Une réunion du cabinet tenue le lundi 12 octobre a approuvé le projet de loi régissant le foncier au Rwanda.

Le projet de loi foncière, s’il est approuvé par les deux chambres du parlement entre autres procédures, remplacera l’actuelle loi promulguée en 2013.

Voici cinq changements majeurs du nouveau projet de loi.

1. Subdivision de terrain

La subdivision des terres agricoles, d’élevage et forestières était interdite dans la loi foncière de 2013 si le résultat de cette subdivision conduisait à des parcelles de terrain d’une superficie inférieure à un hectare pour chacune d’elles.

Cependant, dans le nouveau projet de loi foncière, cette subdivision est autorisée. Cela devrait aider les citoyens, en particulier les agriculteurs, à réduire les transactions foncières informelles et à réduire les conflits fonciers découlant de la propriété partagée des terres.

2. Régimes fonciers

Le nouveau projet de loi foncière prévoit deux régimes fonciers, à savoir la pleine propriété, selon laquelle le propriétaire du terrain peut l’utiliser à toutes fins de sa volonté conformément à la réglementation locale, et le bail emphytéotique, généralement connu par les citoyens sous le nom d ’« ubukode burambye ».

Dans la loi actuelle, la pleine propriété n’était accordée qu’aux nationaux sur un terrain de cinq hectares et aux étrangers dont la propriété est située dans la zone économique spéciale désignée, sur une base de réciprocité et en copropriété de terres (si au moins 51% de sa participation appartient à des citoyens rwandais).

À l’avenir, les ressortissants continueront à obtenir des titres en pleine propriété, mais la taille éligible à la pleine propriété pour les nationaux a été réduite à 2 hectares par personne pour une utilisation efficace et rationnelle des terres.

Pour les étrangers, la concession en pleine propriété sera approuvée par une ordonnance présidentielle pour des circonstances exceptionnelles d’intérêt national stratégique.

En ce qui concerne le bail emphytéotique de zone résidentielle et commerciale accordé aux citoyens et aux étrangers qui acquièrent des terres par des moyens privés, la durée du bail ne sera pas augmentée de plus de 99 ans par rapport aux 20 et 30 ans actuels, respectivement. Ce dernier devrait bénéficier, entre autres, aux investisseurs immobiliers.

De plus, les citoyens dont les baux emphytéotiques doivent être renouvelés bénéficieront des baux à plus long terme à l’avenir.

3. Gestion des terres domaniales

Dans le nouveau projet de loi, au lieu d’avoir différentes entités publiques propriétaires des terres du gouvernement, toutes les terres de l’État seront enregistrées auprès du gouvernement du Rwanda par l’intermédiaire du ministère de l’Environnement qui est en charge des terres.

Toutes les autres institutions publiques centralisées et entités décentralisées utiliseront en conséquence les terres domaniales.

Entre-temps, un arrêté du Premier ministre déterminera les modalités d’utilisation et de transfert entre les institutions gouvernementales.

En outre, les investissements stratégiques sur des terres domaniales par le secteur privé comme les bâtiments à des fins commerciales se verront octroyer un bail emphytéotique spécifique pour investissement, différent du bail accordé aux citoyens.

Cela donnera aux investisseurs des droits spécifiques sur le terrain, y compris le droit d’hypothéquer le terrain et les activités développées sur ce terrain pendant la durée du bail.

Cela sera cependant conforme aux lois pertinentes et à l’accord signé avec le gouvernement du Rwanda.

Pour d’autres investissements stratégiques comme la sylviculture, le secteur privé se verra octroyer un titre de concession de 49 ans au maximum, ce qui donnera aux investisseurs des droits spécifiques d’hypothéquer les droits de concession correspondant à la durée de la concession.

4. Ordonnance

La loi actuelle reposait sur les dispositions du code civil pour appliquer la prescription foncière et est vérifiée par une décision d’un tribunal compétent.

Cependant, le nouveau projet de loi foncière confère le pouvoir d’appliquer la prescription au registraire des titres fonciers sur la base des rapports du comité foncier. Cela devrait résoudre le problème du nombre élevé d’affaires judiciaires liées à la prescription ou à la limitation des terres.

5. Pénalités

Le nouveau projet de loi foncière impose le respect des plans d’aménagement du territoire pour soutenir la croissance économique grâce à une urbanisation et un développement des colonies appropriés.

