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Le « financier » présumé du génocide au Rwanda Félicien Kabuga, qui se trouvait en détention en France, a été transféré lundi à la division de La Haye du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui l’accuse notamment de génocide.

Arrêté en mai près de Paris après 25 ans de cavale, Félicien Kabuga, qui devait initialement être transféré à Arusha, en Tanzanie, est désormais détenu à La Haye où il devra subir un examen médical, a annoncé le MTPI, structure chargée d’achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda (TPIR) dans un communiqué.

Kabuga, âgé de 84 ans selon le mandat d’arrêt, de 87 ans selon ses dires, est accusé d’avoir participé à la création des milices hutu Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit 800.000 morts selon l’ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

Il devait tout d’abord être remis par les autorités françaises à Arusha pour y être jugé par le MTPI, qui possède une division en Tanzanie et une aux Pays-Bas.

Un juge du Mécanisme a toutefois ordonné mercredi le transfert temporaire de ce dernier à La Haye « pour un examen médical détaillé », avant son éventuel transfert définitif à Arusha.

Kabuga est mis en accusation par le MTPI notamment pour « génocide », « incitation directe et publique à commettre le génocide » et « crimes contre l’humanité (persécutions et extermination) ».

Ancien président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui diffusa des appels aux meurtres des Tutsi, il conteste l’intégralité des sept chefs d’inculpations qui le visent.

– Future comparution –

Il est également soupçonné d’avoir contribué en 1993 à l’achat massif de machettes qui seront distribuées aux miliciens en avril 1994, une accusation qui appuie la thèse d’une planification du génocide, jamais tranchée par la justice internationale au grand dam de Kigali.

« Sa comparution initiale aura lieu le moment venu devant un juge de la Chambre de première instance affecté à son affaire », a précisé lundi le MTPI, qui n’a pas évoqué de date concernant un éventuel transfert à Arusha par la suite.

Les avocats de M. Kabuga avaient formulé une requête début octobre afin de demander qu’il soit définitivement transféré à La Haye et non à Arusha, « compte tenu de son âge, de sa santé fragile et de la présence de l’épidémie de Covid-19 en Tanzanie ».

Le procureur du MTPI, Serge Brammertz, avait partiellement soutenu la requête de la défense, estimant que M. Kabuga devait être « préalablement » transféré à La Haye afin de faire l’objet d’un « examen médical indépendant ».

L’objectif, selon le procureur, est de déterminer si son état de santé est compatible avec un transfert et une détention dans la ville tanzanienne.

Fin septembre, la Cour de cassation française avait définitivement validé la remise à la justice internationale de M. Kabuga, considérant qu’il n’y avait « pas d’obstacle juridique ou médical à l’exécution du mandat d’arrêt » visant à le transférer à Arusha.

La justice française, qui disposait d’un mois pour remettre l’octogénaire au MTPI à compter du 30 septembre, avait indiqué « attendre la décision » du Mécanisme sur le lieu de transfert de M. Kabuga, affirmant qu’elle « se conformerait à sa décision ».

La Libre Afrique

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Du haut de la tribune du Palais de Congrès de Brazzaville, le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  a lancé, ce mardi 27 octobre,  un appel à l'engagement  et à la solidarité  africaine   afin d'éradiquer  les forces négatives et terroristes  qui sèment  la désolation  dans la partie Est de la république démocratique du Congo.

Le Chef de l'Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo  a fait ce plaidoyer  à  la faveur du colloque  sur les 80 ans   du Manifeste de Brazzaville, capitale  de la France Libre ouvert ce matin.

Dans son allocution, le Président de la république a indiqué que son pays, la RDC, partage aussi l'histoire  commune de cette commémoration.

Le Congo belge  n'était  pas en reste à  ce qui se passait en Afrique Équatoriale Française.  Pour illustrer cette solidarité à ce combat, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a rappelé que le Général de Gaulle s’était exprimé à partir de la Radio de Léopoldville poir déclencher la résistance. Ainsi, le Congo fut le premier pays étranger à  recevoir  le Général de Gaulle comme un  Chef d'Etat.

