Le succès de la chanteuse Aya Nakamura est loin d'être terminé. Plus rien ne semble arrêter la jeune femme de 25 ans, même à l'international. Comme l'a repéré Le Mouv', elle est l'artiste française la plus écoutée sur Spotify, se classant à la 288e place du top mondial des artistes, le 20 juillet 2020. Sur la plate-forme de streaming, ses titres (Djadja, Pookie, Copines...) sont écoutés par plus de 13 millions d'auditeurs par mois, dépassant alors Jul (3,3 millions par mois), Booba (2,3 millions) et le duo PNL (2 millions).

Un nouveau single qui cartonne

La jeune chanteuse a réagi à cette annonce en remerciant ses fans : "EH BHEEE !! Merci à vous pour tout ça". Depuis son premier album Journal Intime, sorti en 2017, Aya Nakamura s'impose sur la scène musicale française. Son single Djadja a été visionné plus de 620 millions de fois sur YouTube. Des stars planétaires comme la chanteuse Rihanna ou le footballeur Neymar ont chanté ses louanges. Elle devait même être à l'affiche du célèbre festival californien Coachella, reporté en octobre 2020 à cause de la crise sanitaire. Une véritable consécration.

FranceInfo



La pandémie de Covid-19, génératrice de perturbations sans précédent dans l’éducation, source de fractures sociale et numérique, pourrait fragiliser encore davantage les traditionnels laissés-pour-compte de l’éducation: pauvres, fillettes, handicapés, souligne l’Unesco mardi à l’occasion de la publication d’un rapport mondial sur l’éducation.

« Les expériences du passé – comme avec Ebola – ont montré que les crises sanitaires pouvaient laisser un grand nombre de personnes sur le bord du chemin, en particulier les filles les plus pauvres, dont beaucoup risquent de ne jamais retourner à l’école », affirme ainsi la directrice de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, Audrey Azoulay, dans l’avant-propos du rapport, intitulé « Inclusion et éducation – Tous, sans exception ».

Car partout, sauf dans « les pays à revenu élevé d’Europe et d’Amérique du Nord, pour 100 jeunes parmi les plus riches qui achèvent le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, ils ne sont que 18 parmi les jeunes les plus pauvres à y parvenir ». « Dans 20 pays au moins, pour la plupart situés en Afrique subsaharienne, pratiquement aucune jeune femme pauvre de milieu rural ne mène ses études secondaires à leur terme », relève ce Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2020 de l’Unesco.

En 2018, l’Afrique sub-saharienne abritait la plus grande cohorte de jeunes non scolarisés, dépassant pour la première fois l’Asie centrale et du Sud: 19% des écoliers, 37% au niveau du collège, 58% des lycéens potentiels.

Dans le monde, près de 260 millions de jeunes n’avaient pas accès à l’éducation, soit 17% de ceux en âge d’être scolarisés. Et parmi les premiers exclus figurent les enfants défavorisés, les fillettes et jeunes filles, les enfants en situation de handicap, ceux issus de minorités ethniques ou linguistiques, les migrants…

Ainsi, « les élèves de 10 ans des pays à revenu moyen et élevé ayant reçu un enseignement dans une langue autre que leur langue maternelle obtiennent généralement des résultats inférieurs de 34% à ceux des locuteurs natifs dans les tests de lecture ».

– Internet à domicile –

Ou encore : « dans dix pays à faible et moyen revenu, les enfants handicapés ont 19% de chances en moins d’atteindre un niveau minimum en lecture que ceux qui ne sont pas handicapés ». Mais partout, le handicap peut être un obstacle à l’inclusion, notamment du fait des « croyances discriminatoires des parents »: « environ 15% des parents en Allemagne et 59% à Hong Kong craignent que les enfants handicapés ne perturbent l’apprentissage des autres ».

Et aux États-Unis, « les élèves LGBTI étaient près de trois fois plus susceptibles de dire qu’ils avaient pu préférer rester à la maison parce qu’ils ne se sentaient pas en sécurité à l’école ».