Il prévoit que tout permis accordé en contradiction avec le plan d’aménagement du territoire et les normes requises est nul et non avenu et n’a aucun effet quel que soit le type de prescription.

RNA



 

Le bourgmestre de Minembwe, Gadi Muzika, présente ses condoléances aux membres de la communauté Banyamulenge lors des obsèques d’un berger tué par des miliciens, dans le Sud-Kivu, le 7 octobre 2020

Assis en bas d’un vallon isolé, les femmes à gauche et les hommes à droite d’un cercueil en bois, 500 personnes assistent aux obsèques de Bonaventure Kinyegeria, un éleveur de vaches tué par des miliciens le 6 octobre près de Minembwe, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). En plein jour, les assaillants armés ont volé le cheptel de l’éleveur Tutsi, victime d’un conflit armé localisé sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Mais un conflit très politique qui attise dans toute la RDC des méfiances anciennes contre le Rwanda.

La victime, 56 ans, est un Congolais tutsi « Banyamulenge », une communauté aux lointaines origines rwandaises.

« Avant la conférence de Berlin (sur le partage de l’Afrique en 1885), nous étions déjà dans la région », affirme Sébastien, un médecin généraliste qui s’écarte de la cérémonie en plein air pour répondre aux questions de l’AFP avec six autres notables.

Congolais, alors? « Et comment! « , répond la petite délégation. Cela ne va pas de soi pour de nombreux Congolais, qui les considèrent comme des Rwandais, ou des agents du Rwanda, sur fond de conflits fonciers surtout au temps des transhumances. Le meurtre de l’éleveur tutsi qu’on enterre ce jour-là n’est pas un acte isolé. Depuis 2019, les Banyamulenge affirment être la cible des milices d’autres communautés des Hauts-Plateaux (Babembe, Bafuliru et Banyindu) coalisés avec des rebelles du Burundi voisins (Red Tabara, FNL, Forebu).

« Nous avons perdu plus de 300 personnes et 240.000 têtes de bétail », avance un autre notable, le pasteur Joseph Harera, lançant des chiffres invérifiables de source indépendante. Face à ces attaques, deux milices prétendent défendre les Banyamulenge, avec l’aide d’un colonel déserteur de l’armée congolaise : « Twigwaneho » (auto-défense) et « Ngumino » (nous restons là en kinyamulenge).

A la fin de l’enterrement, le bourgmestre et des notables rentrent à moto dans leur fief de Minembwe, où les Banyamulenge affirment vivre en bonne intelligence avec les Babembe et des commerçants venus de Bukavu.

Minembwe est une enclave inaccessible par voie terrestre. La route qui monte d’Uvira et de Fizi sur les bords du lac Tanganyika est impraticable (intempérie, insécurité). A part des hélicoptères de l’ONU, un avion petit porteur en provenance de Bukavu se pose deux à trois fois par semaine sur l’aérodrome improvisé au milieu des vastes pâturages, au pied d’une montagne.

Des troupeaux, des éleveurs aux silhouettes longilignes appuyés sur leur bâton, portant costumes et chapeau type Borsalino, de coquettes maisons en briques, un marché sous un bosquet d’eucalyptus, aucune voiture : Minembwe ressemble à un petit paradis perdu au milieu des steppes d’altitude.

C’est pourtant cette petite commune paisible qui enflamme les esprits sur les réseaux sociaux et dans les médias.

C’est le ministre de la Décentralisation, qui a jeté de l’huile sur le feu. En visite sur place, le 28 septembre, Azarias Ruberwa Manywa, a fait le forcing pour accorder définitivement à Minembwe les pouvoirs d’une commune à part entière, au bénéfice des Banyamulenge.

Ruberwa, un ex-rebelle devenu vice-président durant la transition (2003-2006), est lui-même Banyamulenge et il se fait construire une maison au milieu des prairies après l’aérodrome, glisse un officiel du Sud-Kivu.

De nombreux Congolais ont vu dans la décision de M. Ruberwa rien de moins qu’une atteinte à « l’intégrité territoriale » de la RDC au profit du Rwanda.

Minembwe ne présente pourtant aucune continuité territoriale avec le Rwanda, la frontière passe à des dizaines de kilomètres à vol d’oiseau au nord-est des Hauts-Plateaux, entre Bukavu et la plaine de la Ruzizi.

