Trois enfants ont été tués et huit blessés jeudi au Burundi par l'explosion d'une grenade dans la périphérie nord de Bujumbura, a-t-on appris auprès de la police et de témoins.

"Entre 08h00 et 09h00 (06h00 et 07h00 GMT), une grenade a explosé entre une boutique et un salon de coiffure (...) pendant que des enfants se trouvaient sur place en train de regarder la télévision", a annoncé à la presse le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre Nkurikiye.

L'explosion, qui s'est produite à Gahahe, dans la périphérie nord de Bujumbura, la plus grande ville du Burundi, a provoqué une vive émotion dans le pays.

Le bilan est de "trois enfants de 6-12 ans tués et de huit autres blessés", a précisé M. Nkurikiye. Il a ajouté que trois suspects avaient été appréhendés, mais qu'aucun mobile n'était encore connu.

Au moins trois des enfants blessés sont dans "un état grave", a rapporté un témoin, pour lequel il "est difficile de dire ce qui s'est passé exactement car certains disent ici que ces enfants jouaient avec une grenade sans savoir ce que c'était".

Les attaques à la grenade sont fréquentes au Burundi, où l'on dénombre chaque année des dizaines de victimes dans ce genre d'incidents, souvent liés notamment à des conflits fonciers.

RNA

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Les Services de l’Immigration et Emigration communiquent que les passeports rwandais délivrés avant le 27 Juin ne seront plus valables dès le 28 Juin 2021.

Ces passeports ont été remplacés par des passeports rwandais d’Afrique de l’Est faits de façon numérique octroyés et valables dès le 28 Juin 2019.

La Direction Générale de de l’Immigration et Emigration indique que ces nouveaux passeports faits avec des données numériques sont demandés par internet sur le site IREMBO.

Le même communiqué ajoute que le détenteur de l’ancien passeport encore valable peut solliciter un nouveau.

RNA

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Au moins 128 personnes, dont 21 femmes et sept enfants, ont été tuées lors de violents affrontements entre des groupes armés et les forces armées nationales ainsi que lors d’attaques contre les civils dans la région des Hauts Plateaux du Sud-Kivu, entre février 2019 et juin 2020, déplore le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo.

« La violence n’est ni une option viable, ni encore moins une solution pour résoudre les griefs qui peuvent exister entre les communautés », a déclaré la Représentante spéciale du Secrétaire général et cheffe de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), Leila Zerrougui, en réaction à ces informations.

« Tous les habitants des Hauts Plateaux doivent s’engager résolument dans la recherche de solutions pacifiques durables qui profitent à toutes les communautés, dans le respect des droits de chacun », a affirmé la représentante de l’ONU.

42 femmes et cinq enfants ont également été violés, plus de 95 villages, des écoles et des centres de santé ont été incendiés et plus de 110.000 personnes déplacées par ces violences, selon le BCNUDH.

Un regain de violence et des discours de haine

La région, qui comprend les territoires de Fizi, Mwenga, et Uvira, connait des cycles de violence intercommunautaire de longue date liés à la transhumance et à l’accès à la terre.

Un regain de violence a été noté depuis février 2019 avec la participation de groupes armés étrangers et le recours à des messages de haine propagés par des membres des différentes communautés vivant en RDC ou à l’étranger à travers les discours publics, les médias et les réseaux sociaux.

Selon la MONUSCO, le cycle d’attaques et de représailles se poursuit. Au mois de juillet 2020, au moins 32 autres civils ont été tués dans la zone, dont 15 dans une attaque contre Kipupu et quatre autres villages dans le territoire de Mwenga le 16 juillet, tel que documenté par une mission effectuée sur place avec le soutien de la MONUSCO.

Mme Zerrougui a en outre condamné les discours de haine et les appels à la violence lancés depuis la RDC comme depuis l’étranger, rappelant qu’ils sont « inacceptables et exposent leurs auteurs à des poursuites ».

Multiplier les efforts pour neutraliser les groupes armés

Avec l’appui de la MONUSCO, les forces de défense et de sécurité déployées dans la région ont multiplié les efforts pour neutraliser les groupes armés impliqués dans les attaques et assurer la protection des populations civiles, en particulier dans les sites de déplacés. Ces efforts doivent se poursuivre dans le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

L’accès à l’assistance humanitaire a été perturbé par des attaques perpétrées contre les organisations humanitaires et les camps des déplacés. Ces graves violations du droit international humanitaire empêchent des milliers de personnes de recevoir une aide vitale alors qu’elles ne peuvent plus accéder à leurs champs et que leurs réserves alimentaires ont été pillées ou détruites.