La crise sanitaire actuelle a plus que jamais mis en évidence ces fractures : « Les réponses à la crise de la Covid-19, qui a touché 1,6 milliard d’apprenants, n’ont pas accordé une attention suffisante à l’inclusion de tous les apprenants », soulignent les auteurs du rapport.

« Alors que 55% des pays à faible revenu ont opté pour l’apprentissage à distance en ligne dans l’enseignement primaire et secondaire, seuls 12% des ménages des pays les moins avancés ont accès à l’Internet à domicile. Même les approches qui ne nécessitent que de faibles moyens technologiques ne peuvent garantir la continuité de l’apprentissage. Parmi les 20% de ménages les plus pauvres, seuls 7% disposent d’une radio en Éthiopie et aucun n’a de télévision », citent-ils à titre d’exemple.

« Dans l’ensemble, environ 40% des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur n’ont pas réussi à soutenir les apprenants menacés d’exclusion », soulignent-ils, sans omettre de pointer les lacunes des pays riches : « en France, jusqu’à 8 % des élèves ont perdu le contact avec les enseignants après trois semaines de confinement ».

Sur ces différents constats, le rapport élabore une série de recommandations pour une éducation inclusive, à commencer par des politiques volontaristes, car « de nombreux gouvernements » n’ont pas encore mis en oeuvre de principe d’inclusion. L’Unesco juge aussi nécessaire des financements ciblés.

La Libre Afrique



La vague de soulèvements qui fait suite à la mort de George Floyd a pris ces derniers jours une tournure particulière qui se manifeste par la convocation du passé esclavagiste et colonial de l’Occident au banc des accusés. Le vent de contestation souffle sur les statues à l’effigie de certaines personnalités en lien avec ce passé. Ainsi, on assiste aux États-Unis comme en Europe à des actes de vandalisme et de déboulonnage de statues de certaines figures emblématiques de l’histoire occidentale.

Dans plusieurs États américains, Christophe Colomb, accusé d’avoir provoqué le génocide des Amérindiens par sa découverte de l’Amérique, est depuis quelques jours une cible. Les statues de l’explorateur sont soit décapitées (à Boston), soit arrachées de leur socle (à Saint-Paul) avant d’être jetées dans un lac (à Richmond). En Europe, des personnalités historiques ont connu le même sort. Dans la ville d’Anvers en Belgique, la statue de Léopold II a été déboulonnée en raison des exactions de ce dernier lors de la colonisation du Congo. À Bristol, en Angleterre, c’est la statue en bronze d’Edward Colston, un marchand d’esclaves de la fin du XVIIe siècle, qui a été déboulonnée, piétinée avant d’être noyée.

Au-delà des revendications antiracistes affichées, les actes actuels de vandalisme, de déboulonnage et de destruction de statues ont un point commun : évacuer des lieux publics une mémoire historique contestée. Ces actes s’effectuent donc sur fond de remise en question de l’histoire « officielle » en opposition à une « autre » histoire que la rue revendique d’écrire, ou du moins de mettre en exergue. Loin d’être anodine, cette situation réveille la question de la fabrique de l’histoire, surtout dans des circonstances de représentation en objet mémoriel de certains personnages historiques dans l’espace public. En réactualisant sans cesse la question de qui fait ou écrit l’histoire, la présence de statues mémorielles dans les lieux publics est aux prises avec les événements historiques tels que l’historien les conçoit.

L’exemple qui illustre le mieux cette problématique est la destruction des deux statues à l’effigie de Victor Schœlcher (1804-1893) lors de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage en Martinique le 22 mai dernier, peu avant la vague de contestations relative à la mort de George Floyd.

Le paradoxe de Schœlcher

L’étonnement peut être grand face au cas des statues de Victor Schœlcher quand on sait que la mémoire collective, appuyée par les manuels scolaires, a retenu le nom de Schœlcher comme celui qui a aboli l’esclavage en 1848. Alors pourquoi les auteurs des actes de vandalisme s’en sont pris à Schœlcher qu’Aimé Césaire lui-même a qualifié d’humaniste, de militant des droits de l’homme et de socialiste ?

