Le quatrième groupe de réfugiés et demandeurs d’asile bloqués en Libye sera évacué vers le Rwanda jeudi 19 novembre 2020 à bord d’un vol d’évacuation humanitaire organisé par le HCR (Haut-Commissariat pour les Réfugiés).

«Ils seront hébergés au centre de transit d’urgence de Gashora. Le Gouvernement rwandais assure leur sûreté et leur sécurité en attendant une solution durable pour eux», fait savoir le Ministère rwandais de gestion des urgences qui s’occupe des réfugiés.

Cette évacuation «s’inscrit dans le cadre du mécanisme de transit d’urgence établi par le protocole d’accord signé entre le Gouvernement du Rwanda et le HCR », précise  le Ministère.   

Le Rwanda a reçu le 25 novembre 2019 le troisième lot de 116 réfugiés évacués de Libye. Ils ont retrouvé 66 arrivés au premier tour et 123 au second tour.

Ces réfugiés et demandeurs d’asile sont originaires d’Érythrée pour la plupart. Par ailleurs, un petit nombre sont également originaires de Somalie, d’Éthiopie, du Soudan et du Soudan du Sud.

Ces personnes ont obtenu le statut de demandeur d’asile pendant l’examen de leur cas et la recherche d’autres solutions – notamment la réinstallation, le retour librement consenti dans les pays d’asile précédents, le retour volontaire dans les pays d’origine lorsque c’est possible et l’intégration locale au Rwanda.

Ces personnes ont été identifiées sur la base d’évaluations de leur vulnérabilité. En raison du nombre limité de places disponibles pour l’évacuation et la réinstallation, la priorité est accordée aux personnes qui en ont le plus besoin, notamment les enfants non accompagnés, les survivants de la torture et d’autres abus, ainsi que les personnes ayant besoin de soins médicaux.

Agence Rwandaise d'Information

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Le prix des passeports congolais, considérés comme « les plus chers au monde » lorsque la République démocratique du Congo (RDC) se fournissait auprès de la société belge Semlex, va diminuer de moitié environ, a rapporté lundi la presse kinoise, citant des sources officielles. Les ministres des Affaires étrangères et des Finances, Marie Tumba Nzenza et Sele Yalaghuli, ont signé la semaine dernière un arrêté interministériel fixant le nouveau prix du passeport biométrique à l’équivalent (en francs congolais) de 99 dollars américains, selon plusieurs médias congolais.

« Désormais le passeport biométrique congolais est à 99$. Le chef de l’Etat (Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo) s’était engagé à rendre plus accessible ce document essentiel, qui était vendu à un prix scandaleusement excessif… Promesse tenue », a indiqué le conseiller spécial du président de la République en charge du numérique, Dominique Migisha. sur Twitter.

Depuis 2015, année de la signature d’un contrat entre la RDC et l’entreprise belge Semlex, établie à Uccle, le passeport biométrique congolais se vendait à 185 dollars américains – ce qui en faisait l’un des plus cher au monde.

Ce contrat n’avait pas été renouvelé en juin dernier, sur fond d’accusations de corruption de la part du magazine belge ‘Medor’ et de collectif d’ONG congolaises « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV).

L’arrêté ministériel signé le 10 novembre précise que la taxe à percevoir sur la délivrance d’un passeport ordinaire s’élève à l’équivalent de 99 dollars, répartis en 50 dollars pour l’autorité contractante et 49 USD pour le titulaire.

Le même arrêté fixe le délai d’attente pour la livraison du passeport biométrique à sept jours pour les requérants se trouvant à Kinshasa, à 14 jours pour ceux des provinces et à 28 jours pour les demandeurs séjournant à l’extérieur du pays.

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«Le développement est le nouveau nom de la paix»: cet extrait de l’Encyclique de saint Paul VI "Populorum progressio", a servi d’inspiration au projet que mène Caritas internationalis depuis plusieurs mois auprès des réfugiés Burundais au Rwanda, qui ont fui leur pays en raison des tensions politiques et sociales qui l’affectent.
 

Le 20 mai dernier, le général Évariste Ndayishimiye a été élu président du pays où il a succédé à Pierre Nkurunziza brutalement décédé le 9 juin. La volonté acharnée de ce dernier de se faire élire en 2015 pour un troisième mandat avait suscité de véhémentes protestations. Selon l’opposition, cela était contraire à la constitution. Des manifestations ont débouché sur une violence intense et des milliers de personnes ont fui vers les pays voisins, en quête de sécurité.