La MONUSCO réitère sa détermination à travailler avec les forces armées de RDC (FARDC) pour la protection des civils et la sécurisation des zones affectées par la violence. La Mission continuera également de soutenir les initiatives de dialogue intercommunautaire engagées par les autorités nationales et nationales pour garantir la paix et la sécurité dans la province.

Porter assistance aux déplacés.

Pour sa part le Fonds des Nations Unies pour l’enfance a annoncé mardi qu’il allait apporter une aide à des milliers de personnes déplacées qui ont fui les violences dans la région des Hauts Plateaux du Sud-Kivu.

L’UNICEF confirme que plus de 40.000 personnes – dont 7.500 enfants de moins de 5 ans et plus de 1.500 femmes enceintes – ont fui les villages des territoires d’Uvira, de Fizi et de Mwenga depuis mai en raison de l’intensification des conflits interethniques qui ont anéanti les moyens de subsistance de milliers de personnes.

Le Fonds estime que 10 centres de santé ont été pillés et rendus inutilisables, tandis que 18 autres ont été abandonnés par le personnel médical fuyant la violence. Au moins 28 écoles ont été pillées ou endommagées en décembre 2019 et n’ont pas été reconstruites depuis, laissant des milliers d’enfants sans endroit pour étudier.

L’UNICEF et ses partenaires concentrent actuellement leurs activités dans la région de Mikenge, où 40.000 personnes ont trouvé refuge dans les zones forestières, non loin de leur lieu d’origine. L’UNICEF a joué un rôle clé dans la réouverture de l’hôpital de Mikenge, qui avait été déserté par le personnel médical.

L’agence a fourni 4 tonnes de kits médicaux d’urgence comprenant des médicaments, des fournitures médicales et des équipements médicaux et de stérilisation de base pour la prise en charge de 20.000 personnes sur trois mois.

Elle fournit également des services médicaux et de vaccination de base par le biais de cliniques mobiles à environ 23.000 personnes déplacées qui ont trouvé refuge au Mont Mitumba.

L’UNICEF s’efforce également de réunir ou de placer dans des familles d’accueil 17 enfants qui avaient été séparés de leurs parents, et a distribué deux kits de recréation pour des activités d’équipe destinées à 300 enfants à Mikenge et à Bijombo.

Dans les prochains jours, l’UNICEF et ses partenaires vont distribuer 4 tonnes de rations alimentaires d’urgence à 4.000 personnes vulnérables (femmes enceintes et allaitantes, et personnes âgées), ainsi que 200 cahiers d’exercices aux enfants non scolarisés de Mikenge et Bijombo.

L’UNICEF avertit que des milliers de personnes déplacées dans la région des Hauts Plateaux du Sud-Kivu ont un besoin urgent de nourriture, d’abris, d’assistance en matière de santé et d’éducation, et appelle les partenaires humanitaires à intensifier leur intervention dans la région.

La crise du Sud-Kivu est passée inaperçue alors que la RDC est aux prises avec la crise d’Ebola jusqu’à récemment et de multiples crises dans la partie orientale du pays.

L’appel de de fonds humanitaire pour les enfants de RDC est de 301 millions de dollars. Au 15 juillet 2020, seuls 27 millions de dollars avaient été reçus et 40 millions de dollars ont été reportés de l’année précédente, laissant un déficit de financement de 219 millions de dollars (73%).

Agence Rwandaise d'Information

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Un homme est mort après avoir été battu par la police qui faisait appliquer le couvre-feu lié au coronavirus au Rwanda.

Les membres de la famille de Flavien Ngaboyamahina disent qu'il est mort après avoir été violemment battu par un policier qui faisait respecter le couvre-feu dans une banlieue de la capitale rwandaise, Kigali.

M. Ngaboyamahina, qui allait avoir 30 ans ce mercredi, avait rendu visite à un ami à Karenge, à l'Est de Kigali, lorsque les deux hommes ont été arrêté.s Ils rentraient chez eux peu après 21 heures, heure du couvre-feu, selon un membre de la famille.

