L’Association Régionale d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels (ASRAMES) pourrait bénéficier d’un partenariat direct avec l’Union Européenne. Cette promesse a été faite par le nouveau chef de la coopération de l'Union Européenne en RDC, Laurent Sillano, mercredi 21 octobre lors de sa première mission à Goma depuis sa prise des fonctions en RDC.
Au cours de cette visite, il a promis de transmettre les défis et besoins de l’ASRAMES, à sa hiérarchie, pour un financement de l’Union Européenne :

"La Santé publique est naturellement un secteur dans lequel l’UE accompagne la RDC et ses autorités depuis déjà des nombreuses années. Et donc c’était important pour moi de pouvoir connaitre un acteur aussi important qu’ASRMAMES dans l’Est du Congo. Puisque finalement l’approvisionnement en médicaments de qualité dépend du bon fonctionnement de ASRAMES. Et la fonction de ASRAMES justement est de pouvoir garantir que ces médicaments de qualité sont disponibles pour la population. L’Union Européenne est fier de pouvoir appuyer une initiative comme celle-ci, une initiative qui vient des citoyennes et des citoyens du Nord-Kivu et de la région Est de la RDC. "

Avant ASRAMES, Monsieur Laurent Sillano a également visité, mardi, les différents chantiers en cours de construction sur financement de l'Union Européenne à Goma.

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Alors que les deux pays entretenaient de mauvaises relations depuis plusieurs années et qu’une main tendue par le Rwanda avait été sèchement rejetée par le Burundi en août dernier, les ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont rencontrés mardi pour « convenir » de la « normalisation » de leurs relations.

Selon le communiqué conjoint dont La Libre Afrique a obtenu copie, la rencontre a eu lieu « à l’initiative du gouvernement du Burundi ». Elle s’est tenue au Rwanda, où le ministre burundais des Affaires étrangères, Albert Shingiro, a été accueilli par son homologue rwandais, Vincent Biruta. La « visite de travail » a eu lieu dans la localité frontalière de Nemba-Gasenyi.

« Cette rencontre entre dans le cadre de la volonté partagée d’évaluer l’état des relations bilatérales entre les deux pays voisins et de convenir sur (sic) les modalités de leur normalisation », indique le communiqué conjoint. Elle précise que le ministre rwandais a accepté une invitation à se rendre au Burundi à une date encore à fixer.

Cette rencontre est une surprise alors que les deux pays entretiennent de mauvaises relations. Chacun reproche à l’autre d’abriter des opposants en armes: le Rwanda, les auteurs du coup d’Etat raté de mai 2015 contre le président burundais Pierre Nkurunziza, qui venait d’imposer sa volonté de se présenter à un troisième mandat interdit par l’Accord de paix d’Arusha, qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2005; 300.000 morts); le Burundi, une partie des FDLR, armée formée des ex-miliciens et militaires génocidaires rwandais, qui furent le fer de lance du génocide anti-Tutsis qui fit un million de morts nommément recensés en 1994 .

Plus largement, Kigali n’apprécie guère les discours ethnistes contre les Tutsis que tiennent les autorités burundaises, dans l’espoir de faire l’unité des Hutus en leur faveur, alors que leur mauvaise gouvernance les a privés du large soutien dont elles bénéficiaient à leur arrivée au pouvoir, en 2005. Et Gitega voudrait que le Rwanda, qui abrite des milliers de Burundais ayant fui leur pays en raison des violences depuis 2015, soit aussi complaisant que la Tanzanie, qui n’hésite pas à faire pression sur « ses » réfugiés burundais pour qu’ils rentrent chez eux.

Le président rwandais Paul Kagame avait tendu la main à Gitega en mai dernier, en félicitant chaleureusement le « vainqueur » de la présidentielle burundaise – à l’issue de scrutins irréguliers – le général Evariste Ndayishimiye. Le 10 juillet, M. Kagame avait appelé le Burundi à « tourner la page » mais s’était heurté à une sèche fin de non recevoir de son nouvel homologue burundais: « Nous n’allons pas avoir de bonnes relations avec un pays qui use de malice, un pays hypocrite, qui prétend vouloir renouer de bonnes relations avec le Burundi alors qu’il met en même temps une grosse épine sous notre pied pour qu’on se blesse dessus », avait déclaré publiquement Evariste Ndayishimiye.

