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C’est l’un des projets  phares  de développement communautaire intégré  du nouveau régime du Général Major Evariste Ndayishimiye. Le projet Turikumwe veut renforcer l’intégration des communautés locales des communautés locales. Ce projet va financer l’assistance alimentaire et la nutrition auprès des communautés pauvres du pays. Il va financer également les petites entreprises, les écoles, les établissements de santé, les communautés hôtes et les réfugiés, a-t-on appris de Véronique KABONGO, Responsable des opérations pour le Burundi  à la Banque Mondiale.

« Le projet  PRODECI-TURIKUMWE est un projet de développement local qui soutient l'accès aux services, les moyens de subsistance en milieu rural, la sécurité alimentaire et la nutrition dans un contexte de pauvreté et de déplacement forcé. Le projet cible les communes des quatre provinces qui hébergent des camps de réfugiés à savoir Ruyigi, Cankuzo, Muyinga et Ngozi. Bien que la plupart des bénéficiaires soient des ressortissants burundais - y compris des personnes déplacées à l'intérieur du pays et des rapatriés - l'approche multisectorielle et sectorielle du projet soutiens à la fois les communautés hôtes et les réfugiés » indique la Banque Mondiale. 

Ces derniers jours, le Burundi est en train de ratifier d’importants projets de développement communautaire. Le plus récent étant un financement que la Banque Mondiale vient d’accorder au Burundi dans le cadre du projet «Energie solaire-  Soleil  NYAKIRIZA  dans les communes rurales du Burundi », signé à Bujumbura en date du 5 mars 2020 d’un montant de cent millions de dollars américains. Il avait  été porté par le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines.

S’agit-il alors d’une main tendue au nouveau régime ? 

La question reste difficile car les faits observés du côté de la coopération bilatérale et multilatérale  exigent une grande prudence pour deux raisons : La position des partenaires classiques du Burundi après l’exposé du rapport de Doudou Diène, le Président de la commission d’enquête  des Nations-Unies sur le Burundi dans l’Assemblée générale de la commission du 17 Juillet et l’attitude de l’UE par rapport à la demande de financement du Gouvernement du Burundi dans ses efforts de lutte contre le COVID-19. 

« La communauté internationale ne doit pas relâcher la pression qu’elle exerce sur le gouvernement burundais » a plaidé la Commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi, lors de la présentation à Genève de son rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies »  Selon les enquêteurs onusiens, « il faut plus qu’un nouveau Président pour briser le cycle de la violence au Burundi ». Ils mettent donc en garde la communauté internationale contre « un relâchement prématuré » et une volonté « à tourner la page », «comme si une élection et une transition politique suffisaient à garantir automatiquement l’amélioration de la situation des droits de l’homme à l’avenir » 

Du côté du Gouvernement du Burundi, les accusations de Doudou Diène ne tiennent plus lieu de raison d’être : « les scénarios apocalyptiques de violations massives de droits humains, présentés par cette Commission dans ses précédents rapports et basés  sur de soi-disant facteurs de risque à l’occasion des élections de 2020, ont été balayés d’une main par le peuple burundais qui a plutôt défié cette commission et témoigné de sa maturité à prendre en main sa propre destinée» Pour la délégation burundaise présente dans l’Assemblée du 17 Juillet de Genève : « Par les élections de 2020, le Burundi vient de marquer l’histoire et tourner la page avec la transition pacifique au sommet de l’Etat et la mise sur pied d’un nouveau gouvernement » selon l’Ambassadeur Rénovat Tabu, l’Ambassadeur du Burundi à Genève. 

Pourtant, la France, un des bailleurs principaux du Burundi n’a pas été convaincu par le discours de Renovat Tabou : « La France réitère son soutien à la commission d’enquête des Nations-Unies sur le Burundi.  L’élection du Président NDAYISHIMIYE à l’issu d’un processus électoral globalement pacifique doit être l’occasion de sortir de la crise qui persiste au Burundi depuis 2015. La France encourage le Burundi à coopérer avec les mécanismes des Nations-Unies de protection et de promotion des droits de l’homme. La France rappelle son attachement à ce que les autorités prennent des mesures nécessaires pour prévenir et lutter contre les violations des droits de l’homme y compris les exécutions sommaires, disparitions forcées, actes de tortures et violences sexuelles » d’où la France interpelle les autorités burundaises à sanctionner les responsables de ces violations, ce qui sera un aspect fondamental de retour de confiance après les élections de Mai 2020. 

