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Le gouvernement du Burundi vient de prendre la décision de suspendre 4 institutions nationales qui travaillaient jusque-là dans la filière café. Il s’agit de la SOGESTAL, de l’INTERCAFE, du CENAC Murima w’Isangi et de SODECO. Ces organisations qui œuvrent dans la filière café et dont les missions sont différentes ont été sommées de remettre leur matériel de travail au gouvernement du Burundi, selon le communiqué lu par le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Deo Guide Rurama, ce mardi, 28 janvier.  Des observateurs s'inquiètent des conséquences de cette décision.

«Le gouvernement ne peut pas développer lui seul la filière café. Le gouvernement devrait suivre de près plutôt toutes les activités relatives à la filière café, de la culture du café jusqu’à sa vente sur le marché international. Si le gouvernement opte de s’engager en solo dans cette filière, c’est-à-dire qu’il limite même les investisseurs potentiels qui pourront apporter leurs capitaux pour développer le café car il y a des charges que le gouvernement et les cultivateurs du café ne peuvent pas à eux seuls satisfaireLibéraliser cette filière signifie avoir de la concurrence, ce qui permettra au Gouvernement d’avoir une plus-value. Il ne faut pas oublier que le Burundi n’a pas une production plus importante que le Vietnam, l’Ethiopie et le Brésil. » indique Faustin Ndikumana, consultant, sur une radio locale. Il déplore aussi les taux de change en cours qui ne favorise pas, selon lui, l’investissement dans la filière café. 

Jusqu’ici, la libéralisation de la filière café du Burundi était théoriquement suivie par la Banque Mondiale. Cette banque avait mis en place des institutions comme l’INTERCAFE qui regroupent les investisseurs, les producteurs, les transformateurs, les exportateurs, les torréfacteurs et dont les missions étaient d’assurer la responsabilité opérationnelle au quotidien relatives à la filière café telles que la production, la transformation, la commercialisation et l’exportation. L’INTERCAFE sert d’organe de règlement des conflits au premier niveau entre les acteurs qui en sont membres, mais aussi dans l’encadrement et la vulgarisation. Ils sont responsables des achats d’engrais et de la distribution des engrais au niveau des producteurs. Il travaille avec CNAC-Murima w’isangi dans l’encadrement et la vulgarisation. Ils effectuent des missions conjointes dans la promotion du café du Burundi à l’étranger. Est-ce que c’est pour ces raisons que le gouvernement vient de décider de leur suspension ?

En effet, selon des informations dont détient la rédaction, « le gouvernement du Burundi voudrait faire de la Russie un nouveau partenaire après avoir décidé de se réengager dans cette filière. Or, ce pays aurait déjà signifié qu’il ne dispose pas de moyens nécessaires pour couvrir toutes les charges de cette filière y compris l’achat. D’ailleurs, une des autorités du pays aurait déjà effectué une visite en Russie à la recherche des preneurs de café burundais » indique notre source.  Pour le moment, la rédaction ne dispose pas les raisons de ce revirement. Ce qui est sûr, les USA ont pris la décision de suspendre la participation du Burundi dans le salon du café organisé au mois de septembre. Pour le moment, les tractations auraient déjà commencé pour convaincre le gouvernement de revenir sur sa décision.

Sur les réseaux sociaux, des informations (non vérifiées) font état des retombées de la décision que le gouvernement a pris. Certaines vont à évoquer de la possible suspension des activités en cours ou au futur que la Banque Mondiale finançait au Burundi si une fois le gouvernement ne revenait pas sur sa décision même si le gouvernement voudrait, dans cette affaire, pousser la Banque Mondiale a lui accordé la gestion des appuis financiers qu’elle octroie dans ce secteur.

En 2012, l’INTERCAFE avait alerté. Cette alerte portait sur le café burundais qui se trouvait à l’agonie suite à plusieurs raisons, dont le manque d’encadrement des caféiculteurs, le manque de suivi de plants, le vieillissement du verger caféiocole, le manque d’entretien de ce même verger, le manque de paillis, le désintéressement de la population et d’autres raisons. Selon cette institution,  le café burundais, malgré son goût apprécié par pas mal de gens, allait en régressant, d’une année à l’autre.  Au moins une diminution de 40% de la récolte de café est enregistrée par an, ce qui conduit à prédire du moins, la diminution, ou même la disparition pure et simple du café, si le Gouvernement ne prend pas conscience. Parmi les stratégies de relance, l’INTERCAFE projetait à 40.000 tonnes de café, dans un plan dénommé « Plan Quinquennal » de 2012 à 2016.