La destruction des deux statues de Saint-Pierre et de Fort-de-France est revendiquée comme un refus d’associer des faits historiques à la gloire d’une seule personne. Les actes concernant l’objet mémoriel à l’effigie de Victor Schœlcher ont connu d’autres tentatives par le passé, toujours sur fond d’un argument brandi comme un étendard : il s’agit d’une œuvre de propagande érigée au détriment d’autres acteurs noirs qui ont contribué, bien avant l’Alsacien, à l’abolition de l’esclavage.

L’abolition de l’esclavage, une mémoire falsifiée ?

Pour comprendre la teneur de cet argument, il faut considérer l’histoire de l’abolition de l’esclavage sur une longue durée. Le rôle joué par Victor Schœlcher en raison de son statut de sous-secrétaire d’État aux colonies pendant le gouvernement provisoire de la IIe République est décisif dans l’abolition définitive de l’esclavage. Toutefois, la prise en compte de la seule date de 1848 contient le risque d’étriquer la longue histoire de la lutte abolitionniste. Il faut rappeler qu’une première abolition eut lieu en février 1794 avant d’être supprimée en 1802 sous l’Empire. Malgré cette suppression, l’abolition définitive de 1848 entretient des liens étroits avec les actions entreprises préalablement par différents acteurs dont les Afrodescendants.

L’aboutissement de la première abolition est souvent imputé à l’insurrection de Saint-Domingue (aujourd’hui République de Haïti) d’août 1791 pendant laquelle le personnage de Toussaint Louverture s’est illustré par le rôle de premier plan joué dans la seule révolte des esclaves qui a réussi. Cependant, la lutte pour l’abolition s’est déroulée sur d’autres fronts que celui des combats armés. Sur le terrain de la lutte pour l’égalité des droits entre les Blancs et les affranchis ou les libres de couleur, en Métropole comme dans les Antilles, on compte de nombreux Afrodescendants dont l’action a contribué de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XIXe à l’abrogation de l’esclavage. On retient les principaux noms de Joseph Georges Boisson (1766-1812), d’Étienne Mentor (1771-date inconnue) et de Jean‑Baptiste Belley (1746-1805). Le portrait qu’Anne-Louis Girodet de Roucy-Trioson a fait de ce dernier l’a rendu plus célèbre que ces deux autres compères députés de Saint-Domingue. Parmi ces figures, il faut particulièrement faire mention d’une femme, Jeanne Odo (1680-1797), dont les sources rapportent l’action abolitionniste se distinguant à la force de son âge avancé, 114 ans.

L’idolâtrie des faits historiques

C’est la mise en lumière de ces personnages noirs que revendiquent les tombeurs des statues de Victor Schœlcher en réfutant le traitement européo-centré de l’histoire de l’esclavage que l’érection des objets mémoriels dans l’espace public tend à plus valoriser que l’acte des Afrodescendants.

Ayant en mémoire l’épisode martiniquais, et face aux appels à déboulonner la statue de Colbert, initiateur du Code noir, Emmanuel Macron a déclaré dans son allocution du 14 juin 2020 que « la République n’effacera aucun nom ou aucune trace de son histoire ».

L’édification de l’histoire comme objet de mémoire crée ainsi des rapports de force aux prises avec des tendances doctrinales, qu’elles soient identitaires ou politiques. Les élans passionnels qui gouvernent la validité d’une mémoire plus qu’une autre interrogent la finalité de l’histoire et la légitimité de ceux qui la font. Ils supposent de considérer qu’au-delà des faits identifiables, il y a un ordre caché, une logique supérieure à l’œuvre dans l’histoire. Pour ne pas céder facilement à cette démarche, Nietszche nous invite dans la Seconde Considération inactuelle (1874) à nous insurger contre ce qu’il appelle « l’idolâtrie des faits historiques ». « Ne pas courber l’échine » devant la prétendue « puissance de l’histoire » est l’attitude à laquelle convoque le philosophe afin de ne pas ériger telle idée, tel fait, tel personnage en doctrine historique.

