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                        30 spécialistes africains en communication formés sur la gestion durable des terres

(Agence Ecofin)--Une formation de 8 jours sur la gestion durable des terres a eu lieu au Kenya. Placée sous le thème « L’utilisation des médias dans la gestion durable des terres » et destinée à 30 spécialistes africains en communication, elle a été co-organisée par le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (Nepad) et l’organisation non gouvernementale Terrafrica.

« Consciente des agressions que nous subissons, liées à la dégradation de nos terres, consciente de ce qui modifie et détériore notre planète qui est fragile et qui est irremplaçable, consciente surtout que ces faits sont imputables à l’homme et que c’est sur lui qu’il faut agir, consciente enfin que les médias ont un rôle non négligeable à jouer pour juguler cette tendance à la dégradation, l’agence NEPAD a convié des spécialistes en communication venus de près de 30 pays d’Afrique et généralement membres de Terrafrica », explique, à cet effet, Fatou Niang, spécialiste en communication au ministère sénégalais de l’Environnement et du Développement Durable, selon des propos rapportés par Senpresse.

La représentante du Sénégal, lors de la formation, a souligné que « l’Objectif est d’améliorer les compétences des professionnels des medias dans le cadre des investigations dans la GDT (Gestion Durable des Terres), mieux les outiller afin qu’ils soient davantage associés aux activités et qu’ils puissent être amenés à rédiger des articles et à sensibiliser sur la dégradation des terres, la désertification, la sécheresse ainsi que sur les avantages de la Gestion durable des terres ».

Aviadev

De nouvelles routes aériennes et un nouvel optimisme sur le continent africain ont conduit à une forte croissance de 13,3% des arrivées de vols internationaux en Afrique du début au milieu de l'année 2017, par rapport à la même période de l'année dernière, selon un rapport publié mercredi par ForwardKeys, spécialisé dans les études du tourisme mondial.

Le rapport a été publié lors de la conférence d'Aviation d'Afrique 2017 (AviaDev 2017) qui se tient aux côtés du Forum africain sur les investissements en hôtellerie (AHIF) à Kigali, la capitale rwandaise.

Le Rwanda accueille l'AHIF en collaboration avec AviaDev 2017 du 10 au 12 octobre, rassemblant plus de 500 délégués, dont des experts des secteurs de l'aviation et de l'hôtellerie, des investisseurs et des représentants gouvernementaux d'Afrique et d'ailleurs.

L'Egypte et la Tunisie mènent la reprise des arrivées de vols internationaux, après que les préoccupations de santé et de sécurité de 2014 à 2016 ont commencé à s'estomper, selon le rapport.

Les réservations de voyage en Afrique pour le reste de l'année 2017 (du 21 septembre à la fin de l'année) sont de 15,2% supérieures à celles de l'année dernière en raison des réservations anticipées aux Etats-Unis, en Europe et en Asie-Pacifique, selon ForwardKeys.

Les destinations de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) ont connu une forte croissance de 12,2% cette année, en particulier de la part des visiteurs européens.

L'aviation africaine affiche une croissance extrêmement saine, a précisé Olivier Jager, directeur général de ForwardKeys.

Selon l'Association du transport aérien international (IATA), le transport aérien fournit 6,8 millions d'emplois et contribue 72,5 milliards de dollars au PIB en Afrique.

L'IATA a prédit que les dix marchés de l'aviation les plus dynamiques au cours des 20 prochaines années seront tous en Afrique.

Selon la Banque africaine de développement, la demande en transport aérien a augmenté de manière constante au cours des dernières années en Afrique, le nombre de passagers et le transport de marchandises ayant augmenté respectivement de 45% et 80%.

agence Xihnua

Une vue de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)

Une vue de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal) Crédit image: Flickr / Isabelle et jean

Comme c’est le cas tous les ans, le ShanghaiRanking Consultancy Ltd a publié au mois d’août dernier son édition 2017 de l’Academic Ranking of World Universities (ARWU), le classement académique des universités mondiales.
 
Comme à l’accoutumée, les premières places du classement reviennent à des institutions américaines et, dans une moindre mesure, britanniques. Ainsi le podium 2017 est occupé par les universités de Harvard et de Stanford aux Etats-Unis et par celle de Cambridge au Royaume-Uni.
 
Sur les 800 établissements classés cette année, les Etats-Unis viennent largement en tête avec 135 institutions, suivis de la Chine (57), et du Royaume-Uni (38).
 
