Production de thé, le Rwanda enregistre une nouvelle hausse de ses exportations, comparativement à la même période l’an dernier.

Au Rwanda, le secteur du thé épargné par la pandémie de coronavirus a connu une nette augmentation durant le premier trimestre de cette année.

Près de 9. 317 tonnes pour des recettes de plus de 27,6 millions de dollars américains, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période en 2019.

La Zambie annonce une surproduction de l‘énergie électrique d’ici 2022

La Zambie ambitionne de décupler sa production d‘électricité d’ici 2022 grâce aux projets d‘énergies renouvelables en cours de développement.

Déjà autosuffisante en électricité, la Zambie veut aller plus loin dans sa production énergétique. Le pays dont la production actuelle dépasse les 80 % a stoppé ses importations en 2018.

Et les autorités estiment que cette production sera excédentaire d’ici les 2 prochaines années. Et pour desservir toute la population notamment rurale, le gouvernement mise sur l’offgrid et le soutien des entreprises privées.



Déconfinement progressif ou prolongement du confinement, l’industrie automobile en Afrique, toute aussi asphyxiée que le reste des secteurs de l’économie par la crise du coronavirus, reprend ses activités un peu partout sur le continent. Entre attentisme et optimisme pour l’avenir.

Redémarrage des machines pour la majorité de l'industrie automobile à travers le continent. Le japonais Honda vient de sonner la reprise progressive pour ses concessionnaires dans toute l'Afrique du Sud, avec une exploitation de l'assemble des effectifs seulement à partir du 8 juin prochain.

Volkswagen se déconfine au Rwanda

Au Rwanda, Volkswagen avait suspendu les activités de son usine d'assemblage pendant le confinement. Mais depuis que les autorités ont procédé au déconfinement de la population, « les activités ont repris. Nos usines fonctionnent à nouveau et nous assurons la sécurité sanitaire de notre personnel via des mesures strictes telles qu'édictées par le gouvernement », déclare à La Tribune Afrique une source au siège à Kigali.

Lire aussi : Automobile : le premier véhicule Volkswagen « Made in Rwanda » est sorti d'usine

Depuis le lancement de ses activités en juin 2018, Volkswagen, qui a investi plus de 20 millions de dollars, affiche de fortes ambitions pour son usine rwandaise. La crise du coronavirus est certes venue le court-circuiter, mais la reprise devrait lui permettre d'appuyer sur l'accélérateur, d'autant que le constructeur allemand cible plus largement le marché est-africain.

Renault et Peugeot écoutent le marché au Maroc

Au Maroc où l'état d'urgence sanitaire, confinement y compris, a été prolongé de trois semaines jusqu'au 10 juin prochain, les constructeurs et concessionnaires automobiles relancent progressivement leurs activités. Le géant du secteur, le français Renault a rouvert ses usines de Tanger et Casablanca fin avril-début mai. Cependant, la production totale qui atteint normalement 400 000 voitures par an, sera progressive et limitée pour l'instant aux commandes pré-confinement. Dans un communiqué récemment, le top management entendait faire évoluer la production en fonction de la reprise des marchés.

Le constructeur français qui a également opéré quelques changements dans l'organisation de son activité mondiale récemment, prévoit de relocaliser en Afrique du Sud sa production de camionnettes actuellement fabriquées en Espagne.

Toujours au Maroc, Peugeot a remis à flot son usine de Kenitra le 6 mai dernier avec au programme la reprise de la production de la Peugeot 208 et le probable montage prochain d'un véhicule électrique destiné au marché européen : Citröen AMI. Alors que Carlos Tavares, PDG du groupe annonçait son ambition de doubler d'ici mi-2020 la capacité de production de l'unité de Kénitra à 200 000 véhicules par an, il pourrait être freiné par la pandémie.

Flou sur le secteur en Algérie

En Algérie, certains équipementiers ont de nouveau fermé leurs usines après une relative courte réouverture. C'est le cas de Volkswagen et de Kia. La nouvelle politique adoptée par le gouvernement pour relancer l'industrie automobile nationale semble peu comprise pour l'instant.

L'Afrique, marché automobile de demain ?

Partout dans le monde, le secteur automobile a subi de plein fouet la crise provoquée par le coronavirus. Cependant, certains analystes estiment que ce recul ne serait qu'à court terme en Afrique. Dave Coffey, PDG de l'Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM), va même jusqu'à penser qu'en dépit de la pandémie du coronavirus, les ventes annuelles de véhicules neufs en Afrique subsaharienne pourraient passer de 100 000 unités actuellement (hors Afrique du Sud) à 2 millions d'unités au cours des 15 prochaines années. « Et c'est une estimation très prudente », a-t-il souligné sur Engineering News. Et ce serait une révolution, car le marché de l'automobile en Afrique est encore dominé à 80% par les véhicules d'occasion.