Pour y arriver, il fallait un montant de plus de 360 milliards, dont la grande partie devra être affectée à la formation des agents modèles de la société, l’achat des engrais chimiques, le remplacement du verger déjà vieux ainsi que la disponibilisation des produits phytosanitaires, et bien d’autres. Or, au cours de la campagne café 2016-2017, la production a été de 14.674 tonnes de café vert, pour la campagne 2017-2018 les chiffres sont de 15.864 tonnes, soit une augmentation de près de 2% que l’année précédente ; avant d'ajouter que la production escomptée pour la campagne 2018-2019 a été d'environ 20.000 tonnes, donc d’1/2 voire 1/3 des prévisions de l’INTERCAFE.

Au Burundi, la culture du café est pratiquée par près de 600 000 ménages ruraux. Le pays produit essentiellement du café Arabica. Introduit à l’époque coloniale, le café n’est plus la culture la plus rentable à l’export. Il est désormais devancé par le thé, aussi bien à la production qu'à l'exportation. En 2017, le thé devient le premier produit exporté, avec 9.2 millions de dollars d’entrées dans la caisse de l’Etat, contre 3.1 millions de dollars pour le café. «La privatisation de la filière café  n’a pas produit les résultats escomptés et a été bénéfique pour les commerçants au détriment des caféiculteurs.» conclut Gabriel Rufyiri, le Président de l’Observatoire de lutte contre les malversations économiques.

Gaudence UWINEZA



Dans l’objectif de préparer le 10eme sommet de haut niveau du mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre prévu à Kinshasa le 24 février prochain, les responsables de renseignements et sécurité de la République démocratique du Congo, du Rwanda, Ouganda, Burundi et Tanzanie se sont réunis au cours de cette semaine à Nairobi, la capitale Kenyane.  

« Ces responsables des sécurités des pays concernés ont étudié les mesures sécuritaires nécessaires à prendre pendant le déroulement de ce sommet. C’est la République Démocratique du Congo qui va abriter le sommet de mécanisme de l’accord signé à Addis-Abeba entre les pays de la sous-région, pour mettre fin à l’insécurité dans la partie Est. » selon le journal Rwanda podium. L’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération restant un mécanisme viable et efficace pour parvenir à une paix durable et à la stabilité en République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région. 

La RDC, à la tête du mécanisme de suivi de l’Accord-cadre 

En Juillet 2019, Claude IBANKALY a  pris la tête du mécanisme de suivi des accords de paix d’Addis-Abeba. Nommé par le président de la RDC,  Félix Tshisekedi, Claude IBANKALY a officiellement pris fonction  le samedi 30 mars 2019 à la suite d’une passation de services avec  son prédécesseur, John KASUKU MIHALI, au siège de cette institution sise  à Kinshasa. Ce dernier  a pris l’engagement  de redynamiser le mécanisme national de suivi afin de réaliser les objectifs qui lui ont été assignés par le Chef de l’État de la RDC. 

« Nous comptons consolider  les rapports cordiaux  entre le MNS et les autres parties prenantes de l’accord au niveau régional avec comme leitmotiv, le renforcement de  l’intégration régionale et la définition d’une politique sécuritaire inter-frontalière commune  en vue de garantir la paix et la stabilité durable dans la région des grands lacs. Ces objectifs parmi tant d’autres vont nous permettre dans un temps record de rétablir la stabilité et de restaurer la paix durable dans la région des grands lacs » avait indiqué Claude IBANKALY lors de la prise de ses fonctions. 

Un sommet marqué par un contexte particulier 

Le prochain sommet du mécanisme de suivi de l’Accord-Cadre va se dérouler dans un contexte  particulier pour la Région des Grands Lacs. En cause, la solution de conflit entre le Rwanda et l’Ouganda. En effet, les relations entre ces deux pays viennent de traverser des moments très difficiles. Le Rwanda accusait  l'Ouganda de vouloir déstabiliser le pays en créant une force rebelle basée en République démocratique du Congo, ce que réfutait Kampala. « Il est faux de dire que l’Ouganda abrite des éléments combattant le régime au Rwanda», a assuré le ministre des Affaires étrangères Sam KUTESA dans un communiqué. Grace à l’Angola, Le président ougandais Yoweri Museveni et son homologue rwandais Paul Kagame se sont rencontrés dimanche, le 2 Février, à Luanda, la capitale angolaise. Ils ont  

convenu d'améliorer leurs relations après que des tensions ont conduit à la fermeture de la principale frontière entre les deux nations.

