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Ce n’est pas la « vague bleue » qu’il escomptait, mais le démocrate Joe Biden est désormais le 46e président des États-Unis, dans une Amérique plus que jamais divisée et après quatre jours d’interminable comptage des bulletins – qui se poursuivent –, dont plus de 100 millions par correspondance. A 77 ans, Joe Biden, l’ancien vice-président de Barack Obama, prendra ses fonctions à la Maison Blanche le 20 janvier prochain.

Joe Biden y est enfin parvenu. Lui qui avait tenté l’aventure et échoué à deux reprises en se présentant aux primaires du Parti démocrate en 1988 puis en 2008 va enfin devenir le locataire de la Maison Blanche. Mais le parcours n’aura pas été simple pour celui qui était donné favori de la primaire démocrate il y a plus d’un an.

Presque hors-course après les premiers caucus et les premières primaires, il a finalement doublé tous ses adversaires et s’est hissé comme le seul à même de renverser Donald Trump, ce qu'il a réussi de justesse.

Du Sénat à la Maison Blanche : une très longue carrière politique

À 77 ans, Joe Biden est un vieux routier de la politique américaine. Il sera réélu six fois au Sénat, trente-six années durant. Parmi les lois les plus connues dont il est à l’origine, une sur les « crimes violents » dans les années 1990, une autre contre les violences domestiques, une troisième sur les narcotrafiquants. Joe Biden grimpera tous les échelons du Sénat dont il a occupé des postes très importants, rappelle Jean-Eric Branaa, auteur de Joe Biden, le 3e mandat de Barack Obama : président de la commission judiciaire au Sénat, président de la prestigieuse commission des affaires étrangères en 2001 et 2006.

Joe Biden ne quittera cette institution que pour devenir en 2008 vice-président de Barack Obama, qui l’a battu lors de la primaire démocrate et qui a besoin d’un « vétéran » à ses côtés. Joe Biden avait déjà tenté sa chance une première fois à la primaire démocrate de 1988, mais il avait dû jeter l’éponge après avoir été accusé de plagiat – un de ses discours ressemblait étrangement à celui prononcé par un travailliste anglais.

Pendant ses deux mandats de vice-président, Joe Biden restera discret face au président Obama, toujours charismatique – un charisme qui lui fait défaut, il est connu pour souvent chercher ses mots. Son amitié, souvent médiatisée, avec le président semble réelle. Barack Obama lui remettra en 2017 la médaille présidentielle de la Liberté, une des deux plus hautes décorations civiles du pays. L’ancien président américain l’accompagnera aussi en personne à ses meetings de campagne comme dans le Michigan, quelques jours avant le scrutin du 3 novembre. C’est là qu’on voit Barack Obama attraper un ballon de basket, dribbler et marquer un panier, sous les applaudissements. La vidéo a été vue plus de 10 millions de fois.

Joe Biden accède enfin au premier poste, mais les regards se tournent déjà vers la vice-présidente Kamala Harris fait remarquer Jean-Eric Branaa, car « si jamais il ne terminait pas le mandat, et vu son âge on a le droit de le penser, ce serait Kamala Harris qui accèderait à la plus haute marche ».

Joe Biden et son origine modeste : séduire la classe ouvrière

Joseph Robinette Biden Jr. est né en 1942 à Scranton, une ville ouvrière de Pennsylvanie, dans une famille catholique irlandaise. Son père est vendeur de voitures. Joe Biden mettra d'ailleurs en avant, bien plus tard, ses origines modestes pour séduire la classe ouvrière qui a en majorité voté Donald Trump en 2016. Enfant, il réussit à vaincre le bégaiement dont il est affligé. La famille déménage ensuite dans le Delaware, où il entre à l’université et étudie l’histoire et les sciences politiques.

Il se marie, devient avocat, puis se tourne vers la politique et à 29 ans, en 1972, est élu une première fois sénateur du Delaware, le plus jeune de l’histoire du pays. C’est à Wilmington qu’il s’installe, une ville ouvrière qui se développe lorsqu’il y arrive avec ses parents.