Les hommes font-ils l’histoire ?

Les faits auxquels nous assistons ces derniers jours ne sont pas nouveaux. L’histoire ancienne comme récente a souvent fait assister à des actes de vandalisme voire de destruction d’objets mémoriels, généralement pour des raisons de refus de leur légitimité par une frange de la population. Ceci est encore plus manifeste quand ces objets à caractère symbolique sont placés à la vue de tous dans l’espace public.

Face à certains sujets sensibles comme celui de l’esclavage, les autorités politiques prennent parfois les devants en réécrivant l’histoire. À ce titre, la ville de Bordeaux a été poussée à se pencher sur son passé négrier en installant des plaques explicatives dans certaines rues portant des noms d’esclavagistes ainsi qu’une sculpture dans les jardins de l’hôtel de ville afin de poursuivre un travail mémoriel.

Ainsi, les faits historiques, sans qu’ils ne changent intrinsèquement, se font et se refont au gré des époques, des enjeux et de l’évolution des consciences. Puisque ce sont les hommes qui font l’histoire, parfois dans des conditions qu’ils ont eux-mêmes choisies, Kant nous invite à lire la suite des événements historiques réels à l’aune d’un idéal raisonnable.The Conversation

Erick Cakpo, Historien, chercheur, Université de Lorraine

Source: infocrhretienne.com



John Allosso (@JohnAllosso) | Twitter

En Afrique centrale et de l’Ouest où plus de 15 000 cas de coronavirus ont été signalés, la chanson souligne l’esprit de #DontGoViral

« Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible / Pour une fois, éloignés, nous serons invincibles / Je sais que tu as toujours rêvé d’être Superman / Mais reste chez toi, tu verras, c’est super, man ! », dit la chanson « Protège ta life », créée par le collectif artistique nigérien « Poings levés » qui entend mobiliser et sensibiliser aux périls du COVID-19, au Niger et dans toute l’Afrique.

En Afrique centrale et de l’Ouest où plus de 15 000 cas de coronavirus ont été signalés, la chanson souligne l’esprit de #DontGoViral, la campagne en ligne lancée le 1er avril par l’UNESCO et l’Innovation for Policy Foundation (i4Policy). Cette campagne rassemble des contenus créatifs et répond au besoin urgent d’informations culturellement pertinentes en accès libre dans les langues africaines afin d’informer les communautés, dans leurs propres idiomes, sur la manière de prévenir la propagation du COVID-19 et de lutter contre « l’infodémie » galopante de désinformation et d’hypothèses hasardeuses sur le virus.

Depuis son lancement, la campagne a reçu plus de 500 soumissions de plus d’une quarantaine de pays d’Afrique. Les publications de la campagne sur les médias sociaux, rien que sur Facebook et Twitter, ont touché plus de 90 millions de personnes à ce jour, et les vidéos ont été vues par quantité d’autres personnes sur YouTube, sur des plateformes de messagerie et diffusées par des stations de radio locales dans le monde entier.

« Le succès de la campagne DontGoViral souligne la résilience et la créativité des femmes et des hommes sur le continent africain pour exploiter le pouvoir de la diversité culturelle afin de combattre efficacement l’infodémie qui s’avère tout aussi virale que la pandémie elle-même. Leurs contributions montrent que les acteurs culturels sont une partie indispensable de la solution », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay.

Des artistes de haut niveau de toute l’Afrique et de la diaspora africaine s’associent à la campagne, notamment Fally Ipupa, Timi Dakolo, Wale Turner, Stonebwoy, Reekado Banks, Les Frères Smith et Seun Kuti, Didier Awadi ou Youssou N’Dour.