Le président ougandais et son homologue rwandais ont également convenu de prendre des mesures ultérieures en faveur de la paix, de la stabilité, du bon voisinage et du rétablissement de la confiance mutuelle. Jusqu’à présent, le Ministre congolais d’Etat et de la communication, Jolino MAKELELE circonscrit cette rencontre des Chefs d’Etat comme le plus grand événement diplomatique de cette année en République Démocratique du Congo. Ce sera le premier événement diplomatique de la région des Grands-Lacs à se tenir en République Démocratique du Congo sous l’ère Tshisekedi. 

Signalons que pour le 9eme sommet, les participants ont examiné l’évolution de la situation politique et des conditions de sécurité dans la région ainsi que les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’Accord‑cadre depuis leur dernière réunion, tenue à Brazzaville (République du Congo) le 19 octobre 2017. Ils ont aussi  entériné le rapport d’activité annuel tel qu’il a été approuvé par les Ministres des affaires étrangères et des relations extérieures à l’occasion de la réunion tenue le 6 octobre 2018 ainsi que les recommandations y figurant, en particulier les demandes formulées à l’adresse de S. E. M. Yoweri Kaguta Museveni, Président de l’Ouganda, tendant à ce qu’il dirige les efforts visant à traiter de la question des déplacements dans la région, et de S. E. M. Uhuru Kenyatta, Président du Kenya, tendant à ce qu’il dirige les efforts visant à promouvoir la bonne gouvernance et à lutter contre la corruption. 

Pour le Burundi, les participants avaient salué l’annonce faite par le Président Pierre NKURUNZIZA de ne pas se porter candidat aux prochaines élections ; ont encouragé le Gouvernement et toutes les parties prenantes à travailler ensemble dans un esprit de coopération, notamment en participant à un dialogue inclusif mené sous l’égide de la Communauté d’Afrique de l’Est, pour garantir la tenue d’élections inclusives, crédibles et pacifiques prévues en 2020, dans le plein respect de l’Accord d’Arusha.

 

Gaudence UWINEZA 



Les habitants de la localité de Carama-Tenga sont inquiets. La cause de cette inquiétude est que l’un des ponts les plus importants dénommé pont Gikoma situé au niveau de la RN1 est sérieusement menacé par les pluies diluviennes qui s’abattent ces derniers jours sur la ville de Bujumbura. « Nous assistons impuissamment à cette situation. Elle est très inquiétante. Les rives de la rivière Gikoma sont continuellement emportées par la pluie de telle sorte que le pont lui-même est ébranlé au niveau de la fondation qui le tient debout. Les autorités locale sont aussi très inquiètes » se confie à la rédaction l’un des habitants de la localité de Carama-Tenga trouvé sur place. 

Comment se présente la situation ? Nos reporters se sont rendus sur place. En effet, les pluies qui s’abattent sur Bujumbura sont canalisées de l’aval par différentes rivières dont celle de Gikoma. Cette rivière draine les eaux qui viennent des montagnes qui surplombent la partie nord de la capitale. Alors, à cause des pluies, les rives de la rivière Gikoma sont de plus en plus emportées par les pluies. Ce phénomène est très visible. Elles ne résistent pas donc du fait que le sol est essentiellement sableux. L’eau des pluies emporte sur son passage des grosses pierres, des arbres, ce qui rend encore vulnérables les rives qui finissent par s’écrouler. 

Au niveau de pont, la partie centrale (que la population locale appelle le dos d’âne du pont) qui avait été rénové il y a trois ans a été complètement déterrée par les eaux des pluies. Ainsi, les eaux passent en dessous du dos d’âne du pont et continuent leur chemin vers l’aval de la rivière. Cette partie centrale avait pour rôle de ralentir la puissance des eaux qui passent par cette rivière. Un autre rôle qu’il jouait était de tenir les piliers d’un canal qui filtrait et stockait l’eau des rivières que les riziculteurs utilisent dans leurs champs. Jusqu’à présent, ce canal est sec, l’eau des pluies n’y arrive plus car elles passent en dessous du dos d’âne du pont. Cette situation fait que le dalot du pont soit fortement déstabilisé et cause déjà la destruction des murs de soutènement de la partie sud de la rivière. 

