TechMet, une société minière basée au Royaume-Uni, va investir 20 millions de dollars dans ses opérations au Rwanda au cours des deux prochaines années, a déclaré Brian Menell, directeur général de la société.

Brian Menell, un homme d’affaires sud-africain renommé dans les secteurs minier, pétrolier et gazier et bancaire, entre autres, l’a annoncé lors d’une conférence de presse virtuelle avant le Forum minier africain.

Brian Menell est actionnaire majoritaire dans Tinco, une entreprise locale qui exploite des concessions minières d’étain et de tungstène à Rutongo et Nyakabingo dans le district de Rulindo.

«Nous avons un plan en tant que TechMet au Rwanda pour investir plus de 20 millions de dollars au cours des deux prochaines années et demie dans l’expansion des mines d’étain et de tungstène qui font déjà partie de notre portefeuille avec Tinco», a déclaré Menell.

Le gouvernement américain a récemment annoncé un investissement de 25 millions de dollars dans TechMet, dont l’utilisation se concentrera principalement sur l’expansion des projets de nickel et de cobalt au Brésil.

«Ce financement n’est pas principalement axé sur notre projet au Rwanda, cependant, il libèrera d’autres ressources à déployer au Rwanda», a-t-il noté lors d’un point de presse en prévision du Forum minier africain, qui débutera la semaine prochaine.

L’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz dirigé par Francis Gatare s’est félicité de ce développement. “L’annonce de TechMet aujourd’hui est une très bonne nouvelle. J’attends avec impatience qu’ils concluent rapidement leurs nouveaux accords avec RDB (Rwanda Development Board), afin que nous puissions commencer à travailler avec eux pour redévelopper Rutongo Mines, Nyakabingo et d’autres nouvelles initiatives conjointes, ” a déclaré Francis Gatare. 

Tinco est actuellement en négociation avec le gouvernement pour réviser ses opérations au Rwanda et obtenir un accord de partage d’achat des principaux blocs miniers industriels dans la province du Nord.

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Les travaux du Comité de suivi de l’exécution du projet de l’exploitation du gaz méthane du lac Kivu, dans le bloc Goma, en vue de la production de l’électricité par la société Tunisienne Kivu Power, ont été officiellement lancé lundi 9 novembre à Goma (Nord-Kivu) par le ministre d’Etat en charge des hydrocarbures, Rubens Mikindo.

Le Ministre Rubens Mikindo a parlé de plusieurs retombées de ce projet au niveau de la population.
L’exploitation du gaz méthane dans le bloc Goma va, non seulement créer des emplois, mais aussi elle va lutter contre la déforestation par la diminution sensible de l’utilisation du charbon de bois en fournissant à la population une énergie propre. L’autre retombée, est la formation des jeunes qui seront bénéficiaires.

La production de l’électricité à base du gaz méthane va également booster l’économie de la province et du pays.

Pour le Directeur la société Tunisienne Kivu Power, plusieurs défis attendent ce projet : environnemental, sécuritaire, économique et social notamment.

Cette exploitation sera combinée avec la construction d’un centre de formation pour une main d’œuvre locale qualifiée, facteur du développement du pays, a annoncé de son côté le ministre congolais de la formation professionnelle, Tumba John.

Il a également invité la population à s’approprier, soutenir et protéger ce projet, qui va de l’intérêt de plusieurs générations, sur au moins 30 ans.

Radio Okapi

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(Agence Ecofin) - Dans un rapport conjoint, le PAM et la FAO s’inquiètent de la hausse des niveaux de faim aigüe dans le monde, provoquée par une combinaison de facteurs négatifs. Un risque de détérioration de l’insécurité alimentaire auquel sont particulièrement confrontés quatorze pays africains.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont alerté, à travers un rapport conjoint, publié le vendredi 06 novembre, sur une augmentation de la faim aiguë, partout dans le monde.

Dans « l’analyse de l’alerte précoce sur les foyers névralgiques de l’insécurité alimentaire aiguë », les deux institutions spécialisées des Nations unies chargées des questions d’alimentation font remarquer que les principaux facteurs de la faim sont la multiplication et l’intensification des violences, les crises économiques aggravées par les répercussions socioéconomiques de la covid-19, les phénomènes météorologiques extrêmes, les menaces transfrontalières, telles que le criquet pèlerin, et le manque d’accès à l’aide humanitaire.

Au total, 20 pays sont davantage exposés à un risque de détérioration de l’insécurité alimentaire aiguë. Parmi ceux-ci figurent quatorze pays africains, à savoir le Burkina Faso, le Nigeria, le Soudan du Sud, l’Ethiopie, la Somalie, le Cameroun, la République centrafricaine (RCA), le Mali, le Niger, la Sierra Leone, la République démocratique du Congo (RDC), le Mozambique, le Zimbabwe, et le Soudan.

