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Des vendeurs portent leurs produits, dans les rues de Bujumbura, le 3 février 2016.

L’unique brasserie et limonade rie du Burundi, Brarudi en sigle, voit ses produits alcoolisés diminuer de jour en jour. Les organes de direction indiquent que le manque de devises explique cette raréfaction.

Dans les nombreux bistrots et dépôts de la capitale Bujumbura, les prix de ces produits ont augmenté. Les citoyens ordinaires se plaignent de ce manque des produits prises par la majorité des Burundais.

Dans les nombreux bistrots et dépôts des produits de la Brarudi, des files d’attente sont observées. Pour s’approvisionner des produits de la plus grande entreprise du pays, il faut user de tous les subterfuges.

Certains produits alcoolisés manquent dans plusieurs quartiers de Bujumbura. Les prix ont même augmenté pour les rares produits de la brasserie et limonade rie du Burundi encore disponibles.

Cet homme possède un dépôt des produits de la Brarudi. Il affirme qu’il lui est difficile de subvenir aux besoins des détaillants.

Pour cet amateur de la bière Primus, il préfère se tourner vers la consommation d’autres produits, mais qui sont disponibles.

Depuis plusieurs jours, ces produits alcoolisés se raréfient de plus en plus dans la capitale.

Les travailleurs de la Brarudi contactés indiquent que le manque de devises a des retombées directes sur les approvisionnements des produits alcoolises ou pas.

La plus grande entreprise du Burundi devrait des millions de dollars a des fournisseurs.

Le gouvernement burundais, également actionnaire ne disposerait plus de vises suffisantes.

Les sanctions de l'Union Européenne et d’autres bailleurs de fonds qui ont arrêté l’appui budgétaire au gouvernement ont des répercussions directes sur les importations et exportations du Burundi.

Christophe Nkurunziza, VOA Bujumbura

Le Kenya et la Tanzanie mèneront des discussions en décembre afin de renforcer leurs échanges bilatéraux, a fait savoir mardi un responsable kenyan.

Le secrétaire permanent du ministère de l'Industrie, du Commerce et des Coopératives, Chris Kiptoo, a déclaré aux journalistes à Nairobi que les deux pays étaient préoccupés par le recul des échanges transfrontaliers depuis 2015.

"Nous avons convenu de nous réunir dans la ville côtière de Mombasa afin de chercher des moyens d'éliminer les barrières non tarifaires qui ont entraîné une baisse des volumes d'échange", a déclaré M. Kiptoo en marge du forum du Kenya Commodities Exchange (KOMEX).

Cette annonce survient une semaine à peine après une réunion de trois jours organisée par les deux pays voisins à Dar es Salaam, capitale commerciale de la Tanzanie.

Cette réunion bilatérale a convenu de réduire les entraves aux échanges transfrontaliers dans les industries du lait, du tabac, du pétrole liquide, du gaz et du blé.

Côté kenyan, les discussions commerciales seront menées par le Conseil de négociation du commerce national, afin de s'assurer que les questions soient résolues dans une perspective conforme à celle du gouvernement.

M. Kiptoo a souligné que la réunion du mois prochain aurait pour but de résoudre les questions en suspens qui freinent la libre circulation des biens et services entre les pays d'Afrique de l'Est.

"Chacun des deux pays doit présenter une liste de 15 points qu'ils souhaitent résoudre le plus rapidement possible", a-t-il indiqué.

Selon M. Kiptoo, les deux parties discuteront de la manière de mettre en œuvre une directive de la Communauté d'Afrique de l'Est sur les importations de textiles usagés sans contrevenir aux accords de commerce internationaux. 

agence xinhua

Au Rwanda, la crise monétaire du pays a continué à s'apaiser entre janvier et juin 2017, a-t-on appris auprès de la Banque centrale du pays. Les pressions sur le franc rwandais face au dollar américain se sont amenuisées alors que l'on assistait à l'amélioration des recettes d'exportation du Rwanda et au recul de la demande du dollar.

Le franc rwandais (RWF) se remet petit à petit des difficultés qu'il traverse. Selon le nouveau rapport sur la politique monétaire et la stabilité financière de la Banque centrale rwandaise, la crise monétaire du pays s'est apaisée au premier semestre de l'année en cours. Ainsi les pressions sur le RWF face au dollar américain se sont amoindries durant cette période. L'institution financière explique cet état de fait par l'amélioration des  Pour maintenir la dynamique de progression, la banque a expliqué qu'elle compte maintenir une politique monétaire conciliante, pour poursuivre le soutien de l'économie par le secteur bancaire, tout en considérant l'apaisement des pressions de l'inflation et des taux de change annoncé dans les prévisions.

En effet, la monnaie du Rwanda a chuté de 4,8% face au dollar au terme du mois de juin et 2016 alors qu'au terme du juin 2017 elle a connu une dépréciation de 1,3%. D'après les chiffres de la Banque centrale, le RWF connaît en ce mois d'août une dépréciation de 1,64% face au dollar et devrait s'élever au terme de l'année 2017, à 3%.

Repli de la croissance économique

L'apaisement continu de la crise monétaire entre janvier et juin 2017 au Rwanda contraste avec la croissance économique du pays. Alors qu'il a enregistré une croissance de 8,9% au premier trimestre 2016, selon les données fournies par la Banque centrale, le Rwanda n'aura eu qu'un taux de croissance de 1,7% à la même période en 2017. A en croire la Banque, ce repli de la croissance est dû à l'achèvement de grands projets infrastructurels, qui ont impacté la performance du secteur industriel. Même son de cloche dans le secteur agricole.