A l’instant, on essaie de protéger de manière fortune le pont en rassemblant des grosses pierres dans une sorte de filet en fer pour le placer des deux côtés du dos d’âne du pont en vue de ralentir la quantité d’eau de pluies. Mais ce qui s’impose, c’est le curage de la rivière pour permettre un bon écoulement d’eau, reconstruire le plus vite possible les murs de soutènement déjà cassés et le reboisement pour protéger les berges.  Les rivières Gikoma, Murago (lui aussi très menacé) et Muzazi remarquables en amont de la RN1 et RN9 convergent en aval de la RN9 et  forment la rivière MUTIMBUZI qui traverse la RN4 et RN5 avant de se jeter dans le Lac Tanganyika. Les quartiers non dotés d’assez des canalisations ont été les plus affectés par les récentes inondations dues aux pluies torrentielles. Il s’agit de Gatunguru, Carama, Gahahe et la zone de Buterere.   

En Mairie de Bujumbura, l’obstruction et parfois même l’absence de certains caniveaux collecteurs d’eau pluviale dans les quartiers ainsi que le sous dimensionnement de certains collecteurs et dalots, l’absence des services de collecte des déchets solides, constituent des facteurs favorisant les débordements d’eau même à moindres pluies dans certains quartiers. 

Signalons que pour la catastrophe de Février 2014 où les pluies diluviennes ont emporté des vies humaines au quartier Gatunguru, le coût des dommages ciblés a été de  6,9 milliards FBu1 pour les infrastructures (soit 0,18% du PIB).

 

Steve Baragafise 



La population de la Mairie de Bujumbura  a de sérieuses craintes de montées de prix sur les marchés suite à l’invasion des criquets pèlerins qui s’observent dans certains pays de l’EAC.

Aron Ndikumana habite le quartier de Kibenga. Père de 5 enfants, il se confie à la rédaction en ces termes :

« Il y a une semaine que je me suis approvisionné en riz. J’achète le sac de riz de 25 kg. Désormais, mon fournisseur m’a déjà averti que delà  a deux semaines, le prix d’achat du sac de riz de 25 kg sera majoré de plus de 20.000frbu. En cause, la Tanzanie serait prête à suspendre l’exportation de sa production alimentaire suite à la crise des criquets migrateurs», se confie-t-il à notre rédaction.

Réalité ou spéculation ? C’est la question qui se pose. En effet, il y a un mois, les prix des denrées alimentaires des produits de première nécessité s’observe sur les marchés de la capitale et ceux de l’intérieur du pays.  

«Pour le riz qui est cultivé localement, 1 kg est passé de 1800 FBu à 2000 FBu tandis que celui dit umutanzaniya, c’est-à-dire le riz  importé à partir de la Tanzanie, 1 kg est passée de 2500 FBu à 3000 FBu, soit une augmentation de 20% du prix d’Achat. 1 kg d’oignons rouges est passé de 2200 à 3000 francs, soit une augmentation de plus de 40 % du prix d’Acha t» indique a la rédaction un vendeur trouvé sur l’un des marchés locaux de la province de Kayanza.

Certaines causes évoquées pour expliquer cette flambée de prix est que l’Etat a mis en place une mesure protectionniste qui empêche les producteurs à écouler les produits vivriers  sur le marché et surtout dans les pays voisins. Une autre raison avancée est que les grandes organisations humanitaires comme le PAM qui peine à s’approvisionner a l’extérieur rafle toute la production locale pour nourrir les réfugiés.

Si cette hypothèse relative aux difficultés d’importer les produits alimentaires à partir de la Tanzanie s’avère vraisemblable, ce sera un coup dur pour la sécurité alimentaire du pays. Quant aux principaux pays d’importation du Burundi, en 2017 par exemple,  la Chine vient en tête pour une part de 13,5%, suivie de l’Inde et de la Tanzanie à hauteur respectivement de 12,6% et 9,8%. En 2018, le Burundi ne figurant pas sur la liste des principaux pays clients d’exportation de la Tanzanie. Le Rwanda occupe le 1er pays client de la Tanzanie avec 18,7% des exportations pour la même année, suivi du Kenya avec 9, 2%, de la Zambie avec 7,3% et de la Gambie avec 5,3%.

