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Le « financier » présumé du génocide au Rwanda Félicien Kabuga, qui se trouvait en détention en France, a été transféré lundi à la division de La Haye du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui l’accuse notamment de génocide.

Arrêté en mai près de Paris après 25 ans de cavale, Félicien Kabuga, qui devait initialement être transféré à Arusha, en Tanzanie, est désormais détenu à La Haye où il devra subir un examen médical, a annoncé le MTPI, structure chargée d’achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR) dans un communiqué.

Kabuga, âgé de 84 ans selon le mandat d’arrêt, de 87 ans selon ses dires, est accusé d’avoir participé à la création des milices hutu Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit 800.000 morts selon l’ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

Il devait tout d’abord être remis par les autorités françaises à Arusha pour y être jugé par le MTPI, qui possède une division en Tanzanie et une aux Pays-Bas.

Un juge du Mécanisme a toutefois ordonné mercredi le transfert temporaire de ce dernier à La Haye « pour un examen médical détaillé », avant son éventuel transfert définitif à Arusha.

Kabuga est mis en accusation par le MTPI notamment pour « génocide », « incitation directe et publique à commettre le génocide » et « crimes contre l’humanité (persécutions et extermination) ».

Ancien président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, il conteste l’intégralité des sept chefs d’inculpations qui le visent.

– Future comparution –

Il est également soupçonné d’avoir contribué en 1993 à l’achat massif de machettes qui seront distribuées aux miliciens en avril 1994, une accusation qui appuie la thèse d’une planification du génocide, jamais tranchée par la justice internationale au grand dam de Kigali.

« Sa comparution initiale aura lieu le moment venu devant un juge de la Chambre de première instance affecté à son affaire », a précisé lundi le MTPI, qui n’a pas évoqué de date concernant un éventuel transfert à Arusha par la suite.

Les avocats de M. Kabuga avaient formulé une requête début octobre afin de demander qu’il soit définitivement transféré à La Haye et non à Arusha, « compte tenu de son âge, de sa santé fragile et de la présence de l’épidémie de Covid-19 en Tanzanie ».

Le procureur du MTPI, Serge Brammertz, avait partiellement soutenu la requête de la défense, estimant que M. Kabuga devait être « préalablement » transféré à La Haye afin de faire l’objet d’un « examen médical indépendant ».

L’objectif, selon le procureur, est de déterminer si son état de santé est compatible avec un transfert et une détention dans la ville tanzanienne.

Fin septembre, la Cour de cassation française avait définitivement validé la remise à la justice internationale de M. Kabuga, considérant qu’il n’y avait « pas d’obstacle juridique ou médical à l’exécution du mandat d’arrêt » visant à le transférer à Arusha.

La justice française, qui disposait d’un mois pour remettre l’octogénaire au MTPI à compter du 30 septembre, avait indiqué « attendre la décision » du Mécanisme sur le lieu de transfert de M. Kabuga, affirmant qu’elle « se conformerait à sa décision ».

La Libre Afrique



 

Parmi les 13 cardinaux dont la création a été annoncée, dimanche 25 octobre par le pape François, figure Mgr Antoine Kambanda, archevêque de Kigali au Rwanda. Il est le premier Rwandais à recevoir le titre cardinalice.

Dans sa première interview après cette annonce, l’archevêque de Kigali a souligné la “surprise, la gratitude ” que cette nomination suscitait en lui.

«Cela a été une grande surprise pour moi. Je ne m’y attendais pas. J’étais dans mes activités de la vie ordinaire, jusqu’à ce que quelqu’un m’a téléphoné. Je n’y croyais pas. Mais, par la suite, j’ai entendu l’annonce lors de l’Angélus du Pape. C’est une surprise pour moi. Je remercie le Seigneur, car il est l’auteur de l’histoire, l’histoire en général ou l’histoire personnelle. Je n’avais jamais rêvé d’être Cardinal. C’est le seigneur qui l’a voulu. Comme le dit l’Evangile d’aujourd’hui (dimanche 25 octobre 2020. Ndlr), j’aime le Seigneur et j’ai consacré ma vie à travailler pour lui. Être Cardinal me donne l’opportunité de travailler beaucoup plus pour le Seigneur.  Je remercie beaucoup le Saint-Père qui m’a confié cette charge. J’aime l’Eglise, j’aime travailler pour l’Eglise et cela me donnera l’occasion de travailler beaucoup plus pour elle. », a déclaré Mgr Kambanda.