La prudence de l’UE face aux demandes/volonté de reprise de coopération est un autre fait qui montre combien les bailleurs classiques du Burundi restent prudents. A preuve du contraire, l’Union Européenne a choisi de ne pas répondre jusqu’à présent aux demandes de financements des projets formulés par le Gouvernement du Burundi dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Seule la Banque Mondiale  s’est limitée à donner tardivement une enveloppe de 5 millions de dollars alors que la décision de financer le Burundi dans ses efforts de lutte contre le Covid-19 avait été prise au mois d’avril tandis que le FMI a décidé de geler une dette de 7,6 millions de dollar que le Burundi devait payer au cours de l’année 2020-2021.

 

Ce qui est sûr, le nouveau régime  fait tout ce qui est possible pour que l’UE décide de lever les sanctions économiques qui pèse encore sur lui. Parmi les stratégies à mettre en œuvre figure la volonté accélérée de réformes en cours : lutte contre la corruption dans les instances étatiques (discours du Ministre de la sécurité publique à l’endroit des fonctionnaires de ce Ministère), lutte contre l’impunité (arrestation de plus de 10 personnes soupçonnées de faire violence aux réfugiés qui regagnent le pays en province Makamba), l’organisation d’une retraite gouvernementale a Buye, commune Mwumba, Province Ngozi( dont les points saillants portent sur le développement communautaire et le retour des réfugiés ), etc.  D’ailleurs, le nouveau régime aurait été averti selon le journal italien lingo.it « la décision sur l’éventuelle levée de sanctions sera conditionnée par la preuve de réformes politiques et économiques claires, en plus du retour des réfugiés et du rétablissement des droits de l’homme » Ce journal ajoute que cette décision  serait examinée lors du prochain conseil de l’OIF prévue au mois d’Octobre.

 Gaudence UWINEZA | IPM Bujumbura



L’organisation de lutte contre les malversations économiques, OLUCOME en sigle plaide pour que le gouvernement revienne sur sa décision de fermeture des bureaux de change. C’est dans une correspondance officielle que cette organisation a adressé ce mercredi au Président Evariste Ndayishimiye.

«Il y a de spéculations autour des devises au Burundi. Non seulement, les gens n’ont pas de temps pour faire la queue dans les banques commerciales pour faire l’échange mais aussi les devises sont devenues comme la drogue. Elles se vendent a des pris très exorbitants. Les commerçants sont toujours en difficultés de travail et les touristes ne trouvent plus l’intérêt de  venir pour le tourisme. Ils vont dans les pays de la sous-région et la diaspora fait recours au troc, ce qui complique  davantage  la situation économique du pays» indique  Gabriel  Rufyiri, le Président de l’Olucome.

En effet,  depuis le mois de Février de cette année, la Banque Centrale a unilatéralement décidé de fermer les bureaux de change qui opèrent sur tout le territoire national. Pour cause, les bureaux de change n’ont pas respecté  les injonctions de la Banque centrale en matière de politique de change.

« La BRB a édicté une nouvelle réglementation des changes en date du 17 septembre 2019. Celle-ci obligeait les changeurs de fixer les taux de change journaliers dont la marge bénéficiaire ne dépasse pas 15%, de délivrer des bordereaux après chaque opération, d’acquérir un logiciel de gestion des bureaux de change. Malgré ces décisions, des manquements ont été relevés en rapport à la mise en œuvre de cette réglementation. Ce sont notamment, la fixation des taux qui ne se réfèrent pas aux taux officiels, une mauvaise exploitation du logiciel (BUREX) qui gère les opérations de change et le marché libre (appelé également marché parallèle ou marché noir car il est caché donc dans l’ombre, dans le noir) des devises qui persiste. » avait fait savoir le patron de la BRB, Jean CIZA.