Selon l’Office Burundais des Recettes, en 2018,  plus de 17% des importations du Burundi viennent de la CAE. La Tanzanie vient en tête en fournissant 35,2% de la valeur des importations, suivie de l’Ouganda à hauteur de 31,4%, du Kenya à 30,4% et du Rwanda dans des proportions de 2,9%. Les importations à partir du Rwanda ont diminué de 46,3%.Selon les données qui ont été publié par la FAO au début de 2019, le Burundi enregistrait 1,7 million de personnes en situation d’insécurité alimentaire grave, 121 000 enfants de moins de cinq ans et 62 000 femmes enceintes et allaitantes étaient menacés par une malnutrition chronique, 100 000 personnes touchées par des catastrophes naturelles,  90% de la population dépendaient d’une agriculture de subsistance et 65% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

A l’heure qu’il est, le secrétaire général de l’ONU appelle à une action internationale afin de lutter contre les essaims de criquets qui ravagent plusieurs pays en Afrique de l’Est. Cette exhortation a été faite en marge du 33ème Sommet ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), selon l’Agence ECOFIN.

Entretemps, la la FAO a demandé une aide financière de 76 millions $ pour soutenir les 5 pays déjà touchés, elle a indiqué la semaine dernière n’avoir mobilisé que 15,4 millions $ jusqu’ici. Selon toujours la FAO, des pays comme le Soudan du Sud et l’Ouganda présentent également des risques d’invasion par les criquets.

Steve Baragafise



 Le Président Kagame a annoncé hier que le Rwanda a fait un don d’un million de $US à l’Union Africaine (UA) pour lutter contre le COVID-19. L’annonce a été faite lors d’une réunion par ICT avec certains des Chefs d’État de l’Union africaine (UA), et les membres de l’Association des chefs d’entreprises en Afrique.

Présidée par le Président Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud, la rencontre a rassemblé les Chefs d’État et de Gouvernement du Rwanda, de la République démocratique du Congo, de l’Éthiopie, du Kenya, du Mali, du Sénégal, du Zimbabwe et du Président de la Commission de l’UA et les représentants du Forum des entreprises africaines.

Une partie de la contribution annoncée par le Rwanda ($US 500 000) ira au Fonds contre la pandémie COVID-19, et l’autre au Fonds africain de lutte contre les épidémies.

Le Président du Rwanda a expliqué que l’objectif principal de la contribution est de travailler ensemble pour trouver des solutions en tant que partie du continent africain pour contribuer au soutien de l’économie africaine et appuyer les activités visant à lutter contre la pandémie de COVID-19.

« Je suis simplement heureux de pouvoir travailler avec les pays riches du G20, ainsi qu’avec la communauté économique internationale. Nous devons continuer à travailler ensemble au cours des prochains mois », a-t-il indiqué.

Le Président Kagame a exhorté les dirigeants africains à ne pas se décourager face au COVID-19, mais à continuer de se concentrer sur le marché commun africain, qui devrait débuter en Juillet 2020.

Il est revenu sur l’importance du marché, expliquant qu’il s’agit d’une initiative majeure pour laquelle l’Afrique est engagée, de sorte que dès le départ, elle sera importante pour le développement de l’Afrique et aidera également l’Afrique à faire face à la crise commerciale en cours au niveau international.

« Ces opportunités commerciales internationales cruciales sont une excellente occasion de stimuler le commerce africain et d’augmenter la taille de notre continent », a-t-il déclaré.

Le Président Kagame a salué le travail du Fonds africain de gestion des catastrophes et il a salué le travail de la Commission de l’Union africaine parce qu’ils font un travail très important pour le continent africain.

Il a également remercié le Président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui est également Président en exercice de l’Union africaine, pour son rôle dans l’unification de l’Afrique et de ses partenaires dans la recherche de solutions aux problèmes causés par la pandémie de COVID-19.



Deux experts des Nations-Unies viennent de condamner ouvertement l’emprisonnement  des quatre journalistes du groupe de presse IWACU. 

Les deux experts sont respectivement  le rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression David KAYE et Michel FORST, le rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des Droits de l’Homme et le groupe de Travail des Nations Unies sur la détention arbitraire. 