Lors de sa campagne présidentielle, Joe Biden a rappelé à maintes reprises ses origines modestes pour courtiser les « cols bleus », la classe ouvrière blanche qui s’était sentie délaissée au cours des deux mandats de Barack Obama et qui avait penché pour Donald Trump en 2016. Les plus délaissés et les franges les plus pauvres de la société sont aussi ceux qui ont le plus souffert de la crise du Covid-19, comme il a su le rappeler dans ses discours de campagne, des discours qui ont cette fois davantage séduit qu’il y a quatre ans.

Son empathie, sa bienveillance, une marque politique

Dans un contexte très particulier, pandémie de coronavirus oblige, Joe Biden a su petit à petit prendre de la distance dans les sondages en partie grâce à son empathie. Ces derniers lui prédisaient une victoire facile. Mais la « vague bleue » n’était pas au rendez-vous, et dans certains États, c'est dans un mouchoir de poche qu’il a remporté le scrutin.

La vie du désormais 46e président des États-Unis a toujours été jalonnée d’obstacles et très tôt marquée par les tragédies. En 1972, moins d’un mois après avoir été élu sénateur des États-Unis, sa première femme Neilia et sa fille Naomi sont tuées dans un accident de voiture ; ses deux fils, Bo et Hunter, blessés, en réchappent. Joe Biden se remariera cinq ans plus tard avec celle qui est toujours sa femme, Jill, avec qui il a eu une fille. Mais en 2015, autre drame : son fils Bo, le procureur général du Delaware, meurt d’un cancer du cerveau.

Très affecté, Joe Biden décide de ne pas disputer la primaire démocrate de 2016. Aujourd’hui encore, il cite ces drames personnels dans ses discours. « Cela fait partie de sa stratégie », explique Sonia Dridi dans son livre Joe Biden : le pari de l’Amérique anti-Trump : « On l’a vu ces derniers mois, que ce soit lors de la crise sanitaire ou au lendemain des manifestations et des violences après la mort de George Floyd, il a rappelé ses propres tragédies pour créer un lien avec les Américains, et finalement cela fonctionne très bien, beaucoup l’ont trouvé vrai, il y avait beaucoup d’émotion, c’est vraiment un point fort. »

Joe « le gaffeur » a réussi à s’imposer

« Je suis une machine à gaffes, mais quelle chose merveilleuse par rapport à un gars qui ne peut pas dire la vérité ! » Entendez Donald Trump. Joe Biden a lancé ce cri du cœur en décembre 2018. Il est effectivement un gaffeur en série, avec ses gaffes qu’on surnomme désormais les « bidenisms » comme lorsque lors d’un meeting, il a demandé à un sénateur en fauteuil roulant de se lever, ou quand il a, encore récemment, confondu sur un podium sa femme et sa fille.

L’an dernier, Joe Biden a été accusé par deux femmes de gestes déplacés (un baiser sur la tête sans consentement, un nez frotté contre un autre), et par une de ses anciennes assistantes au Sénat, Tara Reade, de viol. Une accusation que Joe Biden dément formellement, rappelant qu’il est à l’origine d’une loi contre les violences domestiques. Donald Trump le surnomme maintenant, entre autres, « le vicieux ».

Le candidat a également tenu un certain nombre de propos jugés racistes. Il a un jour assimilé des enfants noirs à des enfants pauvres, avant de tenter de se reprendre ; affirmé qu’un Noir n’est pas Noir s’il vote Trump… Des propos qui ont fait scandale, que Joe Biden a lui-même qualifiés de fâcheux et qui, finalement, sont mis sur le compte de ses gaffes. Dans le même ordre d’idée, il avait loué les bonnes relations qu’il entretenait au début de sa carrière avec deux sénateurs ségrégationnistes – lors d’un débat, la sénatrice Kamala Harris, d’origine jamaïcaine et indienne, le lui avait reproché. Mais c’est elle qu’il choisira comme co-listière et qui devient désormais la première femme vice-présidente afro-américaine des Etats-Unis.

Finalement, Joseph Robinette Biden Jr., le garçon de Scranton, est parvenu à s’imposer dans un pays très polarisé. Désormais il va devoir gérer une situation très complexe et composer avec un Sénat qui ne lui est pas acquis pour gérer une crise sanitaire et économique sans précédent et un pays plus divisé que jamais après le mandat de Donald Trump.

RFI



 

Le président Paul Kagame a reçu samedi 7 novembre une délégation de la RD Congo qui a délivré un message de son homologue Félix Tshisekedi, au vu des bonnes relations existantes entre les deux pays.