Cependant, selon les analystes de la macroéconomie burundaise, cela semblait être un prétexte car l’Etat éprouvait des difficultés financières importantes d’où il fallait miser sur le contrôle du marché des devises. D’ailleurs, certaines décisions y relatives avaient précédé celle de la fermeture de bureaux de change. En guise d’illustration,  trois mois plutôt,  le Ministre de l’hydraulique de l’énergie et des mines d’alors Côme MANIRAKIZA avait annoncé, par un communiqué de presse qu’il avait rendu public la suspension des activités d’achat et de vente de l’or par les comptoirs locaux.  Seule la banque de la République du Burundi (BRB) gardait les prérogatives d’acheter de l’or par les coopératives et les sociétés minières.

« Il est demandé aux comptoirs qui disposent des stocks d’or de les vendre à la Banque Centrale. Les activités d’achat des autres types d’autres minerais ne sont pas concernées. Toutefois, il leur est recommandé d’effectuer des ventes en monnaie locale conformément à la réglementation en vigueur. Nous demandons instamment aux services chargés de l’immigration, à l’OBR et aux services concernés de faire respecter cette mesure  » avait fait savoir le Ministre Côme Manirakiza. 

S’agissait-il d’une mesure conséquente à la décision du Ministre d’octroyer tous les pouvoirs d’achats et de vente de l’or à la Banque  Centrale? Selon le bulletin du 4eme trimestre 2018 sur le commerce extérieur de l’ISTEEBU, « au premier trimestre 2018, l’or a alimenté le pays 50,23 milliards de FBu tandis qu’à la même période, le café a alimenté le pays à hauteur de 21, 60 milliards de FBu. Au quatrième trimestre 2018, l’or a procuré au pays 4, 81 milliards de FBu tandis qu’à la même période, le café l’a fait à hauteur de 32, 61 milliards de FBu. » d’où la stratégie du Ministre Manirakiza pour que l’Etat contrôle les recettes de l’or et partant des devises qui viennent des ventes. Dans ce même sens, la Banque Centrale précise également dans un communiqué officiel  que la facilité ouverte aux résidents de détenir des comptes en devises n’était  pas une autorisation de conclure des transactions en devises entre résidents pour le paiement des biens situés au Burundi ou des services rendus au Burundi.

D’après le rapport de la BRB sur la politique monétaire du 1er trimestre 2019, les réserves officielles se sont repliées de 20,1% par rapport au trimestre précédent s’établissant à 56,13 millions contre 70,25 millions USD (jusqu’au 31 décembre 2018). En glissement annuel, elles ont baissé de 22,2% et couvraient 0,7 contre 1,0 mois d’importations de biens et services au même trimestre de 2018. Cependant, le niveau planché est fixé à 4,5 mois dans les critères de convergence de la Communauté Est Africaine (CEA). C’est-à-dire que le pays doit avoir des réserves de devises pour importer les biens et les services pendant au moins 4 mois. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour le Burundi. En 2013, la BRB a réussi à maintenir le niveau des réserves à 3,8 mois d’importations.

Le secteur financier burundais est demeuré résilient en 2017 grâce à la reprise économique amorcée après la situation macroéconomique difficile qu’a traversée l’économie du pays depuis 2015. Toutefois, certains risques macroéconomiques persistent et leurs retombées adverses continuent à impacter le secteur financier. Il s’agit notamment du déficit budgétaire, la dépréciation de la monnaie nationale, la baisse des cours du café ainsi que la croissance économique modérée dans les principaux pays partenaires commerciaux extérieur du Burundi. Ces risques ont entrainé la dégradation de la qualité du portefeuille crédits et des pressions sur la liquidité bancaire.

 Steve Baragafise



Le succès de la chanteuse Aya Nakamura est loin d'être terminé. Plus rien ne semble arrêter la jeune femme de 25 ans, même à l'international. Comme l'a repéré Le Mouv', elle est l'artiste française la plus écoutée sur Spotify, se classant à la 288e place du top mondial des artistes, le 20 juillet 2020. Sur la plate-forme de streaming, ses titres (Djadja, Pookie, Copines...) sont écoutés par plus de 13 millions d'auditeurs par mois, dépassant alors Jul (3,3 millions par mois), Booba (2,3 millions) et le duo PNL (2 millions).