Le prélat de 62 ans dit qu’il utilisera sa nouvelle position pour continuer à servir Dieu et son peuple.

«Donc, je suis reconnaissant à Dieu pour cela et je m’engage à continuer à le servir. C’est quelque chose que j’aime de tout mon cœur et j’ai consacré ma vie à le servir. Cela signifie beaucoup. La confiance qui a été placée en moi signifie que je continuerai à servir l’Église de tout cœur », a-t-il dit.

Il dit que c’est un honneur pour lui et pour l’Eglise du Rwanda

«C’est un grand honneur non seulement pour moi mais pour toute l’église au Rwanda et cela crée de l’espoir pour l’Église au Rwanda. Il s’accompagne d’un certain nombre de privilèges car on devient conseiller du pape et on reçoit  une place dans le diocèse de Rome en tant que conseiller du pape. Ce sont les cardinaux qui élisent le pape et c’est parmi eux que le pape est élu.», a expliqué Mgr Kambanda, parlant des avantages de devenir cardinal.

La fonction de cardinal est très importante pour l’Église catholique romaine, puisque les cardinaux sont les plus proches conseillers du pape. Ils participent aussi au conclave, -à condition d’avoir moins de 80 ans-, et donc élisent le pape et peuvent être élu pape. Les cardinaux aussi appelés « princes de l’Église », puisque durant la vacance du Siège apostolique, ils assurent collégialement le gouvernement de l’Église et l’un d’entre eux peut succéder au pape.  

Chaque cardinal est créé au titre d’un diocèse, d’une paroisse ou d’une diaconie autour de Rome. Ce lien entre le cardinal et la ville de Rome s’appelle le titre cardinalice et symbolise sa communion au Pape, l’évêque de Rome.

Le Consistoire ordinaire du 28 novembre sera le septième du pontificat du Pape François. Le Pape argentin a déjà créé 88 cardinaux parmi lesquels 70 sont électeurs. Ces cardinaux revêtiront la pourpre qui indique leur disponibilité à se sacrifier “jusqu’au sang” au service du Successeur de Pierre, et même s’ils résident dans les régions les plus reculées du monde, ils deviennent titulaires d’une paroisse de la Ville éternelle parce qu’ils sont incardinés dans l’Église dont le Pape est l’évêque.

Mgr Kambanda a été nommé archevêque de Kigali en novembre 2018 après cinq ans à la tête du diocèse de Kibungo, dans l’est du Rwanda. Il y a succédé à Mgr Kizito Bahujimihigo, qui avait démissionné en janvier 2010 à la suite des problèmes financiers de son diocèse. En 2010, face à l’important déficit du diocèse, les banques avaient en effet lancé un ultimatum, menaçant de saisir l’ensemble des biens du diocèse.

Né en 1958 dans le diocèse de Kigali, Antoine Kambanda a effectué sa scolarité au Burundi, en Ouganda et au Kenya avant de rentrer au Rwanda pour étudier la philosophie puis la théologie, études qu’il a achevées au grand séminaire de Nyakibanda, près de Huye, dans le Sud. Il a été ordonné prêtre le 8 septembre 1990 par le pape Jean-Paul II lors de sa visite au Rwanda.

Il a été professeur et préfet au petit séminaire de Ndera près de Kigali entre 1990 et 1993 avant d’achever ses études supérieures à l’Académie alphonsienne de Rome, où il a obtenu son doctorat en théologie morale en 1999. Il a ainsi échappé au génocide des Tutsi dans lequel toute sa famille périra, à l’exception d’un frère qui vit actuellement en Italie.   