Lundi, le porte-parole de la police rwandaise a déclaré à la BBC qu'il commenterait l'affaire.

"Ils étaient sur la route près de la maison de son ami, qui a soudain entendu Flavien gémir en disant qu'il est gravement touché au ventre. Ce sont des policiers qui ont ensuite arrêté les deux", raconte le membre de la famille à la BBC.

M. Ngaboyamahina a été battu samedi et est mort à l'hôpital mardi dernier.

Les détails sur la façon dont il a été battu ne sont pas encore connus, des sources à Karenge ont confirmé à la BBC être au courant de l'incident, mais beaucoup ont peur de dire ouvertement ce qu'ils savent.

Lorsque M. Ngaboyamahina a été enterré jeudi, la police a envoyé un émissaire qui a dit à la famille que justice serait faite, a confirmé un autre membre de la famille.

Le Rwanda a récemment été placé par Tedros Ghebreyesus, de l'OMS, parmi les pays qui "gèrent bien la pandémie" [de coronavirus].

Ce pays d'Afrique de l'Est fait également partie des trois pays africains - le seul de la région sub-saharienne - dont les citoyens sont actuellement autorisés malgré la pandémie à voyager dans la zone Schengen de l'Europe de l'Est.

L'opposition dans le pays a condamné les violations des droits de l'homme et l'utilisation excessive de la force par les agents de sécurité pour faire appliquer les mesures de lutte contre la Covid-19.

Au cours des deux dernières semaines de juillet, plus de 60 000 personnes ont été punies pour ne pas avoir porté de masque, avoir enfreint le couvre-feu ou ne pas avoir respecté une distance sociale d'un mètre, a déclaré le ministère de l'Intérieur.

Plus de 27 000 personnes ont été punies pour ne pas avoir porté de masque, 23 000 pour avoir enfreint le couvre-feu et 12 000 pour ne pas avoir respecté la distance sociale, a tweeté le ministère.

La plupart d'entre eux sont arrêtés et emmenés dans des stades ou des écoles où ils sont obligés de rester assis toute la nuit ou toute la journée.

BBC Afrique

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Trois personnes ont été condamnées dimanche à Kayanza (nord) à 30 ans de réclusion pour «attentat et complot contre le chef de l'Etat», le général Evariste Ndayishimiye, pour avoir jeté des pierres sur son cortège mercredi, a appris l'AFP lundi de sources concordantes. «Le Tribunal de grande instance de Kayanza a condamné trois jeunes gens dont une fille à 30 ans de prison pour attentat et complot contre le chef de l'Etat lors d'une procédure de flagrance», a annoncé à l'AFP une source judiciaire, sous couvert d'anonymat. Des témoins présents au procès dimanche ont confirmé l'information.

RFI

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Quarante-deux nouveaux cas confirmés de Covid-19 ont été enregistrés dans 6 zones de santé du Nord-Kivu en date du 7 août, selon le gouvernement provincial.

Dans un communiqué publié samedi 8 août dans la soirée à Goma  par le ministre provincial de l’Intérieur et porte-parole du gouvernement provincial,  Jean -Bosco Shebishimbo dresse un tableau sombre de la pandémie :

« Le gouvernement provincial du Nord-Kivu informe l’opinion publique que la province a enregistré 42 nouveaux cas en date du 07 août 2020, parmi lesquels, 17 dans la zone de sante de Goa, 10 dans la zone de santé de Karisimbi, 5 à Rutshuru, 4 à Katwa, 2 à Butembo et 1 Beni ». 

Cette situation inquiète l’exécutif provincial qui appelle la population à observer strictement les mesures barrières afin de lutter contre cette pandémie.

C’est notamment le port correct et obligatoire des masques dans les lieux publics, le lavage des mains, la limitation du nombre des passagers dans le transport public et privé, l’interdiction d’organisation des deuils à domicile. Les dépouilles devraient être directement acheminées de la morgue aux cimetières. Le cortège funèbre ne doit pas dépasser 3 véhicules. 

Concernant la reprise des cours pour les élèves finalistes du primaire, secondaire et de l’université prévu ce lundi 10 août, le gouvernement provincial a demandé aux chefs d’établissements de faire respecter les mesures barrières.

Le Nord-Kivu est la deuxième province la plus touchée en RDC et compte désormais 423 cas confirmés.

