La situation des droits de l'homme ne s'améliore pas au Burundi malgré un changement à la tête de l'Etat, conclu la commission d'enquête de l'ONU sur ce pays plongé dans une grave crise politique qui a fait au moins 1.200 morts.

Les espoirs d'une amélioration après la disparition soudaine du président Pierre Nkurunziza après 15 ans au pouvoir se sont évaporés depuis l'élection en juin d'Évariste Ndayishimiye à la présidence, note la commission dans un communiqué.

"Jusqu'à présent nous n'avons vu que très peu de changements positifs depuis que le président Ndayishimiye est entré en fonction", souligne le président de la commission Doudou Diene.

"L'espace démocratique reste très étroit, l'impunité persiste et il n'y a aucune indication que le nombre de violations des droits de l'homme ait baissé sous le nouveau gouvernement", a-t-il ajouté.

Au contraire, note M. Diene, des personnalités pourtant soumises à des sanctions internationales parce qu'elles sont jugées responsables d'exactions commises en 2015, quand le pays a plongé dans la violence politique, "sont membres de l'administration Ndayishimiye".

La commission d'enquête sur le Burundi avait déjà conclu dans un précédent rapport que des crimes contre l'humanité avaient été commis dans le pays par les forces de sécurité du pouvoir.

Le nouveau rapport qui couvre la période depuis mai 2019, note que "la commission a toujours de bonnes raisons de penser que des crimes contre l'humanité ont été commis au Burundi sous forme de meurtres, d'emprisonnement ou autres formes sévères de privation de la liberté physique, la torture, le viol et d'autres formes de violences sexuelles tout aussi graves ainsi que des persécutions politiques".

Il met directement en cause le rôle des Imbonerakure -la ligue des jeunes du parti au pouvoir que l'ONU a qualifié de "milice" - dans le contexte des élections en 2020 elections.

La communauté internationale escomptait un assouplissement du régime avec l'arrivée du nouveau chef de l'État. Mais ses premières décisions, en particulier la nomination d'un gouvernement largement composé de tenants de la ligne dure, ont montré qu'il s'inscrivait dans les pas de son prédécesseur.

Au moins 1.200 personnes sont mortes et quelques 400.000 ont été forcées de fuir entre avril 2015 et mai 2017.

VOA

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La justice a lancé une enquête pour « mettre un terme au fléau » de la rémunération des fonctionnaires fictifs en République démocratique du Congo, qui a coûté près de 260 millions de dollars en huit ans au Trésor public, au bénéfice de 50 personnes, selon le parquet. Depuis 2011, le salaire des fonctionnaires est versé sur un compte bancaire et non plus en liquide de la main à la main.

Grande réforme de l’ancien régime du président Joseph Kabila, la « bancarisation » devait « éradiquer la rémunération des agents fictifs et des doublons », rappelle le parquet général près la cour d’appel de Kinshasa-Matete dans un document dont l’AFP a eu copie jeudi.

Mais cette réforme n’a pas permis « d’éradiquer 133.253 agents fictifs, auxquels s’ajoutent 43.253 doublons », estime cette ce document, une « réquisition d’information » transmise le 9 septembre à l’inspection générale de la police.

« D’août 2011 à novembre 2019, la somme de 507,21 milliards de francs congolais (259,34 millions de dollars au cours actuel) » a été partagée « entre 50 personnes », conclut le parquet, sans préciser l’identité de ces 50 suspects.

La paie des fonctionnaires relève d’un « comité de pilotage » composé de délégués des ministères du Budget, des Finances et de la Fonction publique.

Le parquet a demandé à la police judiciaire d' »obtenir les noms des différentes banques commerciales choisies pour assurer la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat depuis la bancarisation d’août 2011 à ce jour ».

« L’Association congolaise des banques va pleinement coopérer avec la justice. Il n’y a rien à cacher dans les opérations de paie des fonctionnaires », a réagi à l’AFP Célestin Tshibwabwa, secrétaire général de l’Association congolaise des banques (ACB).

