Le populaire chanteur Bobi Wine, principal adversaire du président Yoweri Museveni à la présidentielle de 2021 en Ouganda, a été arrêté mardi et ramené chez lui sous la contrainte par la police, après avoir enregistré sa candidature, a annoncé son parti.

A sa sortie de la Commission électorale, des policiers en uniforme ont brisé les vitres de la voiture de M. Wine, député de 38 ans, l'en ont sorti, puis l'ont embarqué dans un véhicule qui a démarré, selon des images diffusées en direct à la télévision.

L'opposant Bobi Wine annonce sa candidature à la présidentielle de 2021 en Ouganda

Selon le secrétaire général de la Plateforme de l'Unité nationale (NUP), David Lewis Rubongoya, Bobi Wine - nom d'artiste de Robert Kyagulanyi - a été ramené sous la contrainte à son domicile par les forces de sécurité qui l'empêchent désormais d'en sortir.

"L'armée et la police ont bloqué les rues qui y accèdent", a-t-il déclaré à l'AFP, elles ont également "tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les partisans de Bobi Wine" rassemblés devant son domicile.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la police de Kampala, Patrick Onyango, a refusé de confirmer l'arrestation de M. Wine ou de commenter spécifiquement l'action de la police contre lui à la sortie de la Commission électorale, indiquant simplement que l'opposant se "trouvait à son domicile".

Il a toutefois accusé M. Wine d'avoir enfreint les directives adressées aux candidats.

"La police a mis en garde tous les candidats à la présidentielle contre toute infraction aux directives arrêtées par la commission électorale et la police, mais Bobi Wine avait appelé ses partisans à défiler, contrevant aux mesures de lutte contre le Covid-19", a expliqué le porte-parole à l'AFP, "toute mesure prise par la police à cet égard était justifiée".

Yoweri Museveni, 76 ans, au pouvoir depuis 1986, briguera début 2021 un sixième mandat.

VOA

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Les collèges et les lycées ont rouvert leurs portes après plus de sept mois de fermeture due à la crise du coronavirus. Le gouvernement rwandais a opté pour une rentrée progressive. Environ la moitié des élèves a repris ce lundi 2 novembre, les autres devront attendre le 23 novembre.

Au lycée Notre-Dame de Citeaux, à Kigali, les pensionnaires sont partagées entre excitation et inquiétude. Dans les couloirs, l’heure est aux retrouvailles et aux révisions.

Kendra Tesi, 17 ans, a revêtu son uniforme bleu nuit pour la première fois depuis sept mois : « On est vraiment contents, il faut juste que je rappelle à mes amis de porter leur masque et de respecter les distances, mais on est vraiment contents d’être ensemble, c’est cool. »

Elle regrette cependant le retard pris dans ses études : « Je devais faire mon baccalauréat cette année. Je voulais finir à 17 ans, mais maintenant je vais finir l’année prochaine à cause du coronavirus. »

Le programme reprend en effet au début du deuxième trimestre alors que le mois de novembre correspond normalement à la fin du troisième. Les premières semaines seront destinées à la révision et à l’évaluation des acquis, de quoi rendre la jeune Melissa nerveuse.

« En toute honnêteté, je me sens un peu nerveuse, parce que ce n’est pas quelque chose de facile de revenir à l’école après sept mois de vacances. Ce matin on a révisé ce qu’on a étudié avant d’aller en quarantaine ; ça revient petit à petit et tout. »

Port du masque obligatoire

Pour Thaddée Ndangamira, professeur de physique, tout est revenu à la normale, ou presque : « Tout est normal, à part le masque et le fait que le nombre d’enfants par classe a été divisé par deux. Avec le masque, quand je parle, les élèves me demandent de répéter. Quand elles me répondent, je ne comprends pas très bien. Donc, le son ne sort pas avec le masque. »

Pour l’instant, la reprise ne concerne que les élèves à partir de la quatrième année de primaire du système rwandais. Les plus petits devront quant à eux encore attendre. Le gouvernement n’a pas encore annoncé la date de leur rentrée.

RFI

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Parmi les 13 cardinaux dont la création a été annoncée, dimanche 25 octobre par le pape François, figure Mgr Antoine Kambanda, archevêque de Kigali au Rwanda. Il est le premier Rwandais à recevoir le titre cardinalice.

Dans sa première interview après cette annonce, l’archevêque de Kigali a souligné la “surprise, la gratitude ” que cette nomination suscitait en lui.