De retour au Rwanda en 1999, il devient directeur de la Caritas diocésaine de Kigali ainsi que de la commission diocésaine Justice et paix, en même temps que professeur de théologie morale au séminaire de Nyakibanda et directeur spirituel au grand séminaire de Rutongo. Nommé recteur du grand séminaire philosophique de Kabgayi en 2005, il était devenu, en 2006, recteur du séminaire de Nyakibanda. Il a été nommé archevêque de Kigali en novembre 2018 et a reçu le pallium des mains du pape François 29 juin 2019.



 

L’armée congolaise a annoncé avoir délogé de son fief de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) la principale rébellion burundaise des Forces nationales de Libération » du Burundi (FNL) après trois jours d’intenses combats.

« Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont délogé et récupéré le quartier général de rebelles burundais FNL (Forces nationales de Libération, du Burundi) dirigé par Aloise Nzabampema », écrit le porte-parole de l’armée au Sud-Kivu, le capitaine Dieudonné Kasereka. Les FNL sont considérées comme la principale rébellion burundaise présente dans l’est de la RDC.

Rebellion rwandaise

L’armée congolaise affirme, dans le même communiqué, se battre aussi contre des rebelles burundais au sein du CNRD (Conseil national pour le Renouveau et la Démocratie, une dissidence de la rébellion hutue des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR), dont un groupe résiduel est toujours actif dans deux localités de la plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu), selon l’armée.

Le bilan de tous ces affrontements entre l’armée et des groupes rebelles burundais font état de « 27 ennemis neutralisés » (tués), plusieurs armes et munitions récupérées et trois militaires des FARDC sont tombés sur le champ d’honneur, quatre autres blessés », précise le communiqué. L’armée indique que « ces ennemis de la paix sont en débandade vers les forêts de Muranvia, Nyaburunda, Kashongo et la vallée Nyanzale Rudaga ».

L’armée congolaise a lancé « des opérations de grande envergue » contre trois groupes rebelles, les FNL, le CNRD et Red Tabara, qui a revendiqué plusieurs attaques sur le territoire burundais ayant fait, en septembre, des dizaines de morts parmi les forces de sécurité burundaise.

Visite ministérielle

Début octobre, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, avait été reçue par le président burundais Evariste Ndayishimiye. Le Burundi avait boycotté un sommet régional des chefs d’État préférant traiter des questions sécuritaires en bilatéral avec la RDC.

La RDC entretient des relations complexes avec ses voisins notamment le Rwanda et le Burundi, en raison de la présence sur son sol de réfugiés et de rebelles de ces deux pays dans l’Est congolais traversé par des conflits multiples depuis près de trois décennies.

VOA



 

Le Rwanda a lancé aujourd’hui un ambitieux projet de 32,7 millions de dollars (31,9 milliards Frw) pour restaurer le paysage forestier vert d’Amayaga situé dans la province du Sud.  

Appelé « Green Amayaga», ce projet  de restauration des paysages forestiers dans la région d’Amayaga est une initiative révolutionnaire de six ans qui permettra de reboiser l’écosystème dégradé et de restaurer les forêts naturelles de quatre districts de la province méridionale du Rwanda. Il favorisera la biodiversité, les services éco-systémiques, augmentera la productivité agricole et réduira la vulnérabilité des personnes et des écosystèmes aux effets néfastes du changement climatique.

Le projet «Green Amayaga » a été lancé ce vendredi 23 octobre 2020 dans le secteur de Muyira, district de Nyanza au sud du pays. Son lancement a coïncidé avec l’événement national de lancement de la saison annuelle de plantation forestière qui rassemble les Rwandais pour planter des arbres dans le but d’accroître la couverture forestière et la croissance économique,  promouvoir la biodiversité et protéger l’environnement.

«La restauration des forêts et des paysages profitera non seulement à notre environnement, mais améliorera également la santé et les moyens de subsistance des Rwandais et créera des emplois verts. Nous avons hâte de voir à nouveau la région d’Amayaga verte », a dit la ministre de l’Environnement Jeanne d’Arc Mujawamariya en procédant au lancement du dit projet.

«Le projet révolutionnaire ‘Green Amayaga’ fait partie des efforts du Rwanda pour accroître notre résilience au changement climatique en investissant dans des solutions fondées sur la nature. Lorsqu’il s’agit de s’adapter au réchauffement de notre planète, la Nature est notre meilleure alliée, ” a poursuivi la Ministre Jeanne d’Arc Mujawamariya.