« Le Trésor public décaisse mensuellement 209,69 milliards de francs congolais (107,26 millions de dollars) pour un effectif de 1,22 millions de fonctionnaires et agents de l’Etat », selon le parquet.

Le président Tshisekedi a déclaré faire de la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics la priorité de son mandat.

Son directeur de cabinet Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans de prison pour détournement de 50 millions de dollars. Son procès en appel est prévu vendredi.

La libre Afrique

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L’opposant au régime rwandais est coupé de sa famille depuis son arrestation surprenante à la fin du mois d’août.
 
 
Comment Paul Rusesabagina s’est-il retrouvé à Kigali à la fin du mois d’août ?
L’homme, devenu opposant au régime du président rwandais Paul Kagame, dispose d’une notoriété mondiale depuis qu’un long-métrage hollywoodien – Hotel Rwanda – a mis en lumière son action lors du génocide rwandais de 1994. Paul Rusesabagina a sauvé la vie de plus de 1200 personnes durant ces jours de génocide au pays des milles collines.
Le 31 août, Paul Rusesabagina est apparu menotté devant les caméras de la télévision rwandaise. Le procureur rwandais a alors lu son acte d’accusation. L’homme doit répondre de terrorisme, d’incendies, d’enlèvements et de meurtres.
Selon les propos du président rwandais, Paul Rusesabagina serait rentré de son plein gré au Rwanda. “Permettez-moi d’éliminer le mot kidnapping parce que ce n’était pas le cas. Rusesabagina en témoignera lui-même. Il n’y a pas eu d’enlèvement, il n’y a eu aucun acte répréhensible dans le processus de son arrivée au Rwanda”, a expliqué le président rwandais.
 
Kidnapping ?
 
Une version que rejettent Carine Kanimba, sa fille adoptive, et son avocat Me Vincent Lurquin. Les deux parlent, eux, ouvertement d’un rapt. “Avant ces événements, la dernière fois que nous avons discuté avec mon père, il était encore aux États-Unis et il s’apprêtait à décoller pour Dubaï, explique sa fille. On ne discute jamais ouvertement au téléphone parce que nous savons que nous pouvons être sur écoute, où qu’il se trouve. Mais il n’était pas question d’un voyage en Afrique”, poursuit-elle.
“Mon client savait pertinemment bien qu’il serait arrêté s’il posait un pied sur le sol rwandais. Il a été kidnappé, cela ne fait aucun doute”, explique son avocat belge qui entend tout faire pour se rendre “rapidement” au Rwanda. “J’espère que les autorités belges nous aideront”, lâche-t-il, avant d’évoquer “un viol absolument inacceptable du droit international. Notre pays doit pouvoir dire qu’on ne peut accepter un tel viol du droit international. Son arrestation n’est évidemment absolument pas conforme au droit international. Je pense que les conditions de son arrestation font que tout procès qui aurait lieu au Rwanda serait inacceptable”“Jusqu’où peut se permettre d’aller Paul Kagame ?” interroge-t-il, enfin en rappelant que la Belgique ne peut faire “comme si ce dossier n’existait pas” en rappelant que Paul Rusesabagina avait fui le Rwanda, demandé et obtenu en 1996 le statut de réfugié politique chez nous (“Cela signifie que la Belgique doit le protéger”) avant d’obtenir la nationalité belge.
Un statut et un lien avec notre pays que ne nient pas les autorités rwandaises qui ont autorisé une visite consulaire des services diplomatiques belges. “Si le Rwanda estimait qu’il s’agit d’un problème rwandais concernant un ressortissant rwandais au Rwanda, il n’y aurait pas de raison d’autoriser cette visite”, poursuit l’avocat. Du côté des Affaires étrangères belges, on se contentait ce lundi de confirmer la visite consulaire “de mardi dernier” avant de poursuivre : “On suit la situation de près.” Mais pas question d’évoquer une quelconque intervention de Bruxelles à Kigali. “Il faut voir avec les avocats de Paul Rusesabagina”, se contentait-on d’expliquer.
Président de parti d’opposition
Pourquoi le régime rwandais, régulièrement accusé de chercher à exécuter ses opposants même à l’étranger, aurait-il fait rentrer Paul Rusesabagina au pays. Loin de l’image du manager qui sauve des vies dans un hôtel en plein génocide, l’opposant, depuis son exil, qu’il passe essentiellement entre la Belgique et les États-Unis, a fondé un parti politique très critique vis-à-vis du président rwandais. Il serait même lié à une branche armée qui aurait perpétré des attaques militaires au Rwanda.
Une version que nie sa fille qui veut voir dans son père adoptif “un Hutu qui a épousé une Tutsie et qui a notamment adopté une fille tutsie. Il a toujours œuvré au rapprochement entre les deux communautés”. Pour Vincent Lurquin, son client est devenu un homme gênant pour le pouvoir de Kigali par sa notoriété. “C’est un symbole qu’on veut abattre. On veut notamment le faire passer pour un négationniste, c’est surréaliste.”
 