Selon le HCR, le Rwanda héberge plus de 71 000 réfugiés burundais, plus de 60 000 étant dans le camp de Mahama, sur la rive du fleuve Kagera, à l’extrême Est du pays. À la faveur d'aides au retour proposées par l'ONU, certains ont regagné le Burundi, d'autres luttent pour s'en sortir sur place. C’est en pensant à la réalité des habitants de cette immense étendue de baraquements que Caritas Internationalis a lancé en juillet un plan d’aide triennal. Il s’élève à hauteur de 380 000 euros. 

Des aides pour les femmes, les personnes âgées et les agriculteurs

 «Notre travail consiste à aider les femmes à créer et à développer de petites entreprises. En acquérant une certaine autonomie, elles pourront en effet gagner de l’argent, regagner leur dignité et pourront s'occuper de leur famille», explique Ngarambe Vanson, membre du personnel de Caritas Rwanda travaillant à Mahama.

En guise d’exemple, il relate le parcours d’Emeline Kayirangwa, une Burundaise mère de huit enfants, réfugiée dans le camp de Mahama. Désespérée pour l'avenir de sa famille, elle a reçu un prêt de Caritas pour démarrer une entreprise liée à la vente de lait de chèvre et de vache. En six mois, elle a pu démarrer une petite entreprise, et même acheter un petit véhicule pour transporter et vendre les marchandises. «Sa vie a changé» relate Vanson Ngarambe. «Maintenant elle peut prendre soin de sa famille et ses enfants sont en bonne santé et souriants comme jamais auparavant».

Ce programme s’adresse également aux personnes âgées vivant dans le plus grand camp de réfugiés rwandais. La Caritas souhaite qu’elles soient toujours nourries et soignées. Quant aux agriculteurs, ils reçoivent  des réapprovisionnements en semences et en matériels afin de leur permettre de devenir autosuffisants dans le futur.

La solidarité n'est pas optionnelle, elle soulève de l'espoir 

Enfin, ce plan d’aide triennal veille au respect des droits humains des réfugiés et des personnes souffrant de problèmes de santé mentale.

«Nous voulons soutenir la communauté du camp pour que les réfugiés puissent se reconstruire une vie. Pour ce faire, nous insistons sur les plans de développement à long terme, en faveur du rétablissement de la dignité de chacun», explique l’employé de Caritas Rwanda. En outre, poursuit-il, «en cette période de pandémie, la solidarité n'est pas seulement une option, mais c'est la meilleure façon de donner de l'espoir et des opportunités à ceux qui en ont le plus besoin».

Vatican News Service – IP

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Le Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) et ses partenaires ont facilité mercredi le rapatriement de 301 réfugiés burundais qui vivaient en République démocratique du Congo (RDC), dans leur pays, le Burundi, a indiqué cette agence onusienne dans un communiqué cité jeudi par l’Agence congolaise de presse (ACP). Selon le HCR, ces réfugiés avaient exprimé leur volonté de bénéficier d’une aide pour faciliter leur retour au Burundi à la suite de l’élection présidentielle qui s’est tenue en mai dans ce pays, conduisant à l’investiture le mois suivant du président Evariste Ndayishimiye.

Ils vivaient dans la province du Sud-Kivu (est de la RDC), qui abrite près de 48.000 réfugiés burundais ayant fui, depuis 2015, leur pays à cause de violence.

Les retours ont débuté voici quelques mois. La pandémie du coronavirus a toutefois poussé la RDC et le Burundi à fermer leurs frontières pour contenir la propagation du virus, interrompant ainsi le rapatriement volontaire des réfugiés.

Il s’agissait, selon le HCR, du quatrième convoi de réfugiés organisé depuis septembre 2020 et qui s’inscrit dans le cadre des solutions durables proposées par le HCR pour les réfugiés qui ont manifesté l’intention de rentrer chez eux.

Tous les candidats au retour ont été soumis à un examen médical avant leur départ pour le Burundi et ont reçu des masques faciaux.

A leur arrivée au Burundi, les réfugiés rapatriés ont été soumis à un test virologique permettant de déterminer s’ils sont porteurs du virus.

Cette activité fait suite à un accord tripartite signé en 2009 par le HCR et les gouvernements de la RDC et du Burundi.

Depuis septembre, le HCR a assisté près de 1.200 réfugiés burundais qui sont rentrés chez eux.

Afrique Libre

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Le Cap vert n’a pu profiter de la réception du Rwanda pour obtenir sa première victoire dans ses éliminatoires de la CAN 2021. Score final: 0-0.

C’est le troisième match nul consécutif des Requins bleus dans cette compétition. Ils n’y arrivent pas. Pourtant les intentions ont été très bonnes ce jeudi à Praia. Emmené par le capitaine Ryan Mendes, le Cap vert ne se créé pas autant d’occasions franches en première période.