«Cela a été une grande surprise pour moi. Je ne m’y attendais pas. J’étais dans mes activités de la vie ordinaire, jusqu’à ce que quelqu’un m’a téléphoné. Je n’y croyais pas. Mais, par la suite, j’ai entendu l’annonce lors de l’Angélus du Pape. C’est une surprise pour moi. Je remercie le Seigneur, car il est l’auteur de l’histoire, l’histoire en général ou l’histoire personnelle. Je n’avais jamais rêvé d’être Cardinal. C’est le seigneur qui l’a voulu. Comme le dit l’Evangile d’aujourd’hui (dimanche 25 octobre 2020. Ndlr), j’aime le Seigneur et j’ai consacré ma vie à travailler pour lui. Être Cardinal me donne l’opportunité de travailler beaucoup plus pour le Seigneur.  Je remercie beaucoup le Saint-Père qui m’a confié cette charge. J’aime l’Eglise, j’aime travailler pour l’Eglise et cela me donnera l’occasion de travailler beaucoup plus pour elle. », a déclaré Mgr Kambanda.

Le prélat de 62 ans dit qu’il utilisera sa nouvelle position pour continuer à servir Dieu et son peuple.

«Donc, je suis reconnaissant à Dieu pour cela et je m’engage à continuer à le servir. C’est quelque chose que j’aime de tout mon cœur et j’ai consacré ma vie à le servir. Cela signifie beaucoup. La confiance qui a été placée en moi signifie que je continuerai à servir l’Église de tout cœur », a-t-il dit.

Il dit que c’est un honneur pour lui et pour l’Eglise du Rwanda

«C’est un grand honneur non seulement pour moi mais pour toute l’église au Rwanda et cela crée de l’espoir pour l’Église au Rwanda. Il s’accompagne d’un certain nombre de privilèges car on devient conseiller du pape et on reçoit  une place dans le diocèse de Rome en tant que conseiller du pape. Ce sont les cardinaux qui élisent le pape et c’est parmi eux que le pape est élu.», a expliqué Mgr Kambanda, parlant des avantages de devenir cardinal.

La fonction de cardinal est très importante pour l’Église catholique romaine, puisque les cardinaux sont les plus proches conseillers du pape. Ils participent aussi au conclave, -à condition d’avoir moins de 80 ans-, et donc élisent le pape et peuvent être élu pape. Les cardinaux aussi appelés « princes de l’Église », puisque durant la vacance du Siège apostolique, ils assurent collégialement le gouvernement de l’Église et l’un d’entre eux peut succéder au pape.  

Chaque cardinal est créé au titre d’un diocèse, d’une paroisse ou d’une diaconie autour de Rome. Ce lien entre le cardinal et la ville de Rome s’appelle le titre cardinalice et symbolise sa communion au Pape, l’évêque de Rome.

Le Consistoire ordinaire du 28 novembre sera le septième du pontificat du Pape François. Le Pape argentin a déjà créé 88 cardinaux parmi lesquels 70 sont électeurs. Ces cardinaux revêtiront la pourpre qui indique leur disponibilité à se sacrifier “jusqu’au sang” au service du Successeur de Pierre, et même s’ils résident dans les régions les plus reculées du monde, ils deviennent titulaires d’une paroisse de la Ville éternelle parce qu’ils sont incardinés dans l’Église dont le Pape est l’évêque.

Mgr Kambanda a été nommé archevêque de Kigali en novembre 2018 après cinq ans à la tête du diocèse de Kibungo, dans l’est du Rwanda. Il y a succédé à Mgr Kizito Bahujimihigo, qui avait démissionné en janvier 2010 à la suite des problèmes financiers de son diocèse. En 2010, face à l’important déficit du diocèse, les banques avaient en effet lancé un ultimatum, menaçant de saisir l’ensemble des biens du diocèse.

Né en 1958 dans le diocèse de Kigali, Antoine Kambanda a effectué sa scolarité au Burundi, en Ouganda et au Kenya avant de rentrer au Rwanda pour étudier la philosophie puis la théologie, études qu’il a achevées au grand séminaire de Nyakibanda, près de Huye, dans le Sud. Il a été ordonné prêtre le 8 septembre 1990 par le pape Jean-Paul II lors de sa visite au Rwanda.

Il a été professeur et préfet au petit séminaire de Ndera près de Kigali entre 1990 et 1993 avant d’achever ses études supérieures à l’Académie alphonsienne de Rome, où il a obtenu son doctorat en théologie morale en 1999. Il a ainsi échappé au génocide des Tutsi dans lequel toute sa famille périra, à l’exception d’un frère qui vit actuellement en Italie.   