“On craint pour sa vie, pour sa santé”
 
Paul Rusesabagina a été inculpé hier pour terrorisme, meurtre et financement de rébellion par un tribunal de Kigali. Visiblement éprouvé, il a demandé au tribunal une remise en liberté sous caution, affirmant avoir besoin de soins médicaux “constants”, mais l’accusation a estimé qu’il présentait un risque de fuite à l’étranger. Le tribunal se prononcera sur sa requête ce jeudi. Sa fille avait évoqué ses soucis de santé. “Dans une communication téléphonique depuis son arrestation, il nous a dit qu’il avait ce qu’il fallait comme traitement, mais on sentait qu’il ne pouvait pas parler librement. Je suis très inquiète pour sa santé et pour sa vie.”
 
La LIbre Afrique

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Le Mini-sommet de GOMA va bel et bien avoir lieu ce dimanche, 20 septembre 2020. A l’Agenda, 5 Chefs d’Etats vont y participer. Deux d’entre eux ont déjà annoncé officiellement leur participation. Il s’agit du Président Rwandais Paul Kagame et du Président Ougandais Yoweri Museveni qui vient de l’annoncer ce mardi à travers l’Ambassadeur de la République de l’Ouganda en République Démocratique du Congo James Mbahimba.  

« Une équipe d’experts ougandais sera à Goma dès ce mercredi 16 septembre. En attendant l’arrivée des chefs d’Etat, la réunion ministérielle se tiendra samedi, 19 septembre 2020. De notre côté, nous nous félicitons des relations cordiales avec la RDC qui précèdent ce mini-sommet. C’est notamment en matière de développement des infrastructures routières »,  a fait savoir l’Ambassadeur James Mbahimba.

Ce sommet devrait réunir les chefs d’Etat du Rwanda, de l’Ouganda, de l’Angola et de la RDC. Il sera axé sur la sécurité, les échanges commerciaux, l’économie et la Covid-19. L’Opinion s’attend à de grandes annonces. Ce mini-sommet donne des raisons d’espérer car dans l’histoire de la sous-région, il arrive peu de fois qu’un Président organise un sommet qui marque la présence de 5 chefs d’Etat. Tant les questions à la table sont importantes et les engagements ne devraient tarder.  

La sécurité de la sous-région, un des points clés du mini-sommet

C’est une question épineuse qui divise les Etats de la sous-région. Cette question est marquée par deux données essentielles : la présence des groupes armés à l’Est de la RDC et les difficiles relations bilatérales burundo-rwandaises et rwando-ougandaises. D’ailleurs, le Président Tschisekedi en est à sa deuxième tentative d’inviter les Etats de l’Est de la Région à étudier comment éradiquer l’insécurité dans les provinces du Nord et Sud-Kivu. Dans cette partie s’étendent d’infinies platebandes arborisées et incontrôlées, des mouvements armés illégaux tant étrangers que locaux qui y ont élu leurs quartiers généraux. Ils échappent parfaitement au contrôle des FARDC et de la Monusco.

Vers une gestion conjointe de ce défi sécuritaire ?