La délégation de la RD Congo était conduite par l’Ambassadeur Lolo Wamesa, Ambassadeur itinérant au Bureau du Président de la RDC et ils ont discuté avec le Président Kagame de la meilleure façon de faire progresser la coopération existante.

«La délégation a également informé le président Kagame de la situation politique en RDC et des consultations politiques menées par le président Tshisekedi», lit-on dans le tweet du bureau du président.

Le chef de l’Etat a adressé un message de soutien à son homologue alors qu’il cherchait une solution politique aux difficultés que présente la situation.

CongoAct.



 

Membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU depuis janvier 2018, la Guinée Équatoriale a toujours été un allié du Burundi et s’est tout le temps opposée à des réunions du conseil sur le Burundi et sanctions à envisager au cours des dernières années.

Après son refus obstiné de s’envoler pour Goma à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) où ses homologues des pays voisins allaient plancher sur la sécurité de la région, le nouveau Président burundais jette son dévolu sur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le président équato-guinéen, militaire comme lui et dictateur invétéré au pouvoir depuis 1979.

Evariste Ndayishimiye, son épouse et 5 de ses ministres (défense, santé, agriculture, relations extérieures, commerce) séjourne donc à Malabo depuis lundi après-midi dans le cadre d’une « visite d’Etat ».

C’est la première visite d’Etat effectuée dans un pays étranger par un Chef d’Etat burundais depuis plus de 5 ans.

Dernièrement, Evariste Ndayishimiye avait effectué une visite de travail en Tanzanie. Son prédécesseur Pierre Nkurunziza s’y était également rendu en 2017.

Près de 5 mois après sa prise de fonction, Evariste Ndayishimiye veut jouer la carte de la diplomatie en pactisant avec un Chef d’Etat qui tutoie impunément le monde libre et qui parvient à s’incruster au pouvoir, des décennies durant.

Le nouveau Président burundais a sans doute besoin de se mettre à l’école de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo pour apprendre de sa recette miracle.

Selon une source à la présidence burundaise, la Guinée Equatoriale est un pays ami du Burundi. Elle a toujours prouvé son attachement au Burundi en votant non chaque fois que la communauté internationale abordait la question des droits de l’homme, notamment au sein des institutions onusiennes.

Membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU depuis janvier 2018, la Guinée Équatoriale a toujours été un allié du Burundi et s’est tout le temps opposée à des réunions du conseil sur le Burundi et sanctions à envisager au cours des dernières années.

Autant Evariste Ndayishimiye a en horreur l’Occident, autant il chérit les pays africains qui s’affichent peu regardants sur les cas de violations des droits humains dont le Burundi est le théâtre.

« Notre pays doit coopérer avec les pays amis surtout les pays africains qui partagent la même culture, la même destinée. Nous avons été invité par son excellence le président de la République de Guinée Équatoriale pour renforcer nos relations bilatérales. Vous savez que nos relations sont très anciennes, le président de la République de Guinée a déjà visité le Burundi, le président du Burundi aussi feu son excellence Nkurunziza a visité ce pays », a-t-il déclaré lundi à son départ.

BurundiDaily



 

Le président John Magufuli a prêté serment jeudi pour un second mandat à la tête de la Tanzanie, après sa victoire écrasante à l'élection présidentielle du 28 octobre, que l'opposition a qualifiée de parodie de scrutin.

Défilés militaires, coups de canon, chanteurs populaires et milliers de supporters: la cérémonie d'investiture de M. Magufuli s'est tenue devant une foule compacte, ne portant pas de masque, réunie à l'intérieur et à l'extérieur du stade national Jamhuri, à Dodoma, la capitale.

Brandissant une lance traditionnelle et un bouclier aux couleurs de la Tanzanie, M. Magufuli, 61 ans, surnommé le "Bulldozer", a insisté sur le fait que cette séquence électorale était désormais close.

"Les élections sont terminées", a répété trois fois le président au cours d'un bref discours prononcé après sa prestation de serment.

"La tâche la plus grande et la plus importante à venir est pour nous tous de construire ensemble la Nation. Et je garantis aux Tanzaniens que je ferai honneur à ce serment en réalisant notre promesse de construire la Nation. Je coopérerai avec vous tous", a dit M. Magufuli.