LE SUCCÈS DE LA CAMPAGNE DONTGOVIRAL SOULIGNE LA RÉSILIENCE ET LA CRÉATIVITÉ DES FEMMES ET DES HOMMES SUR LE CONTINENT AFRICAIN POUR EXPLOITER LE POUVOIR DE LA DIVERSITÉ CULTURELLE

Outre « Protège ta life » du collectif « Poings levés », le choix musical #DontGoViral de l’UNESCO est régulièrement mis à jour avec de nouvelles contributions. Figurent dans cette « playlist » Bobi Wine et Nubian Li, une remix du chanson “Corona Virus Alert” de Bobi Wine par la jeunesse, Didier Awadi, Youssou Ndour, et le collectif Daan Corona, Les Frères Smith et Seun KutiSeroney, Siti AminaBig Seush et AST, le Mukuru Youth Initiative, Goumour Ezza, Collectif 229, Msafiri Zawose, Saintrick MayitoukouPam Luster, et Mujtaba Alsedding.  Figurent aussi un clip pictural de Dhemian art, un spot sur les gestes barrières de Kuwala Creatives, et un court-métrage en langue des signes par le Sudan Story Lab. Il s’agit d’assurer l’accès à l’information pour tous, personnes handicapées comprises.

Au Niger, l’UNESCO et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) se sont associés à « Poings levés », un collectif de sept chanteurs engagés réunis autour du rappeur Danny Lee, pour mobiliser et sensibiliser le public nigérien.

Le résultat de cette collaboration est la chanson « Protège ta life », dont les paroles sont en en djerma, en haoussa, en tamachek et en français – avec des versions sous-titrées en anglais, en arabe et en français. « Nous espérons que nos voix et celles des chanteurs peuls bororos, le peuple nomade du Sahel, atteindront toutes les régions culturelles et linguistiques du Niger et même au-delà de nos frontières ; à travers toute l’Afrique occidentale et centrale », déclare Danny Lee.

Le clip musical qui accompagne cette chanson percutante a été tourné pendant le confinement, dans le studio d’enregistrement de Danny Lee et à l’hôpital de Niamey pour rendre hommage à son personnel qui travaille jour et nuit. 

Lors du tournage, le collectif a également fait participer des réfugiés vivant à Niamey impliqués dans la prévention. Dans le clip, on voit ces hommes et ces femmes qui ont fui la guerre produire du savon et de l’eau de javel à distribuer aux communautés les plus vulnérables du Niger, avec le soutien du HCR et de ses partenaires. « Cette pandémie nous touche tous et c’est en restant unis, tous ensemble, que nous parviendrons à la vaincre », affirme le collectif.

Au Niger, un pays qui compte actuellement environ 500 000 personnes déplacées, le HCR soutient activement la réponse du gouvernement à la pandémie, en ouvrant des centres médicaux pour isoler et traiter les patients à Niamey ou en distribuant du matériel médical et des kits d’hygiène dans tout le pays. La chanson « Protège ta life », avec le soutien de l’UNESCO, vient compléter les campagnes de sensibilisation dans ces communautés.

« Les réfugiés sont des acteurs essentiels de la réponse de santé publique et un élément clé de la cohésion sociale, y compris aux yeux de la population qui les accueille », explique Alessandra Morelli, représentante du HCR au Niger. « Produisant du savon et d’autres produits de nettoyage, ils deviennent une partie intégrante de la lutte contre la transmission du virus. Notre objectif est que chaque réfugié et chaque membre de la communauté d’accueil dispose de savon, d’eau de javel et de masques produits localement », ajoute-t-elle.

Stella Adiambo Agara |Info Afrique



La ville ocre s’apprête à accueillir, du 21 au 23 novembre 2019, la 3e édition de la Conférence de la Femme Africaine (AWC).  Initiée par la Fondation Helpline for the Needy Abuja (Nigeria) en partenariat avec le Centre International de Diplomatie (Maroc) et en collaboration avec Echoes Africa Initiatives (New York),  cette édition sera placée sous le thème "Construire une coalition pour mettre fin à l'inégalité des sexes en Afrique".