Radio Okapi

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Après la mise en place des institutions issues des élections de 2020, l’heure est au désenchantement : le Burundi reste invariablement le mouroir qu’il n’a jamais cessé d’être sous le régime CNDD-FDD.

Et pour preuve, rien qu’au cours de cette semaine écoulée, au moins 23 personnes ont été assassinées dans le pays, selon le décompte non exhaustif de l’ONG des droits de l’homme SOS-Torture/Burundi.

«Parmi les victimes figurent huit personnes mortes calcinées dans deux incendies d’origine criminelle en provinces de Bujumbura et de Muyinga, douze corps sans vie cadavres découverts dans la forêt de la Kibira ainsi que trois personnes tuées en province Karusi, Gitega et Cankuzo», précise cette organisation dans son rapport.

Pour illustrer ce tableau sombre par des victimes clairement identifiées, cette organisation a précisé que « le corps sans vie de Gahungu Audace, 43 ans, a été découvert par des passants sur la colline Mwoya, zone et commune Buhiga en province Karusi».

En outre, ajoute SOS-Torture/Burundi, des policiers ont tué par balles Mubaraki Minani près de son domicile sur la colline Ndava au chef-lieu de la province Cankuzo.

Selon des témoins sur place, il avait d’abord été «appréhendé par la police de Cankuzo pour avoir volé un téléphone portable de la femme du procureur de la République dans cette province avant d’être abattue par cette même police lorsqu’il tentait de prendre le large».

La victime a succombé de ses blessures en cours de route vers l’hôpital de Cankuzo.

Sous ce même registre de l’horreur, SOS-Torture/Burundi a également déclaré que « des malfaiteurs non identifiés ont assassiné un homme connu sous le nom de Juvénal Banyankirubus, 47 ans, à coups de poignards et de gourdins alors qu’il rentrait à sa résidence sise colline Cishwa, zone Bugendana, province Gitega en provenance d’un bistrot».

Décidément, les élections auront été un non-événement pour le Burundais Lambda.

Les démons de la criminalité programmée hantent toujours ce pays qui a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis le dépôt de la candidature de l’ancien président Pierre Nkurunziza (RIP) en avril 2015 pour un troisième mandat qu'il a obtenu en juillet de la même année, en violation de la Constitution et de l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Burundi Daily

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Il y a quelques semaines, le président rwandais Paul Kgame tendait la main au nouveau pouvoir burundais pour qu’ils « tournent la page » de cinq années de brouille. Le président burundais vient de lui répondre en lui opposant une fin de non recevoir selon le compte twitter de la présidence à Bujumbura.

Le général Evariste Ndayishimiye a répondu à son homologue rwandais selon le compte twitter de la présidence burundaise qui a publié hier vendredi des extraits d’un discours prononcé la veille dans la commune de Busoni, dans le nord-est du pays, frontalière du Rwanda.

Dans ce discours Evariste Ndayishimiye oppose une fin de non-recevoir claire et nette à Paul Kagamé en l’accusant d’être « hypocrite ». Il se base notamment sur une lettre ouverte écrite par cinq réfugiés disant agir au nom de quelque 300 autres, et qui disent être pris en otages au Rwanda. 

« Nous voulons avoir de bonnes relations avec tous les pays voisins ou les pays lointains qui accueillent des réfugiés burundais. Mais nous n’allons pas avoir de bonnes relations avec un pays qui use de malice, un pays hypocrite, qui prétend vouloir renouer de bonnes relations avec le Burundi alors qu’il met en même temps il place une grosse épine sous notre pied pour qu’on se blesse dessus.

Mais nous savons pourquoi ils ont pris en otage ces réfugiés burundais. Ils l’ont fait pour qu’ils servent de boucliers aux malfaiteurs qui ont endeuillés le Burundi en 2015. 

 

S’ils veulent réellement renouer avec le Burundi, qu’ils nous livrent ces malfaiteurs pour qu’on les juge, car les Burundais ne retrouverons pas leur tranquilité tant que responsables de la crise de 2015 [les manifestations contre le 3e mandat de Pierre Nkurunziza et leur répression NDLR] ne sont pas punis. »

Les propos d’Evariste Ndayishimiye ont été recueillis et traduits par Esdras Ndikumana, du service Afrique de RFI.

RFI

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A Propos

 


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