De retour au Rwanda en 1999, il devient directeur de la Caritas diocésaine de Kigali ainsi que de la commission diocésaine Justice et paix, en même temps que professeur de théologie morale au séminaire de Nyakibanda et directeur spirituel au grand séminaire de Rutongo. Nommé recteur du grand séminaire philosophique de Kabgayi en 2005, il était devenu, en 2006, recteur du séminaire de Nyakibanda. Il a été nommé archevêque de Kigali en novembre 2018 et a reçu le pallium des mains du pape François 29 juin 2019.

Agence Rwandaise d'Information

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L'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé dimanche soir qu'il s'était placé en quarantaine après avoir été en contact avec une personne positive au coronavirus, précisant qu'il n'avait pas de symptôme.

"J'ai été identifié comme un contact de quelqu'un qui a été testé positif au Covid-19. Je vais bien et suis sans symptôme mais je vais me placer en quarantaine les jours qui viennent, en ligne avec les protocoles de l'OMS, et travailler à la maison", a tweeté Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Il est extrêmement important que nous nous conformions tous aux directives sanitaires. C'est ainsi que nous briserons les chaînes de transmission du #COVID19, supprimerons le virus et protégerons les systèmes de santé", a-t-il ajouté.

M. Tedros a été en première ligne des initiatives de l'agence de santé des Nations unies pour lutter contre la pandémie, qui a coûté la vie à près de 1,2 million de personnes et infecté plus de 46 millions de personnes dans le monde depuis que le nouveau coronavirus est apparu en Chine fin 2019.

L'ancien ministre éthiopien de la Santé et des Affaires étrangères, âgé de 55 ans, a répété pendant des mois que chaque personne avait un rôle à jouer dans l'arrêt de la propagation du virus.

Etat d'urgence à Genève

Le fait que M. Tedros lui-même ait été contraint de se mettre en quarantaine en raison d'une éventuelle exposition au virus pourrait entraîner de nouvelles attaques contre l'OMS et les mesures qu'elle recommande.

Des mouvements de colère apparaissent dans plusieurs pays européens à mesure que le Vieux Continent adopte des restrictions allant jusqu'au confinement pour tenter de juguler la deuxième vague épidémique. Plus de 279.000 personnes sont mortes du Covid-19 en Europe.

Genève, où l'OMS a son siège social, a déclaré dimanche un nouvel état d'urgence et affirmé que la ville irait au-delà des mesures nationales suisses, en fermant tous les bars, restaurants et magasins non essentiels.

Les autorités de la région, qui compte environ 500.000 habitants, ont déclaré que les nouvelles mesures étaient nécessaires en raison de la flambée des cas - avec plus de 1000 tests quotidiens positifs ces derniers jours - et de l'augmentation du nombre de patients atteints de Covid-19 dans les hôpitaux et les unités de soins d'urgence de Genève.

voa

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Le président tanzanien John Magufuli a été réélu pour un second mandat au terme d'élections générales marquées par la quasi-disparition de l'opposition parlementaire, qui qualifie le scrutin de mercredi d'"imposture totale" entachée de fraudes massives.

Le président sortant, 61 ans, surnommé le "Bulldozer", est crédité de 84,39% des suffrages - contre 58% lors de sa victoire en 2015 - tandis que son principal rival Tundu Lissu, 52 ans, ne totalise que 13,03% des voix, selon les résultats définitifs proclamés vendredi par la Commission électorale (NEC).

Le reste des voix est éparpillé entre les 13 autres candidats.

"La Commission déclare John Magufuli (...) vainqueur de l'élection présidentielle", a annoncé le président de la NEC, Semistocles Kaijage.

Le parti de M. Magufuli, le CCM, au pouvoir sans discontinuer depuis l'indépendance, rafle par ailleurs la quasi-totalité des 264 sièges du Parlement attribués lors du scrutin législatif couplé à la présidentielle, selon les derniers résultats publiés par la NEC.

Le CCM remporte des circonscriptions dans des fiefs historiques de l'opposition, notamment à Dar es Salaam ou Arusha, la grande ville du Nord.

Cette victoire écrasante s'inscrit dans la droite ligne d'un premier mandat de M. Magufuli, caractérisé par un net recul des libertés fondamentales et une multiplication des attaques contre l'opposition, selon les organisations de défense des droits de l'Homme.

Ses partisans mettent en avant son combat résolu contre la corruption ou la renégociation de contrats avec des compagnies étrangères pour améliorer la part revenant au pays.