La Libre Afrique

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L’ex-président burundais Pierre Buyoya, actuel haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, a été condamné lundi par contumace au Burundi à la prison à perpétuité pour l’assassinat du président Melchior Ndadaye en 1993, selon la décision reçue mardi par l’AFP.

Premier président démocratiquement élu du Burundi et premier hutu à accéder au pouvoir, Melchior Ndadaye a été assassiné en octobre 1993 lors d’un coup d’État militaire qui allait entraîner le pays dans une guerre civile opposant l’armée, dominée par la minorité tutsi, à des groupes rebelles hutus. Elle fera 300.000 morts jusqu’en 2006.

Ndadaye avait succédé à M. Buyoya, porté par l’armée au pouvoir en 1987 et qui redeviendra président, à la faveur d’un nouveau coup d’État, entre 1996 et 2003, avant de remettre le pouvoir à Domitien Ndayizeye, un hutu, en vertu d’un accord de paix signé en 2000 à Arusha (Tanzanie).

Buyoya a été condamné pour « attentat contre le chef de l’État, attentat contre l’autorité de l’État et attentat tendant à porter le massacre et dévastation », selon le texte qui ne comporte que le dispositif (déclaration de culpabilité et peine) de la décision rendue par la Cour suprême.

Le nom de Pierre Buyoya avait déjà été cité en lien avec cet assassinat, sans que le début d’une preuve soit apportée. Dix-huit hauts responsables militaires et civils proches de l’ancien chef de l’État ont été condamnés à la même peine, trois autres à 20 ans de prison pour « complicité » des mêmes crimes et un seul, l’ancien Premier ministre de transition, Antoine Nduwayo, a été acquitté.

Seuls cinq accusés, quatre hauts gradés tustis à la retraite et M. Nduwayo, étaient présents au procès. Les autres, dont M. Buyoya, tous à l’étranger, étaient visés depuis novembre 2018 par un mandat d’arrêt international émis par le Burundi après l’arrestation des quatre ex-hauts gradés tutsis, accusés de figurer parmi les « auteurs » de l’assassinat de M. Ndadaye.

Le verdict a été rendu lundi en l’absence des accusés et de leurs avocats, qui n’avaient pas été prévenus, a expliqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, l’un des condamnés qui a dénoncé « un procès inique et du théâtre ».

Aucun responsable burundais n’a souhaité réagir mardi.

En 1998, une dizaine de militaires, dont le plus haut gradé était lieutenant, avaient été condamnés dans un procès considéré comme celui « des exécutants » de l’assassinat de M. Ndadaye, durant lequel aucun haut gradé n’avait été poursuivi.

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Il y a des miliciens Maï-Maï et des agents de certains services de l’Etat qui sont impliqués dans les pêches illicites sur le Lac Edouard vers la partie congolaise au Nord-Kivu. Le député Jean-Paul Ngahangondi, élu de Beni, l’a dénoncé samedi 17 octobre, à l’issue de son séjour dans cette partie du pays.

« Il n’y a pas une bonne mesure d’encadrement du côté RDC. Parmi les agents de l’Etat impliqués dans la pêche illicite, il y a notamment le chef d’antenne d’environnement y compris la force navale, qui sont accusés d’autoriser ou de faciliter les activités de pêche illicite sur le lac Edouard », a décrié Jean-Paul Ngahangondi.

Il a aussi indiqué que plusieurs arrestations des pêcheurs congolais sont enregistrées par les marines ougandaises et que la production de poisson a sérieusement baissé.

« Si les pécheurs congolais continuent à être victimes des actes de barbaries de l’UPDF, c’est parce que chez nous il y a du désordre, et il y a plus presque de poisson. Et de l’autre côté, là où il y a des maternités des poissons, on trouve des groupes armés communément appelés des Maï-Maï », a fait remarquer Jean-Paul Ngahangondi.

Il demande l’implication du gouvernement provincial et national pour la règlementation de pêche sur les eaux du lac Edouard et que tous les groupes armés qui envahissent la zone de frayère soient traqués par les FARDC.