Un nouveau single qui cartonne

La jeune chanteuse a réagi à cette annonce en remerciant ses fans : "EH BHEEE !! Merci à vous pour tout ça". Depuis son premier album Journal Intime, sorti en 2017, Aya Nakamura s'impose sur la scène musicale française. Son single Djadja a été visionné plus de 620 millions de fois sur YouTube. Des stars planétaires comme la chanteuse Rihanna ou le footballeur Neymar ont chanté ses louanges. Elle devait même être à l'affiche du célèbre festival californien Coachella, reporté en octobre 2020 à cause de la crise sanitaire. Une véritable consécration.

FranceInfo



La police du Burundi a arrêté 12 personnes, dont des administrateurs locaux, pour avoir dépossédé de leurs biens des résidents revenant de la Tanzanie voisine, a-t-on appris de source policière.

Les arrestations ont eu lieu dans la province de Makamba (nord), deux jours après que le ministre de la sécurité, Gervais Ndirakobuca, ait mis en garde la police et les responsables de l'administration contre les pots-de-vin et autres pratiques de corruption.

Le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, a déclaré que parmi les 12 personnes arrêtées figuraient trois fonctionnaires de l'administration.

"Ils ont dépouillé leurs victimes de leurs biens et de leur argent. Et ceux qui se sont échappés ont payé des sommes exorbitantes comme frais de transport pour atteindre leurs villages d'origine", a-t-il déclaré dans des commentaires diffusés à la télévision d'Etat.

Le nouveau président du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a pris ses fonctions le mois dernier en promettant d'unifier le pays et de faire respecter les droits des citoyens.

Les groupes de défense des droits ont accusé les administrateurs locaux, les services de sécurité et la branche jeunesse du parti au pouvoir de torture, de viols collectifs et de meurtres d'opposants politiques. Le gouvernement a rejeté ces accusations.

VOA



La pandémie de Covid-19, génératrice de perturbations sans précédent dans l’éducation, source de fractures sociale et numérique, pourrait fragiliser encore davantage les traditionnels laissés-pour-compte de l’éducation: pauvres, fillettes, handicapés, souligne l’Unesco mardi à l’occasion de la publication d’un rapport mondial sur l’éducation.

« Les expériences du passé – comme avec Ebola – ont montré que les crises sanitaires pouvaient laisser un grand nombre de personnes sur le bord du chemin, en particulier les filles les plus pauvres, dont beaucoup risquent de ne jamais retourner à l’école », affirme ainsi la directrice de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, Audrey Azoulay, dans l’avant-propos du rapport, intitulé « Inclusion et éducation – Tous, sans exception ».

Car partout, sauf dans « les pays à revenu élevé d’Europe et d’Amérique du Nord, pour 100 jeunes parmi les plus riches qui achèvent le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, ils ne sont que 18 parmi les jeunes les plus pauvres à y parvenir ». « Dans 20 pays au moins, pour la plupart situés en Afrique subsaharienne, pratiquement aucune jeune femme pauvre de milieu rural ne mène ses études secondaires à leur terme », relève ce Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2020 de l’Unesco.

En 2018, l’Afrique sub-saharienne abritait la plus grande cohorte de jeunes non scolarisés, dépassant pour la première fois l’Asie centrale et du Sud: 19% des écoliers, 37% au niveau du collège, 58% des lycéens potentiels.

Dans le monde, près de 260 millions de jeunes n’avaient pas accès à l’éducation, soit 17% de ceux en âge d’être scolarisés. Et parmi les premiers exclus figurent les enfants défavorisés, les fillettes et jeunes filles, les enfants en situation de handicap, ceux issus de minorités ethniques ou linguistiques, les migrants…

Ainsi, « les élèves de 10 ans des pays à revenu moyen et élevé ayant reçu un enseignement dans une langue autre que leur langue maternelle obtiennent généralement des résultats inférieurs de 34% à ceux des locuteurs natifs dans les tests de lecture ».

– Internet à domicile –

Ou encore : « dans dix pays à faible et moyen revenu, les enfants handicapés ont 19% de chances en moins d’atteindre un niveau minimum en lecture que ceux qui ne sont pas handicapés ». Mais partout, le handicap peut être un obstacle à l’inclusion, notamment du fait des « croyances discriminatoires des parents »: « environ 15% des parents en Allemagne et 59% à Hong Kong craignent que les enfants handicapés ne perturbent l’apprentissage des autres ».