L'oeuvre "d'un gang"

M. Lissu avait pourtant su revigorer une opposition affaiblie, après être rentré en Tanzanie en juillet. Il venait de passer trois ans à l'étranger où il s'était remis d'une tentative d'assassinat en 2017, politiquement motivée selon lui et au cours de laquelle il avait été atteint de 16 balles.

Ce "n'était pas une élection" mais l'oeuvre d'un "gang qui a décidé de rester au pouvoir coûte que coûte", avait accusé jeudi M. Lissu, rejetant par avance des résultats "illégitimes".

"Le changement démocratique n'est pas possible en Tanzanie", avait-il déploré, dénonçant "une fraude électorale d'une ampleur sans précédent" dans le pays.

La Tanzanie n'autorise pas de contestation en justice du résultat de la présidentielle - une procédure possible pour les législatives - et M. Lissu a appelé ses partisans à des manifestations "démocratiques et pacifiques" et au soutien de la communauté internationale.

Mais pour l'heure aucun mouvement de protestation n'a été constaté.

"Nous sommes inquiets des informations crédibles faisant état d'irrégularités électorales et de l'utilisation de la force contre des civils désarmés, et nous demanderons des comptes aux individus responsables", a réagi la porte-parole du Département d'Etat américain, Morgan Ortagus, sur Twitter.

"Nous appelons les autorités tanzaniennes à prendre des mesures immédiates pour restaurer la confiance dans le processus démocratique", a-t-elle ajouté.

Rares sont les médias internationaux à avoir obtenu une accréditation pour couvrir le scrutin en Tanzanie continentale et plusieurs messageries ou réseaux sociaux tels que WhatsApp et Twitter ont été inaccessibles sur l'ensemble du territoire pendant plusieurs jours.

"L'art de truquer une élection"

Sur l'archipel semi-autonome de Zanzibar, où les électeurs choisissaient en outre leurs propres président et députés, le candidat du CCM, Hussein Mwinyi a largement remporté la présidentielle avec 76,27% des suffrages.

Sur cet archipel de l'océan Indien, théâtre de violences post-électorales récurrentes, l'opposition n'a remporté que quatre des 50 sièges de l'assemblée locale.

Seif Sharif Hamad, battu par M. Minyi à la présidence de Zanzibar et leader de l'opposition locale, a été arrêté jeudi avec d'autres membres de son parti d'opposition, l'ACT-Wazalendo, peu après avoir appelé ses partisans à manifester.

Son parti a indiqué qu'il avait été remis en liberté peu après la proclamation des résultats à Zanzibar jeudi soir et affirmé que son porte-parole Ismail Jussa avait été violemment frappé lors de son arrestation, au point d'avoir une jambe brisée et une fracture à l'épaule.

Zanzibar a fait l'objet pour ce scrutin d'un très important déploiement de policiers, soldats et de miliciens du parti au pouvoir, appelés "Zombies".

Tranchant singulièrement avec les commentaires de l'administration américaine, la mission d'observation de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est, dirigée par l'ancien président burundais Sylvestre Ntibantunganya, a conclu que le scrutin avait été conduit de "manière crédible".

Aux antipodes du chercheur sur Afrique de l'Est de l'International Crisis Group Murithi Mutiga, qui dès jeudi estimait: "La Tanzanie de Magufuli a élevé l'art de truquer des élections à un niveau inédit, comme de manigancer des victoires écrasantes pour le parti au pouvoir jusque dans les fiefs de l'opposition".

VOA

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(Agence Ecofin) - Le Rwanda va consacrer 28 millions d’euros à la réhabilitation des forêts dégradées de la région d’Amayaga. Cette initiative permettra d’améliorer la production des populations et leur approvisionnement en eau tout en diminuant leur vulnérabilité aux vagues de sécheresse.

Le gouvernement rwandais vient de lancer l’initiative « Green Amayaga ». Elle vise à restaurer les forêts dégradées de la région éponyme.

S’étendant sur les six prochaines années, le projet permettra une restauration de 280 000 hectares de terres cultivables et d’agroforesterie dans la région d’Amayaga.

Il sera mis en œuvre par l’Autorité rwandaise de gestion de l’environnement (Rema) qui prévoit un regain de la productivité agricole ainsi qu’une réduction de la vulnérabilité de plus de 1,3 million de personnes aux événements climatiques extrêmes, et la sécheresse notamment. 