« Après un procès entaché d’irrégularités, la condamnation de quatre journalistes à la prison pour avoir simplement exercé leur travail de collecte d’informations n’est pas acceptable» indiquent-ils dans leur rapport publié ce vendredi, 21 Février 2019. 

Pour David KAYE et  Michel FORST, les journalistes ont le droit d’exercer leur profession de manière libérale et indépendante et avoir accès aux sources d’informations dont ils ont besoin.

« Nous sommes vivement préoccupés par le fait que les condamnations à des peines d’emprisonnement aient été prononcés a l’issue d’une procédure qui ne semble pas avoir respecté les garanties du droit à un procès équitable » ajoutent-ils. D’après ces experts onusiens, la condamnation des quatre journalistes d’Iwacu est liée à l’exercice de leur profession :  « Le fait que les journalistes aient été condamnés a l’approche des élections alors qu’ils travaillent pour Iwacu, l’un des derniers médias indépendants du pays, pose des questions sur les motifs véritables du verdict prononcé  » martèlent-ils. 

Interrogés et inculpés 

En effet, les quatre  journalistes qui ont été arrêtés sont  Christine Kamikazi, Agnès Ndirubusa, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi – et leur chauffeur. Ils ont été au cours de leur reportage sur les attaques du Mouvement Red-Tabara du 22 Octobre en commune Musigati de la province de Bubanza. A la suite d’un procès, ils ont été inculpés par le Tribunal de Bubanza de 2 ans et 6 mois d’emprisonnement et une amende d’1 million chacun, le chauffeur ayant été libéré. 

Plusieurs organisations nationales et internationales dont le Human Right Watch ne cessent de demander la libération de ces journalistes emprisonnés tout en précisant que «les journalistes jouent un rôle essentiel en faisant la lumière sur les questions qui touchent à l’intérêt général et ne devraient pas être poursuivis pour le travail qu’ils accomplissent en toute légitimité. Les autorités devraient inverser la tendance actuelle de répression contre la liberté de la presse et, dans un premier temps, libérer sans attendre ces journalistes (…) arrêtés alors qu’ils faisaient leur travail» selon Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique à Human Rights Watch. 

Gaudence Uwineza 



Dans leur réunion tenue vendredi, 21 Février, le syndicat libre des travailleurs de la Brarudi ont décidé de lancer un préavis de grève. En cause, « le harcèlement des syndicalistes» révèle notre source. 

Selon la même source « les travailleurs de la Brarudi sont ces jours-ci très harcelés. Certains leaders de ce syndicat ont été mutés dans des postes qui faciliteraient leurs licenciement alors que d’autres, en l’occurrence, ceux du service de Marketing l’ont été déjà » ajoute la source. Cette situation, que les syndicalistes trouvent injuste est à la base de ce préavis de grève. 

Les relations entre le syndicat libre et la direction de cette société ne sont pas au fixe depuis un certain temps. Cela est d’autant plus réel vu les décisions prises par les structures hiérarchiques de cette société. Déjà, en octobre 2019, la filière mère Heineken a décidé de dégrader 35% des grades du personnel de la société de production Brarudi au Burundi. Cela dit que les salaires vont être rabaissés.  Cette décision que la hiérarchie a appelée réorganisation de la société n’a pas manqué à secouer les travailleurs. Cela s’ajoute à des difficultés financières qu’éprouve la société dans son fonctionnement quotidien. 

En effet, Il s’observe depuis quelques temps de la pénurie de certains produits Brarudi, que ce soit en mairie de Bujumbura ou à l’intérieur du pays. Cette pénurie concerne surtout les limonades. Cela est dû au manque de matières premières importées, notamment le sucre blanc et les concentrés utilisés dans la fabrication des limonades, l’approvisionnement de ces dernières n’étant plus possible faute de devises. Cette situation est loin d’être résolue au moment où le gouvernement vient de décider la fermeture des maisons de change où de grands acteurs économiques pouvaient même s’approvisionner. 

Après deux années consécutives de récession en 2015 (-3.9 %) et 2016 (-0.6 %), l’économie du Burundi se redresse lentement. La reprise économique s'est accélérée en 2018, avec une croissance de 1,6 % contre 0,5 % en 2017. Toutefois, cette reprise reste fragile, compte tenu des nombreux défis du Burundi, notamment un manque de ressources budgétaires pour financer les investissements publics, une pénurie persistante de devises avec la baisse des réserves internationales et la vulnérabilité du secteur financier. 

