Selon plusieurs sources, la ville de Bukavu (Sud-Kivu) s’est réveillée, ce 1er juillet, avec des drapeaux noir-jaune-bleu proclamant une « République du Kivu » accrochés à plusieurs arbres de la ville. Ils ont attiré l’attention des habitants, qui s’interrogeaient sur les auteurs de cette proclamation non revendiquée.

 

Jusque dans les années 90, le Kivu était, avec le Katanga et le Bas-Congo (aujourd’hui Kongo-central), la région la plus favorable au fédéralisme en raison du sentiment, commun à ces trois régions moins pauvres que les autres, qu’elles étaient les vaches à lait de Kinshasa, où les parvenus au pouvoir se gobergeaient à leurs frais.

Les conflits armés qui se sont succédé à l’est du Congo ont fortement effacé ce sentiment autonomiste, parce que les habitants avaient peur d’être « avalés » par les armées des pays voisins, Rwanda et Ouganda en tête. Ils se raccrochaient donc au reste du Congo.

La situation semble avoir changé avec la pandémie du Covid-19. Alors que Kinshasa, de loin la zone la plus touchée, était contrainte de se confiner – du moins son centre politique et économique, la Gombe – et bloquait les voyages en avion vers les provinces pour ne pas les contaminer, le sentiment au Kivu s’est accru selon lequel on pouvait fort bien se passer de la capitale, vue comme une source d’ennuis et incapable de mettre fin aux exactions des groupes armés, malgré plusieurs proclamations en ce sens.

Certaines sources soupçonnent en outre une action des partisans de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président Tshisekedi récemment condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds publics et originaire du Sud-Kivu. Ils attiseraient l’agitation indépendantiste par mesure de rétorsion. Lors des protestations contre la condamnation de M. Kamerhe, cependant, ces partisans avaient semblé peu nombreux.

La Libre Afrique

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La cour d'appel de Paris a confirmé, ce vendredi, le non-lieu prononcé fin 2018 pour neuf Rwandais, proches de Paul Kagame, mis en examen dans l'enquête sur l'attentat contre l'avion du président Habyarimana, considéré comme déclencheur du génocide de 1994 au Rwanda. Une étape judiciaire importante dans cette procédure de plus de 20 ans.

Après six mois de délibérations, les magistrats de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris ont confirmé la décision des juges antiterroristes. Ces derniers avaient ordonné l'abandon des poursuites contre neuf membres ou anciens membres de l'entourage de l'actuel président rwandais Paul Kagame.

La cour n’a pas exposé ses motivations à ce stade. La défense se dit soulagée, même si cette décision ne clôt pas définitivement le dossier. Les parties civiles ont d’ailleurs déjà annoncé un pourvoi en cassation. L'assassinat  du président rwandais en Habyarimana en 1994 est reconnu comme l'élément déclencheur du génocide au Rwanda.

Première réaction après cette décision de justice, celle d’un officiel rwandais. Ce dossier, dans lequel des membres de l'entourage de l'actuel président rwandais, Paul Kagame, étaient poursuivis, « a été une parodie de justice, une véritable mascarade qui n'aurait jamais dû voir le jour », a réagi sur son compte Twitter le ministre rwandais de la Justice, Johnston Busingye.

RFI

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La justice française va-t-elle relancer les investigations sur l'attentat déclencheur du  génocide de 1994 au Rwanda ? La cour d'appel de Paris se prononce vendredi sur la validité du non-lieu rendu fin 2018 dans cette affaire qui empoisonne les relations franco-rwandaises.

Dans l'espoir d'obtenir un procès en France, les familles des victimes de l'attentat perpétré contre le président rwandais Juvénal Habyarimana avaient fait appel de la décision des juges d'instruction, le 21 décembre 2018, d'abandonner les poursuites contre neuf membres ou anciens membres de l'entourage de l'actuel président rwandais Paul Kagame.

Le 6 avril 1994, l'avion transportant Juvénal Habyarimana, un Hutu, et le président burundais Cyprien Ntaryamira avait été abattu en phase d'atterrissage vers Kigali par au moins un missile. Cet attentat est considéré comme le déclencheur du génocide qui fit plus de 800.000 morts selon l'ONU, principalement dans la minorité tutsi.

Qui est l'auteur du tir fatal contre l'avion présidentiel ? Les enquêteurs français ont longtemps privilégié la responsabilité des rebelles tutsis, menés par Paul Kagame devenu président du pays en 2000, avant de s'orienter -sans davantage aboutir- vers une implication d'extrémistes hutus, soucieux de se débarrasser d'un président trop modéré à leurs yeux.

