Il y a des miliciens Maï-Maï et des agents de certains services de l’Etat qui sont impliqués dans les pêches illicites sur le Lac Edouard vers la partie congolaise au Nord-Kivu. Le député Jean-Paul Ngahangondi, élu de Beni, l’a dénoncé samedi 17 octobre, à l’issue de son séjour dans cette partie du pays.

« Il n’y a pas une bonne mesure d’encadrement du côté RDC. Parmi les agents de l’Etat impliqués dans la pêche illicite, il y a notamment le chef d’antenne d’environnement y compris la force navale, qui sont accusés d’autoriser ou de faciliter les activités de pêche illicite sur le lac Edouard », a décrié Jean-Paul Ngahangondi.

Il a aussi indiqué que plusieurs arrestations des pêcheurs congolais sont enregistrées par les marines ougandaises et que la production de poisson a sérieusement baissé.

« Si les pécheurs congolais continuent à être victimes des actes de barbaries de l’UPDF, c’est parce que chez nous il y a du désordre, et il y a plus presque de poisson. Et de l’autre côté, là où il y a des maternités des poissons, on trouve des groupes armés communément appelés des Maï-Maï », a fait remarquer Jean-Paul Ngahangondi.

Il demande l’implication du gouvernement provincial et national pour la règlementation de pêche sur les eaux du lac Edouard et que tous les groupes armés qui envahissent la zone de frayère soient traqués par les FARDC.

« Moi je suis en train de penser que pour mettre fin à cette situation que traversent nos pécheurs, le gouvernement congolais doit d’abord réglementer les activités de pêche sur le Lac Edouard, mais également, que notre armée puisse traquer ces groupes armés afin que l’autorité de l’Etat soit rétablie », a proposé le député Ngahangondi. 

Radio Okapi

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Alors que le Rwanda attend de voir ce que les tribunaux belges décideront après la récente arrestation de trois fugitifs du génocide, un officiel fait savoir qu’au moins 40 génocidaires présumés se cacheraient dans ce pays européen.

Dans un entretien avec le quotidien The New Times, le porte-parole du parquet général Faustin Nkusi a dit que le Rwanda a d’ores et déjà envoyé à la Belgique 40 demandes d’extradition  au cours des deux dernières décennies.

Les 40 demandes d’extradition, a noté Faustin Nkusi, sont «de ceux dont nous sommes sûrs qu’ils vivent en Belgique».

Faustin Nkusi a ajouté: «Ce sont des demandes d’extradition que nous avons envoyées à différentes périodes. Et nous continuons à collaborer avec les autorités judiciaires belges qui se sont rendues au Rwanda pour mener des enquêtes sur de tels cas. »

Il a cependant refusé de divulguer plus de détails – tels que les noms et les lieux – concernant les 40, affirmant que cela pourrait compromettre les enquêtes en cours.

La Belgique, comme une dizaine d’autres pays européens, abrite un grand nombre de Rwandais  qui sont recherchés pour leur implication dans le génocide de 1994 contre les Batutsi.

En décembre dernier, un tribunal belge a condamné le suspect de génocide Fabien Neretse, 71 ans, à 25 ans de prison après avoir été reconnu coupable de génocide, meurtre, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Ce n’était pas le premier procès pour génocide en Belgique mais c’était la première fois qu’une poursuite et une condamnation pénale soient basées sur une loi réprimant le génocide, introduite en 2017. En effet, d’autres condamnations de Rwandais avaient été faites sur le fondement de la loi punissant les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.

En Belgique, ancienne puissance coloniale, cinq procès en lien avec le génocide contre les Batutsi du Rwanda ont déjà eu lieu depuis 2001, ayant conduit à neuf condamnations.  Le procès de deux autres suspects, dont les cas avaient été disjoints de celui de Fabien Neretse, sont en préparation.

Les trois suspects arrêtés et inculpées en Belgique au début de ce mois d’octobre sont Pierre Basabose, Séraphin Twahirwa et Christophe Ndangali. Ils avaient été confondus par “une quarantaine de témoins” rencontrés au Rwanda dans le cadre de l’enquête belge lors de quatre commissions rogatoires dans le pays, a précisé Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral belge.

Le renvoi éventuel de ces suspects devant une cour d’assises belge “sera déterminé en dernier lieu sur la base du dossier présenté par le juge d’instruction et le parquet”, selon Eric Van Duyse

RNA

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(Agence Ecofin) - Facebook a pris des mesures pour éviter que sa plateforme ne serve à influencer les élections en Guinée. Le réseau social a, en plus de contrôler la publicité politique, mis en place des mesures pour contrôler les publications et mentionner tout ce qui peut poser un problème les concernant.