C’est la principale conclusion qu’il faudra peut-être s’attendre à ce mini-sommet même si sa faisabilité reste incertaine. En 2019, après sa fraiche élection, le Président Tschisekedi avait suggéré une rencontre des chefs d’Etats-Majors des pays de l’Afrique des Grands-lacs. Il jugeait que l’insécurité qui prévalait dans cette partie de la RDC avait un impact très significatif sur ses voisins. Tchisekedi avait été influencée par de grandes figures de la société civile locale dont le Président du Centre d’Etudes pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’Homme de la région de Beni, au grand nord de la province du Nord-Kivu :

«Aujourd’hui, on fait face à des mouvements comme les Allied Democratic Forces of Uganda, les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda, les Forces Nationales de Libération Burundaises et autres qui ont un caractère transfrontalier. Il importe que les Etats d’où viennent ces rebelles soient mis à contribution pour qu’on arrive à bout de ces mouvements »,  indiquait-il à la Radio Okapi, le 24 Octobre 2019.

A ce sujet, des documents attribués au Chef d’Etat-Major des FARDC annonçaient déjà d’une création d’un Etat-Major intégré qu’allaient former les armées de ces quatre pays pour traquer des groupes armés encore actifs à l’Est de la RDC. Cette  idée  ne donnera pas lieu à la satisfaction. Certains pays ont été accusés de vouloir maintenir le statu quo à l’Est de la RDC. Il s’agissait entre autres de l’Ouganda et du Burundi « qui se croyaient fortes à venir à bout du Rwanda en renforçant leur soutien aux groupes armés rwandais qui devraient foudroyer le régime en place au Rwanda »,  lit-on sur actualités .cd. Selon ce journal, la suite est connue.

« La supposée opération Sokola II faite de contingent des FARDC pour ratisser l’Est de la RDC a appliqué son balai dans ces montagnes inaccessibles pour, immédiatement, détruire ces camps et prendre des prisonniers de guerre dont les chefs du mouvement rwandais du changement démocratique pour les renvoyer au Rwanda. »

Cette opération aurait fait que les Etats-Majors de l’Ouganda et du Burundi perdent tout espoir de revanche sur Kigali et qui se seraient résignés à négocier la paix pour la sécurité de la sous-région. Une forte méfiance conséquente à cette situation s’observait toujours entre l’Ouganda et le Rwanda. Ces deux pays s’accusent mutuellement d’espionnage, d’ingérence et de déstabilisation. Ainsi, c’est dans ce décor que ces chefs d’Etats vont renégocier la cogestion du ratissage de ces groupes armés de l’Est de la RDC.

Jusqu’ici, les medias de la RDC dont la Radio Okapi estiment que ce mini-sommet veut décrisper les tensions entre le Burundi et le Rwanda et l’Ouganda et le Rwanda. Mais certains observateurs disent qu’il s’agit d’une observation très simpliste de voir les choses, l’affaire étant plus que sérieuse selon l’avis de cet observateur.

« Ni l’Ouganda ni le Burundi ne peuvent abriter des foyers de guérilla contre le Rwanda. Tout ce qu’ils peuvent, c’est d’appuyer ces foyers qui profitent de l’immensité, du relief accidenté et de l’ingouvernabilité d’une grande partie de la RDC pour s’y implanter. Dans ce travail de ratissage, le Rwanda pourrait faire l’affaire. Il lui suffira certaines influences dont celles de la Monusco contre l’idée de cet Etat-Major intégré des Forces Armées des pays de la Région avec à leur tête, un commandant suprême congolais, pour voir l’Uganda et le Burundi se désolidariser du souhait de Tschisekedi. Dans ce jeu, le poids de Joao Lourenco, le Président Angolais est décisif pour changer les cartes de la région. Mais c’est aussi le cas de la Monusco et de l’ICGLR très influents et qui font souvent pencher la balance où ils veulent dans de tels contentieux internationaux entre les Etats.»

A l’instant, le Burundi a souhaité de parler avec le ministère des Affaires étrangères de la RDC avant la tenue du mini-sommet dont la présence d’Evariste Ndayishimiye n’est pas encore officiellement confirmée ou infirmée.