Et aux États-Unis, « les élèves LGBTI étaient près de trois fois plus susceptibles de dire qu’ils avaient pu préférer rester à la maison parce qu’ils ne se sentaient pas en sécurité à l’école ».

La crise sanitaire actuelle a plus que jamais mis en évidence ces fractures : « Les réponses à la crise de la Covid-19, qui a touché 1,6 milliard d’apprenants, n’ont pas accordé une attention suffisante à l’inclusion de tous les apprenants », soulignent les auteurs du rapport.

« Alors que 55% des pays à faible revenu ont opté pour l’apprentissage à distance en ligne dans l’enseignement primaire et secondaire, seuls 12% des ménages des pays les moins avancés ont accès à l’Internet à domicile. Même les approches qui ne nécessitent que de faibles moyens technologiques ne peuvent garantir la continuité de l’apprentissage. Parmi les 20% de ménages les plus pauvres, seuls 7% disposent d’une radio en Éthiopie et aucun n’a de télévision », citent-ils à titre d’exemple.

« Dans l’ensemble, environ 40% des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur n’ont pas réussi à soutenir les apprenants menacés d’exclusion », soulignent-ils, sans omettre de pointer les lacunes des pays riches : « en France, jusqu’à 8 % des élèves ont perdu le contact avec les enseignants après trois semaines de confinement ».

Sur ces différents constats, le rapport élabore une série de recommandations pour une éducation inclusive, à commencer par des politiques volontaristes, car « de nombreux gouvernements » n’ont pas encore mis en oeuvre de principe d’inclusion. L’Unesco juge aussi nécessaire des financements ciblés.

La Libre Afrique



Les membres du parti au pouvoir en Tanzanie, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), ont désigné samedi à l'unanimité le président John Magufuli candidat à sa réélection lors des élections générales prévues en octobre.

Tous les membres du CCM présents à un congrès national diffusé en direct depuis la capitale Dodoma, ont voté pour M. Magufuli, seul candidat à l'investiture de son parti pour la présidentielle dont la date exacte n'a pas encore été fixée.

«Je suis élu par tous les membres de cette assemblée, mais nous ne devons pas nous attendre à gagner les élections générales à 100%. Je vous remercie tous pour votre soutien, mais travaillons dur et vendons (bien aux Tanzaniens) notre programme politique», a déclaré le président dans son discours au congrès.

Outre leur président, les Tanzaniens éliront en octobre leurs députés et conseillers municipaux.

M. Magufuli, élu en octobre 2015, a été accusé d'avoir favorisé au cours de son premier mandat la restriction des libertés publiques, renforcé son autoritarisme et minimisé la dangerosité du nouveau coronavirus dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Depuis sa prise de fonction, le président s'est attaqué à la corruption mais au prix d'une gouvernance autoritaire, lui valant d'être fortement critiqué pour violations des droits de l'homme.

Les partis d'opposition ont appelé à la formation d'une commission électorale indépendante tout en indiquant qu'ils n'appelleraient pas à boycotter le scrutin, comme ils l'avaient fait l'année dernière lors des élections locales.

«Nos commissions électorales ne sont pas indépendantes et nous demandons des réformes, en vain. Cependant, notre parti a décidé de ne pas boycotter les élections cette fois», a affirmé Seif Sharif, président de l'Alliance pour le changement et la transparence (ACT).

Lors des cinq prochaines années, le CCM affirme vouloir se concentrer sur la création d'emplois, la bonne gouvernance, la justice et l'agriculture.

Le parti a également choisi Hussein Mwinyi, fils de l'ancien président Ali Hassan Mwinyi, comme candidat à la présidence de l'île semi-autonome Zanzibar.

Le Figaro



Par Burundi Human Rights Initiative (BHRI).

Votre Excellence Monsieur le Président,

Nous vous adressons cette lettre suite à votre investiture en tant que président du Burundi. Nous exprimons nos condoléances pour la mort soudaine de votre prédécesseur, Pierre Nkurunziza, et vous souhaitons de la force et du courage pendant cette période importante pour votre pays.

Alors que vous assumez vos nouvelles fonctions, une responsabilité importante repose sur vos épaules : mettre fin à la violence politique et à l’impunité qui ont dévasté la vie de tant de Burundais.