Invités  à  cette activité mémorielle  de  l'histoire franco- africaine, les Presidents de république  de la RDC, du  Tchad, de la RCA  ;  les premiers ministres  du Gabon et du Cameroun ainsi que  le Ministre  français  de l'Europe  et des affaires étrangères tout comme la secrétaire  générale de l'OIF, Mme Louise Mushikiwabo et le président  de la fondation  Charles de Gaulle  Hervé  Gaymard ont chacun fait la restitution de la vérité  historique  sur le rôle  joué  par Brazzaville  pour restaurer l'honneur  et l'Indépendance  de la France, une histoire  occultée et méconnue  des générations actuelles.

Hôte de ce colloque, le Président Denis Sassou Nguesso  a relevé  que le manifeste de Brazzaville est le point de départ du processus de décolonisation des pays africains.

A la suite de l'invasion de la France par l'Allemagne Nazie, le Général de Gaulle, depuis son refuge de Londres lança à travers la BBC,la résistance et créa la France libre avec Brazzaville  comme capitale.

Ainsi, Brazzaville se rallia à la cause de la France Libre.

Des milliers de combattants partirent avec enthousiasme se battre jusqu’à la victoire.

Dans son adresse, le Président Sassou Nguesso  a aussi affirmé  que pour tout ce que l'Afrique a donné au monde et particulièrement à l'Europe, elle merite une place en tant que membre  du conseil de sécurité des Nations-Unies avec  droit de véto. 

De son côté, le ministre  Jean Yves Ledrian a reconnu  que Brazzaville est parmi les lieux de mémoire qui compte pour son pays car, a-t-il dit, il ya 80 ans, le sort  de son  pays y était décidé.

" Nous vous devons une partie  de notre souveraineté", a conclu le patron de la diplomatie française.

De son côté, le Président  de la fondation  Charles de Gaulle Hervé Gaymard a corroboré ces propos en indiquant que  Brazzaville fut " le refuge de la souveraineté de la  France".

Organisé dans un contexte particulier de Covid 19, le colloque de Brazzaville avait pris toutes les dispositions protocolaires sanitaires pour préserver la santé des participants recrutés parmi les Chefs d'Etat et de gouvernement, des personnalités politiques et autres scientifiques venus de plusieurs pays.

Dieudonné Mango

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Parmi les 13 cardinaux dont la création a été annoncée, dimanche 25 octobre par le pape François, figure Mgr Antoine Kambanda, archevêque de Kigali au Rwanda. Il est le premier Rwandais à recevoir le titre cardinalice.

Dans sa première interview après cette annonce, l’archevêque de Kigali a souligné la “surprise, la gratitude ” que cette nomination suscitait en lui.

«Cela a été une grande surprise pour moi. Je ne m’y attendais pas. J’étais dans mes activités de la vie ordinaire, jusqu’à ce que quelqu’un m’a téléphoné. Je n’y croyais pas. Mais, par la suite, j’ai entendu l’annonce lors de l’Angélus du Pape. C’est une surprise pour moi. Je remercie le Seigneur, car il est l’auteur de l’histoire, l’histoire en général ou l’histoire personnelle. Je n’avais jamais rêvé d’être Cardinal. C’est le seigneur qui l’a voulu. Comme le dit l’Evangile d’aujourd’hui (dimanche 25 octobre 2020. Ndlr), j’aime le Seigneur et j’ai consacré ma vie à travailler pour lui. Être Cardinal me donne l’opportunité de travailler beaucoup plus pour le Seigneur.  Je remercie beaucoup le Saint-Père qui m’a confié cette charge. J’aime l’Eglise, j’aime travailler pour l’Eglise et cela me donnera l’occasion de travailler beaucoup plus pour elle. », a déclaré Mgr Kambanda.

Le prélat de 62 ans dit qu’il utilisera sa nouvelle position pour continuer à servir Dieu et son peuple.

«Donc, je suis reconnaissant à Dieu pour cela et je m’engage à continuer à le servir. C’est quelque chose que j’aime de tout mon cœur et j’ai consacré ma vie à le servir. Cela signifie beaucoup. La confiance qui a été placée en moi signifie que je continuerai à servir l’Église de tout cœur », a-t-il dit.