Selon le rapport, la situation est particulièrement préoccupante dans certains pays identifiés comme des « zones rouges », où les niveaux d’insécurité alimentaire aiguë atteignent des sommets.

En effet, le Burkina Faso affiche la plus grande hausse, le nombre de personnes qui souffrent désespérément de la faim ayant quasiment triplé par rapport à 2019, pour atteindre 3,3 millions.

Au Nigeria, ce sont environ 8,7 millions de personnes qui devraient faire face à une crise alimentaire ou à une urgence dans 16 Etats du nord et sur le territoire de la capitale fédérale, Abuja.

Au Soudan du Sud, un total de 6,48 millions de personnes (environ 55,4% de la population) devrait faire face à une crise alimentaire, dont 1,7 million en situation d’urgence alimentaire, selon les projections.

En RDC, ce sont 22 millions de personnes qui sont désormais en situation d’insécurité alimentaire aiguë, soit « le nombre le plus élevé jamais enregistré pour un seul et même pays », selon le PAM et la FAO.

Selon le rapport, une action immédiate est nécessaire pour éviter qu’une crise alimentaire majeure ne se produise, d’ici trois à six mois.

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Ce n’est pas la « vague bleue » qu’il escomptait, mais le démocrate Joe Biden est désormais le 46e président des États-Unis, dans une Amérique plus que jamais divisée et après quatre jours d’interminable comptage des bulletins – qui se poursuivent –, dont plus de 100 millions par correspondance. A 77 ans, Joe Biden, l’ancien vice-président de Barack Obama, prendra ses fonctions à la Maison Blanche le 20 janvier prochain.

Joe Biden y est enfin parvenu. Lui qui avait tenté l’aventure et échoué à deux reprises en se présentant aux primaires du Parti démocrate en 1988 puis en 2008 va enfin devenir le locataire de la Maison Blanche. Mais le parcours n’aura pas été simple pour celui qui était donné favori de la primaire démocrate il y a plus d’un an.

Presque hors-course après les premiers caucus et les premières primaires, il a finalement doublé tous ses adversaires et s’est hissé comme le seul à même de renverser Donald Trump, ce qu'il a réussi de justesse.

Du Sénat à la Maison Blanche : une très longue carrière politique

À 77 ans, Joe Biden est un vieux routier de la politique américaine. Il sera réélu six fois au Sénat, trente-six années durant. Parmi les lois les plus connues dont il est à l’origine, une sur les « crimes violents » dans les années 1990, une autre contre les violences domestiques, une troisième sur les narcotrafiquants. Joe Biden grimpera tous les échelons du Sénat dont il a occupé des postes très importants, rappelle Jean-Eric Branaa, auteur de Joe Biden, le 3e mandat de Barack Obama : président de la commission judiciaire au Sénat, président de la prestigieuse commission des affaires étrangères en 2001 et 2006.

Joe Biden ne quittera cette institution que pour devenir en 2008 vice-président de Barack Obama, qui l’a battu lors de la primaire démocrate et qui a besoin d’un « vétéran » à ses côtés. Joe Biden avait déjà tenté sa chance une première fois à la primaire démocrate de 1988, mais il avait dû jeter l’éponge après avoir été accusé de plagiat – un de ses discours ressemblait étrangement à celui prononcé par un travailliste anglais.

Pendant ses deux mandats de vice-président, Joe Biden restera discret face au président Obama, toujours charismatique – un charisme qui lui fait défaut, il est connu pour souvent chercher ses mots. Son amitié, souvent médiatisée, avec le président semble réelle. Barack Obama lui remettra en 2017 la médaille présidentielle de la Liberté, une des deux plus hautes décorations civiles du pays. L’ancien président américain l’accompagnera aussi en personne à ses meetings de campagne comme dans le Michigan, quelques jours avant le scrutin du 3 novembre. C’est là qu’on voit Barack Obama attraper un ballon de basket, dribbler et marquer un panier, sous les applaudissements. La vidéo a été vue plus de 10 millions de fois.

Joe Biden accède enfin au premier poste, mais les regards se tournent déjà vers la vice-présidente Kamala Harris fait remarquer Jean-Eric Branaa, car « si jamais il ne terminait pas le mandat, et vu son âge on a le droit de le penser, ce serait Kamala Harris qui accèderait à la plus haute marche ».