En Guinée, alors que la population se dirige vers les bureaux de votes, Facebook a mis des mesures en place pour détecter et annihiler tout comportement perturbant pour le scrutin sur sa plateforme. En plus de conditionner la publicité politique à des critères garantissant un comportement sain, le réseau social a mis en place plusieurs mesures pour s’assurer que les élections ne soient pas influencées depuis sa plateforme.

Ainsi, Facebook a mis en place une synergie entre sa plateforme éponyme et ses trois applications Messenger, Instagram et Whatsapp pour éviter que les Guinéens soient influencés dans leurs choix. « Nous procédons au retrait de contenus de désinformation susceptibles d’empêcher les citoyens d’aller voter, comme de fausses informations portant sur les dates, lieux, horaires et modes de scrutin », explique le réseau social.

« Pour les allégations abusives qui ne vont pas à l’encontre de nos Standards de la Communauté, nous coopérons avec plus de 70 organisations indépendantes pour la vérification de faits à travers le monde, y compris deux en Guinée, qui analysent et évaluent la pertinence des contenus partagés sur Facebook et Instagram », complète le réseau social.

Concernant la publicité politique, « une mention " financée par" indique clairement aux utilisateurs qui a payé pour les publicités ».

En plus, des vignettes de mise en garde sont apposées sur les contenus évalués comme faux ou partiellement faux par les vérificateurs du réseau social qui réduit également la viralité des posts en réduisant les possibilités de partage via Whatsapp et Messenger.

Enfin, Facebook a assuré tout mettre en œuvre pour démanteler les faux-comptes et les réseaux de pages susceptibles de troubler le scrutin.

Servan Ahougnon

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Le gouvernement rwandais a autorisé la production sur son sol de cannabis à usage thérapeutique destiné exclusivement à l’export, précisant mercredi que cette autorisation ne remettait pas en cause l’interdiction d’en consommer dans le pays.

"Le Rwanda va commencer à recevoir des candidatures pour des licences de la part d’investisseurs intéressés par cette culture thérapeutique à haute valeur ajoutée", a indiqué le gouvernement dans un communiqué. "Ce cadre spécifique d’investissement n’affecte en rien le statut légal de la consommation de cannabis dans le pays, qui demeure interdite", ajoute le communiqué.

Selon le Conseil rwandais du développement (RDB), plusieurs sociétés ont soumis leur offre pour débuter une production locale qui permettrait à Kigali d’accéder au juteux marché du cannabis thérapeutique. "Nous avons des investisseurs intéressés avec lesquels nous allons travailler dans les jours qui viennent, à présent que les directives sont en place", a déclaré la présidente du RDB, Clare Akamanzi, à la radio-télévision publique. "Les Etats-Unis, le Canada et l’Union européenne sont d’importants marchés qui achètent ces produits", a-t-elle poursuivi. Les autorités n’ont pas encore précisé quand la production serait susceptible de démarrer, ni dans quelles régions du pays, dont l’agriculture est le premier employeur. Mme Akamanzi a ajouté que les sociétés sous licence devront "présenter un très solide programme de sécurité qui devra être validé par nos service de sécurité".

"Il y a aura des mesures fortes comme des caméras de vidéosurveillance, des miradors, de l’éclairage public et du gardiennage pour s’assurer que les récoltes ne quittent pas l’exploitation pour se retrouver sur le marché local", a-t-elle précisé. La consommation du cannabis est interdite au Rwanda et les contrevenants sont passibles de deux ans de prison. Les vendeurs encourent 20 ans de prison et même dans certains cas, la prison à vie.

Agence Rwandaise d'information

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Le Programme alimentaire mondial, agence des Nations unies qui vient de recevoir le prix Nobel de la Paix pour ses efforts en vue de nourrir les plus démunis, vient de publier son rapport 2020 « Le coût d’une assiette ». Ce rapport comporte un index indiquant quelle proportion du revenu journalier moyen un habitant doit consacrer à l’achat d’une assiette de riz aux haricots (fayots). Parmi les 20 pays les plus mal lotis, 18 se trouvent en Afrique subsaharienne.

https://cdn.wfp.org/2020/plate-of-food/

Le « champion » toutes catégories est le Sud-Soudanais, qui doit consacrer… 186% de ses gains journaliers pour se payer un plat aussi simple, suivi par le Burundais, qui y consacre près de la moitié de son revenu quotidien. Voici le classement:

  1. Sud-Soudan: 186%
  2. Burundi: 43%
  3. Malawi: 35%
  4. Haïti: 34,96%
  5. Soudan: 28,68%
  6. Mali: 23%
  7. Mozambique: 21,89%
  8. Zimbabwe: 21,88%
  9. République démocratique du Congo: 20,82%
  10. Congo-Brazzaville: 15,22%
  11. Burkina Faso: 13,7%
  12. Lesotho: 12,89%
  13. Tadjikistan: 12,77%
  14. Gambie: 12,44%
  15. Rwanda: 9,92%
  16. Tanzanie: 9,44%
  17. Ouganda: 9,30%
  18. Bénin: 8,86%
  19. Zambie: 8,81%
  20. Mauritanie: 7,92%

La Libre Afrique

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L'Afrique de l'Ouest et du Centre est confrontée à une perturbation sans précédent de l'éducation en raison de la pandémie COVID-19 qui a touché les apprenants, les familles, les écoles, les enseignants et les communautés, ne laissant aucun domaine de l'éducation indemne. Comme la pandémie est encore loin d'être terminée, l'éducation se trouve à un moment important qui oblige toutes les communautés éducatives à empêcher que cette crise de l'apprentissage ne devienne une catastrophe générationnelle.

Les bureaux régionaux de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, en coopération avec la Division de l'éducation 2030 au siège de l'UNESCO, ont organisé une consultation régionale en ligne le 28 septembre 2020, afin d'intégrer les réflexions et les recommandations des États membres, des organisations de la société civile (OSC), y compris des organisations non gouvernementales internationales (ONGI), sur le projet de document final "Déclaration du GEM 2020" pour la session extraordinaire de la Réunion mondiale sur l'éducation 2020 (2020 GEM) prévue les 20 et 22 octobre.

La consultation régionale a débuté par les remarques de M. Salah Khaled, directeur du bureau régional de l'UNESCO pour l'Afrique centrale, et par une présentation de Mme Giannini Stefania, sous-directrice générale de l'UNESCO pour l'éducation, soulignant l'importance des consultations régionales dans le monde entier dont les résultats seront intégrés dans le document de déclaration finale qui sera approuvé par les États membres lors du segment de haut niveau du 2020 GEM le 22 octobre, mettant l'accent sur l'éducation au centre de la relance. 

Les représentants des États membres, les partenaires du développement, les OSC, y compris les ONGI, ont maintenu et renouvelé leur engagement en faveur de la pleine intégration des enfants, des jeunes, des filles, des personnes ayant abandonné l'école et des personnes handicapées et ceux qui sont marginalisés, ainsi que de la promotion des TIC et de l'innovation contextualisées pour la continuité de l'apprentissage, des processus équitables pour la réouverture des écoles, du soutien aux enseignants, aux animateurs et aux responsables des écoles dans le cadre du renforcement de leurs capacités en matière de préparation, de la stabilisation des financements, de la prise en compte de la dimension de genre et de l'importance de l'éducation non formelle et informelle pour répondre à la COVID-19 et au-delà. La discussion a également mis l'accent sur l'amélioration des données sur l'éducation pour une politique et une planification fondées sur des données probantes, des actions proactives contre de futures pandémies, la garantie que toutes les filles retournent à l'école en toute sécurité et la nécessité de s'attaquer correctement à l'exacerbation des disparités entre les sexes préexistantes et à la crise humanitaire pendant la pandémie, qui prive encore plus le droit fondamental à l'éducation.

Suite à cette discussion fructueuse, les bureaux régionaux de l'UNESCO en Afrique de l'Ouest ont intégré les suggestions et commentaires des membres au projet de document final, qui sera intégré à d'autres projets de documents de déclaration en cours de formulation par les bureaux régionaux en Afrique. Le document final "Déclaration du GEM 2020" sera mis en œuvre par les États membres au cours des 12 prochains mois et ses progrès seront examinés lors de la session ordinaire de la Réunion mondiale sur l'éducation en novembre 2021.

UNESCO

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Dans le cadre du programme de mobilité lancé par l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), 30 enseignants de français sont au Rwanda pour donner des cours de français et former les professeurs à travers tout le pays.  

Le Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement Primaire et Secondaire, Gaspard Twagirayezu, a reçu ce mardi 13 octobre ces enseignants experts recrutés par l’OIF en collaboration avec le Ministère de l’Education du Rwanda. L’homme d’Etat rwandais a souhaité la bienvenue à la première cohorte d’enseignants de français du programme de mobilité lancé par l’OIF.