En revanche seules six universités africaines figurent dans ce classement, en l’occurrence cinq (5) d’Afrique du Sud et une (1) d’Egypte), avec la première place du continent pour l'université de Witwatersrand en Afrique du Sud. 

C’est dire si l’Afrique francophone continue d’être absente de ce palmarès qui est actuellement l’un des plus célèbres du monde en la matière.
   

“Les universités d’Afrique francophone ne sont presque pas concernées par 4 des critères de ce palmarès”

Jemaiel Ben Brahim
Directeur régional, AUF - Afrique de l’ouest

 
Pour comprendre cette faible représentation de l’Afrique, SciDev.Net a pris attache avec Xuejun (Snow) Wang, le directeur du classement chez ShanghaiRanking Consultancy Ltd. Il explique :
 
"La performance des universités dans nos classements est évaluée en examinant les indicateurs objectifs que nous utilisons. Parmi eux, il y a le nombre d'anciens élèves et le personnel qui ont remporté les prix Nobel et les médailles Fields, le nombre de chercheurs hautement cités choisis par Clarivate Analytics, le nombre d'articles publiés dans les revues Nature et Science, le nombre d'articles indexés dans Science Citation Index, et la performance par habitant d'une université."
 
"La concurrence est intense. Les universités africaines qui ne sont pas encore arrivées au top 800 ne sont pas encore assez performantes dans les six indicateurs qui permettent d’établir ce classement", ajoute-t-il.
 
Au passage, il indique que "il existe de nombreuses stratégies bien reconnues que les universités utilisent pour améliorer leur production de recherche. Un exemple peut être de renforcer la collaboration internationale".
 
Avant de conclure en disant que "à mesure que les capacités de recherche d’une université augmentent, sa performance le reflètera dans le classement".
 
Mais, du point de vue des universitaires francophones, d'autres facteurs, en plus de ces explications des organisateurs du classement, rentrent en ligne de compte et ne jouent pas nécessairement en faveur des universités d'Afrique francophone.

Dans cet entretien, Jemaiel Ben Brahim, directeur régional de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) en Afrique de l’ouest, livre une analyse plus complète qui permet de mieux comprendre et de relativiser l’absence persistante de l’Afrique francophone dans ce palmarès annuel.

Quel regard portez-vous sur le classement de Shanghai des meilleures universités dans le monde ?

Laissez-moi vous rappeler que le classement de Shanghai cherche à répondre à la question suivante : "Quelle est la meilleure université au monde ?". Pour ce faire, il établit un score général calculé à partir de critères pondérés à 10 ou 20 % du score final. Ces critères, au nombre de six, extraits des bases de données TSI (Thomson Science Index) sur une durée de 100, 20, 5 ou 1 an (s) selon le critère choisi, peuvent être regroupés en 4 domaines :
- La qualité de l’enseignement mesurée par le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves durant les cent dernières années ;
- La qualité de l’institution, mesurée à la fois par le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les chercheurs pendant les 100 dernières années et par le nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines durant les vingt dernières années ;
- Les publications, mesurées par les articles publiés durant les cinq dernières années dans les revues américaines Nature et Science et par les articles indexés dans deux grandes bases : Science Citation Index et Arts & Humanities Citation Index durant l’année précédant la publication du palmarès ;
- Enfin la performance académique au regard de la taille de l’institution et qui consiste en une pondération des précédents résultats par le nombre de chercheurs à temps plein de l’établissement. 