Ces prévisions de croissance confirment cependant l'appétit des géants mondiaux de l'industrie automobile pour les marchés africains ces dernières années. Plusieurs projets ont été annoncés à partir de fin 2019 notamment au Ghana, en Angola, en Tunisie, en Ouganda, ... Un récent sondage de Bloomberg révèle que plusieurs constructeurs internationaux dont Volkswagen et Nissan cherchaient avant la crise à étendre leur présence sur le continent, en Afrique de l'Ouest particulièrement, en ciblant les marchés où le crédit automobile est encore peu développé. Alors que le débat lancé par Bruno Le Maire en France pour la relocalisation de l'industrie automobile française éveillait quelques interrogations au Maroc notamment, reste à savoir si ce projet fera le poids avec tous les avantages présentés par les marchés africains.

 La Tribune Afrique



Le vendredi 17 avril lors d’une conférence de presse, le Premier ministre Abe Shinzô a annoncé que la somme de 100 000 yens (environ 853 euros) sera versée à chaque résident au Japon, en tant que mesure économique exceptionnelle pour affronter la pandémie de coronavirus. « L’unité du peuple est plus importante que tout pour surmonter cette crise », a-t-il dit.

Le gouvernement a donc décidé de verser 100 000 yens à chaque habitant, Japonais et étranger. La population de l’Archipel est approximativement de 127 millions de personnes, dont un peu plus de 2,6 millions de résidents étrangers (chiffres du 1er janvier 2019).

S’il était tout d’abord question d’accorder une aide de 300 000 yens (environ 2 560 euros) aux foyers ayant encaissé des pertes financières importantes dues à la crise du Covid-19, le gouvernement a finalement changé de plan. « Je tiens à m’excuser profondément envers le peuple pour toute cette confusion. J’en prends la responsabilité », s’est exprimé le dirigeant japonais.

Les formalités à effectuer afin de recevoir les 100 000 yens se feront en ligne ou par la poste. Cela évite ainsi le risque de contamination en allant directement au guichet de la mairie.

Abe Shinzô a ajouté qu’il compte agir le plus rapidement possible afin de débuter la procédure. Selon un officiel du gouvernement, celle-ci se fera au plus tôt à la fin du mois de mai.

L’état d’urgence est actuellement décrété dans toutes les régions du Japon, et le nombre d’infections a dépssé les 10 000 cas.

Nippon/com



C’est dans un point de presse qu’il a animé ce jeudi, 16 Avril 2020 que le Président du Parcem, Faustin NDIKUMANA a énoncée une série de douze principes qui peuvent aider le nouveau candidat présidentiel à relever le circuit économique du pays en panne depuis l’an 2015.

Pour Faustin Ndikumana, ces principes sont entre autres  «  la cohésion nationale entre les Burundais, un leadership clairvoyant, la justice dans l’exploitation des ressources naturelles du pays, la recherche pour arriver à la culture des résultats, des ressources humaines qualifiées, le financement extérieur, la justice sociale dans taxation, la transparence dans la gestion des choses publiques, le respect des trois pouvoirs, la lutte contre la corruption, la place de la société civile dans le développement économique et le principe de la  laïcité étatique  » indique Faustin Ndikumana.

La sortie médiatique du Consultant Faustin Ndikumana vient à point nommé car le pays se prépare déjà aux échéances électorales controversées. La première raison est qu’elles n’ont pas le caractère inclusif puisque l’opposition extérieure n’y participera. La deuxième raison est la maladie de COVID-19 que l’opposition souhaite une grande considération qui peut aboutir au report des élections.  L’économie burundaise est au point rouge depuis 2015. Les sanctions que l’UE ont prises depuis l’an 2016 sont venues mettre à terre l’économie qui tournait déjà au ralenti.

« Les pays à faibles revenus n’ont plus les ressources pour financer le développement ; la dette sert maintenant à rembourser la dette. Son poids s’est alourdi avec la chute du prix des matières premières et la baisse de la croissance en Afrique. Les dons et l’aide publique au développement ont diminué, alors que nos besoins en financement augmentent pour construire des infrastructures, nous adapter au réchauffement climatique et atteindre les objectifs de développement durable. Les prêts à taux préférentiels délivrés par les banques multilatérales comme la Banque mondiale ou la Banque africaine de développement sont insuffisants. Les pays doivent donc chercher des financements ailleurs, sur les marchés financiers. » fait savoir le ministre rwandais de la planification économique et des finances, Uzziel Ndagijimana, à Kigali, le 13 juin 2019 dans une interview accordée a Julien Bouissou. Parmi les maux qui gangrènent ces pays pauvres se trouvent aussi la corruption d’où il faut maximiser des efforts nécessaires pour l’éradiquer comme l’indiquent Faustin Ndikumana et relayé par le Ministre Rwandais de la planification économique et des finances :  

«Les pays pauvres doivent aussi combattre la corruption. Ils souffrent de surendettement parce que les capitaux qui arrivent chez eux sont détournés par la corruption et fuient vers les pays riches. En Afrique, les fuites illégales de capitaux dépassent la totalité de l’aide publique au développement qu’elle reçoit. Il faut aussi améliorer le système de collecte des impôts, ce qui demande de la volonté politique mais aussi l’aide et l’expertise d’institutions comme la Banque mondiale et le FMI», ajoute Uzziel Ndagijimana.