Toutefois, certains risques macroéconomiques persistent et leurs retombées adverses continuent à impacter le secteur financier. Il s’agit notamment du déficit budgétaire, la dépréciation de la monnaie nationale, la baisse des cours du café ainsi que la croissance économique modérée dans les principaux pays partenaires commerciaux extérieur du Burundi.

 

Steve Baragafise 



C’est une information que la rédaction doit à certains habitants de la Mairie de Bujumbura. En effet, selon certains d’entre eux, « Il se voit quelques jours des enquêteurs de l’ISTEEBU qui passent dans chaque ménage des quartiers de la Mairie de Bujumbura pour faire un relevé des compteurs électriques de nature CASH POWER et des compteurs de l’eau » ont-ils indiqué a la rédaction. 

Selon les mêmes habitants, le travail se déroule de la manière suivante : « On relève la nature du compteur électrique, l’identité complète du détenteur, le prix d’achat mensuel des unités CASH POWER et l’index du compteur de l’eau. Les enquêteurs sont payés à raison de 50 mille francs par jour. Le travail est prévu pour 40 jours. Il se déroulera aussi à l’intérieur du pays. » ajoutent certains des habitants dont les ménages ont fait objet d’enquête. 

Quant à l’objectif de cette enquête, la réponse n’est pas encore connue. « Les enquêteurs même ne savent pas la raison de cette enquête. Les uns parlent d’une possible privatisation de la Regideso, les uns disent plutôt que la Regideso voudrait renouveler son parc matériel et d’autres ne savent absolument rien »  martèlent les habitants de la mairie de Bujumbura. 

Ces derniers jours, les autorités de la Regideso avaient indiqué, dans une sortie médiatique, que 45% de l’eau produite par cette société n’est pas consommée. Les raisons de ce non consommation sont que le matériel de distribution d’eau est très vétuste et n’a plus les capacités de distribution requise. 

Le 29 Mars 2019, le Ministre de l’Energie et des Mines n’a pas caché sa colère lors d’une assemblée générale qu’il a tenue à l’endroit des travailleurs de la Regideso. Pour le Ministre Come Manirakiza, de la santé financière de la régie de production et de distribution de l’eau de l’électricité (Regideso) allait de mal en pis. Tous les indicateurs étaient au rouge. Les impayés qui s’accumulaient, la corruption, le système de recouvrement défaillant et les malversations économiques qui minaient cette institution. La Regideso dépense plus ce qu’elle gagne, selon le ministre en charge de l’énergie. La direction générale fut rappelée à l’ordre. Le ministre Manirakiza regrette le manque de transparence dans la passation des marchés. « Après la soumission des offres, les membres de la cellule de gestion des marchés publics retirent certains éléments du Dossier d’Appel d’Offre (DAO) pour favoriser l’un ou l’autre soumissionnaire. C’est pourquoi ce sont les mêmes personnes qui gagnent les marchés. Des enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de ces magouilles », avait-il fait savoir. 

A propos, dans une interview accordée au Journal Burundi Eco en juin 2018, Léonidas Sindayigaya, porte-parole du ministère en charge de l’énergie évoquait surtout la question des sureffectifs de la Regideso. Le ratio employé-abonné reste très élevé. Aujourd’hui nous avons au moins 110 000 abonnés de la Regideso au moment où le personnel oscille autour de 1200-1300 employés. Les standards de la Communauté de l’Afrique de l’Est recommandent que ce ratio soit d’un employé pour 50 abonnés alors que la Regideso dépasse 80 abonnés par employé, a précisé Sindayigaya. 

Le taux d’impayés est aussi très élevé. En mai 2018, la Regideso accusait des créances de plus 60 milliards de FBu. Malgré les multiples campagnes de recouvrement, la situation ne s’améliore pas, le volume d’impayés augmente. 

Lors de cette assemblée générale, un autre constat dégagé était qu’il y a un déséquilibre entre les recettes et les charges de la Regideso. Les charges dépassent en permanence les recettes enregistrées. Le ministre Manirakiza réclamait des sanctions sévères contre les personnes impliquées dans le détournement des biens publics. « Nous devons éliminer les employeurs défaillants pour rester avec ceux qui défendent les intérêts de la société », prévenait-il. La surfacturation des devis pour dégager des profits est une réalité. « S’il n’y a pas de suivi rigoureux dans le recouvrement des fonds, la société n’évolue pas. Par contre, elle fait obligatoirement faillite », déplorait le ministre Manirakiza.