Il dit que c’est un honneur pour lui et pour l’Eglise du Rwanda

«C’est un grand honneur non seulement pour moi mais pour toute l’église au Rwanda et cela crée de l’espoir pour l’Église au Rwanda. Il s’accompagne d’un certain nombre de privilèges car on devient conseiller du pape et on reçoit  une place dans le diocèse de Rome en tant que conseiller du pape. Ce sont les cardinaux qui élisent le pape et c’est parmi eux que le pape est élu.», a expliqué Mgr Kambanda, parlant des avantages de devenir cardinal.

La fonction de cardinal est très importante pour l’Église catholique romaine, puisque les cardinaux sont les plus proches conseillers du pape. Ils participent aussi au conclave, -à condition d’avoir moins de 80 ans-, et donc élisent le pape et peuvent être élu pape. Les cardinaux aussi appelés « princes de l’Église », puisque durant la vacance du Siège apostolique, ils assurent collégialement le gouvernement de l’Église et l’un d’entre eux peut succéder au pape.  

Chaque cardinal est créé au titre d’un diocèse, d’une paroisse ou d’une diaconie autour de Rome. Ce lien entre le cardinal et la ville de Rome s’appelle le titre cardinalice et symbolise sa communion au Pape, l’évêque de Rome.

Le Consistoire ordinaire du 28 novembre sera le septième du pontificat du Pape François. Le Pape argentin a déjà créé 88 cardinaux parmi lesquels 70 sont électeurs. Ces cardinaux revêtiront la pourpre qui indique leur disponibilité à se sacrifier “jusqu’au sang” au service du Successeur de Pierre, et même s’ils résident dans les régions les plus reculées du monde, ils deviennent titulaires d’une paroisse de la Ville éternelle parce qu’ils sont incardinés dans l’Église dont le Pape est l’évêque.

Mgr Kambanda a été nommé archevêque de Kigali en novembre 2018 après cinq ans à la tête du diocèse de Kibungo, dans l’est du Rwanda. Il y a succédé à Mgr Kizito Bahujimihigo, qui avait démissionné en janvier 2010 à la suite des problèmes financiers de son diocèse. En 2010, face à l’important déficit du diocèse, les banques avaient en effet lancé un ultimatum, menaçant de saisir l’ensemble des biens du diocèse.

Né en 1958 dans le diocèse de Kigali, Antoine Kambanda a effectué sa scolarité au Burundi, en Ouganda et au Kenya avant de rentrer au Rwanda pour étudier la philosophie puis la théologie, études qu’il a achevées au grand séminaire de Nyakibanda, près de Huye, dans le Sud. Il a été ordonné prêtre le 8 septembre 1990 par le pape Jean-Paul II lors de sa visite au Rwanda.

Il a été professeur et préfet au petit séminaire de Ndera près de Kigali entre 1990 et 1993 avant d’achever ses études supérieures à l’Académie alphonsienne de Rome, où il a obtenu son doctorat en théologie morale en 1999. Il a ainsi échappé au génocide des Tutsi dans lequel toute sa famille périra, à l’exception d’un frère qui vit actuellement en Italie.   

De retour au Rwanda en 1999, il devient directeur de la Caritas diocésaine de Kigali ainsi que de la commission diocésaine Justice et paix, en même temps que professeur de théologie morale au séminaire de Nyakibanda et directeur spirituel au grand séminaire de Rutongo. Nommé recteur du grand séminaire philosophique de Kabgayi en 2005, il était devenu, en 2006, recteur du séminaire de Nyakibanda. Il a été nommé archevêque de Kigali en novembre 2018 et a reçu le pallium des mains du pape François 29 juin 2019.

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Depuis sa prestation du serment le 24 janvier 2019, on pouvait entendre de la bouche du président entrant : « déboulonnement du système dictatorial qui était en place ; la lutte contre la corruption devenue monnaie courante dans nombreux services étatiques et à laquelle sont jointes des massacres, tueries et plusieurs violations des droits humains qui sont enregistrées chaque jour au Congo-Kinshasa ; CAP pour le changement ; alternance politique ;gratuité de l’Enseignement ».