Selon un communiqué des organisateurs, « cette conférence, qui se veut l'un des plus éminents rassemblements annuels d'experts, d'institutions, d'organisations non gouvernementales et d'entreprises, a pour but de définir des agendas et des options viables, à travers lesquels les acteurs de la politique africaine peuvent canaliser les diverses ressources dont disposent les femmes africaines vers le développement durable du Continent ».

« Le Maroc a été choisi pour accueillir cet événement en raison de son capital social, son positionnement géographique stratégique, sa croissance économique florissante ainsi que de ses diverses initiatives et investissements dans le continent africain visant à renforcer la coopération sud-sud » ajoute le communiqué.

Cette rencontre rassemblera des femmes africaines pour échanger et favoriser de nouvelles idées susceptibles d'accroître leur influence et leur productivité dans leurs différents domaines d'activité, et pour offrir aux entreprises, philanthropes et investisseurs étrangers axés sur l'Afrique une plateforme leur permettant de rencontrer et de forger des alliances avec des femmes africaines entrepreneures, décideuses, influenceuses et professionnelles pour développer leur projets.

« La Conférence des Femmes Africaines est née d’une prise de conscience que la vision 2030 fixée pour atteindre les Objectifs de Développement Durable tels qu'adoptés par les Nations Unies en 2015, ne peut être réalisée sans l'engagement, l'inclusion et l'action collective des femmes aux niveaux national, régional et mondial », fait observer la présidente de la Fondation Helpline, Dr Jumai Ahmadu, citée dans le communiqué.

Pour sa part, Karima Rhanem, présidente du Centre International de Diplomatie à Rabat et partenaire de la Conférence explique qu’ « en choisissant le Maroc pour organiser sa troisième conférence annuelle, la Fondation Helpline a démontré sa volonté d'impliquer des femmes dirigeantes de différentes régions d'Afrique, mais plus particulièrement d'Afrique de l'Ouest, afin de partager leurs expériences, leurs compétences et les meilleures pratiques avec leurs homologues de l’Afrique du Nord ».

Et d’ajouter que « le partenariat avec Helpline Foundation for the Needy- Abuja permettra une meilleure collaboration pour la création d’une coalition afin d’éliminer l’inégalité des sexes en Afrique », soulignant « qu'aujourd'hui, plus que jamais, nous devons conjuguer nos efforts et travailler en réseau pour développer des campagnes de plaidoyer plus efficaces afin de promouvoir l’égalité des sexes, les droits des femmes et la lutte contre tout type de discrimination et de violence à l’égard des femmes ».

Plusieurs hauts dignitaires et d'autres personnalités du Nigeria, du Liberia, du Ghana, du Sénégal, de la Gambie, de la Namibie, du Kenya, du Cameroun, du Tchad, du Niger, du Maroc et d'autres pays africains, dont des ministres fédéraux, épouses de gouverneurs d'Etat, propriétaires d'entreprises et des représentants d’organisations de la société civile, sont attendus à cette édition.

Ce conclave verra ainsi la participation d’une délégation de haut niveau du Nigeria, ainsi que des chefs d'entreprises intéressés par l'économie africaine de toute l'Afrique et de la diaspora, des hauts fonctionnaires, des femmes innovantes, des femmes parlementaires et des épouses de chefs de gouvernement.

La Conférence des Femmes Africaines a été fondée par la Fondation Helpline for the Needy Abuja, une ONG dotée du statut consultatif auprès des Nations Unies, en collaboration avec Echoes Africa Initiatives New York. Elle se veut un rassemblement annuel des femmes africaines opérant dans les secteurs formels et non formels de l'économie africaine.