Le président, élu en 2015 pour un premier quinquennat, s'exprimait en présence de trois de ses homologues: l'ougandais Yoweri Museveni, le zimbabwéen Emerson Mnangagwa et le comorien Azali Asoumani.

Le vice-président du Botwsana, des ministres et des diplomates étrangers assistaient également à la cérémonie.

M. Magufuli été proclamé victorieux du scrutin présidentiel avec 84% des voix, soit le score le plus élevé depuis les premières élections multipartites en 1995. Son principal adversaire parmi les 14 candidats de l'opposition, Tundu Lissu, du parti Chadema, est arrivé deuxième avec 13% des voix.

Le parti de M. Magufuli, le CCM, au pouvoir depuis l'indépendance, a également remporté une victoire écrasante lors des législatives couplées à la présidentielle, raflant la quasi-totalité des 264 sièges en jeu, en l'emportant même dans des circonscriptions historiquement acquises à l'opposition.

Celle-ci a rapidement dénoncé, avant même la publication des résultats, une parodie d'élection et des fraudes massives.

Plusieurs de ses dirigeants, dont M. Lissu, ont été arrêtés puis relâchés en début de semaine, après avoir appelé à des manifestations, qui n'ont finalement pas eu lieu.

Après un premier mandat de M. Magufuli marqué par ce que ses détracteurs considèrent comme une dérive autoritaire et un recul des libertés fondamentales, ces élections ont suscité un scepticisme généralisé parmi les diplomates et les analystes qui craignent un retour de facto à un régime de parti unique.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont demandé à la Tanzanie d'enquêter sur les allégations d'irrégularités et de violences, au cours desquelles 20 personnes sont mortes selon l'opposition.

VOA



 

Agathe Habyarimana, veuve de l'ancien président rwandais et soupçonnée d'être impliquée dans le génocide de 1994, est arrivée mardi matin au tribunal de Paris pour être interrogée dans l'enquête sur le rôle joué par l'ex-gendarme français Paul Barril à l'époque des massacres.

Âgée de 78 ans, Agathe Kanziga, veuve Habyarimana, a été convoquée par un juge d'instruction chargé de cette enquête pour "complicité de génocide", en vue d'être placée sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre le simple témoin et la mise en examen, selon une source proche du dossier.

Mme Habyarimana, que la France a refusé d'extrader au Rwanda sans toutefois lui accorder l'asile en raison des soupçons pesant sur elle, devrait être questionnée sur ses liens avec le capitaine Paul Barril, ex-gendarme de l'Elysée sous la présidence Mitterrand, reconverti dans les années 80 dans la sécurité auprès de chefs d'Etat africains.

Cette information judiciaire contre l'ancien militaire a pour origine des plaintes déposées en 2013 par l'association Survie, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et son antenne française.

Les ONG l'accusent notamment d'avoir signé en mai 1994, au plus fort du génocide, un contrat d'armement de 3 millions de dollars avec le gouvernement intérimaire rwandais (GIR) alors qu'un embargo international avait été imposé par l'ONU.

Paul Barril était à l'époque en lien avec la famille Habyarimana, notamment les fils de l'ancien président.

Au printemps, l'ancien militaire de 74 ans, atteint de la maladie de Parkinson, a été placé sous le statut de témoin assisté, après deux jours d'interrogatoires.

En 2016, plusieurs ex-mercenaires de sa société Secrets, qui l'avaient accompagné en Afrique centrale le 6 mai 1994 à bord d'un Falcon 50, avaient été interrogés en garde à vue, sans faire l'objet de poursuites à ce stade.

Selon l'ONU, environ 800.000 personnes, essentiellement tutsi, ont été tuées en trois mois lors de massacres déclenchés après l'attentat contre le président hutu Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994.

Mme Habyarimana est souvent présentée comme l'une des dirigeantes de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui, selon ses accusateurs, a planifié et orchestré le génocide, ce qu'elle conteste.

Exfiltrée du pays dès le 9 avril 1994, elle est elle-même visée depuis 2008 par une enquête sur son propre rôle dans le génocide, initiée par une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).

Dans cette procédure, elle a été interrogée une première fois par les gendarmes en 2010 comme simple témoin. Elle a été ensuite entendue une deuxième fois en 2016 par le juge d'instruction qui l'avait placée sous le statut de témoin assisté.