« Moi je suis en train de penser que pour mettre fin à cette situation que traversent nos pécheurs, le gouvernement congolais doit d’abord réglementer les activités de pêche sur le Lac Edouard, mais également, que notre armée puisse traquer ces groupes armés afin que l’autorité de l’Etat soit rétablie », a proposé le député Ngahangondi. 

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Alors que le Rwanda attend de voir ce que les tribunaux belges décideront après la récente arrestation de trois fugitifs du génocide, un officiel fait savoir qu’au moins 40 génocidaires présumés se cacheraient dans ce pays européen.

Dans un entretien avec le quotidien The New Times, le porte-parole du parquet général Faustin Nkusi a dit que le Rwanda a d’ores et déjà envoyé à la Belgique 40 demandes d’extradition  au cours des deux dernières décennies.

Les 40 demandes d’extradition, a noté Faustin Nkusi, sont «de ceux dont nous sommes sûrs qu’ils vivent en Belgique».

Faustin Nkusi a ajouté: «Ce sont des demandes d’extradition que nous avons envoyées à différentes périodes. Et nous continuons à collaborer avec les autorités judiciaires belges qui se sont rendues au Rwanda pour mener des enquêtes sur de tels cas. »

Il a cependant refusé de divulguer plus de détails – tels que les noms et les lieux – concernant les 40, affirmant que cela pourrait compromettre les enquêtes en cours.

La Belgique, comme une dizaine d’autres pays européens, abrite un grand nombre de Rwandais  qui sont recherchés pour leur implication dans le génocide de 1994 contre les Batutsi.

En décembre dernier, un tribunal belge a condamné le suspect de génocide Fabien Neretse, 71 ans, à 25 ans de prison après avoir été reconnu coupable de génocide, meurtre, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Ce n’était pas le premier procès pour génocide en Belgique mais c’était la première fois qu’une poursuite et une condamnation pénale soient basées sur une loi réprimant le génocide, introduite en 2017. En effet, d’autres condamnations de Rwandais avaient été faites sur le fondement de la loi punissant les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre.

En Belgique, ancienne puissance coloniale, cinq procès en lien avec le génocide contre les Batutsi du Rwanda ont déjà eu lieu depuis 2001, ayant conduit à neuf condamnations.  Le procès de deux autres suspects, dont les cas avaient été disjoints de celui de Fabien Neretse, sont en préparation.

Les trois suspects arrêtés et inculpées en Belgique au début de ce mois d’octobre sont Pierre Basabose, Séraphin Twahirwa et Christophe Ndangali. Ils avaient été confondus par “une quarantaine de témoins” rencontrés au Rwanda dans le cadre de l’enquête belge lors de quatre commissions rogatoires dans le pays, a précisé Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral belge.

Le renvoi éventuel de ces suspects devant une cour d’assises belge “sera déterminé en dernier lieu sur la base du dossier présenté par le juge d’instruction et le parquet”, selon Eric Van Duyse

RNA

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(Agence Ecofin) - Facebook a pris des mesures pour éviter que sa plateforme ne serve à influencer les élections en Guinée. Le réseau social a, en plus de contrôler la publicité politique, mis en place des mesures pour contrôler les publications et mentionner tout ce qui peut poser un problème les concernant.

En Guinée, alors que la population se dirige vers les bureaux de votes, Facebook a mis des mesures en place pour détecter et annihiler tout comportement perturbant pour le scrutin sur sa plateforme. En plus de conditionner la publicité politique à des critères garantissant un comportement sain, le réseau social a mis en place plusieurs mesures pour s’assurer que les élections ne soient pas influencées depuis sa plateforme.

Ainsi, Facebook a mis en place une synergie entre sa plateforme éponyme et ses trois applications Messenger, Instagram et Whatsapp pour éviter que les Guinéens soient influencés dans leurs choix. « Nous procédons au retrait de contenus de désinformation susceptibles d’empêcher les citoyens d’aller voter, comme de fausses informations portant sur les dates, lieux, horaires et modes de scrutin », explique le réseau social.

« Pour les allégations abusives qui ne vont pas à l’encontre de nos Standards de la Communauté, nous coopérons avec plus de 70 organisations indépendantes pour la vérification de faits à travers le monde, y compris deux en Guinée, qui analysent et évaluent la pertinence des contenus partagés sur Facebook et Instagram », complète le réseau social.