Vos condamnations publiques de la violence politique, ainsi que vos engagements à mettre fin à l’impunité, ont été encourageants. Dans votre discours d’investiture le 18 juin 2020, vous avez souligné l’importance du respect pour les droits humains et la justice, et vous avez déclaré : « Nous souhaitons que les infractions soient punies. Toute personne qui commet une infraction, qu’elle soit membre du gouvernement ou pas, doit être traduite en justice. Nous souhaitons qu’aucune infraction ne soit ignorée pour éviter que cela devienne une source de conflit comme dans le passé. » Avant cela, en tant que Secrétaire général du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), vous avez déclaré dans un discours prononcé à Rumonge le 14 février 2020 que « ce que vous dites, (le mot) ‘tolérance’ ne reviendra même pas … Il est interdit de dire ‘celui-ci doit être puni et non celui-là’. L’impunité est nuisible. »

Il est grand temps de traduire ces engagements en actes et de vous assurer que les espoirs qu’ils ont engendrés ne soient pas anéantis. Si vous envoyez un signal fort – par des actions, pas seulement des paroles – que les auteurs de violations graves des droits humains, notamment ceux qui occupent des postes de responsabilité, devront rendre des comptes, d’autres seront moins enclins à recourir à la violence ou à ordonner à leurs subordonnés de le faire. Nous pensons que des progrès réalisés dans le domaine de la justice contribueraient également à apaiser les inquiétudes postélectorales concernant la trajectoire du pays, ainsi qu’à améliorer les relations du Burundi avec ses partenaires internationaux.

Nous sommes conscients qu’en tant que président du Burundi, vous serez confronté à de nombreux défis et priorités concurrents, et que vous devrez gérer les intérêts de personnes puissantes. Mais de nombreux Burundais – ceux qui ont voté pour vous ainsi que ceux qui n’ont pas voté pour vous – aspirent à des progrès dans la restauration de leurs droits fondamentaux.

L’Initiative pour les droits humains au Burundi a récemment publié les conclusions de ses enquêtes sur les cas de six Burundais tués en raison de leurs affiliations politiques entre octobre 2019 et mai 2020. La plupart étaient membres du Congrès national pour la liberté (CNL), principal concurrent du CNDD-FDD lors des élections.

Selon nos enquêtes, des membres de la ligue des jeunes du parti que vous avez dirigé depuis quatre ans, les Imbonerakure, étaient responsables de la plupart de ces crimes. Dans la province de Ngozi, ils ont attaqué un propriétaire de bar âgé de 22 ans, Évariste Nyabenda, lorsqu’il a tenté de les empêcher de battre ses collègues membres du CNL en octobre 2019 ; il est décédé en novembre des suites de ses blessures. Un mois plus tard, dans la province de Bujumbura, Désiré Ntahondabasigiye, un représentant local du CNL, a été abattu à travers une fenêtre de sa maison alors qu’il dînait avec sa femme et ses enfants ; deux Imbonerakure munis de fusils ont été vus près de sa maison. Plus récemment, en mai, deux semaines seulement avant les élections, des Imbonerakure ont enlevé Richard Havyarimana, un représentant local du CNL, dans la province de Mwaro. Il a été retrouvé mort dans une rivière trois jours plus tard, présentant de profondes entailles à la tête. Il laisse une jeune veuve et un bébé de 3 mois.

Dans certains de ces cas, les Imbonerakure ont agi de connivence avec des autorités locales ou des représentants locaux du CNDD-FDD – ou avec leur soutien apparent. Par exemple, nos recherches ont révélé que l’administrateur d’une commune de la province de Gitega a ordonné à des Imbonerakure de tuer Jean Bosco Ngabirano, un membre du CNL, après une dispute dans un bar en mars 2020. Son corps a été retrouvé le lendemain, présentant des marques de ce qui ressemblait à un passage à tabac sévère. À Muyinga, un administrateur communal aurait fait l’éloge d’un Imbonerakure qui faisait partie d’un groupe qui avait battu Fauzia Basesuwabo – membre du CNL – ainsi que son mari et leurs trois fils ; Basesuwabo est décédée des suites de ses blessures en mars 2020, quelques jours après les coups.