2M.ma

 
 


Au Rwanda, le chanteur de gospel Kizito Mihigo, qui avait été arrêté le 13 février, a été retrouvé mort ce 17 février au matin dans sa cellule à Kigali, la capitale. Selon un communiqué de la police publié ce matin, il s'agit d'un suicide. Kizito Mihigo était de nouveau derrière les barreaux depuis trois jours, un an et demi après avoir été libéré par grâce présidentielle. Cette fois il était soupçonné d'avoir voulu traverser illégalement la frontière burundaise pour rejoindre des groupes rebelles. Les autorités affirment avoir ouvert une enquête pour trouver le motif de son suicide.

rfi



Les autorités locales, conduites par Paula Ingabire, Ministre des TIC et de l’innovation et leur partenaire MTN ont organisé, ce jour, une journée solennelle de remise groupée de téléphones aux premiers bénéficiaires de Connect Rwanda. La cérémonie a eu lieu dans le district de Rutsiro.

Ils étaient 1 000 hommes et femmes représentant les ménages non encore connectés à la téléphonie mobile dans le district de Rutsiro. Ils ont reçu chacun des Mara phones. Ces smartphones locaux dont le gouvernement rwandais est le VRP.

Volonté politique

Connect Rwanda est une initiative lancée par le Président Paul Kagamé. Elle vise à offrir un smartphone à tous les ménages non encore connectés. Ceci afin que ces populations ne restent pas en marge de la digitalisation des services publics entreprise par le gouvernement sous le nom « Zero trip zero paper ». Ce vaste programme vise à permettre à chaque Rwandais connecté de faire toutes ses formalités administratives avec son téléphone, par code USSD ou via une application.

Partenariat gagnant-gagnant

MTN a fait sienne, cette initiative. Il a structuré la chose en organisant un challenge autour de cet appel du Président de la république. La plupart des personnalités du pays, les entreprises publiques et privées y ont répondu. L’opérateur a même créé un pass internet illimité dans le temps pour soutenir Connect Rwanda. Par cette stratégie, il a vendu un stock important de terminaux et de forfaits data. Aussi, il a consolidé son capital sympathie auprès des utilisateurs des services TIC. Et enfin, il a renforcer ses relations avec le gouvernement.

A ce jour, le nombre de total de téléphones collectés n’a toujours pas été divulgué. Cependant, tout porte à croire que le seuil critique pour démarrer la campagne ait été attaint.

ict4africa



(Agence Ecofin) - La nomination des membres de l’Africa Covid Task Force soulève beaucoup d’espoir en Afrique, mais reçoit une appréciation plutôt critique de certains activistes africains. Pourtant les 4 personnalités désignées présentent des états de services riches des réussites et sont autant de sources d’inspiration pour la gouvernance africaine.

« Ils apportent une riche expérience et jouissent de relations de longue date au sein de la communauté financière internationale », a fait savoir l’Union Africaine dans son communiqué. Mais au-delà des mots, des éléments d’observation sur leur statuts et leurs carrières, permettent de mieux comprendre la pertinence de leur désignation, comme membres de la Task Force.

Un point essentiel les caractérise, c’est que tous ont occupé des postes nécessitant une réponse efficace en terme de déploiement stratégique, et de mobilisation des ressources. Deux d’entre eux président actuellement des grosses organisations qui œuvrent dans le domaine de la santé publique en Afrique. Un est à la tête d’un gros réseau d’entreprises et un autre enfin a marqué les opinions publiques internationales par son sens du pragmatisme, et un carnet de réussites bien rempli.

Tidjane Thiam : un grand financier, mais surtout un pragmatique qui défend des solutions africaines pour un développement africain

Lorsqu’on parle de Tidjane Thiam, beaucoup de gens s’arrêtent sur ses exploits en tant que directeur général pendant 6 ans du groupe d’assurance britannique Prudential, ou comme CEO du Crédit Suisse, dont il a redressé la situation en moins de deux ans. Mais on oublie parfois que cette personnalité, très respectée en Afrique, a été ministre du développement de son pays d’origine, la Côte d’Ivoire. Il a une vision claire des défis de développement et a déjà démontré son savoir-faire. Au-delà d’une expertise acquise lors de ses passages comme consultant chez McKinsey ainsi qu’à la tête de groupes financiers internationaux, il marque surtout l’opinion publique par ses interventions sur sa vision du développement africain. Il a souvent challengé, même la Banque mondiale, sur son approche de l’amélioration des conditions de vie en Afrique. Ce sont certainement ses qualités d’homme de résultat, mais aussi le leadership dont il jouit en Afrique et dans le monde, qui l’ont plébiscité dans cette Task-Force africaine. Très crédible auprès des marchés de capitaux, il jouera un rôle primordial dans la conception et la mise en place de la stratégie de mobilisation financière dont le continent a besoin.