De possibles engagements qui se feront sur un terrain de conflits persistants.

De l’autre côté de la RDC, un nouveau groupe armée vient de naitre dans la foulée du mini-sommet. Il se nomme Coalition des mouvements pour le changement du Congo (CMC). Il opère dans le territoire de Rusthuru, au Nord-Kivu.  De plus, au mois de mars de cette année, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, Monsieur Said Djinnit, a averti, devant le Conseil de sécurité, qu’en dépit de l’évolution positive dans la région, en raison notamment de la passation pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), la présence continue de forces négatives dans l’est de ce pays perpétue l’insécurité et la mésentente entre certains pays.

« Des allégations de soutien de gouvernements de la région à de tels groupes et d’interférences transfrontalières ont continué de menacer les relations cordiales et la stabilité», avait mis en garde le haut fonctionnaire, qui a aussi cité l’exploitation et le commerce illicites continus de ressources naturelles et la réémergence de tensions entre certains États. C’est un constat et des préoccupations partagés par l’ensemble des délégations qui étaient présentes lors de cette session. M. Djinnit avait salué l’évolution positive que la région a connue dernièrement, en particulier la tenue d’élections pacifiques en RDC, la signature de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit au Soudan du Sud sous les auspices de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), et l’accord de paix entre le Gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et 14 groupes armés facilité par l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation de l’Union africaine.

Au cours de la neuvième réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi, les dirigeants de la Région des Grands Lacs avaient souligné qu’il fallait coopérer plus étroitement pour neutraliser les forces qui déstabilisent la région. D’ailleurs, ce mécanisme a été présenté comme l’un des moyens pouvant aider à régler la persistance de la violence qui s’observe souvent dans cette région mais sa réussite et sa  mise en application n’a pas été à la hauteur des attentes. «Cet accord devrait opérer comme un catalyseur d’action, mais il ne fonctionne pas à un niveau optimisé actuellement » déplore la France qui s’inquiète des tensions persistantes entre signataires, exacerbées par la menace posée par les groupes armés, et le préjudice causé par la poursuite de l’exploitation illégale et du trafic des ressources naturelles.

Cette situation d’insécurité permanente dans la Région des Grands Lacs ne semble pas se régler d’un coup de bâton magique car le délégué de la République Démocratique du Congo au conseil de sécurité des Nations-Unies vient de révéler, en mars dernier, que selon les informations en leur possession, « les forces démocratiques alliées, les ADF auraient fait allégeance, depuis octobre 2017, au groupe djihadiste de l’État islamique, de qui ils recevraient le financement pour leurs activités visant à faire de la partie est de la RDC l’épicentre du rayonnement de l’État islamique en Afrique centrale, orientale et australe ».

Pour y faire face, M. GATA MAVITA WA LUFUTA a plaidé pour une révision des stratégies des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la MONUSCO pour neutraliser rapidement cette force négative en vue de sécuriser durablement cette partie du pays. Il avait aussi condamné la présence d’un groupe armé connu sous le nom de « P5 » au Sud-Kivu « une situation qui risque de nous entraîner dans un autre conflit armé ».

Le représentant de la RDC au conseil de sécurité avait aussi réitéré son appel à la communauté  internationale pour la mise en œuvre de l’Accord-cadre. C’est dans ce contexte qu’il faut circonscrire les visites dans les pays de la région du Président Felix Tshisekedi, qui a dit que « la RDC située au cœur du continent africain avec neuf pays voisins accordera la priorité à la consolidation de la paix régionale » Pour lui, le Président Felix Tshisekedi « privilégiera une politique étrangère axée sur le bon voisinage et le dialogue constructif avec nos neuf voisins pour assumer notre part de responsabilité sur le plan de la stabilité régionale notamment au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs»

B.N |IPM BUJUMBURA

 

 

 

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Le Sommet des Chefs d’Etat de la région qui devait se tenir à Goma a été reporté  suite à l’impératif de préparer l’Assemblée Générale de l’ONU qui s’ouvre à New York ce mardi 15 Septembre.