VOA



 

Le populaire chanteur Bobi Wine, principal adversaire du président Yoweri Museveni à la présidentielle de 2021 en Ouganda, a été arrêté mardi et ramené chez lui sous la contrainte par la police, après avoir enregistré sa candidature, a annoncé son parti.

A sa sortie de la Commission électorale, des policiers en uniforme ont brisé les vitres de la voiture de M. Wine, député de 38 ans, l'en ont sorti, puis l'ont embarqué dans un véhicule qui a démarré, selon des images diffusées en direct à la télévision.

L'opposant Bobi Wine annonce sa candidature à la présidentielle de 2021 en Ouganda

Selon le secrétaire général de la Plateforme de l'Unité nationale (NUP), David Lewis Rubongoya, Bobi Wine - nom d'artiste de Robert Kyagulanyi - a été ramené sous la contrainte à son domicile par les forces de sécurité qui l'empêchent désormais d'en sortir.

"L'armée et la police ont bloqué les rues qui y accèdent", a-t-il déclaré à l'AFP, elles ont également "tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les partisans de Bobi Wine" rassemblés devant son domicile.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la police de Kampala, Patrick Onyango, a refusé de confirmer l'arrestation de M. Wine ou de commenter spécifiquement l'action de la police contre lui à la sortie de la Commission électorale, indiquant simplement que l'opposant se "trouvait à son domicile".

Il a toutefois accusé M. Wine d'avoir enfreint les directives adressées aux candidats.

"La police a mis en garde tous les candidats à la présidentielle contre toute infraction aux directives arrêtées par la commission électorale et la police, mais Bobi Wine avait appelé ses partisans à défiler, contrevant aux mesures de lutte contre le Covid-19", a expliqué le porte-parole à l'AFP, "toute mesure prise par la police à cet égard était justifiée".

Yoweri Museveni, 76 ans, au pouvoir depuis 1986, briguera début 2021 un sixième mandat.

VOA



 

Les collèges et les lycées ont rouvert leurs portes après plus de sept mois de fermeture due à la crise du coronavirus. Le gouvernement rwandais a opté pour une rentrée progressive. Environ la moitié des élèves a repris ce lundi 2 novembre, les autres devront attendre le 23 novembre.

Au lycée Notre-Dame de Citeaux, à Kigali, les pensionnaires sont partagées entre excitation et inquiétude. Dans les couloirs, l’heure est aux retrouvailles et aux révisions.

Kendra Tesi, 17 ans, a revêtu son uniforme bleu nuit pour la première fois depuis sept mois : « On est vraiment contents, il faut juste que je rappelle à mes amis de porter leur masque et de respecter les distances, mais on est vraiment contents d’être ensemble, c’est cool. »

Elle regrette cependant le retard pris dans ses études : « Je devais faire mon baccalauréat cette année. Je voulais finir à 17 ans, mais maintenant je vais finir l’année prochaine à cause du coronavirus. »

Le programme reprend en effet au début du deuxième trimestre alors que le mois de novembre correspond normalement à la fin du troisième. Les premières semaines seront destinées à la révision et à l’évaluation des acquis, de quoi rendre la jeune Melissa nerveuse.

« En toute honnêteté, je me sens un peu nerveuse, parce que ce n’est pas quelque chose de facile de revenir à l’école après sept mois de vacances. Ce matin on a révisé ce qu’on a étudié avant d’aller en quarantaine ; ça revient petit à petit et tout. »

Port du masque obligatoire

Pour Thaddée Ndangamira, professeur de physique, tout est revenu à la normale, ou presque : « Tout est normal, à part le masque et le fait que le nombre d’enfants par classe a été divisé par deux. Avec le masque, quand je parle, les élèves me demandent de répéter. Quand elles me répondent, je ne comprends pas très bien. Donc, le son ne sort pas avec le masque. »

Pour l’instant, la reprise ne concerne que les élèves à partir de la quatrième année de primaire du système rwandais. Les plus petits devront quant à eux encore attendre. Le gouvernement n’a pas encore annoncé la date de leur rentrée.

RFI



 

Parmi les 13 cardinaux dont la création a été annoncée, dimanche 25 octobre par le pape François, figure Mgr Antoine Kambanda, archevêque de Kigali au Rwanda. Il est le premier Rwandais à recevoir le titre cardinalice.