Deux ans après, aucun indicateur remarquable pour tous ces objectifs précités ci-haut, à part l’endettement de la République démocratique du Congo sans avoir de quoi rembourser, l’insécurité généralisée sur toute l’étendue de la RDC, tueries, massacres de la population de Beni sous l’œil impuissant des dirigeants et l’instabilité politique.

Et en rapport avec toutes ces situations politiques que connait la RD Congo dans un contexte de fragilité par une composition du pouvoir sortant et le pouvoir entrant ; on peut entendre du désespoir dans la bouche du président Félix TSHISEKEDI dans un message adressé à la nation le 23 octobre 2020 à la cité de l’Union Africaine.

Un cri d’alarme ou jeu politique

Faire croire au peuple congolais que c’est le FCC de Joseph Kabila qui handicape le bon processus du système politique en RDC et qu’il nécessite aujourd’hui un large consensus national, ça parait comme vouloir se justifier en attribuant les torts à quelqu’un d’autres, c’est un manque de responsabilités.

« Qui est habile à conduire les armées ne procède jamais à deux levées consécutives ni n’a besoin de trois réquisitions de grains. Ses ressources propres lui suffisent et il puise ses vivres chez l’ennemi. C’est ainsi qu’il assure la subsistance de ses troupes ».

Lorsque, à l’issue d’un engagement, on réussit à capturer dix chars adverses, il convient de récompenser le premier qui a réalisé l’exploit. Félix dans son message a fait croire à la nation congolaise son engagement dans :

  1. La restauration de la paix sur toute l’étendue de la RDC mais avec quelle armée ? Un pays dont l’armée est désemparée et traverse une crise de confiance sera victime de tentatives de subversion de la part de ses rivaux. C’est ce qu’on appelle créer le désordre dans ses rangs pour offrir la victoire à l’ennemi.
  2. La construction de la démocratie : comment construire la démocratie et pourtant la République démocratique du Congo est habituée par une escroquerie électorale depuis 2006 ?
  3. Assuré la santé et l’éducation : qu’en est-il de son programme de gratuité de l’enseignement ? Pourquoi les syndicats des Enseignants durcissent leur mouvement de grève ?
  4. La restauration de la justice : Pourquoi n’est pas commencé par les recommandations du rapport Mapping ? Est-ce que la nomination de trois juges à la cour constitutionnelle va résoudre le problème de l’affaire Minembwe où l’ethnie Tutsie vivant en RDC s’est construite une fausse identité pour avoir une nationalité forcée ?

Appel à l’Union sacrée

Même en voulant corriger les erreurs commises à Genval, Genève et Nairobi invitant ou contactant les leaders politiques hors circuit pour recueillir leurs opinions à l’effet de créer une union sacrée croyant déboucher au salut du peuple congolais, tout ceci ne résolue aucun problème. C’est un jeu de manipulation. Les contacter pourquoi faire ?

Etre victorieux dans tous les combats n’est pas le fin du fin ; soumettre l’ennemi sans croiser le fer, voilà le fin du fin. Le mieux à la guerre consiste à attaquer les plans de l’ennemi, ses alliances ensuite ses troupes. La volonté politique exige de prendre des risques, sortir de l’ordinaire et se montrer à la hauteur de la situation. Les décisions pénibles, chaque changement, chaque défi et chaque crise, exige une décision pénible et la manière dont elle est prise distingue les bons leaders des autres.

Le bon fonctionnement du pouvoir public exige des réformes institutionnelles. Pourquoi ainsi ?

Pour une démocratie rénovée pour tenter de retisser un lien de confiance entre le peuple et ses représentants mais pourraient toutefois être, tout au moins partiellement soumises au peuple par référendum.

C’est entre autre :

  • La réduction du nombre de parlementaires ;
  • L’assainissement de service de sécurité et de contrôle en refondant l’armée et créant deux catégories des militaires ;
  • Faire appel à la dissertation politique : proposition de débats contradictoires pour les candidats à la présidentielle et la limitation du mandat du président ;
  • Modifier la constitution si nécessaire ;
  • Redéfinir ou revoir la diplomatie congolaise ;
  • Organiser les élections en connaissant le corps électoral. C’est-à-dire qu’on doit procéder d’abord au recensement de la population congolaise. En RDC qui est congolais et qui ne l’est pas ?
  • Débattre sur les 7 conditions à défaut pour que les élections ne soient pas NULLES. D’ailleurs, ce qui devrait être évité pour les prochaines élections en République démocratique du Congo.