Le Sommet convoqué par le Président de la RCD, Félix-Antoine Tshisekedi devait réunir les Présidents de la RDC, du Rwanda, de l’Angola, de l’Ouganda, du Burundi et du Congo Brazzaville. Mais le Président burundais avait déjà annoncé qu’il ne participerait pas à ce Sommet suite à son agenda chargé.

Les points à discuter devaient être : la gestion  des questions de sécurité aux frontières communes de ces pays, promotion des échanges commerciaux, la gestion de la pandémie Covid-19, ainsi que d’autres questions d’intérêt commun.

L’objectif central est aussi de décrisper les tensions entre l’Ouganda et le Rwanda, d’une part, et entre le Burundi et le Rwanda de l’autre.

Trois thèmes sont à l’ordre du jour, à savoir : la paix et la sécurité dans la région, les relations diplomatiques et politiques entre ces Etats, ainsi que la relance des activités économiques dans le contexte actuel de lutte contre la Covid-19.

RNA

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Le chef-lieu de la province du Nord-Kivu  s’apprête à accueillir ce Week-end un mini-sommet des chefs d’Etat de la région des grands-Lacs. Yoweri Museveni de l’Ouganda, Paul Kagame du Rwanda, Evariste Ndayishimiye du Burundi, João Lourenço de l’Angola et Felix Antoine Tshisekedi de la RDC sont donc attendus pour cette rencontre qui se tiendra à l’Hôtel Serena.

Même si officiellement, rien n’a encore filtré sur l’ordre du jour, ce mini-sommet aurait comme objectif notamment, de décrisper les tensions entre l’Ouganda et le Rwanda, d’une part, et entre le Burundi et le Rwanda de l’autre. Une forte méfiance est observée ces derniers mois entre l’Ouganda et le Rwanda. Ces 2 pays  s’accusent mutuellement d’espionnage, d’ingérence et de déstabilisation.

Il s’agit d’un énième sommet de réconciliation depuis plus d’un an de crise, sous la facilitation de leurs homologues congolais et angolais. Ce mini-sommet pourrait donc parvenir à arracher un accord entre les deux pays en crise. 

Elu récemment Président du Burundi, Evariste Ndayishimiye, prendrait aussi part, pour sa toute première fois, à une telle rencontre. Depuis plus de 2 ans, il s’observe un regain des tensions politiques entre le Burundi et le Rwanda. Chacun de ces deux pays voisins accuse l’autre de soutenir des groupes rebelles, responsables de plusieurs attaques. Ce mini-sommet des chefs d’Etat, pourrait donc arracher un accord qui mettra fin aux tensions politiques qui fragilisent toute la région des grands-lacs. 

D’autre part, ce mini-sommet pourrait évoquer l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Accord signé le 24 février 2013 en vue de stabiliser notamment, l’Est de la République Démocratique du Congo.  

Radio Okapi

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(Agence Ecofin) - La MONUSCO assure à nouveau la protection de l’hôpital de Panzi à Bukavu où officie le Dr Denis Mukwege. Le lauréat du Prix Nobel de la paix 2018 fait l’objet de menaces de mort depuis quelque temps.

En République démocratique du Congo (RDC), les Casques bleus des Nations unies ont repris en main le mercredi 9 septembre, la sécurité du Prix Nobel de la paix, Dr Denis Mukwege (photo), après les menaces de mort dont il a été victime ces dernières semaines, rapporte Reuters.

L'ONU avait suspendu en mai sa protection en raison d'une épidémie de coronavirus parmi les soldats de la paix stationnés à l'hôpital de Panzi à Bukavu dans la province du Sud-Kivu où officie Dr Mukwege.

« Les Casques bleus sont de retour pour assurer la sécurité de l'hôpital de Panzi », a déclaré Mathias Gillmann, porte-parole de la Mission de maintien de la paix de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO). Précisant que les forces onusiennes aideront la police locale à se doter des capacités pour assurer la sécurité à plus long terme.

« La sécurité personnelle des personnalités congolaises est une responsabilité des autorités congolaises », a-t-il souligné.

