaccessible par voie terrestre. La route qui monte d’Uvira et de Fizi sur les bords du lac Tanganyika est impraticable (intempérie, insécurité). A part des hélicoptères de l’ONU, un avion petit porteur en provenance de Bukavu se pose deux à trois fois par semaine sur l’aérodrome improvisé au milieu des vastes pâturages, au pied d’une montagne.

Des troupeaux, des éleveurs aux silhouettes longilignes appuyés sur leur bâton, portant costumes et chapeau type Borsalino, de coquettes maisons en briques, un marché sous un bosquet d’eucalyptus, aucune voiture : Minembwe ressemble à un petit paradis perdu au milieu des steppes d’altitude.

C’est pourtant cette petite commune paisible qui enflamme les esprits sur les réseaux sociaux et dans les médias.

C’est le ministre de la Décentralisation, qui a jeté de l’huile sur le feu. En visite sur place, le 28 septembre, Azarias Ruberwa Manywa, a fait le forcing pour accorder définitivement à Minembwe les pouvoirs d’une commune à part entière, au bénéfice des Banyamulenge.

Ruberwa, un ex-rebelle devenu vice-président durant la transition (2003-2006), est lui-même Banyamulenge et il se fait construire une maison au milieu des prairies après l’aérodrome, glisse un officiel du Sud-Kivu.

De nombreux Congolais ont vu dans la décision de M. Ruberwa rien de moins qu’une atteinte à « l’intégrité territoriale » de la RDC au profit du Rwanda.

Minembwe ne présente pourtant aucune continuité territoriale avec le Rwanda, la frontière passe à des dizaines de kilomètres à vol d’oiseau au nord-est des Hauts-Plateaux, entre Bukavu et la plaine de la Ruzizi.

Mais qu’importe. « Si nous laissons Minembwe entre les mains de ces occupants, demain nous n’aurons plus de pays. Nous serions le premier peuple d’Afrique à être colonisé par un autre peuple d’Afrique », a osé l’opposant Martin Fayulu, en visant Kigali.

De retour des obsèques, assis dans son bureau de taille modeste, le bourgmestre, Gadi Mukiza, tente de comprendre pourquoi sa petite commune enclavée – 10km2 d’après lui – suscite tant de passions aux quatre coins du plus grand pays d’Afrique sub-saharienne (2,3 millions de km2, 80 fois la Belgique).

« Nous sommes envahis par des extrémistes. La toile de fond de tout cela, c’est le problème de la nationalité. On dit que les Banyamulenge ne sont pas des Congolais à part entière », affirme le bourgmestre.

Pour déminer ce dossier « explosif », le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a finalement annulé la décision « d’installer » la commune de Minembwe. A la place, le chef de l’État a promis d’installer… une commission d’experts pour redéfinir les limites territoriales de la commune.

C’est l’heure de la paix du soir à Minembwe, entre soleil couchant et panaches de fumées blanches au-dessus des collines et des plaines. La température tombe vite, La nuit va être fraiche, dans les 10 degrés.

« Des gens de l’extérieur imposent le tribalisme », soupire un membre de la société civile. « Le conflit, c’est pour nos vaches », ajoute un autre. Les vols de cheptel aurait repris depuis l’affaire de la commune de Minembwe.

La Libre Afrique

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Le Parc national des Virunga (PNVi), joyau naturel et touristique de l'est de la République démocratique du Congo, a annoncé dimanche la mort d'un écogarde dans une attaque attribuée aux rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), dans un communiqué.

"C'est avec tristesse que le Parc national des Virunga annonce le décès du garde Bagurumwe chuhoze Déogène tué ce samedi lors d'une attaque menée sur le poste de patrouille" près du village Sarambwe au Nord-Kivu (est), lit-on dans le communiqué du PNVi.

"De multiples témoignages recueillis dans la communauté attribuent la responsabilité de l'attaque au groupe armé FDLR-RUD et font aussi état de pillages par ce groupe avant et après l'attaque", ajoute le communiqué.

La dernière attaque des FDLR contre des écogardes avait causé la mort de douze rangers fin avril.

 

Sanctuaire des gorilles de montagnes inauguré en 1925, d'une superficie de 7.769 km2, les Virunga, plus vieux parc d'Afrique, couvrent une partie de la province du Nord-Kivu (près de 60.000 km2), surtout le long de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda.

Les FDLR sont un groupe de rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC, dont certains fondateurs au début des années 2000 ont participé au génocide en 1994 au Rwanda. Leur chef Sylvestre Mudacumura a été tué dans le Nord-Kivu en septembre 2019.

Depuis près de trois décennies, l'armée congolaise se bat contre plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers dans la partie orientale du pays. Fin octobre, l'armée avait annoncé avoir lancé des opérations d'envergure contre tous les groupes armés sans mettre fin aux violences.

AFP

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Les dommages économiques ainsi que les coûts sanitaires causés par le coronavirus ont laissé l'Afrique avec un besoin de 1200 milliard de dollars pour les trois prochaines années, a déclaré le Fonds monétaire international.