Mais qu’importe. « Si nous laissons Minembwe entre les mains de ces occupants, demain nous n’aurons plus de pays. Nous serions le premier peuple d’Afrique à être colonisé par un autre peuple d’Afrique », a osé l’opposant Martin Fayulu, en visant Kigali.

De retour des obsèques, assis dans son bureau de taille modeste, le bourgmestre, Gadi Mukiza, tente de comprendre pourquoi sa petite commune enclavée – 10km2 d’après lui – suscite tant de passions aux quatre coins du plus grand pays d’Afrique sub-saharienne (2,3 millions de km2, 80 fois la Belgique).

« Nous sommes envahis par des extrémistes. La toile de fond de tout cela, c’est le problème de la nationalité. On dit que les Banyamulenge ne sont pas des Congolais à part entière », affirme le bourgmestre.

Pour déminer ce dossier « explosif », le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a finalement annulé la décision « d’installer » la commune de Minembwe. A la place, le chef de l’État a promis d’installer… une commission d’experts pour redéfinir les limites territoriales de la commune.

C’est l’heure de la paix du soir à Minembwe, entre soleil couchant et panaches de fumées blanches au-dessus des collines et des plaines. La température tombe vite, La nuit va être fraiche, dans les 10 degrés.

« Des gens de l’extérieur imposent le tribalisme », soupire un membre de la société civile. « Le conflit, c’est pour nos vaches », ajoute un autre. Les vols de cheptel aurait repris depuis l’affaire de la commune de Minembwe.

La Libre Afrique



 

Le Parc national des Virunga (PNVi), joyau naturel et touristique de l'est de la République démocratique du Congo, a annoncé dimanche la mort d'un écogarde dans une attaque attribuée aux rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), dans un communiqué.

"C'est avec tristesse que le Parc national des Virunga annonce le décès du garde Bagurumwe chuhoze Déogène tué ce samedi lors d'une attaque menée sur le poste de patrouille" près du village Sarambwe au Nord-Kivu (est), lit-on dans le communiqué du PNVi.

"De multiples témoignages recueillis dans la communauté attribuent la responsabilité de l'attaque au groupe armé FDLR-RUD et font aussi état de pillages par ce groupe avant et après l'attaque", ajoute le communiqué.

La dernière attaque des FDLR contre des écogardes avait causé la mort de douze rangers fin avril.

 

Sanctuaire des gorilles de montagnes inauguré en 1925, d'une superficie de 7.769 km2, les Virunga, plus vieux parc d'Afrique, couvrent une partie de la province du Nord-Kivu (près de 60.000 km2), surtout le long de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda.

Les FDLR sont un groupe de rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC, dont certains fondateurs au début des années 2000 ont participé au génocide en 1994 au Rwanda. Leur chef Sylvestre Mudacumura a été tué dans le Nord-Kivu en septembre 2019.

Depuis près de trois décennies, l'armée congolaise se bat contre plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers dans la partie orientale du pays. Fin octobre, l'armée avait annoncé avoir lancé des opérations d'envergure contre tous les groupes armés sans mettre fin aux violences.

AFP



 

Les dommages économiques ainsi que les coûts sanitaires causés par le coronavirus ont laissé l'Afrique avec un besoin de 1200 milliard de dollars pour les trois prochaines années, a déclaré le Fonds monétaire international.

La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a déclaré que le monde "doit faire plus pour aider l'Afrique à [se] remettre... de cette crise".

L'Afrique a connu moins d'infections à coronavirus et de décès que la plupart des autres continents.

Mais la Banque mondiale affirme que 43 millions d'Africains de plus sont menacés de pauvreté extrême à cause de la pandémie.

L'impact économique inverse la tendance des dernières années de forte croissance en Afrique, puisque des emplois ont été perdus et que les revenus des familles ont été réduits de 12 %, a déclaré Mme Georgieva lors d'une réunion en ligne du FMI.

Pour aider à atténuer le choc, de nombreux gouvernements africains ont mis en place des politiques d'atténuation qui ont coûté 2,5 % du PIB, a-t-elle ajouté.

Le FMI a donné aux pays africains environ 26 milliards de dollars pour amortir l'impact, mais même avec l'aide de prêteurs privés et l'aide d'autres pays, il y a toujours un énorme déficit de financement.

"Certains pays sont confrontés à un lourd fardeau de la dette qui les oblige à choisir entre le service de la dette et des dépenses sociales et de santé supplémentaires", a déclaré le chef du FMI.