Le projet est financé à hauteur de 77% par le Ministère de l’environnement. Le reste étant constitué de subventions du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Il sera mis en œuvre par l’Office rwandais de gestion de l’environnement (REMA, Rwanda Environment Management Authority) en partenariat avec l’Office rwandais des forets (RFA, Rwanda Forestry Authority)  et les districts de Kamonyi, Ruhango, Nyanza et Gisagara.

«Nous avons une occasion incroyable de bâtir de meilleures économies et des sociétés plus fortes. Le PNUD est fier d’appuyer et d’être associé à ce projet», a commenté Maxwell Gomera, représentant résident du PNUD, partenaire du projet.

«Le projet Amayaga est un autre exemple de remarquables niveaux de préparation et de créativité du Rwanda. La restauration de la biodiversité et des paysages n’est pas seulement du bon sens en ces temps extraordinaires, elle est impérative. Lorsque la biodiversité prospère, nous prospérons tous», a ajouté Maxwell Gomera.

Au cours des six prochaines années, le projet améliorera les moyens de subsistance des communautés locales, augmentera la productivité agricole et la sécurité alimentaire, créera des emplois verts, favorisera l’égalité des sexes et élargira les connaissances en matière de gestion des forêts. Plus de 1,3 million de personnes bénéficieront du projet, dont la majorité sont des femmes et des jeunes.

Le projet créera environ 150.000 emplois au cours des six années de sa mise en œuvre et fournira à 7.500 ménages du bétail pour améliorer la sécurité alimentaire et augmenter les revenus. En outre, 60.000 foyers recevront des fourneaux améliorés et éco-énergétiques pour réduire la consommation de bois et les émissions de gaz à effet de serre, et stopper les maladies respiratoires à l’intérieur.

Dans l’ensemble, le projet Green Amayaga fera progresser la restauration des forêts dégradées de la région, dont le paysage couvre plus de 550 hectares, soit 0,14% du total des forêts naturelles nationales du Rwanda, 10% de la forêt plantée ainsi que de nombreuses parcelles de reste de la forêt. La région d’Amayaga abrite la forêt naturelle de 354 hectares de Kibirizi-Muyira ainsi que les réserves forestières de Busoga.

Le projet cible les forêts qui abritent une importante biodiversité et fournissent des services éco-systémiques cruciaux aux communautés locales. Le projet améliorera la gestion durable des terres dans les terres agricoles du paysage, augmentera la productivité des plantations forestières et réduira les impacts négatifs des systèmes énergétiques domestiques sur les forêts en introduisant des foyers améliorés ainsi qu’une production de charbon de bois durable.

En ce qui concerne l’adaptation et la résilience climatiques, le projet renforcera la résilience des communautés et la biodiversité et contribuera à la stabilisation du changement climatique en particulier dans le district de Kamonyi, Ruhango, Nyanza et Gisagara.

Le projet Green Amayaga augmentera également le contrôle de l’érosion et la protection des marais et des zones tampons, ce qui augmentera également la productivité agricole. Au total, 263.000 hectares de terres agricoles seront restaurés et réhabilités. Les petits et grands bassins versants seront également réhabilités et restaurés pour fournir de l’eau pour la consommation humaine ainsi que pour les activités d’élevage et d’agriculture.

Le Rwanda a réalisé ces dernières années de lourds investissements dans la résilience climatique. Le projet «Green Amayaga» s’ajoute à un plan d’action climatique de 11 milliards de dollars récemment dévoilé par le gouvernement dans le cadre de l’accord de Paris que le Rwanda a signé en 2015.

Agence Rwandaise d'Information



 

Le Président rwandais Paul Kagame a officié ce jeudi 22 octobre la prestation de serment de six nouveaux sénateurs au parlement, à Kimihurura.

Les nouveaux membres du Sénat comprennent quatre qui ont été nommés par le Président et deux autres qui ont été élus par le biais du Forum consultatif des partis politiques au Rwanda.

Dans ses remarques, le Président Kagame a déclaré que les nouveaux sénateurs apportent une nouvelle énergie au parlement et contribuent au développement du pays.