Dans sa première interview après cette annonce, l’archevêque de Kigali a souligné la “surprise, la gratitude ” que cette nomination suscitait en lui.

«Cela a été une grande surprise pour moi. Je ne m’y attendais pas. J’étais dans mes activités de la vie ordinaire, jusqu’à ce que quelqu’un m’a téléphoné. Je n’y croyais pas. Mais, par la suite, j’ai entendu l’annonce lors de l’Angélus du Pape. C’est une surprise pour moi. Je remercie le Seigneur, car il est l’auteur de l’histoire, l’histoire en général ou l’histoire personnelle. Je n’avais jamais rêvé d’être Cardinal. C’est le seigneur qui l’a voulu. Comme le dit l’Evangile d’aujourd’hui (dimanche 25 octobre 2020. Ndlr), j’aime le Seigneur et j’ai consacré ma vie à travailler pour lui. Être Cardinal me donne l’opportunité de travailler beaucoup plus pour le Seigneur.  Je remercie beaucoup le Saint-Père qui m’a confié cette charge. J’aime l’Eglise, j’aime travailler pour l’Eglise et cela me donnera l’occasion de travailler beaucoup plus pour elle. », a déclaré Mgr Kambanda.

Le prélat de 62 ans dit qu’il utilisera sa nouvelle position pour continuer à servir Dieu et son peuple.

«Donc, je suis reconnaissant à Dieu pour cela et je m’engage à continuer à le servir. C’est quelque chose que j’aime de tout mon cœur et j’ai consacré ma vie à le servir. Cela signifie beaucoup. La confiance qui a été placée en moi signifie que je continuerai à servir l’Église de tout cœur », a-t-il dit.

Il dit que c’est un honneur pour lui et pour l’Eglise du Rwanda

«C’est un grand honneur non seulement pour moi mais pour toute l’église au Rwanda et cela crée de l’espoir pour l’Église au Rwanda. Il s’accompagne d’un certain nombre de privilèges car on devient conseiller du pape et on reçoit  une place dans le diocèse de Rome en tant que conseiller du pape. Ce sont les cardinaux qui élisent le pape et c’est parmi eux que le pape est élu.», a expliqué Mgr Kambanda, parlant des avantages de devenir cardinal.

La fonction de cardinal est très importante pour l’Église catholique romaine, puisque les cardinaux sont les plus proches conseillers du pape. Ils participent aussi au conclave, -à condition d’avoir moins de 80 ans-, et donc élisent le pape et peuvent être élu pape. Les cardinaux aussi appelés « princes de l’Église », puisque durant la vacance du Siège apostolique, ils assurent collégialement le gouvernement de l’Église et l’un d’entre eux peut succéder au pape.  

Chaque cardinal est créé au titre d’un diocèse, d’une paroisse ou d’une diaconie autour de Rome. Ce lien entre le cardinal et la ville de Rome s’appelle le titre cardinalice et symbolise sa communion au Pape, l’évêque de Rome.

Le Consistoire ordinaire du 28 novembre sera le septième du pontificat du Pape François. Le Pape argentin a déjà créé 88 cardinaux parmi lesquels 70 sont électeurs. Ces cardinaux revêtiront la pourpre qui indique leur disponibilité à se sacrifier “jusqu’au sang” au service du Successeur de Pierre, et même s’ils résident dans les régions les plus reculées du monde, ils deviennent titulaires d’une paroisse de la Ville éternelle parce qu’ils sont incardinés dans l’Église dont le Pape est l’évêque.

Mgr Kambanda a été nommé archevêque de Kigali en novembre 2018 après cinq ans à la tête du diocèse de Kibungo, dans l’est du Rwanda. Il y a succédé à Mgr Kizito Bahujimihigo, qui avait démissionné en janvier 2010 à la suite des problèmes financiers de son diocèse. En 2010, face à l’important déficit du diocèse, les banques avaient en effet lancé un ultimatum, menaçant de saisir l’ensemble des biens du diocèse.