Afin de les aider, elle a appelé à une prolongation du moratoire du G20 sur le remboursement de la dette et a souhaité que davantage de fonds soient disponibles pour les prêts.

Il y a eu plus de 1,5 million de cas confirmés de coronavirus en Afrique et près de 37 000 personnes sont décédées.

BBC Afrique



 

Le Président du Nigéria Muhammadu Buhari a ratifié l’accord bilatéral sur les services aériens (Bilateral air service agreement, BASA) avec le Rwanda.

Le BASA garantit un accès presque complet au marché, sans restriction des droits de trafic à destination, au départ et au-delà du territoire des partenaires. Il s’agit d’un accord international qui vise à promouvoir le commerce international par le biais du transport aérien.

C’est le ministre nigérian de l’aviation, Hadi Sirika, qui a fait cette révélation via son compte Twitter officiel.  “Je suis heureux d’annoncer que Monsieur le Président, au nom du Nigéria, a signé les instruments de ratification de l’accord bilatéral sur les services aériens entre le Nigéria et les États-Unis, l’Inde, le Maroc et le Rwanda”, a déclaré Sirika.

Le nouvel accord doit permettre la libre circulation des vols commerciaux entre les pays concernés. Les compagnies aériennes des quatre pays opèrent d’ores et déjà au Nigéria. Cet accord offre  aussi aux compagnies aériennes du Nigeria le droit de survoler librement les territoires de ces quatre  pays.

RNA



 

Un ex-député burundais d’opposition, très critique envers le régime de Bujumbura, a été incarcéré jeudi soir dans la capitale burundaise, a indiqué vendredi un des ses avocats, affirmant qu’il lui est reproché d’avoir dénoncé de présumés crimes commis sous la présidence de feu Pierre Nkurunziza. « Fabien Banciryanino a été arrêté par la police le vendredi 2 octobre » et a « été écroué à la prison de Mpimba hier (jeudi) soir, après avoir été inculpé de rébellion, dénonciations calomnieuses et atteinte a la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat », a annoncé à l’AFP Me Christophe Nkeringanji.

Cette information a été confirmée à l’AFP par une source judiciaire.

Selon Me Nkeringanji, « on lui reproche d’avoir accusé (en février) – alors qu’il était encore député – les institutions de la République d’avoir commis des exécutions extrajudiciaires ».

En février dernier, M. Banciryanino avait été l’un des rares députés à voter contre un projet de loi élevant au titre de « Guide suprême du patriotisme » le président Nkurunziza, décédé en juin, deux mois avant la fin de son mandat.

Sous sa présidence, « des crimes graves ont été commis, on retrouve chaque semaine des corps de personnes tuées, le pays est devenu l’un des plus pauvres et des plus corrompus au monde », avait-il expliqué en séance, ajoutant que M. Nkurunziza « devrait plutôt répondre de tous ces actes devant la justice ».

Son incarcération et les poursuites contre lui violent l’article 155 de la Constitution qui stipule qu’un député ne peut pas être arrêté ou poursuivi pour des propos tenus dans l’exercice de son mandat, a dénoncé l’avocat de M. Banciryanino.

Nkurunziza qui avait choisi de ne pas briguer un troisième mandat, est décédé trois semaines après la présidentielle ayant élu son successeur, Evariste Ndayishimiye, homme-clé du système mis en place par M. Nkurunziza à son arrivée au pouvoir en 2005, qui a prêté serment avec deux mois d’avance.

En 2015, la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat très controversé avait plongé le Burundi – tenu d’une main de fer – dans une crise majeure: 1.200 personnes ont été tuées et 400.000 Burundais contraints à l’exil, dont de nombreux opposants, militants et journalistes indépendants.

La société civile en exil accuse le nouveau pouvoir d’Evariste Ndayishimiye d’avoir durci la répression contre les voix dissidentes, évoquant dans un récent rapport quelque 280 personnes assassinées et plus de 300 autres arrêtées arbitrairement.

La Libre Afrique



 

(Agence Ecofin) - Dans la lutte contre la covid-19 en Afrique, les pays ayant adopté des mesures restrictives plus ou moins souples ont étonnamment obtenu de meilleurs résultats que ceux qui ont mis en œuvre des mesures plus rigoureuses, selon une récente étude sur l’impact des stratégies contre la pandémie.

Une récente étude sur l’impact des stratégies de lutte contre la pandémie de covid-19 en Afrique a permis de démontrer qu’il n’existe pas forcément de corrélation entre les mesures de restriction adoptées par les Etats du continent et les résultats attendus.