D'après l'établissement bancaire central du Rwanda, en raison de la longue période de sécheresse, la croissance du secteur agricole a considérablement ralenti, allant de 8,0% au premier trimestre 2016 à 3,0% au premier trimestre de l'année en cours.

LT

Les Chinois sont plus que jamais intéressés par l’investissement au Rwanda. Cette fois, c’est dans le secteur du textile qu’ils renforcent la mise avec l’entrée en jeu de Huajian Group, important exportateur chinois de chaussures connu notamment pour ses gros investissements en Ethiopie, qui s’apprête à construire une usine. Un investissement global de plus d’un million de dollars sur dix ans avec, à la clé, la création de 20 000 emplois.

Une nouvelle usine de textile « chinoise » sortira bientôt de terre au Rwanda. Le protocole d'accord y afférent a été signé hier, dimanche 10 septembre, à Kigali par le bureau de développement du Rwanda (RDB) et Huajian Group, un important exportateur chinois de chaussures féminines haut de gamme.

A vocation plus large et polyvalente, l'usine rwandaise est destinée à la production de chaussures, de vêtements, de sacs, mais aussi d'équipements électroniques. D'ici la fin de l'année en cours, Huajian Group entend former 200 rwandais pour œuvrer à l'entrée en services de l'usine prévue en avril 2018. Mais l'investissement globale visant à exploiter toute la capacité de production de l'unité s'élève à plus de 1 million de dollars, étalé sur 10 ans, avec à la clé la création de 20 000 emplois.

Connue pour ses gros investissements en Ethiopie où il produit des chaussures aujourd'hui vendues sur les marchés occidentaux, la firme assure avoir été attirée au Rwanda par la qualité de la gouvernance. « Au cours de ces trois derniers jours, j'ai eu l'impression que le Rwanda ressemble à n'importe quel pays européen, parce qu'il y a un gouvernement efficace, exerçant une bonne gestion », a déclaré son président Zhang Huarong face à la presse, soulignant qu'il avait au préalable été personnellement encouragé des responsables chinois connaissant le pays.

Contribuer au boom du « Made in Rwanda »

Huajian Group est ainsi la énième entreprise chinoise qui investit dans le textile au Rwanda, après -entre autres- la multinationale spécialiste du vêtement, C&H Garments, qui avait marqué un grand coup médiatique avec l'entrée en service de son usine en 2016, grâce notamment aux formations types chinoises réservées à ses équipes rwandaises.

Destinée à booster davantage le « Made in Rwanda », les autorités locales voient en cette nouvelle mise une occasion favorable d'accomplir pleinement sa stratégie de développement de son marché à l'export. « Nous sommes convaincus que l'engagement de Zhang à investir au Rwanda va diversifier et améliorer les exportations de produits finis », a déclaré Clare Akamanzi, directrice générale du RDB.

A ce jour, les produits finis les plus exportés par le pays de Paul Kagamé restent le café et le thé, majoritairement expédiés vers la sous-région est-africaine. Louant la diversification des exportations ces dernières années avec l'entrée en jeu des services financiers et technologiques notamment, la Banque mondiale, dans son dernier rapport sur l'économie rwandaise publié la semaine dernière, appelait le gouvernement à prendre conscience du potentiel d'accroissement des exportations de produits finis au bénéfice de toute l'économie. « La stratégie de croissance à long terme du pays devrait continuer de se concentrer sur le renforcement de la capacité de l'économie à produire des produits et services exportables », conseillait alors Aghassi Mkrtchyan, économiste principal au sein de la Banque.

Selon les autorités, les articles produits par l'usine du groupe Huajian devraient répondre aux normes des marchés occidentaux, tel que celui des Etats-Unis. Une aubaine alors pour le secteur du textile qui fait partie des priorités de Kigali dans les discussions engagées avec Washington pour l'application au Rwanda de la Loi fédérale américaine sur le développement et les opportunités africaines (AGOA).

 La Tribune Afrique

RDC: interdiction « temporaire » d’importer de produits de grande consommation
Les autorités congolaises ont interdit l’importation de plusieurs produits de grande consommation pour une durée de six mois dans l’ouest de la République démocratique du Congo pour lutter contre la contrebande et protéger l’industrie locale, a déclaré lundi un ministre.
 
« Nous avons décidé la restriction temporaire des importations dans la partie ouest du pays et pour une durée de six mois, du ciment gris, du sucre, de la bière et des boissons gazeuses afin de mettre un terme à la fraude et à la contrebande », a déclaré à l’AFP Jean-Lucien Busa, ministre congolais du Commerce.
 
Cette mesure vise également à « protéger les industries locales qui sont en phase de croissance cruciale qui risque d’être hypothéquée par ceux qui pratiquent des prix en dessous du coût de production », a ajouté M. Busa, se défendant de « verser dans le protectionnisme ».
Dans le sud-ouest de la RDC à la frontière avec l’Angola, un marché prospère attire de nombreux petits commerçants qui s’y approvisionnent à des prix extrêmement bas.
M. Busa estime que tout ce monde qui « ne paie ni la douane, ni les taxes » constitue une menace pour l’économie nationale.
 
Une brasserie a été obligée « de fermer deux de ses usines dans les provinces de l’Équateur (nord-ouest) et du Kongo central (sud-ouest, frontalière de l’Angola) », s’est justifié le ministre, indiquant toutefois que la RDC reste « ouverte au commerce international ».
Par ailleurs, M. Busa a également déclaré avoir « interdit l’exportation des écorces de quinquina afin de privilégier leur transformation » par l’industrie pharmaceutique locale.​
 
La Libre

Journal UKURI n°84

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