La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a déclaré que le monde "doit faire plus pour aider l'Afrique à [se] remettre... de cette crise".

L'Afrique a connu moins d'infections à coronavirus et de décès que la plupart des autres continents.

Mais la Banque mondiale affirme que 43 millions d'Africains de plus sont menacés de pauvreté extrême à cause de la pandémie.

L'impact économique inverse la tendance des dernières années de forte croissance en Afrique, puisque des emplois ont été perdus et que les revenus des familles ont été réduits de 12 %, a déclaré Mme Georgieva lors d'une réunion en ligne du FMI.

Pour aider à atténuer le choc, de nombreux gouvernements africains ont mis en place des politiques d'atténuation qui ont coûté 2,5 % du PIB, a-t-elle ajouté.

Le FMI a donné aux pays africains environ 26 milliards de dollars pour amortir l'impact, mais même avec l'aide de prêteurs privés et l'aide d'autres pays, il y a toujours un énorme déficit de financement.

"Certains pays sont confrontés à un lourd fardeau de la dette qui les oblige à choisir entre le service de la dette et des dépenses sociales et de santé supplémentaires", a déclaré le chef du FMI.

Afin de les aider, elle a appelé à une prolongation du moratoire du G20 sur le remboursement de la dette et a souhaité que davantage de fonds soient disponibles pour les prêts.

Il y a eu plus de 1,5 million de cas confirmés de coronavirus en Afrique et près de 37 000 personnes sont décédées.

BBC Afrique

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Le Président du Nigéria Muhammadu Buhari a ratifié l’accord bilatéral sur les services aériens (Bilateral air service agreement, BASA) avec le Rwanda.

Le BASA garantit un accès presque complet au marché, sans restriction des droits de trafic à destination, au départ et au-delà du territoire des partenaires. Il s’agit d’un accord international qui vise à promouvoir le commerce international par le biais du transport aérien.

C’est le ministre nigérian de l’aviation, Hadi Sirika, qui a fait cette révélation via son compte Twitter officiel.  “Je suis heureux d’annoncer que Monsieur le Président, au nom du Nigéria, a signé les instruments de ratification de l’accord bilatéral sur les services aériens entre le Nigéria et les États-Unis, l’Inde, le Maroc et le Rwanda”, a déclaré Sirika.

Le nouvel accord doit permettre la libre circulation des vols commerciaux entre les pays concernés. Les compagnies aériennes des quatre pays opèrent d’ores et déjà au Nigéria. Cet accord offre  aussi aux compagnies aériennes du Nigeria le droit de survoler librement les territoires de ces quatre  pays.

RNA

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Un ex-député burundais d’opposition, très critique envers le régime de Bujumbura, a été incarcéré jeudi soir dans la capitale burundaise, a indiqué vendredi un des ses avocats, affirmant qu’il lui est reproché d’avoir dénoncé de présumés crimes commis sous la présidence de feu Pierre Nkurunziza. « Fabien Banciryanino a été arrêté par la police le vendredi 2 octobre » et a « été écroué à la prison de Mpimba hier (jeudi) soir, après avoir été inculpé de rébellion, dénonciations calomnieuses et atteinte a la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat », a annoncé à l’AFP Me Christophe Nkeringanji.

Cette information a été confirmée à l’AFP par une source judiciaire.

Selon Me Nkeringanji, « on lui reproche d’avoir accusé (en février) – alors qu’il était encore député – les institutions de la République d’avoir commis des exécutions extrajudiciaires ».

En février dernier, M. Banciryanino avait été l’un des rares députés à voter contre un projet de loi élevant au titre de « Guide suprême du patriotisme » le président Nkurunziza, décédé en juin, deux mois avant la fin de son mandat.

Sous sa présidence, « des crimes graves ont été commis, on retrouve chaque semaine des corps de personnes tuées, le pays est devenu l’un des plus pauvres et des plus corrompus au monde », avait-il expliqué en séance, ajoutant que M. Nkurunziza « devrait plutôt répondre de tous ces actes devant la justice ».

Son incarcération et les poursuites contre lui violent l’article 155 de la Constitution qui stipule qu’un député ne peut pas être arrêté ou poursuivi pour des propos tenus dans l’exercice de son mandat, a dénoncé l’avocat de M. Banciryanino.

Nkurunziza qui avait choisi de ne pas briguer un troisième mandat, est décédé trois semaines après la présidentielle ayant élu son successeur, Evariste Ndayishimiye, homme-clé du système mis en place par M. Nkurunziza à son arrivée au pouvoir en 2005, qui a prêté serment avec deux mois d’avance.

En 2015, la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat très controversé avait plongé le Burundi – tenu d’une main de fer – dans une crise majeure: 1.200 personnes ont été tuées et 400.000 Burundais contraints à l’exil, dont de nombreux opposants, militants et journalistes indépendants.

La société civile en exil accuse le nouveau pouvoir d’Evariste Ndayishimiye d’avoir durci la répression contre les voix dissidentes, évoquant dans un récent rapport quelque 280 personnes assassinées et plus de 300 autres arrêtées arbitrairement.

La Libre Afrique

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