Avec la confiance, le Rwanda qui ne comptait aucun point jusque-là, sort les griffes. Meddie Kagere et Jacques Tuyisen ge bousculent la défense adverse sans arriver à marquer. Score final 0-0.

Avec ce résultat, le Rwanda obtient son premier point. Le Cap Vert en compte 3. Match retour dans 4 jours à Kigali.

Par ailleurs, dans l’autre match du groupe, le Cameroun s’est baladé 4-1 devant Mozambique.

Africa top sports

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La frontière entre les deux pays avait été fermée en mars à cause de la crise du coronavirus. Mais ces derniers jours, les autorités locales congolaises et rwandaises se sont mises d’accord pour autoriser le passage à certaines catégories de population à quatre postes frontaliers. Objectif : faciliter les échanges et atténuer les difficultés économiques des communautés locales. Reportage à la Petite Barrière, entre Rubavu et Goma, lieu connu pour être d’ordinaire l’un des postes frontières les plus empruntés d’Afrique et qui a rouvert partiellement le 5 novembre.

Ramedi Bizimana arrête son taxi-moto surchargé de légumes devant les agents de l’immigration rwandaise. La RDC n’est plus qu’à quelques mètres. Membre d’une coopérative de transporteurs de Rubavu, il gagne sa vie grace au commerce transfrontalier.

« Je suis si content de pouvoir traverser la frontière à nouveau. Se retrouver là, comme d’un coup de baguette magique, après sept mois d’inactivité, apprendre que l’on peut de nouveau gagner nos vies et ramener du pain à la maison, c’est vraiment extraordinaire. »

Au poste frontière, prise de température, lavage de mains obligatoire et tests PCR. Alphonse Munyentwali, gouverneur de la province de l’ouest, salue une coopération efficace avec les autorités congolaises.

« On s’est dit, comme on voit que les cas de Covid-19 sont en train de baisser, en parlant en même temps de comment lutter contre le Covid, comment pouvons nous en même temps faciliter davantage les petits commerçants et les personnes qui cherchent des services essentiels de part et d’autre. »

Avant la crise du coronavirus, les communautés locales pouvaient traverser la frontière plusieurs fois par jour sur simple présentation de leur carte d’identité. Aujourd’hui, seuls les petits commerçants représentant une coopérative, les étudiants, les enseignants et les médecins peuvent demander un laisser-passer à environ dix euros et se faire tester gratuitement. Les heureux élus sont donc encore peu nombreux. Au marché de Rubavu, Baudouine Bahati, vendeuse de pagnes, n’a pas encore réussi à obtenir les précieuses autorisations….

« Pour retourner au Congo, on nous demande beaucoup d’argent et on n'en gagne pas assez ici au marché. Donc pour nous rien n’a changé, c’est comme si la frontière était toujours fermée », regrette-elle.

Avant sa fermeture en mars, le poste frontière de la Petite Barrière enregistrait environ 50 000 passages journaliers, aujourd’hui, entre 300 et 500 seulement.

RFI

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(Agence Ecofin) - Depuis plusieurs mois, on assiste à un regain d’intérêt international pour le marché des terres rares que la Chine domine sans partage en assurant 71% de la production. Or ces précieux minéraux sont indispensable aux industries technologiques. Avec la guerre commerciale entre l’empire du Milieu et les Etats-Unis, la nécessité pour l’Occident d’avoir des alternatives à l’offre chinoise s'est accrue. Depuis fin 2017, un petit pays africain montre le chemin, le Burundi. Grâce à un partenariat avec une compagnie étrangère dénommée Rainbow Rare Earths, le pays exploite aujourd’hui la seule mine de terres rares du continent. Et l’impact sur son économie est déjà palpable.

Être pionnier a un coût

La Chine exerce un monopole sur le secteur des terres rares. Pourtant, selon le Bureau de recherches géologiques et minières, le pays ne détient que 47% des réserves mondiales de ce groupe de 17 éléments aux propriétés multiples. En effet, contrairement à ce que leur nom suggère, les terres rares ne sont pas du tout rares.  Elles sont même assez répandues, comme certains métaux de base. Par exemple, le cérium est aussi répandu dans l'écorce terrestre que d'autres métaux plus usuels comme le cuivre.

En effet, contrairement à ce que leur nom suggère, les terres rares ne sont pas du tout rares. Par exemple, le cérium est aussi répandu dans l'écorce terrestre que d'autres métaux plus usuels comme le cuivre.

Mais ils sont généralement mélangés à d’autres minéraux, ce qui rend leur extraction et leur raffinage coûteux, surtout lorsque les normes environnementales doivent être respectées.

