Burundi : le test de covid-19 coûte très cher à ceux qui sortent le pays



Ce montant inquiète plus d’un. Des commerçants aux étudiants qui partent pour leur voyage d’études, la somme de 50$ par test de covid n’a pas rencontré un bon accueil pour ces catégories de populations.

Pour le cas des personnes se trouvant sur le territoire burundais voulant faire des voyages à l’étranger, elles doivent se munir d’un certificat de dépistage a la Covid-19 pour motif de voyage, octroyé par le Ministère ayant la santé publique dans ses attributions moyennant paiement d’une somme de 50 dollars, indique le communiqué signé par le Ministre des finances, du Budget et de la planification économique du 8 septembre 2020.

Cette décision n’a pas été comprise par certains commerçants et étudiants admis dans les universités étrangères.

« Il est très difficile d’imaginer qu’à chaque fois qu’on sort le pays, on doit payer une somme de plus de 100 mille francs bus soit plus de 70 fois le prix du test pour ceux qui sont au pays.  Je ne sais pas sur quels critères le gouvernement s’est basé pour prendre une telle décision. En principe, cette décision devrait être catégorisée et donner avantages plus aux nationaux par rapport aux étrangers », indique Jean-Marie Nduwimana, commerçant et vendeur du matériel de bureau au Centre-ville de la capitale économique du pays.  

 Au Burundi, Il y a eu toujours des doutes sur le COVID-19. Par exemple, tout le monde sait parfaitement que le pays était exposé, au même titre que ceux de l’EAC, au COVID-19. La raison est les flux de passagers qui existent entre ces pays frontaliers. Mais, suite au travail de pression de grandes organisations internationales, le gouvernement a fini par sortir de son silence. C’était le 31 mars 2020.

Le problème réside alors dans les stratégies d’atténuer la contagion. Visiblement, elles sont faibles vu les moyens et les capacités du système sanitaire du Burundi. Pour prévenir cette maladie, le petit travail qui a été fait à ce titre avait été financé par la Banque Mondiale et l’Union Européenne à travers l’OMS au Burundi. Il reste à savoir jusqu’où va aller la contagion pour voir les réponses du gouvernent à propos de cette maladie.  Ceux qui doutent exigent des conditions drastiques pour limiter sa propagation mais le gouvernement reste optimiste. D’ailleurs, le Ministre Thaddée Ndikumana a déclaré hier que le Covid-19 n’est plus une pandémie au Burundi.

Pourtant, l’Afrique devrait souffrir de cette pandémie

«  Même en Afrique du Sud, où les systèmes de santé public et privé sont parmi les plus développés du continent, ce sera un défi. Car il y a trop peu de lits dans les hôpitaux d’Afrique » constate Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. C’est la raison pour laquelle il faut éviter la multiplication des cas contaminés. « Nous mettons en place des mécanismes préventifs pour éviter une destruction de ces dispositifs de santé ».    Dans un pays où les lits de réanimations des hôpitaux publics et privés (on en dénombre moins d’une soixantaine à travers tout le pays) sont peu nombreux, l’incapacité de prendre en charge les malades est plus qu’inquiétante.

Jusqu’à présent, les autorités burundaises recommandent à la population la vigilance, le dépistage massif et le respect des règles élémentaires de l’hygiène. Mais, sur le plan sanitaire, les conditions d’accès à l’eau et aux produits d’hygiène de base restent encore problématiques, puisque 63% des Africains établis dans les centres urbains ne peuvent pas se laver les mains avec du savon, selon l’Unicef. Cela pourrait sans doute hypothéquer les efforts collectifs de lutte contre le COVID-19. 

B.N|IPM Bujumbura

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