Le pays parviendra-t-il à se relever sitôt ?

C’est la question qui se pose vu la lumière d’espoir qui profile avec les nouvelles autorités qui seront élues dans ces échéances électorales. Mais, la chance semble ne pas être toujours du côté du Burundi.  Il y a peu que le FMI a décidé d’alléger la dette de 25 pays pauvres du monde.

Le Burundi n’a pas été élu. Jusqu’ici, du côté officiel, aucune raison n’est avancée pour justifier ou donner de la lumière sauf que des consultants en matière économique ont recommandé au gouvernement de poser cette question au Fond Monétaire International. Cet allègement est conséquent à la gestion de COVID-19 où le FMI demande à ces pays d’user  la partie de remboursement dans la gestion de la maladie.

« Tous les créanciers bilatéraux des pays IDA doivent suspendre les remboursements de la dette de ces derniers dès lors qu’ils le demandent », a-t-il fait savoir dans une déclaration conjointe avec la Banque Mondiale. Selon les deux institutions, « la mesure permettra de répondre aux besoins immédiats de liquidités des pays IDA pour faire face aux défis engendrés par la pandémie du Covid-19 et donnera le temps d’évaluer l’impact de la crise et les besoins de financement de chaque pays ». Dans la même tendance, le FMI fournira 50 milliards de dollars en installations d’urgence aux pays à faible revenu et aux marchés émergents pour atténuer les chocs économiques du coronavirus, dont 10 milliards de dollars en prêts concessionnels. Le Fonds a reçu des demandes de financement d’urgence de près de 25 pays africains. Il faut savoir si le Burundi avait  sollicité cette aide.

Une batterie de mesures qui concourent au bien des pays pauvres, particulièrement les pays africains. Et c’est sans compter les élans de solidarité nationale et internationale tels que le don de Jack Ma, le P-DG d’Alibaba Group ; celui de la Chine et les mobilisations nationales pour soutenir les différents gouvernements pour mieux affronter le Covid-19. Tout est donc à la disposition de ces pays pour non seulement affronter le Covid-19 sur le plan sanitaire, mais aussi sur le plan économique.

Face à la pandémie, les pays africains adoptent des mesures différentes, lorsqu’il s’agit d’économie. Si certains pays ont annoncé des mesures d’accompagnement sur le plan économique, d’autres annoncent des accompagnements spécifiques pour leurs populations. Reste une troisième catégorie de pays qui n’annoncent aucune mesure de soutien, ni à leurs populations, encore moins à toute l’économie. Au Burundi,  pas de mesures économiques prises, en dehors de celle relative à la fermeture des frontières.

C’est dans ce décor économique que les nouveaux élus vont affronter. Appui et dettes à la fois.  Des économistes craignent déjà que les conséquences économiques liées au COVID-19 soient importantes pour les pays pauvres. 

« Les conséquences économiques de ce virus peuvent être particulièrement drastiques pour les pays pauvres qui risquent de mettre plusieurs années pour s’en remettre. Ce sont ces pays qui, encore, sont à la traine pour imaginer des politiques de relance pour l’après-Covid-19. Du coté africain, La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé des mesures d’accompagnement aux économies des nations africaines. Ce faisant, la BAD décide de placer un emprunt obligataire social, dénommé « Combattre le Covid-19 », d’un montant record de 3 milliards de dollars. Elle a ainsi levé ce montant remarquable sur les marchés financiers internationaux à travers un emprunt obligataire social, destiné à atténuer les effets de la pandémie de Covid-19 sur la vie des populations africaines et les économies du continent. 

Steve BARAGAFISE



(Agence Ecofin) - Au Rwanda, l’EximBank de Chine investira dans la construction de la nouvelle centrale hydroélectrique Nyabarongo II, rapporte Alternative Energy Africa. L’infrastructure aura une capacité de 43,5 MW pour un coût estimé à 214 millions $.

Sa construction est prévue pour durer 5 ans et inclura également la mise en place d’une sous-station et d’une ligne de transmission de 110 KV. Cette dernière s’étendra sur 19,2 km et reliera l’infrastructure à la sous-station de Rulindo.

« La centrale hydroélectrique de Nyabarongo fait partie des projets de centrales électriques, dont la capacité combinée permettra de faire passer la capacité nationale des 224 MW actuels à 513,5 MW », a affirmé Uzziel Ndagijimana, le ministre des Finances.

Le Rwanda s’est donné pour objectif d’atteindre l’accès universel à l’énergie d’ici 2024. Il a actuellement un taux d’électrification de 52,8 % et estime que cela nécessitera un investissement de 1,5 milliard $.

 
 

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