Au cas contraire, le peuple congolais ne pourra s’entendre à aucun changement souhaité; plutôt à une continuité ou une stratégie classique de cooptation de nouvelles élites pour la survie d’un régime.

Dieudonné Mango 



 

L’armée congolaise a annoncé avoir délogé de son fief de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) la principale rébellion burundaise des Forces nationales de Libération » du Burundi (FNL) après trois jours d’intenses combats.

« Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont délogé et récupéré le quartier général de rebelles burundais FNL (Forces nationales de Libération, du Burundi) dirigé par Aloise Nzabampema », écrit le porte-parole de l’armée au Sud-Kivu, le capitaine Dieudonné Kasereka. Les FNL sont considérées comme la principale rébellion burundaise présente dans l’est de la RDC.

Rebellion rwandaise

L’armée congolaise affirme, dans le même communiqué, se battre aussi contre des rebelles burundais au sein du CNRD (Conseil national pour le Renouveau et la Démocratie, une dissidence de la rébellion hutue des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR), dont un groupe résiduel est toujours actif dans deux localités de la plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu), selon l’armée.

Le bilan de tous ces affrontements entre l’armée et des groupes rebelles burundais font état de « 27 ennemis neutralisés » (tués), plusieurs armes et munitions récupérées et trois militaires des FARDC sont tombés sur le champ d’honneur, quatre autres blessés », précise le communiqué. L’armée indique que « ces ennemis de la paix sont en débandade vers les forêts de Muranvia, Nyaburunda, Kashongo et la vallée Nyanzale Rudaga ».

L’armée congolaise a lancé « des opérations de grande envergue » contre trois groupes rebelles, les FNL, le CNRD et Red Tabara, qui a revendiqué plusieurs attaques sur le territoire burundais ayant fait, en septembre, des dizaines de morts parmi les forces de sécurité burundaise.

Visite ministérielle

Début octobre, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, avait été reçue par le président burundais Evariste Ndayishimiye. Le Burundi avait boycotté un sommet régional des chefs d’État préférant traiter des questions sécuritaires en bilatéral avec la RDC.

La RDC entretient des relations complexes avec ses voisins notamment le Rwanda et le Burundi, en raison de la présence sur son sol de réfugiés et de rebelles de ces deux pays dans l’Est congolais traversé par des conflits multiples depuis près de trois décennies.

VOA

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Le Rwanda a lancé aujourd’hui un ambitieux projet de 32,7 millions de dollars (31,9 milliards Frw) pour restaurer le paysage forestier vert d’Amayaga situé dans la province du Sud.  

Appelé « Green Amayaga», ce projet  de restauration des paysages forestiers dans la région d’Amayaga est une initiative révolutionnaire de six ans qui permettra de reboiser l’écosystème dégradé et de restaurer les forêts naturelles de quatre districts de la province méridionale du Rwanda. Il favorisera la biodiversité, les services éco-systémiques, augmentera la productivité agricole et réduira la vulnérabilité des personnes et des écosystèmes aux effets néfastes du changement climatique.

Le projet «Green Amayaga » a été lancé ce vendredi 23 octobre 2020 dans le secteur de Muyira, district de Nyanza au sud du pays. Son lancement a coïncidé avec l’événement national de lancement de la saison annuelle de plantation forestière qui rassemble les Rwandais pour planter des arbres dans le but d’accroître la couverture forestière et la croissance économique,  promouvoir la biodiversité et protéger l’environnement.

«La restauration des forêts et des paysages profitera non seulement à notre environnement, mais améliorera également la santé et les moyens de subsistance des Rwandais et créera des emplois verts. Nous avons hâte de voir à nouveau la région d’Amayaga verte », a dit la ministre de l’Environnement Jeanne d’Arc Mujawamariya en procédant au lancement du dit projet.