Intitulée « 6 mois de covid-19 en Afrique - Bilan global et pays des stratégies de lutte » et réalisée par le cabinet VIZEUM Management Consulting avec la participation du Pr Francine NTOUMI de la Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM), cette étude établit un classement des pays africains sur la base de plusieurs critères, notamment les stratégies de restriction collective sur l’économie et les taux de décès par habitant de chaque pays au 31 août 2020.

Au-delà des mesures conventionnelles communes et des mesures génériques de santé publique, le rapport identifie 6 catégories de stratégies adoptées par les Etats africains. Il s’agit des mesures de confinement du pays adoptées dans 16 Etats ; le confinement des grandes villes ou des épicentres mis en œuvre dans 8 pays ; l’isolation des grandes villes ou des épicentres avec couvre-feu effectué dans 8 pays ; l’isolation des grandes villes ou des épicentres sans couvre-feu dans 3 pays ; le couvre-feu nocturne adopté dans 7 pays ; et l’absence de mesures de confinement et de couvre-feu dans 7 autres pays.

L’étude attribue par ailleurs à chaque stratégie, une note d’impact sur le PIB du pays, afin de mieux apprécier l’impact des mesures de confinement.

L’observation des scores (de 0 - le pire score à 100 - meilleur score) montre que les pays qui ont opté au début de l’épidémie pour un confinement du territoire ou pour le confinement des grandes villes et épicentres ont obtenu les pires scores. A l’opposé, les pays qui ont imposé les restrictions les plus souples telles que l’absence de confinement et de couvre-feu ont obtenu de bien meilleurs scores.

Il semble qu’en Afrique plus qu’ailleurs, la corrélation entre la rigueur des mesures restrictives et les résultats attendus soit difficile à démontrer. Les résultats tendent même vers une corrélation négative puisque les pays appartenant aux trois catégories de mesures les plus souples obtiennent en moyenne les 3 meilleurs scores.

Cette absence de corrélation est également illustrée par le fait que parmi les pays qui ont pratiqué le confinement, deux ont obtenu les meilleurs scores (Erythrée et Seychelles) tandis que deux autres figurent aux deux dernières places du classement (Djibouti et Afrique du Sud). En revanche, 6 des 7 pays qui n’ont pas du tout opté pour le confinement sont dans la première moitié du classement.

De façon plus générale, l’étude du cabinet VIZEUM confirme que les prévisions élaborées le plus souvent à l’international sur la covid-19 en Afrique qui prévoyaient que celle-ci serait le continent le plus touché en raison de sa vulnérabilité économique, sociale et sanitaire ne sont pas vérifiées.



 

Battu par la Centrafrique et le Maroc, le Burundi a très mal entamé les éliminatoires de la CAN 2021 et jouera gros à l’occasion de la double confrontation contre la Mauritanie au mois de novembre dans le cadre des 3e et 4e journées des qualifications. Pour préparer cette échéance capitale, les Hirondelles affronteront leur voisin, la Tanzanie, en match amical, le 11 octobre prochain à Dar es Salam.

36 joueurs ont été convoqués pour ce match. On retrouve notamment 11 expatriés, dont la star Saido Berahino (Zulte Waregem), mais pas le milieu de terrain Gaël Bigirimana (Glentoran/Irlande du Nord), à ne pas confondre avec Blaise Bigirimana, prolifique attaquant de Namungo FC (Tanzanie), qui est lui bien présent.

A noter que ce rassemblement sera dirigé par l’adjoint Jimmy Ndayizeye. Questionnée sur l’absence du sélectionneur habituel, Olivier Niyungeko, la Fédération burundaise (FFB) a tout simplement expliqué que le technicien célébrera son mariage la veille du match !

Afrik foot



 

Le Gouvernement du Japon par le biais de son Agence Japonaise de Coopération (JICA) a donné au Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI) des semences de légumes de qualité d’une valeur de plus de 900 millions Frw.

Ces semences seront distribuées dans 18 Districts du pays à des fermiers cultivant des légumes et qui rembourseront 50 % du coût, les autres 50 % sont un appui de l’Etat.

Les 18 districts qui seront servis : Nyabihu, Rubavu, Rutsiro, Rusizi, Nyamasheke, Bugesera, Gatsibo, Kayonza, Nyagatare, Rwamagana, Kamonyi, Muhanga, Huye, Nyanza, Musanze, Gicumbi, Burera et Rulindo.