Ces éléments suffisent-ils à expliquer, à votre avis, l’absence continue des universités d’Afrique francophone parmi les 800 meilleures du monde ? 
Comme on peut le constater, la qualité de l’enseignement n’est analysée qu’à la marge. Le classement de Shanghai accorde une importance particulière aux activités de recherche. Il privilégie les vieilles institutions : Harvard créée en 1636 compte 44 prix Nobel, 46 prix Pulitzer, 8 Aluminiprésidents des Etats-Unis. Ses budgets donnent le vertige ! Plus généralement, les établissements anglo-saxons sont avantagés : les Etats-Unis et le Royaume-Uni trustent les meilleures places. Deux facteurs expliquent ce phénomène : la comptabilisation des publications de recherche s’effectue dans les revues de premier rang "Core Journals", catégorie de laquelle sont exclues les revues qui ne sont pas publiées en anglais.
Nous pouvons donc affirmer sans risque majeur de nous tromper que les universités d’Afrique francophone ne sont presque pas concernées par quatre (4) des critères de ce palmarès. De plus, l’enseignement supérieur en Afrique francophone est bâti sur un autre modèle, le modèle de l’enseignement supérieur français qui consacre par exemple la séparation entre universités et organismes de recherche, ce qui n’est d’ailleurs pas de nature à favoriser un bon positionnement dans le palmarès de Shanghai. 
Que peuvent néanmoins faire les universités d’Afrique francophone pour améliorer leurs rangs dans les classements à venir ? 
Les universités d’Afrique francophone sont jeunes et consacrent la plupart de leurs efforts à la mission de formation. Elles ne fondent pas non plus leur politique sur ce classement. Cependant, ce palmarès doit nous interpeller sur nos insuffisances : faiblesse des systèmes nationaux de recherche et d’innovation, absence d’une politique de la recherche, faiblesse de la gouvernance verticale pour mieux assurer les fonctions d’orientation et horizontale pour assurer efficacement la coordination, mécanismes de financement inefficaces, insuffisants et parfois peu transparents, absence d’évaluation et d’une culture de la performance. C’est pour cette raison qu’à l’Agence universitaire de la francophonie, nous privilégions la coopération entre universités plutôt que la compétition. Nous misons sur la solidarité active entre les membres du réseau mondial AUF et nous souhaitons aider les systèmes nationaux de recherche-innovation à se consolider et à mieux s’établir. Il n’y a pas de mal non plus aux niveaux des Etats à faire émerger des champions nationaux, à éviter l’émiettement en leur rattachant des organismes de recherche, à avoir une politique de publication scientifique avec une signature unique, etc. 
Quelle autre analyse vous suscite ce classement ? 
Ce classement est annuel et il est souvent attendu par les médias et par les politiques. Il fait la part belle aux activités de recherche et en une année ou même plus, un pays ou une université ne figurant pas dans le palmarès ne peut raisonnablement pas remonter la pente.  Pour que l’Afrique devienne compétitive à l’échelle mondiale et comble le déficit de développement avec le reste du monde, il faudra qu’elle investisse à un horizon de temps raisonnable de 2 à 3 % de son produit intérieur brut (PIB) dans la recherche, contribution du secteur privé comprise. Les universités doivent avoir leur politique de recherche en conformité avec les plans de développement nationaux ainsi que les moyens de cette politique.

Scidev.net

Depuis le 1er octobre à Kigali, les passagers des bus n'ont plus besoin de liquide pour payer leur voyage : la capitale du Rwanda a généralisé un système de paiement par carte, mis en place il y a deux ans dans les transports publics.

A Kigali, la vie des usagers des transports a été simplifiée, en seulement quelques mois. Plus besoin d'avoir des billets de banque dans la poche, une carte à puce électronique, baptisée "Tap & Go", suffit désormais pour faire ses trajets quotidiens.
Certes, il faut s'y prendre quelque temps à l'avance, et l'acheter auprès des vendeurs de la gare routière. La carte coûte 1000 francs rwandais (environ 1 euros), et il faut ensuite la provisionner pour un nombre de trajets choisi, chaque trajet coûtant 250 francs.

Ensuite, rien de plus simple : attendre son bus, monter 2 marches, passer sa carte devant un boîtier électronique qui enregistre le voyage, et s'asseoir.  La manoeuvre fait gagner du temps au chauffeur.  "Avant ces cartes, nous avions des problèmes lors de la transaction avec les clients", précise Jean-Bosco Niyokwizigirwa, chauffeur de bus. "Ils essayaient toujours de négocier. Mais maintenant, ils valident simplement, ça va vite, il n'y plus de conflits.

"Avant ces cartes, nous avions des problèmes lors de la transaction avec les clients: ils essayaient toujours de négocier".Jean-Bosco, chauffeur de bus à Kigali

Si le "Tap & Go" fluidifie le trafic, évite les arrêts pour faire de la monnaie, les attentes, les discussions tendues, il permet surtout à l'opérateur de transport de simplifier ses comptes. "On a augmenté les rendements", se réjouit Donatien Ruberingwa. "Cela a augmenté les revenus. Cela n'a pas été toujours facile au début parce que les gens ne comprenaient pas, vu les habitudes. Et vous savez bien que ce n'est pas facile de chasser les habitudes..."

Cela fait maintenant 2 ans que l'entreprise AC Group a commencé à mettre en place ce système électronique dans les bus de Kigali. Depuis le 1er octobre, c'est toute la ville qui en est équipée, et il n'est plus possible de payer en liquide. Pour recharger sa carte aux guichets des transporteurs, les billets de banque sont bien sûr toujours les bienvenus... Mais l'argent peut aussi passer par le téléphone portable, grâce au transfert de monnaie virtuelle. C'est le principe de  la démonétisation, un des grands projets du Rwanda du XXIème siècle.