Joe Biden et son origine modeste : séduire la classe ouvrière

Joseph Robinette Biden Jr. est né en 1942 à Scranton, une ville ouvrière de Pennsylvanie, dans une famille catholique irlandaise. Son père est vendeur de voitures. Joe Biden mettra d'ailleurs en avant, bien plus tard, ses origines modestes pour séduire la classe ouvrière qui a en majorité voté Donald Trump en 2016. Enfant, il réussit à vaincre le bégaiement dont il est affligé. La famille déménage ensuite dans le Delaware, où il entre à l’université et étudie l’histoire et les sciences politiques.

Il se marie, devient avocat, puis se tourne vers la politique et à 29 ans, en 1972, est élu une première fois sénateur du Delaware, le plus jeune de l’histoire du pays. C’est à Wilmington qu’il s’installe, une ville ouvrière qui se développe lorsqu’il y arrive avec ses parents.

Lors de sa campagne présidentielle, Joe Biden a rappelé à maintes reprises ses origines modestes pour courtiser les « cols bleus », la classe ouvrière blanche qui s’était sentie délaissée au cours des deux mandats de Barack Obama et qui avait penché pour Donald Trump en 2016. Les plus délaissés et les franges les plus pauvres de la société sont aussi ceux qui ont le plus souffert de la crise du Covid-19, comme il a su le rappeler dans ses discours de campagne, des discours qui ont cette fois davantage séduit qu’il y a quatre ans.

Son empathie, sa bienveillance, une marque politique

Dans un contexte très particulier, pandémie de coronavirus oblige, Joe Biden a su petit à petit prendre de la distance dans les sondages en partie grâce à son empathie. Ces derniers lui prédisaient une victoire facile. Mais la « vague bleue » n’était pas au rendez-vous, et dans certains États, c'est dans un mouchoir de poche qu’il a remporté le scrutin.

La vie du désormais 46e président des États-Unis a toujours été jalonnée d’obstacles et très tôt marquée par les tragédies. En 1972, moins d’un mois après avoir été élu sénateur des États-Unis, sa première femme Neilia et sa fille Naomi sont tuées dans un accident de voiture ; ses deux fils, Bo et Hunter, blessés, en réchappent. Joe Biden se remariera cinq ans plus tard avec celle qui est toujours sa femme, Jill, avec qui il a eu une fille. Mais en 2015, autre drame : son fils Bo, le procureur général du Delaware, meurt d’un cancer du cerveau.

Très affecté, Joe Biden décide de ne pas disputer la primaire démocrate de 2016. Aujourd’hui encore, il cite ces drames personnels dans ses discours. « Cela fait partie de sa stratégie », explique Sonia Dridi dans son livre Joe Biden : le pari de l’Amérique anti-Trump : « On l’a vu ces derniers mois, que ce soit lors de la crise sanitaire ou au lendemain des manifestations et des violences après la mort de George Floyd, il a rappelé ses propres tragédies pour créer un lien avec les Américains, et finalement cela fonctionne très bien, beaucoup l’ont trouvé vrai, il y avait beaucoup d’émotion, c’est vraiment un point fort. »

Joe « le gaffeur » a réussi à s’imposer

« Je suis une machine à gaffes, mais quelle chose merveilleuse par rapport à un gars qui ne peut pas dire la vérité ! » Entendez Donald Trump. Joe Biden a lancé ce cri du cœur en décembre 2018. Il est effectivement un gaffeur en série, avec ses gaffes qu’on surnomme désormais les « bidenisms » comme lorsque lors d’un meeting, il a demandé à un sénateur en fauteuil roulant de se lever, ou quand il a, encore récemment, confondu sur un podium sa femme et sa fille.

L’an dernier, Joe Biden a été accusé par deux femmes de gestes déplacés (un baiser sur la tête sans consentement, un nez frotté contre un autre), et par une de ses anciennes assistantes au Sénat, Tara Reade, de viol. Une accusation que Joe Biden dément formellement, rappelant qu’il est à l’origine d’une loi contre les violences domestiques. Donald Trump le surnomme maintenant, entre autres, « le vicieux ».

Le candidat a également tenu un certain nombre de propos jugés racistes. Il a un jour assimilé des enfants noirs à des enfants pauvres, avant de tenter de se reprendre ; affirmé qu’un Noir n’est pas Noir s’il vote Trump… Des propos qui ont fait scandale, que Joe Biden a lui-même qualifiés de fâcheux et qui, finalement, sont mis sur le compte de ses gaffes. Dans le même ordre d’idée, il avait loué les bonnes relations qu’il entretenait au début de sa carrière avec deux sénateurs ségrégationnistes – lors d’un débat, la sénatrice Kamala Harris, d’origine jamaïcaine et indienne, le lui avait reproché. Mais c’est elle qu’il choisira comme co-listière et qui devient désormais la première femme vice-présidente afro-américaine des Etats-Unis.