En ce 50ème anniversaire de la francophonie, ces enseignants venus de neuf pays membres de l’OIF en incarnent la diversité. Ils viennent de la France, du Sénégal, du Gabon, du Mali, du Bénin, du Togo, du Cameroun, du Burundi et du Burkina Faso.

«Félicitations aux enseignants participant au premier programme de mobilité de l’OIF. Ils étaient 1300 candidats !  Une belle initiative pour promouvoir la francophonie au Rwanda », a réagi sur tweeter Juliette Bigot, Conseillère de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France au Rwanda.

Ces enseignants volontaires seront affectés dans des écoles des cinq provinces du Rwanda pour la rentrée scolaire de cette année qui a été retardée par la pandémie de Covid-19. La durée de la mobilité est d’une année scolaire, renouvelable une fois.

Leur mission consiste à l’enseignement du français en classe primaire (à partir de la 4e année du système scolaire rwandais) ou secondaire ;

Leur mission porte également sur l’animation d’activités ludo-éducatives autour du français (mise en place d’un environnement francophone) ; et sous la responsabilité du directeur ou de la directrice d’établissement, conseil pédagogique et encadrement d’autres professeurs de français (observations de classe, animation de cours en binôme…) ;

Dans le cadre de sa politique éducative et linguistique, et afin de répondre aux besoins de ses Etats membres relatifs à l’enseignement et à l’apprentissage de la langue française, l’OIF a lancé en 2020 un projet de mobilité des enseignants volontaires.

Ce projet vise à renforcer les capacités des établissements scolaires d’un pays donné dans le domaine de l’enseignement et de l’apprentissage du français, en palliant un manque ponctuel d’enseignantes et d’enseignants qualifiés de et en français au sein de son système éducatif et en renforçant les compétences professionnelles des enseignants en exercice dans le pays.

RNA

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Au Burundi, les organisations internationales et locales de défense des droits de l'homme dénoncent l’arrestation et l'incarcération, qualifiées d’arbitraires, d’un ex-député d’opposition, Fabien Banciryanino, le 2 octobre. Il a été arrêté sans mandat puis écroué à la prison de Mpimba à Bujumbura il y a une semaine, officiellement pour « rébellion, dénonciations calomnieuses et atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'État ». Mais, selon un de ses avocats et selon une lettre que l’intéressé a adressée à la CNIDH, la Commission nationale indépendant des droits de l’Homme du Burundi et qui est parvenue à RFI, il a été interrogé sur des propos tenus au cours d’une plénière de l'Assemblée nationale, en février 2020.

Fabien Banciryanino a été l’une des rares voix critiques du pouvoir au cours de la dernière législature. Lors de cette séance mémorable de février 2020, l’Assemblée nationale devait adopter un projet de loi qui élevait le président de l’époque, Pierre Nkurunziza, au titre de « Guide suprême du patriotisme ».

Ce jour-là, Fabien Banciryanino est le seul député à s’élever publiquement contre cette décision. Il invoque pour cela « les graves crimes commis tout au long des 15 ans de pouvoir du président Pierre Nkurunziza », aujourd’hui défunt.  Le président de l’Assemblée de l’époque qualifie alors l'élu de « téméraire ».

L’ex-député ne se sentait plus en sécurité depuis la fin de son mandat il y a deux mois. Une dizaine de jours après son arrestation, la Ligue des droits de l’homme Iteka dénonce une grave violation de la Constitution. « L'arrestation de Fabien Banciryanino est une grave violation de la loi d'autant que la Constitution burundaise, dans son article 155, stipule qu'aucun parlementaire ne peut être poursuivi pour les propos qu'il a tenu ou un choix qu'il a opéré dans l'exercice de son mandat », explique Anschaire Nikoyagize, président de l'Iteka, à Esdras Ndikumana, du service Afrique.

Il s'agit, si les faits sont avérés, d’un signal très inquiétant, relève de son côté l’organisation Human Right Watch. Lewis Mudge, est en charge de l’Afrique centrale. « C'est un message : il ne faut pas oser dénoncer les actes commis par le gouvernement. » Mais cela veut aussi dire que le président actuel du Burundi, Evariste Ndayishimiye a « décidé de ne pas tourner la page », poursuit Lewis Mudge, « il continue avec les mêmes moyens de répression constatés, documentés à l'époque de Pierre Nkurunziza et ça c'est un signe préoccupant. »

 

Aucun responsable burundais n’a pour l'instant accepté de s’exprimer sur l’arrestation de l’ex-député d’opposition.

RFI

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A Propos

 


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Imburi Phare Media est un média en ligne sur l'actualité des Grands Lacs africains et sa diaspora. Une plateforme d’informations, de conseils,d’analyses et perspectives.

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