La validité du non-lieu, rendu par les juges antiterroristes français Jean-Marc Herbaut et Nathalie Poux, a été examinée le 15 janvier à huis clos et pendant près de 8 heures par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

A l'audience, le parquet général avait demandé de confirmer cette décision et les magistrats de la cour avaient décidé de prendre six mois de réflexion avant de rendre leur délibéré. Ce dernier sera très scruté dans ce dossier emblématique des tensions entre les deux pays, sur fond d'accusations sur le rôle joué par la France lors du génocide.

"Je crois que le passé est derrière nous", a certes déclaré Paul Kagame cette semaine à Jeune Afrique, lui qui avait rompu les relations diplomatiques avec Paris entre 2006 et 2009 après l'émission des mandats d'arrêt contre ses proches dans cette affaire.

Mais "vouloir rouvrir un dossier classé, c'est vouloir créer des problèmes (...). Si ces choses ne sont pas définitivement éclaircies, nos relations risquent fort d'en pâtir d'une manière ou d'une autre", a-t-il mis en garde dans cet entretien publié mercredi, illustrant la fragilité du réchauffement entre Kigali et Paris sous la présidence Macron.

 

- Assassinats et témoins disparus -

S'ils ne confirment pas le non-lieu, les magistrats peuvent décider de relancer l'enquête voire de renvoyer tout ou partie des suspects devant une cour d'assises.

L'enquête, ouverte en 1998 après la plainte des familles de l'équipage français, avait d'abord privilégié l'hypothèse d'un attentat commis par des soldats de l'ex-rébellion tutsi du FPR, dirigé par Paul Kagame, devenu président du pays en 2000.

Mais cette thèse du juge Jean-Louis Bruguière a été fragilisée en 2012 après un rapport d'experts, notamment en balistique, qui ont désigné comme zone de tir probable le camp de Kanombe, alors aux mains de la garde présidentielle d'Habyarimana.

Dans cette autre hypothèse, retenue en 2009 par l'enquête du régime rwandais, le président aurait été éliminé par des extrémistes hutu de son propre camp, opposés au processus de paix d'Arusha.

Ce rapport d'experts très disputé avait été rendu après le déplacement des enquêteurs en 2010, sous l'autorité des juges ayant repris le dossier, Marc Trévidic et Nathalie Poux. Mais "la plupart des débris de l'avion avait disparu", "la végétation et (...) la topographie des lieux avaient profondément changé" et la boîte noire n'a jamais été retrouvée, rappelle l'ordonnance de non-lieu.

Seuls éléments matériels récupérés à l'époque de l'attentat: les photos de deux tubes lance-missiles et le rapport d'un officier rwandais rédigé un mois après les faits.

"En l'absence d'éléments matériels indiscutables", l'accusation repose sur des témoignages "largement contradictoires ou non vérifiables", souvent par d'anciens militaires du FPR devenus opposants, notaient les juges antiterroristes dans leurs conclusions pour expliquer leur décision de classer l'affaire, soulignant le "climat délétère" de l'enquête, émaillée d'assassinats, de disparitions de témoins et de manipulations.

AFP

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Le Bureau rwandais d’Investigation (RIB) confirme qu’une investigation est en cours sur les soupçons qui pèsent sur le Ministre Claver Gatete qui continue d’exercer ses fonctions habituelles, selon le porte-parole de RIB, Dominique Bahorerta.

« C’est vrai que le Ministre Gatete est sous l’objet d’une investigation en cours. Ce ne sont pas des rumeurs. Nous sommes encore au niveau initial de l’enquête. Nous n’avons pas encore des faits suffisants pour annoncer en général les accusations dont il fait l’objet. L’enquête nous montrera s’il est seul ou s’il a des complices qui devront aussi être interrogés », a indiqué Bahorera.

Gatete est soupçonné dans des infractions, dont la vente à l’Etat d’une maison située à Kacyiru pour un prix exorbitant qui a fait perdre à l’Etat plus de deux milliards Frw. L’autre accusation est liée à un marché attribué à une entreprise kenyane appelée « Out of The Box », et ceci en contradiction avec les lois régissant la passation des marchés publics et l’utilisation des fonds de l’Etat pour ses propres intérêts

RNA

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Les autorités burundaise annoncent de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie du coronavirus. Par cet acte, elles s'éloignent de l'attitude du gouvernement précédent.

Dans un discours devant le parlement après la prestation de serment des ministres, le nouveau président Evariste Ndayishimiye annonce les mesures suivantes, dont une mesure spéciale pour le savon.