«Ils apportent au Sénat du sang neuf, de l’expérience et des compétences diverses pour nous aider à faire avancer notre chemin de reconstruction de ce pays au bon rythme. »

Il a dit que «ces nouveaux sénateurs ont été choisis parmi nous, Rwandais, et représentent des Rwandais de tous horizons. Nous voulons que tous les Rwandais, quelles que soient leurs origines et leurs croyances, aient une voix. »

Et d’ajouter : «Les Rwandais considèrent le Sénat comme leurs yeux, leurs oreilles et leur cœur qui suit les priorités des citoyens et supervise les activités du gouvernement. Notre travail en tant que dirigeants exige un engagement à tenir nos promesses et les attentes des Rwandais.»

Le Chef de l’Etat rwandais a également souligné les défis actuels causés par la pandémie de Covid-19, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour surmonter ces défis.

«La pandémie de Covid-19 a touché toutes les régions du monde, y compris le Rwanda. Nous prenons les bonnes mesures pour nous protéger mais il y a des conséquences que nous ne pouvons pas éviter. »

Il a poursuivi en disant que « nous nous protégeons du virus lui-même, mais cela a entraîné des perturbations dans les activités de développement. Cela a affecté la vie des citoyens, notre économie et entravé le rythme des progrès. »

«Au fur et à mesure que les défis auxquels nous sommes confrontés augmentent, nous devons multiplier les efforts pour les résoudre. Là où nous avons atteint un développement considérable, nous ne devons pas être complaisants, mais continuer à investir davantage d’efforts. », a-t-il rappelé.

« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour atténuer les conséquences de cette pandémie. Mais les solutions à ces défis ne viennent pas aussi vite que nous le souhaitons, cela demande de la persévérance », a-t-conclu.

Le Sénat rwandais est composé de 26 membres; 20 d’entre eux ont été élus, 4 désignés par le Président de la République et 2 par le Forum des partis politiques agréés au Rwanda. Ils servent un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.

Agence Rwandaise d'information



 

(Agence Ecofin) - La RDC va bénéficier d’un financement de $25 milliards d'investisseurs allemands pour la construction et la modernisation de 10 000 km de voies ferrées. Ce projet, étalé sur 30 ans, aboutira à la connexion des 26 provinces du pays par le rail.

Le secteur ferroviaire en République démocratique du Congo (RDC) va connaitre une cure de jouvence. Le 20 octobre à Kinshasa, le gouvernement central, représenté par les ministères du Budget, du Portefeuille, des Transports et des Finances, a signé avec un groupe de sociétés de la République fédérale d’Allemagne, un protocole d’accord de 25 milliards de dollars pour la construction et la modernisation d'infrastructures ferroviaires.

Cet accord marque ainsi la concrétisation des engagements pris par le chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi – qui a présidé la cérémonie de signature –  au cours de sa dernière visite de travail effectuée  en novembre 2019 en Allemagne. Selon le vice-premier ministre, ministre du Budget, Jean-Baudouin Mayo Mambeke, le financement de ce projet sera échelonné sur une période 30 ans.

Les fonds alloués seront principalement affectés à la construction et à la modernisation de 10 000 km de rails dont 5 033 km déjà sous la gestion de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) et les Chemins de fer des Uélé (CEFU). A terme, le projet vise à connecter toutes les 26 provinces du pays par le rail.

Rappelons que la semaine dernière, la RDC a approuvé sous réserve le projet de convention de collaboration portant sur la mise en concession des infrastructures ferroviaires et l’exploitation de l’activité ferroviaire du pays.