Né en 1958 dans le diocèse de Kigali, Antoine Kambanda a effectué sa scolarité au Burundi, en Ouganda et au Kenya avant de rentrer au Rwanda pour étudier la philosophie puis la théologie, études qu’il a achevées au grand séminaire de Nyakibanda, près de Huye, dans le Sud. Il a été ordonné prêtre le 8 septembre 1990 par le pape Jean-Paul II lors de sa visite au Rwanda.

Il a été professeur et préfet au petit séminaire de Ndera près de Kigali entre 1990 et 1993 avant d’achever ses études supérieures à l’Académie alphonsienne de Rome, où il a obtenu son doctorat en théologie morale en 1999. Il a ainsi échappé au génocide des Tutsi dans lequel toute sa famille périra, à l’exception d’un frère qui vit actuellement en Italie.   

De retour au Rwanda en 1999, il devient directeur de la Caritas diocésaine de Kigali ainsi que de la commission diocésaine Justice et paix, en même temps que professeur de théologie morale au séminaire de Nyakibanda et directeur spirituel au grand séminaire de Rutongo. Nommé recteur du grand séminaire philosophique de Kabgayi en 2005, il était devenu, en 2006, recteur du séminaire de Nyakibanda. Il a été nommé archevêque de Kigali en novembre 2018 et a reçu le pallium des mains du pape François 29 juin 2019.

Agence Rwandaise d'Information



 

L'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé dimanche soir qu'il s'était placé en quarantaine après avoir été en contact avec une personne positive au coronavirus, précisant qu'il n'avait pas de symptôme.

"J'ai été identifié comme un contact de quelqu'un qui a été testé positif au Covid-19. Je vais bien et suis sans symptôme mais je vais me placer en quarantaine les jours qui viennent, en ligne avec les protocoles de l'OMS, et travailler à la maison", a tweeté Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Il est extrêmement important que nous nous conformions tous aux directives sanitaires. C'est ainsi que nous briserons les chaînes de transmission du #COVID19, supprimerons le virus et protégerons les systèmes de santé", a-t-il ajouté.

M. Tedros a été en première ligne des initiatives de l'agence de santé des Nations unies pour lutter contre la pandémie, qui a coûté la vie à près de 1,2 million de personnes et infecté plus de 46 millions de personnes dans le monde depuis que le nouveau coronavirus est apparu en Chine fin 2019.

L'ancien ministre éthiopien de la Santé et des Affaires étrangères, âgé de 55 ans, a répété pendant des mois que chaque personne avait un rôle à jouer dans l'arrêt de la propagation du virus.

Etat d'urgence à Genève

Le fait que M. Tedros lui-même ait été contraint de se mettre en quarantaine en raison d'une éventuelle exposition au virus pourrait entraîner de nouvelles attaques contre l'OMS et les mesures qu'elle recommande.

Des mouvements de colère apparaissent dans plusieurs pays européens à mesure que le Vieux Continent adopte des restrictions allant jusqu'au confinement pour tenter de juguler la deuxième vague épidémique. Plus de 279.000 personnes sont mortes du Covid-19 en Europe.

Genève, où l'OMS a son siège social, a déclaré dimanche un nouvel état d'urgence et affirmé que la ville irait au-delà des mesures nationales suisses, en fermant tous les bars, restaurants et magasins non essentiels.

Les autorités de la région, qui compte environ 500.000 habitants, ont déclaré que les nouvelles mesures étaient nécessaires en raison de la flambée des cas - avec plus de 1000 tests quotidiens positifs ces derniers jours - et de l'augmentation du nombre de patients atteints de Covid-19 dans les hôpitaux et les unités de soins d'urgence de Genève.

voa



 

Le président tanzanien John Magufuli a été réélu pour un second mandat au terme d'élections générales marquées par la quasi-disparition de l'opposition parlementaire, qui qualifie le scrutin de mercredi d'"imposture totale" entachée de fraudes massives.

Le président sortant, 61 ans, surnommé le "Bulldozer", est crédité de 84,39% des suffrages - contre 58% lors de sa victoire en 2015 - tandis que son principal rival Tundu Lissu, 52 ans, ne totalise que 13,03% des voix, selon les résultats définitifs proclamés vendredi par la Commission électorale (NEC).

Le reste des voix est éparpillé entre les 13 autres candidats.

"La Commission déclare John Magufuli (...) vainqueur de l'élection présidentielle", a annoncé le président de la NEC, Semistocles Kaijage.