Finalement, Joseph Robinette Biden Jr., le garçon de Scranton, est parvenu à s’imposer dans un pays très polarisé. Désormais il va devoir gérer une situation très complexe et composer avec un Sénat qui ne lui est pas acquis pour gérer une crise sanitaire et économique sans précédent et un pays plus divisé que jamais après le mandat de Donald Trump.

RFI

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Le président Paul Kagame a reçu samedi 7 novembre une délégation de la RD Congo qui a délivré un message de son homologue Félix Tshisekedi, au vu des bonnes relations existantes entre les deux pays.

La délégation de la RD Congo était conduite par l’Ambassadeur Lolo Wamesa, Ambassadeur itinérant au Bureau du Président de la RDC et ils ont discuté avec le Président Kagame de la meilleure façon de faire progresser la coopération existante.

«La délégation a également informé le président Kagame de la situation politique en RDC et des consultations politiques menées par le président Tshisekedi», lit-on dans le tweet du bureau du président.

Le chef de l’Etat a adressé un message de soutien à son homologue alors qu’il cherchait une solution politique aux difficultés que présente la situation.

CongoAct.

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Membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU depuis janvier 2018, la Guinée Équatoriale a toujours été un allié du Burundi et s’est tout le temps opposée à des réunions du conseil sur le Burundi et sanctions à envisager au cours des dernières années.

Après son refus obstiné de s’envoler pour Goma à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) où ses homologues des pays voisins allaient plancher sur la sécurité de la région, le nouveau Président burundais jette son dévolu sur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le président équato-guinéen, militaire comme lui et dictateur invétéré au pouvoir depuis 1979.

Evariste Ndayishimiye, son épouse et 5 de ses ministres (défense, santé, agriculture, relations extérieures, commerce) séjourne donc à Malabo depuis lundi après-midi dans le cadre d’une « visite d’Etat ».

C’est la première visite d’Etat effectuée dans un pays étranger par un Chef d’Etat burundais depuis plus de 5 ans.

Dernièrement, Evariste Ndayishimiye avait effectué une visite de travail en Tanzanie. Son prédécesseur Pierre Nkurunziza s’y était également rendu en 2017.

Près de 5 mois après sa prise de fonction, Evariste Ndayishimiye veut jouer la carte de la diplomatie en pactisant avec un Chef d’Etat qui tutoie impunément le monde libre et qui parvient à s’incruster au pouvoir, des décennies durant.

Le nouveau Président burundais a sans doute besoin de se mettre à l’école de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo pour apprendre de sa recette miracle.

Selon une source à la présidence burundaise, la Guinée Equatoriale est un pays ami du Burundi. Elle a toujours prouvé son attachement au Burundi en votant non chaque fois que la communauté internationale abordait la question des droits de l’homme, notamment au sein des institutions onusiennes.

Membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU depuis janvier 2018, la Guinée Équatoriale a toujours été un allié du Burundi et s’est tout le temps opposée à des réunions du conseil sur le Burundi et sanctions à envisager au cours des dernières années.

Autant Evariste Ndayishimiye a en horreur l’Occident, autant il chérit les pays africains qui s’affichent peu regardants sur les cas de violations des droits humains dont le Burundi est le théâtre.

« Notre pays doit coopérer avec les pays amis surtout les pays africains qui partagent la même culture, la même destinée. Nous avons été invité par son excellence le président de la République de Guinée Équatoriale pour renforcer nos relations bilatérales. Vous savez que nos relations sont très anciennes, le président de la République de Guinée a déjà visité le Burundi, le président du Burundi aussi feu son excellence Nkurunziza a visité ce pays », a-t-il déclaré lundi à son départ.

BurundiDaily

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Le président John Magufuli a prêté serment jeudi pour un second mandat à la tête de la Tanzanie, après sa victoire écrasante à l'élection présidentielle du 28 octobre, que l'opposition a qualifiée de parodie de scrutin.

Défilés militaires, coups de canon, chanteurs populaires et milliers de supporters: la cérémonie d'investiture de M. Magufuli s'est tenue devant une foule compacte, ne portant pas de masque, réunie à l'intérieur et à l'extérieur du stade national Jamhuri, à Dodoma, la capitale.

Brandissant une lance traditionnelle et un bouclier aux couleurs de la Tanzanie, M. Magufuli, 61 ans, surnommé le "Bulldozer", a insisté sur le fait que cette séquence électorale était désormais close.

"Les élections sont terminées", a répété trois fois le président au cours d'un bref discours prononcé après sa prestation de serment.