Les semences de qualité données sont des semences haricots verts, oignons, tomates, carottes, choix, poivrons verts, aubergines et amarantes. Les semences sont données à des fermiers moyens qui ont été frappés par le Covid-19, et qui ne pouvaient pas épargner des semences de légumes.

Il est prévu que ces semences seront plantées sur un espace de 4,200 ha au cours des saisons A et B de 2021. Ce sont les commerçants des intrants agricoles qui feront parvenir ces semences aux fermiers, comme cela se fait de coutume.

« Nous ne donnons pas seulement des semences de qualité. Mais nous sensibilisons aussi les fermiers à utiliser des semences de qualité afin d’atteindre une bonne production. Nous attendons que la récolte obtenue permettra aux fermiers une bonne récolte qui renforces leur santé et leur immunité face aux maladies, dont le CIVI-19 », a indiqué le Directeur de JICA, Maruo Chin.

De son côté, le Secretaire Permanent (PS) du MINAGRI, Jean-Claude Musabyimana, a précisé que 50 % du coût sera donné gratuitement aux fermiers, tandis que les autres 50 % seront remboursés.

« Les fermiers n’ont pas pu conserver les semences de légumes qui sont des denrées périssables. Il était difficile pour eux d’avoir des semences de qualité en cette saison culturales. Les Districts sont priés de cibler des fermies qui ont des capacités pour cultiver ces semences de légumes, notamment des horticulteurs habituels ou des coopératives, ou d’autres fermiers qui acceptent de remboursé 50 % », a-t-il indiqué.

Le PS a ajouté que l’Office de l’Horticulture (NAEB) appuiera les fermiers à accéder à des marchés de légumes.

Notons que JICA, en plus du secteur agricole, intervient aussi au Rwanda dans l’appui en équipements, experts techniques pour fournir l’eau, ICT, énergie, construction de routes et promotion de l’éducation.

Agence Rwandainse d'information



 

C’est ce mercredi que se tient par visioconférence le mini-sommet entre Paul Kagame, Yoweri Museveni, Joao Lourenço et Félix Tshisekedi, à l'initiative de ce dernier.

Le président Félix Tshisekedi est à Goma depuis lundi. La principale ville de l’est de la RDC devait accueillir depuis mi-septembre cinq Chefs d’Etat de la région mais la réunion a été reportée plus d’une fois.

Et c’est finalement ce mercredi qu’elle se tient mais par visioconférence, confirme la présidence congolaise.

Le nouveau président burundais, Evariste Ndayishimiye n'y sera pas. Il a évoqué des raisons de calendrier. Mais son ministère des affaires étrangères a clairement révélé que Bujumbura préférait des échanges bilatéraux entre ministres plutôt qu’un mini-sommet entre les Chefs d’Etat.

La ministre des Affaires étrangères de la RDC vient d'achever une mission des trois jours à Bujumbura pour coopération bilatérale et en a rapporté les résultats au président Tshisekedi.

Bujumba est en froid avec Kigali, et Goma est plutôt frontalier avec le Rwanda.

Paul Kagame, le président rwandais, par contre, participera bien au mini-sommet. C’est même lui qui avait suggéré qu’il se tienne par visioconférence à cause du coronavirus.

Yoweri Museveni de l’Ouganda et Joao Lourenço de l'Angola y participeront aussi. Depuis son arrivée au pouvoir, M. Tshisekedi joue aux bons offices entre MM. Museveni et Kagame. Il a même facilité cette année un accord de paix entre les deux.

L'ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, Mike Hammer, qui est actuellement à Goma dans le cadre d'une tournée dans l'est du pays, a affirmé que Washington soutient l'initiative du président Tshisekedi.

"Nous savons tous que si les pays voisins ne s'y impliquent pas il n'y aura pas de paix en RDC. C'est pour cela que les Etats-Unis soutiennent cette initiative diplomatique du président Tshisekedi qui veut la paix dans la région des Grands lacs", a dit l'ambassadeur Hammer au micro du correspondant de VOA Afrique à Goma.

Le bon voisinage, la sécurité et la coopération sous-régionales y seront discutés, selon la présidence congolaise.

VOA

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A Propos

 


IPHAME.

Imburi Phare Media est un média en ligne sur l'actualité des Grands Lacs africains et sa diaspora. Une plateforme d’informations, de conseils,d’analyses et perspectives.

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