«Le projet révolutionnaire ‘Green Amayaga’ fait partie des efforts du Rwanda pour accroître notre résilience au changement climatique en investissant dans des solutions fondées sur la nature. Lorsqu’il s’agit de s’adapter au réchauffement de notre planète, la Nature est notre meilleure alliée, ” a poursuivi la Ministre Jeanne d’Arc Mujawamariya.

Le projet est financé à hauteur de 77% par le Ministère de l’environnement. Le reste étant constitué de subventions du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Il sera mis en œuvre par l’Office rwandais de gestion de l’environnement (REMA, Rwanda Environment Management Authority) en partenariat avec l’Office rwandais des forets (RFA, Rwanda Forestry Authority)  et les districts de Kamonyi, Ruhango, Nyanza et Gisagara.

«Nous avons une occasion incroyable de bâtir de meilleures économies et des sociétés plus fortes. Le PNUD est fier d’appuyer et d’être associé à ce projet», a commenté Maxwell Gomera, représentant résident du PNUD, partenaire du projet.

«Le projet Amayaga est un autre exemple de remarquables niveaux de préparation et de créativité du Rwanda. La restauration de la biodiversité et des paysages n’est pas seulement du bon sens en ces temps extraordinaires, elle est impérative. Lorsque la biodiversité prospère, nous prospérons tous», a ajouté Maxwell Gomera.

Au cours des six prochaines années, le projet améliorera les moyens de subsistance des communautés locales, augmentera la productivité agricole et la sécurité alimentaire, créera des emplois verts, favorisera l’égalité des sexes et élargira les connaissances en matière de gestion des forêts. Plus de 1,3 million de personnes bénéficieront du projet, dont la majorité sont des femmes et des jeunes.

Le projet créera environ 150.000 emplois au cours des six années de sa mise en œuvre et fournira à 7.500 ménages du bétail pour améliorer la sécurité alimentaire et augmenter les revenus. En outre, 60.000 foyers recevront des fourneaux améliorés et éco-énergétiques pour réduire la consommation de bois et les émissions de gaz à effet de serre, et stopper les maladies respiratoires à l’intérieur.

Dans l’ensemble, le projet Green Amayaga fera progresser la restauration des forêts dégradées de la région, dont le paysage couvre plus de 550 hectares, soit 0,14% du total des forêts naturelles nationales du Rwanda, 10% de la forêt plantée ainsi que de nombreuses parcelles de reste de la forêt. La région d’Amayaga abrite la forêt naturelle de 354 hectares de Kibirizi-Muyira ainsi que les réserves forestières de Busoga.

Le projet cible les forêts qui abritent une importante biodiversité et fournissent des services éco-systémiques cruciaux aux communautés locales. Le projet améliorera la gestion durable des terres dans les terres agricoles du paysage, augmentera la productivité des plantations forestières et réduira les impacts négatifs des systèmes énergétiques domestiques sur les forêts en introduisant des foyers améliorés ainsi qu’une production de charbon de bois durable.

En ce qui concerne l’adaptation et la résilience climatiques, le projet renforcera la résilience des communautés et la biodiversité et contribuera à la stabilisation du changement climatique en particulier dans le district de Kamonyi, Ruhango, Nyanza et Gisagara.

Le projet Green Amayaga augmentera également le contrôle de l’érosion et la protection des marais et des zones tampons, ce qui augmentera également la productivité agricole. Au total, 263.000 hectares de terres agricoles seront restaurés et réhabilités. Les petits et grands bassins versants seront également réhabilités et restaurés pour fournir de l’eau pour la consommation humaine ainsi que pour les activités d’élevage et d’agriculture.

Le Rwanda a réalisé ces dernières années de lourds investissements dans la résilience climatique. Le projet «Green Amayaga» s’ajoute à un plan d’action climatique de 11 milliards de dollars récemment dévoilé par le gouvernement dans le cadre de l’accord de Paris que le Rwanda a signé en 2015.

Agence Rwandaise d'Information

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Le Président rwandais Paul Kagame a officié ce jeudi 22 octobre la prestation de serment de six nouveaux sénateurs au parlement, à Kimihurura.