"La tâche la plus grande et la plus importante à venir est pour nous tous de construire ensemble la Nation. Et je garantis aux Tanzaniens que je ferai honneur à ce serment en réalisant notre promesse de construire la Nation. Je coopérerai avec vous tous", a dit M. Magufuli.

Le président, élu en 2015 pour un premier quinquennat, s'exprimait en présence de trois de ses homologues: l'ougandais Yoweri Museveni, le zimbabwéen Emerson Mnangagwa et le comorien Azali Asoumani.

Le vice-président du Botwsana, des ministres et des diplomates étrangers assistaient également à la cérémonie.

M. Magufuli été proclamé victorieux du scrutin présidentiel avec 84% des voix, soit le score le plus élevé depuis les premières élections multipartites en 1995. Son principal adversaire parmi les 14 candidats de l'opposition, Tundu Lissu, du parti Chadema, est arrivé deuxième avec 13% des voix.

Le parti de M. Magufuli, le CCM, au pouvoir depuis l'indépendance, a également remporté une victoire écrasante lors des législatives couplées à la présidentielle, raflant la quasi-totalité des 264 sièges en jeu, en l'emportant même dans des circonscriptions historiquement acquises à l'opposition.

Celle-ci a rapidement dénoncé, avant même la publication des résultats, une parodie d'élection et des fraudes massives.

Plusieurs de ses dirigeants, dont M. Lissu, ont été arrêtés puis relâchés en début de semaine, après avoir appelé à des manifestations, qui n'ont finalement pas eu lieu.

Après un premier mandat de M. Magufuli marqué par ce que ses détracteurs considèrent comme une dérive autoritaire et un recul des libertés fondamentales, ces élections ont suscité un scepticisme généralisé parmi les diplomates et les analystes qui craignent un retour de facto à un régime de parti unique.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont demandé à la Tanzanie d'enquêter sur les allégations d'irrégularités et de violences, au cours desquelles 20 personnes sont mortes selon l'opposition.

VOA

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Agathe Habyarimana, veuve de l'ancien président rwandais et soupçonnée d'être impliquée dans le génocide de 1994, est arrivée mardi matin au tribunal de Paris pour être interrogée dans l'enquête sur le rôle joué par l'ex-gendarme français Paul Barril à l'époque des massacres.

Âgée de 78 ans, Agathe Kanziga, veuve Habyarimana, a été convoquée par un juge d'instruction chargé de cette enquête pour "complicité de génocide", en vue d'être placée sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre le simple témoin et la mise en examen, selon une source proche du dossier.

Mme Habyarimana, que la France a refusé d'extrader au Rwanda sans toutefois lui accorder l'asile en raison des soupçons pesant sur elle, devrait être questionnée sur ses liens avec le capitaine Paul Barril, ex-gendarme de l'Elysée sous la présidence Mitterrand, reconverti dans les années 80 dans la sécurité auprès de chefs d'Etat africains.

Cette information judiciaire contre l'ancien militaire a pour origine des plaintes déposées en 2013 par l'association Survie, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et son antenne française.

Les ONG l'accusent notamment d'avoir signé en mai 1994, au plus fort du génocide, un contrat d'armement de 3 millions de dollars avec le gouvernement intérimaire rwandais (GIR) alors qu'un embargo international avait été imposé par l'ONU.

Paul Barril était à l'époque en lien avec la famille Habyarimana, notamment les fils de l'ancien président.

Au printemps, l'ancien militaire de 74 ans, atteint de la maladie de Parkinson, a été placé sous le statut de témoin assisté, après deux jours d'interrogatoires.

En 2016, plusieurs ex-mercenaires de sa société Secrets, qui l'avaient accompagné en Afrique centrale le 6 mai 1994 à bord d'un Falcon 50, avaient été interrogés en garde à vue, sans faire l'objet de poursuites à ce stade.

Selon l'ONU, environ 800.000 personnes, essentiellement tutsi, ont été tuées en trois mois lors de massacres déclenchés après l'attentat contre le président hutu Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994.

Mme Habyarimana est souvent présentée comme l'une des dirigeantes de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui, selon ses accusateurs, a planifié et orchestré le génocide, ce qu'elle conteste.

Exfiltrée du pays dès le 9 avril 1994, elle est elle-même visée depuis 2008 par une enquête sur son propre rôle dans le génocide, initiée par une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).

Dans cette procédure, elle a été interrogée une première fois par les gendarmes en 2010 comme simple témoin. Elle a été ensuite entendue une deuxième fois en 2016 par le juge d'instruction qui l'avait placée sous le statut de témoin assisté.

VOA

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