Ainsi, si l’empire du Milieu domine autant le secteur, c’est parce qu’il a accepté de prendre ce risque pour l’environnement (rejet de quantités considérables de produits toxiques et radioactifs, entre autres) que d’autres pays comme le Brésil ou la Russie ont longtemps hésité à prendre. Selon le site Statista.com, alors que la Chine a produit 132 000 tonnes de terres rares en 2019, le deuxième producteur (les Etats-Unis) ne totalisait que 26 000 tonnes devant des pays comme l’Australie, la Birmanie, l’Inde.

Si l’empire du Milieu domine autant le secteur, c’est parce qu’il a accepté de prendre ce risque pour l’environnement (rejet de quantités considérables de produits toxiques et radioactifs, entre autres) que d’autres pays comme le Brésil ou la Russie ont longtemps hésité à prendre.

En Afrique, plusieurs grands projets de terres rares sont annoncés pour les prochaines années, mais la mine burundaise de Gakara est depuis 2017 la seule en exploitation. Le pays enclavé d’Afrique de l’Est fait donc pour le moment office de pionnier, en cela qu’il montre le chemin à suivre pour d’autres nations comme l’Afrique du Sud, la Namibie, la Tanzanie, ou encore l’Angola.

Gakara, la première et la seule mine de terres rares en Afrique

Si le Burundi fait office de pionnier dans l’exploitation des terres rares en Afrique, Rainbow Rare Earths (RRE) l’est tout autant. La société cotée à Londres et contrôlée par le magnat grec des mines, Adonis Pouroulis, a acquis le statut de premier (et jusque-là unique) producteur de terres rares en Afrique, au prix d’années d’efforts dans l’exploration et le développement du projet Gakara. Son dur labeur est récompensé quand elle annonce début décembre 2017, l’entrée en production commerciale de la mine. Un cadeau idéal, aussi bien pour le gouvernement et le peuple burundais que pour les actionnaires de la compagnie. Selon les termes du partenariat entre l’Etat burundais et RRE, l’exploitation à Gakara peut durer au moins 25 ans.

« Rainbow peut maintenant prétendre à juste titre être le seul producteur de terres rares en Afrique et le producteur avec la plus haute teneur au monde. Nous avons mis en œuvre avec succès notre stratégie déclarée en développant la mine, en construisant notre usine de traitement jusqu’à sa mise en service finale et en exportant maintenant notre première cargaison de concentré minéral », s’était alors réjoui Martin Eales, PDG de la compagnie, ajoutant que l’objectif à atteindre avant la fin de l’année 2018 est une production annuelle de 5000 tonnes.

« Rainbow peut maintenant prétendre à juste titre être le seul producteur de terres rares en Afrique et le producteur avec la plus haute teneur au monde.»

Pour le dernier mois de l’année 2017, toutefois, seulement 75 tonnes de concentrés de terres rares ont pu être exportées via le port de Mombasa au Kenya. Plusieurs acheteurs s’étaient en effet positionnés en amont pour acheter annuellement jusqu’à 10 000 tonnes de la production de Gakara, dont la teneur du minerai comprise entre 47% et 67% d’oxyde de terres rares total (TREO) est l’une des plus importantes au monde.

Au total, 575 tonnes de concentrés de terres rares ont été produites pour l’exercice annuel achevé le 30 juin 2018. L’exercice suivant, la société a exporté 850 tonnes.

Rainbow Rare Earths n’arrive donc pas à atteindre son objectif, mais ce n’est que partie remise même si, avec la pandémie de Covid-19, il semble peu probable qu’elle y arrive cette année. Cela ne remet toutefois pas en cause le potentiel, ni l’investissement de la société à Gakara.

Selon une estimation JORC fournie fin 2018 par RRE, le projet Gakara hébergerait en effet une ressource d’environ 1,2 million de tonnes de minerai contenu dans une petite fraction de la superficie du permis minier.

Selon une estimation JORC fournie fin 2018 par RRE, le projet Gakara hébergerait en effet une ressource d’environ 1,2 million de tonnes de minerai contenu dans une petite fraction de la superficie du permis minier.

Trois zones de minéralisations importantes sont identifiées, à savoir Gasagwe (qui fait l’objet d’exploitation) Murambi Sud et Gomvyi Centre. « Trois des zones comprennent 12 481 tonnes de ressources minérales à 55% de TREO. Ces ressources fourniront, à elles seules, plus de deux ans d’alimentation pour notre projet qui consiste à produire jusqu’à 5000 tonnes de concentrés, et nous continuerons bien sûr à explorer ces gisements », a commenté Martin Eales.