 

L’Association Régionale d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels (ASRAMES) pourrait bénéficier d’un partenariat direct avec l’Union Européenne. Cette promesse a été faite par le nouveau chef de la coopération de l'Union Européenne en RDC, Laurent Sillano, mercredi 21 octobre lors de sa première mission à Goma depuis sa prise des fonctions en RDC.
Au cours de cette visite, il a promis de transmettre les défis et besoins de l’ASRAMES, à sa hiérarchie, pour un financement de l’Union Européenne :

"La Santé publique est naturellement un secteur dans lequel l’UE accompagne la RDC et ses autorités depuis déjà des nombreuses années. Et donc c’était important pour moi de pouvoir connaitre un acteur aussi important qu’ASRMAMES dans l’Est du Congo. Puisque finalement l’approvisionnement en médicaments de qualité dépend du bon fonctionnement de ASRAMES. Et la fonction de ASRAMES justement est de pouvoir garantir que ces médicaments de qualité sont disponibles pour la population. L’Union Européenne est fier de pouvoir appuyer une initiative comme celle-ci, une initiative qui vient des citoyennes et des citoyens du Nord-Kivu et de la région Est de la RDC. "

Avant ASRAMES, Monsieur Laurent Sillano a également visité, mardi, les différents chantiers en cours de construction sur financement de l'Union Européenne à Goma.

Radio Okapi



 

Alors que les deux pays entretenaient de mauvaises relations depuis plusieurs années et qu’une main tendue par le Rwanda avait été sèchement rejetée par le Burundi en août dernier, les ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont rencontrés mardi pour « convenir » de la « normalisation » de leurs relations.

Selon le communiqué conjoint dont La Libre Afrique a obtenu copie, la rencontre a eu lieu « à l’initiative du gouvernement du Burundi ». Elle s’est tenue au Rwanda, où le ministre burundais des Affaires étrangères, Albert Shingiro, a été accueilli par son homologue rwandais, Vincent Biruta. La « visite de travail » a eu lieu dans la localité frontalière de Nemba-Gasenyi.

« Cette rencontre entre dans le cadre de la volonté partagée d’évaluer l’état des relations bilatérales entre les deux pays voisins et de convenir sur (sic) les modalités de leur normalisation », indique le communiqué conjoint. Elle précise que le ministre rwandais a accepté une invitation à se rendre au Burundi à une date encore à fixer.

Cette rencontre est une surprise alors que les deux pays entretiennent de mauvaises relations. Chacun reproche à l’autre d’abriter des opposants en armes: le Rwanda, les auteurs du coup d’Etat raté de mai 2015 contre le président burundais Pierre Nkurunziza, qui venait d’imposer sa volonté de se présenter à un troisième mandat interdit par l’Accord de paix d’Arusha, qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2005; 300.000 morts); le Burundi, une partie des FDLR, armée formée des ex-miliciens et militaires génocidaires rwandais, qui furent le fer de lance du génocide anti-Tutsis qui fit un million de morts nommément recensés en 1994 .

Plus largement, Kigali n’apprécie guère les discours ethnistes contre les Tutsis que tiennent les autorités burundaises, dans l’espoir de faire l’unité des Hutus en leur faveur, alors que leur mauvaise gouvernance les a privés du large soutien dont elles bénéficiaient à leur arrivée au pouvoir, en 2005. Et Gitega voudrait que le Rwanda, qui abrite des milliers de Burundais ayant fui leur pays en raison des violences depuis 2015, soit aussi complaisant que la Tanzanie, qui n’hésite pas à faire pression sur « ses » réfugiés burundais pour qu’ils rentrent chez eux.

Le président rwandais Paul Kagame avait tendu la main à Gitega en mai dernier, en félicitant chaleureusement le « vainqueur » de la présidentielle burundaise – à l’issue de scrutins irréguliers – le général Evariste Ndayishimiye. Le 10 juillet, M. Kagame avait appelé le Burundi à « tourner la page » mais s’était heurté à une sèche fin de non recevoir de son nouvel homologue burundais: « Nous n’allons pas avoir de bonnes relations avec un pays qui use de malice, un pays hypocrite, qui prétend vouloir renouer de bonnes relations avec le Burundi alors qu’il met en même temps une grosse épine sous notre pied pour qu’on se blesse dessus », avait déclaré publiquement Evariste Ndayishimiye.

La Libre Afrique



 

L’ex-président burundais Pierre Buyoya, actuel haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, a été condamné lundi par contumace au Burundi à la prison à perpétuité pour l’assassinat du président Melchior Ndadaye en 1993, selon la décision reçue mardi par l’AFP.