Dans d’autres cas, des agents de l’État auraient eux-mêmes tué des personnes. En mars 2020, Albert Niyondiko, soupçonné de soutenir l’opposition armée, a été abattu au seuil d’une cabane dans la province de Bururi, dans une opération de la police et du service de renseignement, qui ont ordonné son enterrement immédiat.

Ce n’est que dans l’affaire de Mwaro que les auteurs présumés du meurtre sont toujours en détention. Dans les cinq autres cas, soit ils n’ont jamais été arrêtés, soit ils ont été libérés au bout de quelques jours. Des Imbonerakure, des autorités locales ou des membres de la police ont continué de menacer certaines des familles des victimes après les meurtres afin d’essayer d’étouffer la vérité.

ÉvaristeDésiréRichardJean BoscoFauzia et Albert ne sont que quelques-unes des victimes des violences politiques qui ont balayé le Burundi dans la période précédant les élections de 2020. Leurs décès ne doivent pas être minimisés ou oubliés, comme tant d’autres l’ont été au Burundi. Bien plus de personnes ont été tuées, enlevées, grièvement blessées ou arrêtées de façon arbitraire au cours de la période préélectorale, dans presque tous les cas sans que personne n’ait aucun compte à rendre. Des membres du CNDD-FDD ont également été victimes de violences et ont droit à la justice eux aussi.

Vous détenez une des clés de l’avenir du Burundi : la justice. Vous pouvez mettre fin aux ingérences dans le système judiciaire. Le mépris éhonté de l’État de droit a terni l’image du Burundi sur la scène mondiale. Vous pouvez remédier à cela en encourageant publiquement des poursuites contre les agents de l’État, les Imbonerakure et les représentants du CNDD-FDD, ainsi que des membres d’autres groupes politiques impliqués dans de tels crimes.

Rendre justice aux familles de ces six victimes serait une démonstration importante de votre engagement à mettre fin à l’impunité et pourrait restaurer la confiance parmi les familles des autres victimes de meurtres politiques que justice peut être rendue. Des progrès visibles dans ces six affaires, entre autres, permettraient également à l’ensemble de la population de reprendre confiance dans le système judiciaire.

Plus important encore, cela montrerait qu’en tant que Président, vous êtes prêt à faire table rase du passé et à défendre tous les Burundais, comme vous l’avez promis à plusieurs reprises. À ceux qui doutent toujours de votre volonté de promulguer de telles réformes, que ce soit un engagement : montrez-leur qu’ils ont tort et que votre présidence marque le début d’une nouvelle ère au Burundi.

L’Initiative pour les droits humains au Burundi est prête à discuter de ces six cas avec les autorités concernées, et espère que vous serez prêt à engager un dialogue constructif sur les réformes des droits humains au Burundi, alors que vous vous apprêtez à faire avancer le pays.

La Libre Afrique



La crise politique qui couve en République démocratique du Congo (RDC) s’est transformée jeudi en manifestations violentes, avec au moins trois morts – deux manifestants et un policier – lors des marches interdites et réprimées contre le choix du nouveau président de la Commission électorale.

Les deux manifestants ont été tués dans les deux principales villes Kinshasa et Lubumbashi, selon le bureau des droits de l’homme des Nations unies au Congo, qui s’inquiète « de l’usage de la force létale par les forces de l’ordre ».

A Lumbumbashi (sud-est), la victime, un homme de 32 ans, a été tué par la police militaire, ajoute cette même source sur Twitter qui « déplore la participation des soldats de l’armée congolaise aux tâches de maintien de l’ordre ».

Le service onusien « condamne également la mort d’un agent de police » à Kinshasa. Il « a été lynché après avoir tiré sur les manifestants », avait indiqué cette source à l’AFP.

La Libre Afrique 



La commission spéciale de la Chambre qui sera chargée de se pencher sur le passé colonial de la Belgique aura une large mission, dont celle de «formuler des recommandations sur la manière d’aborder le passé dans l’État indépendant du Congo et le passé colonial belge au Congo, au Rwanda et au Burundi au travers de souvenirs communs», a-t-on appris vendredi.