Concernant la publicité politique, « une mention " financée par" indique clairement aux utilisateurs qui a payé pour les publicités ».

En plus, des vignettes de mise en garde sont apposées sur les contenus évalués comme faux ou partiellement faux par les vérificateurs du réseau social qui réduit également la viralité des posts en réduisant les possibilités de partage via Whatsapp et Messenger.

Enfin, Facebook a assuré tout mettre en œuvre pour démanteler les faux-comptes et les réseaux de pages susceptibles de troubler le scrutin.

Servan Ahougnon

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Le gouvernement rwandais a autorisé la production sur son sol de cannabis à usage thérapeutique destiné exclusivement à l’export, précisant mercredi que cette autorisation ne remettait pas en cause l’interdiction d’en consommer dans le pays.

"Le Rwanda va commencer à recevoir des candidatures pour des licences de la part d’investisseurs intéressés par cette culture thérapeutique à haute valeur ajoutée", a indiqué le gouvernement dans un communiqué. "Ce cadre spécifique d’investissement n’affecte en rien le statut légal de la consommation de cannabis dans le pays, qui demeure interdite", ajoute le communiqué.

Selon le Conseil rwandais du développement (RDB), plusieurs sociétés ont soumis leur offre pour débuter une production locale qui permettrait à Kigali d’accéder au juteux marché du cannabis thérapeutique. "Nous avons des investisseurs intéressés avec lesquels nous allons travailler dans les jours qui viennent, à présent que les directives sont en place", a déclaré la présidente du RDB, Clare Akamanzi, à la radio-télévision publique. "Les Etats-Unis, le Canada et l’Union européenne sont d’importants marchés qui achètent ces produits", a-t-elle poursuivi. Les autorités n’ont pas encore précisé quand la production serait susceptible de démarrer, ni dans quelles régions du pays, dont l’agriculture est le premier employeur. Mme Akamanzi a ajouté que les sociétés sous licence devront "présenter un très solide programme de sécurité qui devra être validé par nos service de sécurité".

"Il y a aura des mesures fortes comme des caméras de vidéosurveillance, des miradors, de l’éclairage public et du gardiennage pour s’assurer que les récoltes ne quittent pas l’exploitation pour se retrouver sur le marché local", a-t-elle précisé. La consommation du cannabis est interdite au Rwanda et les contrevenants sont passibles de deux ans de prison. Les vendeurs encourent 20 ans de prison et même dans certains cas, la prison à vie.

Agence Rwandaise d'information

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Le Programme alimentaire mondial, agence des Nations unies qui vient de recevoir le prix Nobel de la Paix pour ses efforts en vue de nourrir les plus démunis, vient de publier son rapport 2020 « Le coût d’une assiette ». Ce rapport comporte un index indiquant quelle proportion du revenu journalier moyen un habitant doit consacrer à l’achat d’une assiette de riz aux haricots (fayots). Parmi les 20 pays les plus mal lotis, 18 se trouvent en Afrique subsaharienne.

https://cdn.wfp.org/2020/plate-of-food/

Le « champion » toutes catégories est le Sud-Soudanais, qui doit consacrer… 186% de ses gains journaliers pour se payer un plat aussi simple, suivi par le Burundais, qui y consacre près de la moitié de son revenu quotidien. Voici le classement:

  1. Sud-Soudan: 186%
  2. Burundi: 43%
  3. Malawi: 35%
  4. Haïti: 34,96%
  5. Soudan: 28,68%
  6. Mali: 23%
  7. Mozambique: 21,89%
  8. Zimbabwe: 21,88%
  9. République démocratique du Congo: 20,82%
  10. Congo-Brazzaville: 15,22%
  11. Burkina Faso: 13,7%
  12. Lesotho: 12,89%
  13. Tadjikistan: 12,77%
  14. Gambie: 12,44%
  15. Rwanda: 9,92%
  16. Tanzanie: 9,44%
  17. Ouganda: 9,30%
  18. Bénin: 8,86%
  19. Zambie: 8,81%
  20. Mauritanie: 7,92%

La Libre Afrique

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