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KIGALI, Rwanda, 21 octobre 2019 (WAM) - Facilitateur du commerce mondial, le DP World a inauguré sa plate-forme logistique à Kigali en présence du président rwandais Paul Kagame et du président-directeur général de DP World, Sultan Ahmed ben Sulayem.

Cette installation, opérationnelle depuis septembre 2018 en mode test, a une capacité annuelle de 50 000 EVP. Lorsqu'il fonctionne à pleine capacité, il peut potentiellement faire économiser aux entreprises rwandaises jusqu'à 50 millions de dollars par an en coûts logistiques.

Depuis le début de ses opérations dans la capitale rwandaise l'année dernière, la plate-forme logistique de Kigali a réduit le temps de rotation des camions, qui était en moyenne de 10 à 14 jours à seulement trois jours.

La plate-forme logistique de Kigali sert de passerelle vers le cœur de l’Afrique, reliant le Rwanda aux pays voisins, notamment la République démocratique du Congo, le Burundi, l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya. L'installation aura également accès au port de Mombasa au Kenya et à Dar Es Salaam en Tanzanie, sécurisant ainsi deux passerelles commerciales vers la mer.

Le chemin de fer reliant le port de Mombasa au Kenya passera par l’Ouganda jusqu’au Rwanda et le chemin de fer reliant Dar Es Salaam à Kigali est en cours de construction. Son dernier revêtement de fret ferroviaire sera situé sur la plate-forme logistique de Kigali.

Relier les chemins de fer à la plate-forme logistique de Kigali pourrait permettre de réduire considérablement les coûts logistiques des exportations et des importations via des passerelles internationales sur la côte. À l'heure actuelle, le transport d'un conteneur de Kigali à Dar Es Salaam coûte trois fois plus cher que le transport du même conteneur de Dar Es Salaam à Changhai.

La plate-forme logistique de Kigali a déjà contribué au progrès socio-économique grâce à la création de 667 emplois directs et indirects, avec 98% d'emplois locaux.

Le terminal de Kigali contribue également à l'élévation du niveau de vie dans les villages voisins par le biais de projets de développement commercial et de possibilités de stages pour les jeunes adultes issus de familles économiquement défavorisées.

Traduit par : Gihane Fawzi.


http://wam.ae/en/details/1395302796319

 



Le Rwanda se développe encore plus rapidement que prévu. L’objectif de Kigali est permettre au pays d’émerger dès 2020.

« Je suis arrivé à Kigali il y a environ cinq ans, pour trouver un travail et de nouvelles opportunités », explique Hassan Mudenge, jeune homme de 35 ans aujourd’hui aide-manœuvre sur des chantiers de construction. « Je peux maintenant dire que j’ai une situation financière stable. Je paie mon loyer tous les mois et j’envoie régulièrement de l’argent à mes parents pour les aider. J’arrive aussi à faire des économies pour construire une maison au village ».

L’histoire d’Hassan Mudenge est aussi celle de nombreux autres jeunes rwandais qui quittent leur monde rural pour aller chercher un emploi dans des villes qui se développent rapidement, en particulier Kigali la capitale et ses environs.

La croissance urbaine est un objectif clairement affiché par le Rwanda qui entend devenir un pays émergent d’ici 2020. Sa stratégie d’urbanisation est soutenue par la Banque mondiale qui finance à hauteur de 95 millions de dollars un projet de développement urbain visant à fournir des infrastructures et des services de base à la conurbation de Kigali et a six villes secondaires du pays : Muhanga (anciennement appelée Gitarama), Rubavu (Gisenyi), Nyagatare, Huye (Butare), Rusizi (Cyangugu) et Musanze (Ruhengeri).

La nouvelle édition des Cahiers économiques du Rwanda intitulée Rethinking Urbanization in Rwanda: From Demographic Transition to Economic Transformation aborde en particulier le thème de l’urbanisation rapide du pays.

Le rapport constate que la population urbaine au Rwanda (actuellement près de 12 millions d’habitants) a augmenté plus rapidement que les estimations officielles dont les indicateurs sont dépassés. Le recensement démographique de 2012 et une enquête auprès des ménages menée en 2014 estiment respectivement que la population urbaine représente 16,5 % et 17,3 % de la population totale.

Or, les auteurs du rapport qui ont utilisé un indicateur d’urbanisation différent, constatent un niveau d’urbanisation bien plus élevé, qui serait passé de 15,8 % à 26,5 % entre 2002 et 2015, soit une augmentation de 132 %, équivalente à près de deux millions de personnes.

De fait, la transformation urbaine souhaitée par le Rwanda a déjà eu lieu.

Urbanisation et emplois

Malgré cette expansion rapide des villes, on observe un double mécanisme de migration entre les villes et les campagnes. D’une part, les villes densément peuplées, telles que Kigali, ont attiré de nombreuses personnes à la recherche d’un emploi entre 2011 et 2014 (39 % des migrants). D’autre part, de nombreuses personnes ont quitté les grandes villes pour acquérir des parcelles de terre en province. Ce deuxième phénomène est particulièrement important dans la province de l’est du Rwanda, peu densément peuplée.