Le projet va contribuer également à l’amélioration de l’approvisionnement en eau de la région grâce à la réhabilitation des bassins versants. La Rema prévoit de planter 1,4 million d’arbres dès la prochaine saison forestière en collaboration avec l’Autorité forestière du Rwanda (RFA) et les districts concernés, à savoir : Kamonyo,  Ruhango, Nyanza et Gisagara.

Grâce à « Green Amayaga », ce sont 150 000 emplois verts qui seront crées. Le projet inclut également la distribution de foyers écologiques à 67 500 ménages. Son coût est estimé à 28 millions d’euros qui seront financés à 77 % par le gouvernement rwandais et à 23 % par le Fonds pour l’environnement mondial.

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L'Afrique doit se préparer à une "deuxième vague" de l'épidémie de coronavirus au moment où l'Europe subit une hausse des cas et où certains pays du continent voient les contaminations s'accélérer, a déclaré jeudi un responsable sanitaire de l'Union africaine (UA).

"Le moment est venu de se préparer à une deuxième vague", a déclaré John Nkengasong, le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l'UA, lors d'une conférence de presse.

"Le continent a très bien réussi à infléchir la courbe, avec la plupart des pics de contamination autour de juillet puis une décrue régulière, mais à l'heure actuelle nous commençons à voir une certaine stagnation", a-t-il poursuivi.

En dépit de premières inquiétudes sur une pandémie risquant de dévaster la région, les 55 Etats membres de l'Union africaine ont à ce stade enregistré 1,7 million de cas, soit 3,9% de la mortalité mondiale due au Covid-19, selon le CDC.

Au cours du mois écoulé, les cas ont augmenté en moyenne chaque semaine de 6% pour l'ensemble du continent et neuf pays ont des taux de contamination supérieurs à 10%.

M. Nkengasong a souligné que le tableau de l'épidémie sur le continent était toutefois contrasté, avec de nouveaux cas augmentant en Afrique de l'Est, du Nord et en Afrique australe, et une baisse en Afrique de l'Ouest et du centre.

Le Kenya a ainsi enregistré une hausse hebdomadaire moyenne de 45% des cas au cours des quatre dernières semaines, tandis qu'à l'autre bout du spectre la Sierra Leone a connu une baisse hebdomadaire de 21%.

M. Nkengasong a souligné que tous les pays devaient renforcer les tests et les systèmes de surveillance, et recommander le port du masque.

"Si nous nous faisons cela ensemble, nous préparons concrètement le continent à une deuxième vague, qui va indubitablement arriver", a-t-il déclaré.

"Nous avons vu ce qui se passe en Europe... Nous voulons nous assurer que nous allons préserver ce que nous avons réussi au cours des dix derniers mois", a-t-il ajouté.

VOA

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L’homme d’affaires et opposant congolais Sindika Dokolo, beau-fils de l’ancien président angolais Jose Eduardo dos Santos, est décédé jeudi à Dubaï, où il a été victime d’un accident de plongée, ont indiqué vendredi plusieurs médias, citant des proches. Il était âgé de 48 ans.

Fils d’Augustin Dokolo, le premier banquier privé du Zaïre (devenu la République démocratique du Congo), et d’une mère danoise, Sindika Dokolo s’était fait connaître en 2016 pour son combat contre un troisième mandat du président Joseph Kabila. Il était ainsi l’initiateur du mouvement citoyen Les Congolais Debout, surtout actif sur internet.

Opposant virtuel à Kinshasa, M. Dokolo prospérait dans l’Angola voisin depuis son mariage en 2002 avec Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais et considérée comme la femme la plus riche d’Afrique.

Lui-même toujours élégant, il était collectionneur d’œuvres d’art africaines. Il militait pour que ces œuvres ou objets volés soient restitués aux musées africains.

En Angola, il avait été rattrapé, après l’arrivée au pouvoir du président João Lourenço, par des révélations sur les montages financiers opaques du couple qu’il forme avec Isabel dos Santos dans des secteurs comme le pétrole, le diamant, le ciment, la distribution, la téléphonie.

En décembre dernier, un juge civil de Luanda avait ordonné le gel des comptes bancaires et des actifs des deux époux dans une pléiade de sociétés angolaises.

Un mois plus tard, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a publié une enquête, les « Luanda Leaks », qui accuse Isabel dos Santos, sur la foi de documents piratés, d’avoir « siphonné les caisses du pays ».

Dans la foulée, la justice portugaise avait à son tour gelé ses comptes et certains de ses actifs au Portugal, où elle a investi dans la banque et la téléphonie.

La Libre Afrique

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