« Nous saluons le redéploiement des éléments de la MONUSCO à Panzi depuis ce matin pour assurer la sécurité des malades ainsi que de notre personnel », s’est réjoui le Prix Nobel de la paix à travers un tweet le mercredi 9 septembre.

La semaine dernière, des milliers de partisans du Dr Mukwege ont défilé dans les rues de Bukavu, exigeant sa protection.

Les dernières menaces de mort contre le médecin font suite à un nouveau plaidoyer en faveur de la paix dans l’est du pays dans lequel il propose la création d’un tribunal pénal international pour la RDC afin de juger les graves crimes qui y sont commis contre la population civile.

Prenant très au sérieux ces menaces, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a récemment appelé à l’ouverture d’une enquête afin d’en identifier les auteurs et les traduire devant la justice.

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Un deuxième groupe de réfugiés burundais installés au Rwanda se prépare à rentrer ce jeudi 10 septembre dans le cadre de l’opération de retour volontaire organisée par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

L’initiative intervient à la suite d’une réunion tripartite entre le Burundi, le Rwanda et le HCR qui s’est tenue la semaine dernière. D’après le HCR, l’enregistrement volontaire des Burundais qui veulent rentrer est en cours.

“Nous avons déjà plus de 3000 Burundais qui ont déjà manifesté la volonté de rentrer pour le second round prévu ce jeudi 10 septembre si rien ne change. L’enregistrement continue. La réunion tripartite entre le Burundi, le Rwanda et le HCR a conclu que le second retour sera composé d’au moins 500 personnes. Pour le moment, nos équipes s’activent pour les vérifications individuelles de chaque réfugié”, a indiqué la chargée de la communication au niveau du HCR-Rwanda.

Les réfugiés vont s’installer provisoirement au camp de transit de Songore de la province de Ngozi (nord du Burundi) avant de rejoindre leurs communes d’origine. Ce camp de transit a une capacité d’accueil de 500 personnes.

Le HCR et le ministère rwandais en charge des réfugiés tranquillisent ceux qui ont choisi de rester. Ils rappellent que les départs sont volontaires et que ceux qui vont rester bénéficieront toujours d’une assistance humanitaire et sécuritaire.

Il s’agit d’un deuxième contingent de réfugiés burundais à retourner dans leur pays natal. Le 27 août dernier, 493 réfugiés burundais ont fait partie du tout premier contingent à retourner volontairement au pays après cinq ans d’exil au Rwanda.  Ce premier groupe a été accueillis sur la frontière burundo-rwandaise de Gasenyi-Nemba (nord du Burundi). Il a passé trois jours au camp de Transit de Songore  avant de rentrer chez lui. 

Le Rwanda accueille actuellement près de 72.000 réfugiés burundais dont plus de 90% sont dans le seul camp de Mahama. Ils ont fui leur pays lors du déclenchement des troubles liés au troisième mandat controversé de feu Président Pierre Nkurunziza en 2015. 

De 2015 à mars 2020, lorsque le Rwanda a fermé ses frontières en raison de la pandémie de COVID-19, 5922 réfugiés étaient déjà retournés volontairement au Burundi, en rendant leurs documents de statut de réfugié aux postes frontières rwandais.

Le 26 juillet 2020, une pétition prétendument signée par certains des réfugiés burundais a largement été diffusé sur les réseaux sociaux et d’autres plateformes numériques. Cette pétition a été adressée au nouveau Président du Burundi Evariste Ndayishimiye pour lui demander son soutien en vue de faciliter le rapatriement de ces réfugiés.

Les réfugiés qui souhaitent rentrer chez eux contactent les équipes de protection du HCR dans le camp de Mahama et Kigali pour obtenir des informations sur le processus de rapatriement et exprimer leur volonté de rapatrier sur une base individuelle au Burundi.

Le rapatriement est basé sur un principe de volontariat. La décision de retour est une décision individuelle et seuls les réfugiés qui prennent librement cette décision et expriment leur volonté de retourner au Burundi sont assistés.

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