Donald Kaberuka : prêt à la tâche depuis 2019, lorsqu’il prend la tête du Fonds Global pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Donald Kaberuka est désormais plus qu’un économiste. Dans un passé lointain, il a été ministre des finances du Rwanda, alors que le pays en était encore à la phase de reconstruction qui en a fait le pays modèle africain d’aujourd’hui. Son parcours le plus connu et le plus respecté est son passage à la Banque Africaine de Développement. Il a su faire de l’institution un acteur de classe internationale au service du financement du développement en Afrique. Son arrivée dans la Task force africaine contre le Covid-19 n’est pas le fait du hasard. Depuis mai 2019, Donald Kaberuka préside le conseil d’administration du Fonds Global, une organisation, dont les missions sont de lutter contre le paludisme, la tuberculose et le sida, des pathologies qui sont quasi endémiques et font des ravages en termes de vies humaines en Afrique. Diriger une telle institution ouvre la porte à un important réseau de donateurs et surtout renseigne sur les mécanismes de réponse face à des maladies de grande ampleur qui atteindraient le continent.

Ngozi Okonjo-Iweala : experte de la finance pour le développement, à la tête d’une organisation spécialisée dans la prévention des épidémies

Ngozi Okonjo-Iweala a fréquenté la Massachusets Institute of Technology, une célèbre institution de formation basée aux USA. Elle est entrée à la Banque Mondiale, dans les services de financement des projets. Elle va par la suite assurer le rôle de Secrétaire du conseil d’administration de cette institution. Un poste stratégique qui lui aura permis d’acquérir la maitrise des mécanismes de fonctionnement des acteurs multilatéraux. Même si c’est son profil financier qu’on met souvent en avant, Ngozi Okonjo Iweala est aussi une femme qui se préoccupe beaucoup des questions de santé publique. Durant son passage comme ministre des finances au Nigéria, elle a révolutionné la gestion des ressources pétrolières en introduisant de la transparence. Dans ce sens, elle a surtout su développer un partenariat pour le développement avec des sociétés pétrolières afin de financer une part de ce que le Nigéria compte aujourd’hui en terme de réseau hospitalier. Elle préside depuis 2015, le conseil d’administration de Gavi Alliance, une organisation qui revendique la protection des populations des pays pauvres contre des épidémies, par le moyen des campagnes de vaccination.

Manuel Trevor : à la tête d’un réseau comptant plus de 1000 entreprises d’Afrique et du Monde

La réputation de Manuel Trevor va au-delà de son pays, l’Afrique du sud. En 2011, son nom avait circulé dans les milieux de la finance internationale, pour succéder au français Dominique Straus-Khan, à la tête du Fonds Monétaire International (FMI). Son passage comme ministre des finances a été fortement remarquée, non seulement parce qu’il a su redonner de la croissance à son pays, mais aussi parce qu’il est parvenu à réduire sensiblement les inégalités qui existaient dans le pays et à contenir au mieux des tensions sociales explosives. Il préside aujourd’hui le conseil d’administration d’Old Mutual. C’est la plus grosse institution d’assurance-vie en Afrique. C’est aussi le plus gros investisseur institutionnel du continent noir. M. Trevor permettra donc de mobiliser un réseau direct de 160 entreprises et holdings africaines et non africaines. Et indirectement, le groupe d’assurance a un portefeuille d’investissement qui compte plus d’un millier d’institutions de divers secteurs.

A Propos

 


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