En dehors de Kigali, la région de Rubavu (Gisenyi), à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), attire le plus gros des migrants internes du fait de sa situation géographique. Elle se situe en effet le long de l’axe de transport très fréquenté qui relie la RDC à l’Ouganda juste au nord de Musanze.

Le rapport indique que l’emploi non agricole est lié à l’évolution de la densité de la population urbaine, en particulier dans la grande région de Kigali et dans six villes secondaires. On observe en effet une augmentation du taux d’emplois non agricoles lorsque la densité croît de 10 % dans un rayon de 20 km à Kigali et de 5 km dans les villes secondaires.

De même, la densité de la population urbaine a des effets positifs sur la réduction de la pauvreté : dans un rayon de 5 km autour d’une ville secondaire rwandaise, une hausse de 10 % de la densité entraîne une baisse de 6 % du taux de pauvreté moyen.

Capitaliser sur le changement démographique

Au moment où le Rwanda élabore sa stratégie économique à long terme pour se hisser au rang de pays à revenu élevé à l’horizon 2050, comment peut-il tirer pleinement parti de cette urbanisation ?

Selon le rapport, l’État devrait mettre en œuvre des politiques publiques efficaces susceptibles de créer un environnement propice aux investissements, au lieu de décider lui-même du lieu où ces investissements doivent être réalisés. Les villes pourraient être gérées comme un « portefeuille » distinct dans lequel Kigali recevrait un appui spécial en tant que principal centre économique, et les autres villes du pays exerceraient d’autres fonctions dans le paysage économique national.

Il est aussi fondamental de développer le tissu économique, notamment en reliant certaines périphéries urbaines aux zones zones rurales voisines dont le potentiel reste inexploité. Jusqu’à présent, l’expansion urbaine au Rwanda a suivi un schéma de peuplement à faible densité.

« Nous devons agir sur les facteurs qui attirent la population vers les villes pour réaliser le modèle d’urbanisation visé et transformer nos villes », souligne James Musoni, ministre des Infrastructures du Rwanda. « Nous devons être en mesure d’identifier de nouveaux sites d’habitation et trouver les financements nécessaires pour les construire ».

Si, comme l’indique le rapport, l’amélioration des processus d’aménagement urbain permettrait de faire face à l’expansion rapide de Kigali, il faudrait, dans les autres villes, concentrer les investissements sur l’amélioration des services de base.

« L’urbanisation entraîne certes une transition démographique, mais elle facilite aussi la transformation socioéconomique, ce qui est plus important », souligne Narae Choi, spécialiste en développement urbain à la Banque mondiale. « Il est temps de repenser la stratégie d’urbanisation pour en faire un levier de croissance économique et d’amélioration de la qualité de vie ».

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Les Affaires étrangères ont contribué au rapatriement de quelque 5.000 ressortissants belges qui se trouvaient à l'étranger et souhaitaient rentrer au pays en raison de la pandémie de coronavirus alors que deux vols sont encore attendus dimanche, a indiqué samedi le chef de la diplomatie belge, Philippe Goffin.

"Environ 5.000" Belges ont déjà été rapatriés, a-t-il déclaré dans une interview publiée par les journaux du groupe L'Avenir. Ces rapatriements se sont déroulés au moyen de deux mécanismes complémentaires, en fonction des circonstances, a expliqué M. Goffin (MR). "Soit nous remplissons des vols dans un ou plusieurs avions belges, soit en nous appuyant sur le mécanisme européen de solidarité. Ce mécanisme nous permet de mettre nos vols partiellement à disposition de ressortissants d'autres pays de l'Union européenne et vice-versa", a-t-il détaillé.

Dans son entourage, on précise que les compagnies auxquelles les Affaires étrangères ont fait appel sont principalement Brussels Airlines et Air Belgium - les "plus rapidement et facilement disponibles" -, mais aussi Egyptair, South African Airways (SAA) et Ryanair. Soit près de trente vols affrétés par la Belgique.

Selon M. Goffin, deux avions s'apprêtent à décoller "dans les heures qui viennent" depuis le Pérou et l'Afrique centrale pour rapatrier respectivement plus de 200 Belges en provenance de Kigali, au Rwanda, et de Bujumbura, au Burundi- avec un atterrissage à Bruxelles prévu dimanche matin. Plus de 250 autres Belges sont attendus quelques heures plus tard en provenance de Lima (Pérou). 

Ces personnes ont pu rejoindre la capitale péruvienne à bord de sept autobus facilités par l'ambassade de Belgique au Pérou, a dit le ministre des Affaires étrangères et de la Défense. "En parallèle, plusieurs dizaines de Belges rejoignent l'Europe sur des vols d'autres pays qui font appel au mécanisme de protection civile de l'UE - notamment depuis la Bolivie et la Thaïlande", a-t-il ajouté dans le point quotidien qu'il fait sur la situation.

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