Nous contribuons à l'effort fait par notre pays pour diminuer l'utilisation des paiements en liquide dans l'économie. Patrick Nsenga Buchana, PDG d'AC Group, créateur de la carte "Tap & Go"

Le PDG d'AC Group, Patrick Nsenga Buchana a vite compris que son entreprise, une start-up spécialisée dans les solutions de carte à puce, bénéficiait d'un contexte très favorable. "Nous contribuons à l'effort fait par notre pays pour diminuer l'utilisation des paiements en liquide dans l'économie", s'enorgueillit ce jeune patron, également étudiant aux Etats-Unis, à la Stanford Graduate School of Business. "Le Rwanda veut que les transactions électroniques soient fiables". Se débarrasser du cash, un des multiples moyens d'élever le pays au rang des nations d'avenir...

Patrick Nsenga Buchana est un ambitieux, comme beaucoup de ses collègues du secteur privé, chargé de développer le pays. "A long terme nous souhaitons connecter plus de 100 millions de personnes à un système de transport fiable, avec des paiements numériques à un moment où les villes intelligentes sont une réalité dans de nombreux pays en développement." L'entrepreneur avance aujourd'hui le chiffre d'un million d'utilisateurs de sa carte "Tap & Go", à Kigali bien sûr, mais aussi à Douala et Yaoundé au Cameroun. Puis plus loin, bientôt, c'est prévu. AC Group veut devenir un acteur majeur du transport sur tout le continent africain.

TV5 Monde

Cette base devrait comprendre 10.000 soldats chinois jusqu’en 2026.

Selon la presse russe, la Chine vient de procéder à une série d’exercices militaires comprenant des tirs réels à Djibouti. Cette base devrait comprendre 10.000 soldats chinois jusqu’en 2026. La base se situe à Obock, une ville portuaire du nord de Djibouti.

Le mois dernier, la Chine avait déjà organisé une opération humanitaire, lors d’une mission contre la piraterie dans le golfe d’Aden, en faisant évacuer par sa Marine des Yéménites qui furent débarqués à Djibouti.

La Chine a signé un bail de dix ans dont le coût est de vingt millions de dollars par an. Les Chinois devraient aussi investir douze milliards de dollars dans de grosses infrastructures pour faire de Djibouti la zone franche la plus importante d’Afrique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Djibouti abrite également la base militaire américaine du camp Lemonnier, une petite base japonaise et une base française. Le coût de la location de la base américaine est de soixante-trois millions de dollars, soit trois fois le coût de la base chinoise. 

Djibouti représente la pointe occidentale du « collier de perles » des bases portuaires chinoises déjà implantées également en Birmanie, à Ceylan et au Pakistan. Ce nouveau marchepied en Afrique accompagne l’expansion de l’économie de la Chine et la croissance de son influence militaire dans le monde. L’Afrique intéresse la Chine en raison de ses débouchés et de ses matières premières. L’empire du Milieu souhaite protéger ses voies maritimes pour acheminer le pétrole d’Afrique et du Moyen-Orient. 

Il fut un temps où les Européens régnaient en maîtres en Afrique. Nous avons cédé la place en partie à l’Amérique, et maintenant c’est au tour de la Chine de se faire une place sous le soleil africain.

L’erreur de l’Occident aura été, suite au désir de profit des entreprises occidentales, oublieuses du chômage qu’elles créaient en Europe et aux États-Unis, oublieuses du transfert de technologie que représentaient toutes ces implantations en Chine, d’avoir vendu à la Chine la corde pour mieux les pendre, si l’on en croit Lénine. Dans un État, le politique doit toujours primer sur l’économique. L’économie doit toujours être subordonnée à la volonté politique. Il se trouve qu’il n’y en avait aucune en Occident pour la Chine.

Après le transfert de richesses et de technologie effectué par le libre- échange mondialiste, la Chine manifeste maintenant une volonté de puissance économique, militaire, spatiale, scientifique tous azimuts.

Seule une Confédération carolingienne à l’ouest de l’Europe et un axe Paris-Berlin-Moscou pourront faire face, au XXIe siècle, à la montée en puissance de la Chine, nonobstant les États-Unis et de nouvelles puissances émergentes telles que l’Inde, le Brésil… sans oublier l’Afrique avec son explosion démographique lourde de menaces, et le risque d’invasion migratoire par le Sud selon les mises en garde prémonitoires du président algérien Boumédiène aux Nations-unies en 1974.

Boulevard Voltaire

Calender

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