Le parti de M. Magufuli, le CCM, au pouvoir sans discontinuer depuis l'indépendance, rafle par ailleurs la quasi-totalité des 264 sièges du Parlement attribués lors du scrutin législatif couplé à la présidentielle, selon les derniers résultats publiés par la NEC.

Le CCM remporte des circonscriptions dans des fiefs historiques de l'opposition, notamment à Dar es Salaam ou Arusha, la grande ville du Nord.

Cette victoire écrasante s'inscrit dans la droite ligne d'un premier mandat de M. Magufuli, caractérisé par un net recul des libertés fondamentales et une multiplication des attaques contre l'opposition, selon les organisations de défense des droits de l'Homme.

Ses partisans mettent en avant son combat résolu contre la corruption ou la renégociation de contrats avec des compagnies étrangères pour améliorer la part revenant au pays.

L'oeuvre "d'un gang"

M. Lissu avait pourtant su revigorer une opposition affaiblie, après être rentré en Tanzanie en juillet. Il venait de passer trois ans à l'étranger où il s'était remis d'une tentative d'assassinat en 2017, politiquement motivée selon lui et au cours de laquelle il avait été atteint de 16 balles.

Ce "n'était pas une élection" mais l'oeuvre d'un "gang qui a décidé de rester au pouvoir coûte que coûte", avait accusé jeudi M. Lissu, rejetant par avance des résultats "illégitimes".

"Le changement démocratique n'est pas possible en Tanzanie", avait-il déploré, dénonçant "une fraude électorale d'une ampleur sans précédent" dans le pays.

La Tanzanie n'autorise pas de contestation en justice du résultat de la présidentielle - une procédure possible pour les législatives - et M. Lissu a appelé ses partisans à des manifestations "démocratiques et pacifiques" et au soutien de la communauté internationale.

Mais pour l'heure aucun mouvement de protestation n'a été constaté.

"Nous sommes inquiets des informations crédibles faisant état d'irrégularités électorales et de l'utilisation de la force contre des civils désarmés, et nous demanderons des comptes aux individus responsables", a réagi la porte-parole du Département d'Etat américain, Morgan Ortagus, sur Twitter.

"Nous appelons les autorités tanzaniennes à prendre des mesures immédiates pour restaurer la confiance dans le processus démocratique", a-t-elle ajouté.

Rares sont les médias internationaux à avoir obtenu une accréditation pour couvrir le scrutin en Tanzanie continentale et plusieurs messageries ou réseaux sociaux tels que WhatsApp et Twitter ont été inaccessibles sur l'ensemble du territoire pendant plusieurs jours.

"L'art de truquer une élection"

Sur l'archipel semi-autonome de Zanzibar, où les électeurs choisissaient en outre leurs propres président et députés, le candidat du CCM, Hussein Mwinyi a largement remporté la présidentielle avec 76,27% des suffrages.

Sur cet archipel de l'océan Indien, théâtre de violences post-électorales récurrentes, l'opposition n'a remporté que quatre des 50 sièges de l'assemblée locale.

Seif Sharif Hamad, battu par M. Minyi à la présidence de Zanzibar et leader de l'opposition locale, a été arrêté jeudi avec d'autres membres de son parti d'opposition, l'ACT-Wazalendo, peu après avoir appelé ses partisans à manifester.

Son parti a indiqué qu'il avait été remis en liberté peu après la proclamation des résultats à Zanzibar jeudi soir et affirmé que son porte-parole Ismail Jussa avait été violemment frappé lors de son arrestation, au point d'avoir une jambe brisée et une fracture à l'épaule.

Zanzibar a fait l'objet pour ce scrutin d'un très important déploiement de policiers, soldats et de miliciens du parti au pouvoir, appelés "Zombies".

Tranchant singulièrement avec les commentaires de l'administration américaine, la mission d'observation de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est, dirigée par l'ancien président burundais Sylvestre Ntibantunganya, a conclu que le scrutin avait été conduit de "manière crédible".

Aux antipodes du chercheur sur Afrique de l'Est de l'International Crisis Group Murithi Mutiga, qui dès jeudi estimait: "La Tanzanie de Magufuli a élevé l'art de truquer des élections à un niveau inédit, comme de manigancer des victoires écrasantes pour le parti au pouvoir jusque dans les fiefs de l'opposition".

VOA

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