Les nouveaux membres du Sénat comprennent quatre qui ont été nommés par le Président et deux autres qui ont été élus par le biais du Forum consultatif des partis politiques au Rwanda.

Dans ses remarques, le Président Kagame a déclaré que les nouveaux sénateurs apportent une nouvelle énergie au parlement et contribuent au développement du pays.

«Ils apportent au Sénat du sang neuf, de l’expérience et des compétences diverses pour nous aider à faire avancer notre chemin de reconstruction de ce pays au bon rythme. »

Il a dit que «ces nouveaux sénateurs ont été choisis parmi nous, Rwandais, et représentent des Rwandais de tous horizons. Nous voulons que tous les Rwandais, quelles que soient leurs origines et leurs croyances, aient une voix. »

Et d’ajouter : «Les Rwandais considèrent le Sénat comme leurs yeux, leurs oreilles et leur cœur qui suit les priorités des citoyens et supervise les activités du gouvernement. Notre travail en tant que dirigeants exige un engagement à tenir nos promesses et les attentes des Rwandais.»

Le Chef de l’Etat rwandais a également souligné les défis actuels causés par la pandémie de Covid-19, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour surmonter ces défis.

«La pandémie de Covid-19 a touché toutes les régions du monde, y compris le Rwanda. Nous prenons les bonnes mesures pour nous protéger mais il y a des conséquences que nous ne pouvons pas éviter. »

Il a poursuivi en disant que « nous nous protégeons du virus lui-même, mais cela a entraîné des perturbations dans les activités de développement. Cela a affecté la vie des citoyens, notre économie et entravé le rythme des progrès. »

«Au fur et à mesure que les défis auxquels nous sommes confrontés augmentent, nous devons multiplier les efforts pour les résoudre. Là où nous avons atteint un développement considérable, nous ne devons pas être complaisants, mais continuer à investir davantage d’efforts. », a-t-il rappelé.

« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour atténuer les conséquences de cette pandémie. Mais les solutions à ces défis ne viennent pas aussi vite que nous le souhaitons, cela demande de la persévérance », a-t-conclu.

Le Sénat rwandais est composé de 26 membres; 20 d’entre eux ont été élus, 4 désignés par le Président de la République et 2 par le Forum des partis politiques agréés au Rwanda. Ils servent un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.

Agence Rwandaise d'information

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(Agence Ecofin) - La RDC va bénéficier d’un financement de $25 milliards d'investisseurs allemands pour la construction et la modernisation de 10 000 km de voies ferrées. Ce projet, étalé sur 30 ans, aboutira à la connexion des 26 provinces du pays par le rail.

Le secteur ferroviaire en République démocratique du Congo (RDC) va connaitre une cure de jouvence. Le 20 octobre à Kinshasa, le gouvernement central, représenté par les ministères du Budget, du Portefeuille, des Transports et des Finances, a signé avec un groupe de sociétés de la République fédérale d’Allemagne, un protocole d’accord de 25 milliards de dollars pour la construction et la modernisation d'infrastructures ferroviaires.

Cet accord marque ainsi la concrétisation des engagements pris par le chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi – qui a présidé la cérémonie de signature –  au cours de sa dernière visite de travail effectuée  en novembre 2019 en Allemagne. Selon le vice-premier ministre, ministre du Budget, Jean-Baudouin Mayo Mambeke, le financement de ce projet sera échelonné sur une période 30 ans.

Les fonds alloués seront principalement affectés à la construction et à la modernisation de 10 000 km de rails dont 5 033 km déjà sous la gestion de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) et les Chemins de fer des Uélé (CEFU). A terme, le projet vise à connecter toutes les 26 provinces du pays par le rail.

Rappelons que la semaine dernière, la RDC a approuvé sous réserve le projet de convention de collaboration portant sur la mise en concession des infrastructures ferroviaires et l’exploitation de l’activité ferroviaire du pays.