Premier président démocratiquement élu du Burundi et premier hutu à accéder au pouvoir, Melchior Ndadaye a été assassiné en octobre 1993 lors d’un coup d’État militaire qui allait entraîner le pays dans une guerre civile opposant l’armée, dominée par la minorité tutsi, à des groupes rebelles hutus. Elle fera 300.000 morts jusqu’en 2006.

Ndadaye avait succédé à M. Buyoya, porté par l’armée au pouvoir en 1987 et qui redeviendra président, à la faveur d’un nouveau coup d’État, entre 1996 et 2003, avant de remettre le pouvoir à Domitien Ndayizeye, un hutu, en vertu d’un accord de paix signé en 2000 à Arusha (Tanzanie).

Buyoya a été condamné pour « attentat contre le chef de l’État, attentat contre l’autorité de l’État et attentat tendant à porter le massacre et dévastation », selon le texte qui ne comporte que le dispositif (déclaration de culpabilité et peine) de la décision rendue par la Cour suprême.

Le nom de Pierre Buyoya avait déjà été cité en lien avec cet assassinat, sans que le début d’une preuve soit apportée. Dix-huit hauts responsables militaires et civils proches de l’ancien chef de l’État ont été condamnés à la même peine, trois autres à 20 ans de prison pour « complicité » des mêmes crimes et un seul, l’ancien Premier ministre de transition, Antoine Nduwayo, a été acquitté.

Seuls cinq accusés, quatre hauts gradés tustis à la retraite et M. Nduwayo, étaient présents au procès. Les autres, dont M. Buyoya, tous à l’étranger, étaient visés depuis novembre 2018 par un mandat d’arrêt international émis par le Burundi après l’arrestation des quatre ex-hauts gradés tutsis, accusés de figurer parmi les « auteurs » de l’assassinat de M. Ndadaye.

Le verdict a été rendu lundi en l’absence des accusés et de leurs avocats, qui n’avaient pas été prévenus, a expliqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, l’un des condamnés qui a dénoncé « un procès inique et du théâtre ».

Aucun responsable burundais n’a souhaité réagir mardi.

En 1998, une dizaine de militaires, dont le plus haut gradé était lieutenant, avaient été condamnés dans un procès considéré comme celui « des exécutants » de l’assassinat de M. Ndadaye, durant lequel aucun haut gradé n’avait été poursuivi.

La Libre Afrique



 

Il y a des miliciens Maï-Maï et des agents de certains services de l’Etat qui sont impliqués dans les pêches illicites sur le Lac Edouard vers la partie congolaise au Nord-Kivu. Le député Jean-Paul Ngahangondi, élu de Beni, l’a dénoncé samedi 17 octobre, à l’issue de son séjour dans cette partie du pays.

« Il n’y a pas une bonne mesure d’encadrement du côté RDC. Parmi les agents de l’Etat impliqués dans la pêche illicite, il y a notamment le chef d’antenne d’environnement y compris la force navale, qui sont accusés d’autoriser ou de faciliter les activités de pêche illicite sur le lac Edouard », a décrié Jean-Paul Ngahangondi.

Il a aussi indiqué que plusieurs arrestations des pêcheurs congolais sont enregistrées par les marines ougandaises et que la production de poisson a sérieusement baissé.

« Si les pécheurs congolais continuent à être victimes des actes de barbaries de l’UPDF, c’est parce que chez nous il y a du désordre, et il y a plus presque de poisson. Et de l’autre côté, là où il y a des maternités des poissons, on trouve des groupes armés communément appelés des Maï-Maï », a fait remarquer Jean-Paul Ngahangondi.

Il demande l’implication du gouvernement provincial et national pour la règlementation de pêche sur les eaux du lac Edouard et que tous les groupes armés qui envahissent la zone de frayère soient traqués par les FARDC.

« Moi je suis en train de penser que pour mettre fin à cette situation que traversent nos pécheurs, le gouvernement congolais doit d’abord réglementer les activités de pêche sur le Lac Edouard, mais également, que notre armée puisse traquer ces groupes armés afin que l’autorité de l’Etat soit rétablie », a proposé le député Ngahangondi. 

Radio Okapi

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