Elle disposera d’un an pour mener à bien ses travaux, avec l’aide d’experts belges, congolais, burundais et rwandais, qui devront remettre un premier rapport le 1er octobre prochain, indique l’avis rédigé par la présidente de la commission des relations extérieures de la Chambre, Els Van Hoof (CD&V) et adressé à la conférence des présidents.

Celle-ci devrait donner la semaine prochaine son aval à la mise sur pied de cette commission spéciale. «Le monde entier tourne ses regards vers cette commission. Il est unique qu’un pays mette sur pied une commission spéciale au sein de son parlement (pour étudier) la période coloniale et ses conséquences», a affirmé Mme Van Hoof.

La présidence de cette commission de dix-sept membres devrait revenir au groupe Ecolo-Groen.

Plusieurs objectifs

Le mandat de la commission est étendu. Elle doit faire la clarté sur l’État indépendant du Congo (EIC, 1885-1908) et sur le passé colonial de la Belgique au Congo (1908-1960); au Rwanda et au Burundi (1919-1962) et d’en tirer des enseignements pour l’avenir. Elle est aussi chargée d’examiner ’le rôle et l’impact structurel que l’État belge, les autorités belges et les acteurs non étatiques (comme par exemple, la monarchie, l’Eglise, les exploitants des économies coloniales, …) au sens large ont eu sur l’EIC et sur le Congo belge, le Rwanda et le Burundi (1885-1962).

Le travail de recherche historique portera aussi sur l’examen de l’impact économique de la colonisation sur la Belgique et les pays colonisés, «y compris notamment les manières dont les profits de l’exploitation du Congo ont été transférés à la Belgique, et les personnes, entreprises et institutions qui en ont été les bénéficiaires».

La commission sera aussi chargée de formuler des recommandations sur la manière d’aborder le passé au travers de souvenirs communs et d’élaborer des propositions pour la réconciliation entre les Belges (y compris les Belges d’origine congolaise (rwandaise et burundaise), et «optimaliser les relations» entre les Belges et les ressortissants de ces trois pays.

Les experts doivent quant à eux indiquer dans leur rapport s’il existe des indications selon lesquelles certaines archives susceptibles de contenir des informations précieuses ne sont pas ou sont peu accessibles et quelles sont les solutions pour y remédier.

Ils doivent aussi déterminer quels sont les points de vue historiques sur lesquels il existe un consensus parmi les historiens, en particulier sur les violations des droits humains, le racisme et la ségrégation institutionnels, la violence structurelle, le travail forcé et l’exploitation économique.

Belga



Élu aux élections présidentielles du Malawi, Lazarus Chakwera demande l’aide de Dieu pour diriger le pays.

À l’issue d’une année de bataille judiciaire, le Malawi, pays au sud-est de l’Afrique, a un nouveau président, Lazarus Chakwera. Ce père de quatre enfants est un ancien pasteur. Il a même dirigé les Assemblées de Dieu du Malawi pendant près de 25 ans.

Dirigeant du Parti du Congrès du Malawi depuis 2013, Lazarus Chakwera s’était présenté aux élections présidentielles de 2013 et 2019 sans succès.

En 2019, 160 000 voix le séparaient du vainqueur Peter Mutharika. Un scrutin invalidé en février dernier par la Cour Constitutionnelle pour « fraudes massives ». Le second vote a donc eu lieu le 2 juin.

Lazarus Chakwera, diplômé de philosophie et de théologie, prône l’unité, la lutte contre la corruption, l’emploi et la prospérité. Il termine chaque meeting par la prière et dit être envoyé par Dieu.

« Dieu m’a parlé. Dieu m’a dit : ‘je ne te retire pas ton ministère’. Il m’a dit : ‘je prolonge ton ministère pour que tu puisses diriger une nation toute entière’. »

Samedi soir, il a prononcé son discours d’investiture.

« Moi, docteur Lazarus McCarthy Chakwera, jure solennellement exécuter bel et bien les fonctions de haut fonctionnaire de la République du Malawi, préserver et défendre la Constitution. »

Avant d’ajouter, « alors, Dieu, aide-moi ».

Le président sortant, Peter Mutharika, estime qu’il s’agit de « la pire [élection] de l’histoire de nos élections au Malawi », et demande un troisième vote. Mais la Commission des Droits de l’Homme du Malawi parle elle de « vote paisible et transparent ».

Infochretienne.com

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