Un impact croissant sur l’économie

Le Burundi est l’un des pays les plus pauvres de la planète et son économie repose largement sur l’agriculture qui emploie environ 80% de la population active. Le café et le thé représentent depuis des années les principaux produits d’exportation.

Pourtant, bien que sa contribution au PIB soit encore marginale, le secteur minier s’affirme de plus en plus, notamment sur le plan des recettes d’exportations. Depuis l’entrée en production de la mine de terres rares Gakara, la contribution des mines aux recettes d’exportation a d’ailleurs augmenté, dépassant même pour la première fois le café et le thé. Selon les données de la Banque centrale du Burundi, la valeur des exportations de minerais a bondi en 2017 pour totaliser 112,979 milliards de francs burundais (58,4 millions $) contre 29,638 milliards (15,3 millions $) l’année précédente. Un an plus tard, l’importance des terres rares est même devenue incontestable, car les recettes du secteur minier ont encore augmenté, avec un montant de 122,689 milliards de francs burundais (63,4 millions $), soit bien plus que les exportations de café et de thé, réunies (environ 119 milliards de francs burundais).

« Le secteur minier apporte maintenant plus de 50% des devises étrangères. Il y contribuera encore davantage, jusqu’à 70% dans le futur. Le secteur minier apporte plus que ceux du café et du thé réunis », confiait, en juillet 2019 à Reuters, Léonidas Sindayigaya, porte-parole du ministère des Mines.

« Le secteur minier apporte maintenant plus de 50% des devises étrangères. Il y contribuera encore davantage, jusqu’à 70% dans le futur. Le secteur minier apporte plus que ceux du café et du thé réunis ».

Si l’économie burundaise traverse depuis 2015 une période délicate, à cause de la baisse de l’aide extérieure, la place croissante qu’occupe le secteur minier est une bouffée d’oxygène pour le gouvernement. Ce dernier gagnerait donc énormément à ne pas abandonner ses efforts d’investissement dans les mines s’il veut concrétiser le potentiel du secteur. Il peut ainsi profiter de son idylle avec RRE pour mettre en place une stratégie de développement durable.

Une chose est certaine, la vision de la compagnie, elle, ne fait aucun doute. Avec le succès de son opération de Gakara, Rainbow Rare Earths a déjà affiché son ambition de devenir « un fournisseur stratégique clé pour le marché mondial des terres rares ». Pour réaliser cet objectif, elle compte faire entrer en production de nouvelles zones minières en plus des gisements Gasagwe et Murambi à Gakara et investir dans la compréhension des ressources du projet. Elle investit également dans des projets d’exploration, ailleurs en Afrique, notamment au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

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Félicien Kabuga, le présumé « financier » du génocide des Tutsis au Rwanda, a comparu pour la première fois à La Haye ce mercredi 11 novembre. L’octogénaire, arrêté en France en mai dernier, est poursuivi pour sept chefs d’inculpation dont génocide et complicité de génocide. Il a fait savoir par la voix de son avocat qu’il plaiderait non coupable.

Félicien Kabuga ne reconnaît pas les crimes qui lui sont reprochés. Ce n’est pas une surprise. Il plaidera donc non coupable. Il était présent à l’audience mais s’est seulement exprimé brièvement au tout début de son habituelle voix faible, et pour confirmer qu’il comprenait la langue utilisée à l’audience ou en tout cas sa traduction.

Cette audience initiale ne signifie pas l’ouverture d’un procès, car pour cela, il faudra encore attendre des mois. Le procureur Serge Brammertz et ses équipes travaillent encore à la mise à jour de l’acte d’accusation qui, tel qu’il a été lu à l’audience aujourd’hui, date de 2011, soit près de 10 ans. Une actualisation s’impose donc pour notamment tenir compte des témoins encore disponibles ou non, ou de nouveaux éléments qui auraient été découverts depuis.

Une expertise de santé en cours

Le procureur a estimé pouvoir boucler cette phase du travail d’ici mi-janvier, pour un début de procès six mois plus tard. Pas avant l’été 2021 donc. Il revient maintenant au président de la cour de préciser un calendrier.

Concernant la santé de Félicien Kabuga, présenté aujourd’hui encore par son avocat, Me Emmanuel Altit, comme fatigué et fragile, une expertise approfondie est en cours. Mais ses conclusions ne sont pas encore rendues. C’est seulement après que sa défense pourra introduire une éventuelle demande de remise en liberté provisoire. Et comme l’a dit l’avocat de Félicien Kabuga aujourd’hui, « déterminer » si à ses yeux, l’octogénaire est apte ou non à suivre ce procès.

RFI

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