Est-ce que cette enquête effectuée par l’ISTEEBU en collaboration avec la Regideso est de prévenir cette faillite dont parlait le Ministre Come Manirakiza ? C’est la question qui se pose avec acuité car cette institution a besoin d’un nouveau souffle, selon même ses autorités.  Apparemment, le travail à faire est de taille vu l’inquiétude du Ministre « Les agents rusés négocient avec les industriels pour contourner les compteurs électriques. D’autres industries se font enregistrer dans la catégorie des ménages. Ce qui fausse complètement le système de facturation. « Pire encore, les agents de recouvrement font un deal avec les clients. Ils falsifient les factures de l’eau ou de l’électricité et bénéficient en contrepartie 10 % de la facture », regrettait, dans cette assemblée, le ministre Manirakiza.

Steve Baragafise 



C’est depuis ce mercredi dans l’après-midi que la décision de retour à la normale à la frontière burundo-congolaise serait tombée.

Selon une source qui s’est confiée à la rédaction, cette reprise est faite sous une seule condition :  « Il aurait été décidé, dans une réunion qu’une grande autorité du pays aurait tenue à l’endroit d’une représentation des commerçants de la RDC, qu’aucun commerçant, qu’il soit de la RDC ou du Burundi, ne pourra faire sortir des marchandises excédant une valeur d’ une somme de 200 mille francs bu sans avoir présenté les pièces justificatives qui retracent ses activés de change sur le territoire national », indique la source.

« Cette décision viendrait soulager les commerçants de tous bords. Les commerçants de la RDC qui veulent s’approvisionner toujours à Bujumbura pourra s’y conformer. Sinon, ils pourraient le faire à partir de GOMA même si la distance est assez longue. Cette décision réduirait sans doute le flux du commerce transfrontalier observée au niveau de cette frontière », ajoute la source.  

En effet, il s’observait depuis huit jours la suspension des échanges commerciaux entre le Burundi et la RDC sur la frontière Gatumba-Kavimvira. A l’origine, les commerçants entrant se lamentaient de la lourdeur administrative exigée par les autorités burundaises sur les activités de change en monnaie locale. Cette situation avait alors renforcé la méfiance entre les peuples de deux pays. Du côté de la RDC, les habitants de ce pays avaient décidé de confisquer les camions et les marchandises en provenance du Burundi. Ils exigent que les mesures prises par le Burundi sur l’origine des devises dont ils se servent dans leurs affaires s’arrêtent.

Coté burundais, l’arrêt des échanges sur cette frontière est synonyme de perte car la République Démocratique du Congo est devenue un grand marché des produits prisés du pays dont les produits de la Brarudi, le ciment de Buceco, l’eau distillée des différentes sociétés du pays, le sucre, selon les informations en rapport largement relayées par les medias locaux. Ce commerce, qui serait effectué aussi  par les unes des plus hautes autorités du pays vise largement l’acquisition des devises qui font défaut sur le marché local. Il y a peu de jours, les commerçants qui faisaient leurs ventes de poisson sur le port de Rumonge s’étaient d’ailleurs plaints sur un media local des conditions très dures qu’ils rencontrent lors de la vente de leurs produits. Ils évoquaient essentiellement les conditions dures voire impossible d’échange du franc congolais en monnaie locale suite à la décision de la fermeture des bureaux de change.

Selon Prosper Niyoboke, économiste et enseignant à l’Université du lac Tanganyika, les dollars en provenance de la RDC  ne profitent qu’à quelques individus. Ceux-ci, sachant que les devises sont rares au Burundi, motivés ainsi par la spéculation, les apportent depuis d’autres pays particulièrement la RDC où l’économie est « dollarisée » même s’il existe une monnaie locale.

Cet universitaire rappelle que le volume de ces dollars est très petit compte tenu des besoins de tout un pays, lit-on sur la plateforme Yaga Burundi.   Pour lui, les canaux traditionnels d’entrée des devises au Burundi restent les exportations, les appuis budgétaires, les projets de développement de différentes ONG et les investissements privés. Ils peuvent être des solutions applicables pour régler ce problème.

Gaudence Uwineza

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