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L’Association Régionale d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels (ASRAMES) pourrait bénéficier d’un partenariat direct avec l’Union Européenne. Cette promesse a été faite par le nouveau chef de la coopération de l'Union Européenne en RDC, Laurent Sillano, mercredi 21 octobre lors de sa première mission à Goma depuis sa prise des fonctions en RDC.
Au cours de cette visite, il a promis de transmettre les défis et besoins de l’ASRAMES, à sa hiérarchie, pour un financement de l’Union Européenne :

"La Santé publique est naturellement un secteur dans lequel l’UE accompagne la RDC et ses autorités depuis déjà des nombreuses années. Et donc c’était important pour moi de pouvoir connaitre un acteur aussi important qu’ASRMAMES dans l’Est du Congo. Puisque finalement l’approvisionnement en médicaments de qualité dépend du bon fonctionnement de ASRAMES. Et la fonction de ASRAMES justement est de pouvoir garantir que ces médicaments de qualité sont disponibles pour la population. L’Union Européenne est fier de pouvoir appuyer une initiative comme celle-ci, une initiative qui vient des citoyennes et des citoyens du Nord-Kivu et de la région Est de la RDC. "

Avant ASRAMES, Monsieur Laurent Sillano a également visité, mardi, les différents chantiers en cours de construction sur financement de l'Union Européenne à Goma.

Radio Okapi

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Alors que les deux pays entretenaient de mauvaises relations depuis plusieurs années et qu’une main tendue par le Rwanda avait été sèchement rejetée par le Burundi en août dernier, les ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont rencontrés mardi pour « convenir » de la « normalisation » de leurs relations.

Selon le communiqué conjoint dont La Libre Afrique a obtenu copie, la rencontre a eu lieu « à l’initiative du gouvernement du Burundi ». Elle s’est tenue au Rwanda, où le ministre burundais des Affaires étrangères, Albert Shingiro, a été accueilli par son homologue rwandais, Vincent Biruta. La « visite de travail » a eu lieu dans la localité frontalière de Nemba-Gasenyi.

« Cette rencontre entre dans le cadre de la volonté partagée d’évaluer l’état des relations bilatérales entre les deux pays voisins et de convenir sur (sic) les modalités de leur normalisation », indique le communiqué conjoint. Elle précise que le ministre rwandais a accepté une invitation à se rendre au Burundi à une date encore à fixer.

Cette rencontre est une surprise alors que les deux pays entretiennent de mauvaises relations. Chacun reproche à l’autre d’abriter des opposants en armes: le Rwanda, les auteurs du coup d’Etat raté de mai 2015 contre le président burundais Pierre Nkurunziza, qui venait d’imposer sa volonté de se présenter à un troisième mandat interdit par l’Accord de paix d’Arusha, qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2005; 300.000 morts); le Burundi, une partie des FDLR, armée formée des ex-miliciens et militaires génocidaires rwandais, qui furent le fer de lance du génocide anti-Tutsis qui fit un million de morts nommément recensés en 1994 .

Plus largement, Kigali n’apprécie guère les discours ethnistes contre les Tutsis que tiennent les autorités burundaises, dans l’espoir de faire l’unité des Hutus en leur faveur, alors que leur mauvaise gouvernance les a privés du large soutien dont elles bénéficiaient à leur arrivée au pouvoir, en 2005. Et Gitega voudrait que le Rwanda, qui abrite des milliers de Burundais ayant fui leur pays en raison des violences depuis 2015, soit aussi complaisant que la Tanzanie, qui n’hésite pas à faire pression sur « ses » réfugiés burundais pour qu’ils rentrent chez eux.

Le président rwandais Paul Kagame avait tendu la main à Gitega en mai dernier, en félicitant chaleureusement le « vainqueur » de la présidentielle burundaise – à l’issue de scrutins irréguliers – le général Evariste Ndayishimiye. Le 10 juillet, M. Kagame avait appelé le Burundi à « tourner la page » mais s’était heurté à une sèche fin de non recevoir de son nouvel homologue burundais: « Nous n’allons pas avoir de bonnes relations avec un pays qui use de malice, un pays hypocrite, qui prétend vouloir renouer de bonnes relations avec le Burundi alors qu’il met en même temps une grosse épine sous notre pied pour qu’on se blesse dessus », avait déclaré publiquement Evariste Ndayishimiye.

La Libre Afrique

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