Afin qu'une bonne majorité de la population ait accès au savon, le prix de ce produit sera réduit de 50 %. Le gouvernement va couvrir l'autre moitié pour compenser les pertes des fabricants de savon.

"Toute personne surprise en train de faire de la contrebande de savon bon marché en provenance du Burundi sera considérée comme contribuant à la propagation du coronavirus et sera traitée en conséquence", estime le président.

  • Dans toutes les villes, le prix de l'eau sera considérablement réduit jusqu'à ce que le coronavirus soit éradiqué
  • Toute personne présentant des symptômes du Covid-19 est invitée à se rendre à l'hôpital où elle sera testée et traitée gratuitement
  • Si une épidémie est suspectée dans une région, toutes les personnes qui y vivent seront testées

Le nouveau président burundais a prêté serment plus tôt que prévu en raison du décès brutal de son prédécesseur Pierre Nkurunziza.

En mai dernier, le Burundi a expulsé le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le pays ainsi que trois autres experts de santé travaillant pour ce bureau. Sa gestion de la pandémie avait été vivement critiquée. Le pays avait maintenu la tenue des élections et de la campagne électorale en pleine pandémie.

BBC Afrique

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Le roi des Belges Philippe présente pour la première fois dans l'histoire du pays "ses plus profonds regrets pour les blessures" infligées lors de la période coloniale belge au Congo (actuelle RDC).

Ces excuses sont présentées à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance dans une lettre adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

"Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd'hui ravivée par les discriminations encore présentes dans nos sociétés", écrit le Roi des Belges.

Des actes de violence et de cruauté ont été commis au Congo par la puissance coloniale belge. "Ces actes pèsent encore sur notre mémoire collective", assure Philippe, sur le trône depuis 2013.

Le roi Philippe exprime ainsi son engagement à "combattre toutes les formes de racisme"."J'encourage la réflexion qui est entamée par notre parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée", ajoute-t-il.

En Belgique, la mort de l'Afro-américain George Floyd, asphyxié fin mai par un policier blanc à Minneapolis, a ravivé le débat sur les violences de la période coloniale au Congo et le rôle très controversé du défunt roi Léopold II, accusé par certains militants anticolonialistes d'avoir tué des millions de Congolais.

BBC Afrique

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C’est ce samedi  à 16 heures GMT que les pays de l’Union Européenne devraient se prononcer sur l’ouverture de l’espace Shengen à partir du 11 juillet prochain. Cette liste élaborée sur la base de «pays à situation épidémiologique similaire avec l’Europe» exclut le continent africain à l’exception de quatre pays: l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Rwanda. 

A ces pays s’ajoutent 9 autres du reste du monde (Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Uruguay). La Chine complète le dispositif mais sous «condition de réciprocité», 

c’est-à-dire à condition qu’elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l’UE, selon une source diplomatique. Sont aussi admis, les voyageurs d’Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin.

La grande curiosité de cette liste, à côté de l’exclusion de l’Afrique (un non événement tant le continent est habitué )  est l’absence des 

États-Unis de Donald Trump, pays le plus touché par la pandémie. 

La proposition européenne fixe plusieurs critères épidémiologiques pour qu’un pays soit sur la liste des admis, notamment un taux de nouveaux cas de Covid-19 proche ou en dessous de 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours. 

La liste sera revue toutes les deux semaines. Reste à savoir si l’Afrique imitera l’attitude adoptée par l’Europe vis-à-vis de la Chine en exigeant la réciprocité.

Financial Afrik

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Les restrictions du confinement qui avaient été assouplies à Kigali la semaine dernière ont été réintroduites dans certaines parties de la capitale rwandaise.Les autorités de la ville ont ordonné aux habitants de rester chez eux dans certains quartiers de Kigali après une recrudescence de nouveaux cas de coronavirus jeudi.

 Les zones touchées par les nouvelles mesures de confinement annoncées par le ministère de l’Intérieur sont les districts de Kicukiro et Nyarugenge, où il est conseillé aux résidents de rester chez eux pendant au moins 15 jours, à partir de jeudi.

 Le ministère a déclaré qu’il réintroduisait la quarantaine grâce aux conseils professionnels des fonctionnaires du ministère de la Santé, qui lui ont conseillé d’être prudent après que 21 nouveaux cas ont été confirmés dans la capitale, depuis le week-end dernier.

Le Rwanda, premier pays d’Afrique à introduire le confinement en mars, compte 850 cas de coronavirus, dont 385 guéris et deux sont morts.

APA

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