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Le prix a été décerné à l’ingénieure congolaise le 15 novembre dernier par l’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens » (IEEE) à Toledo aux USA.

L’Institute of Electrical and Electronics Enginners est une association professionnelle qui regroupe près de 400.000 membres à travers le monde et dont le but est de promouvoir la technologie pour le bien-être de l’humanité. « C’est avec joie et humilité que je reçois ce pris de la prestigieuse association IEEE. Il constitue pour moi une reconnaissance du travail accompli et surtout une motivation pour mes recherches en cours et futures afin qu’elles contribuent au plus grand nombre », a déclaré la professeure Ngalula Mubenga.

En 2010, Sandrine Ngalula avait déjà été nommée « Young Engineer of the Year » par l’IEEE et, en 2011, ce même Institut lui avait remis un certificat pour remerciement de tous les services rendus pour faire avancer la profession d’ingénieure.

La professeure Ngalula Mubenga croit fermement que l’électricité sauve des vies humaines, car elle-même a failli mourir à cause du manque d’électricité. « Cette expérience entre la vie et la mort pendant 3 jours, instilla en moi la passion pour trouver une solution au manque d’électricité. C’est ainsi que je suis devenue ingénieure en électricité », explique Sandrine Mubenga qui cumule 15 ans d’expérience en génie électrique et a notamment travaillé au sein des sociétés General Electric et First Energy.

Une scientifique aux multiples réalisations

Ingénieure en électricité, la professeure Ngalula Mubenga est détentrice d’un Doctorat en génie électrique de l’université de Toledo, dans l’état d’Ohio aux USA. Elle y a également obtenu ses diplômes de License et de Maîtrise en génie électrique. Certifiée comme ingénieure professionnelle (PE) dans l’Etat d’Ohio aux USA, mariée et mère de trois enfants, Sandrine Mubenga est, depuis 2012, manager du département de génie électrique à l’université de Toledo où elle gère un budget annuel de 15 millions de dollars pour l’énergie.

La professeure Ngalula Mubenga est l’inventrice cette année de la technologie mondiale et révolutionnaire  « Bi-level Equalizer », un égaliseur de batteries à Lithium-Ion, utilisées pour les voitures électriques et hybrides, les réseaux électriques, les satellites et dans le domaine aérospatial. « Bi-level Equalizer » permet d’équilibrer les cellules de batteries connectées en série et augmente la capacité de la batterie de plus de 30% ainsi que sa longévité.

Invention d’une voiture hybride

Déjà, au cours de ses recherches pour l’obtention de sa Maîtrise en génie électrique, elle avait réussi à rendre hybride une voiture électrique afin qu’elle puisse rouler indifféremment avec du gaz hydrogène ou du courant électrique. Grâce à cette invention, l’université de Toledo lui avait décerné, en 2008, le prix de la meilleure recherche de Maîtrise du département de génie électrique (Most Outstanding Thesis).

Par ailleurs, la professeure Ngalula Mubenga a également développé un système solaire qui produit de l’hydrogène à partir de l’eau, via un projet financé par le Département d’énergie américain.

Elle a aussi travaillé sur la conception de plusieurs centrales solaires qui totalisant 50 000 KW aux USA, l’équivalent de l’électricité utilisée par 8000 maisons .

Cheffe d’entreprise

Dr Ngalula Mubenga est la fondatrice et directrice générale de SMIN Power Group SARL, une entreprise spécialisée dans la fourniture d’électricité notamment grâce aux énergies renouvelables. L’entreprise a été fondée aux Etats-Unis en 2011 et elle est opérationnelle en RDC depuis 2013.

Aux USA, SMIN Power Group a déjà alimenté une communauté avec l’énergie solaire, empêchant ainsi la diffusion d’une quantité de CO2 équivalant à retirer 52 voitures de la circulation. Bien plus, à l’Université de Toledo, avec son équipe, elle a réduit le coût d’énergie de 4, 2 millions de dollars.

En RDC, SMIN Power mène plusieurs projets en rapport avec les énergies renouvelables. Dans son pays d’origine, Dr Ngalula Mubenga est également membre du conseil d’administration de la Société nationale d’électricité (Snel).

Des bourses d’excellence pour les jeunes

L’ingénieure congolaise, via son entreprise , a procédé récemment à la remise des premières « bourses d’excellence Ngalula Mubenga » dans le domaine des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM).

A cet effet, deux bourses ont été attribuées sur les six disponibles en raison de la faiblesse des candidatures présentées. Ces bourses devraient permettre, à terme, de payer les frais de scolarité de 6 étudiants dont 3 hommes et 3 femmes.

La bourse d’excellence Ngalula Mubenga a été instituée en 2018 à l’initiative du Dr. Ngalula Mubenga pour qui l’éducation, l’instruction et le savoir sont les pierres angulaires d’une société économiquement viable et moralement solide . « Le Congo m’a tellement donné que je me sens redevable de participer à son développement », a souligné la directrice générale de SMIN Power Group Sarl. Les prochaines candidatures à ces bourses pour l’exercice 2019–2020 seront ouvertes en juin 2019.

Par ailleurs, SMIN Power a également procédé récemment au lancement de DRC STEM Initiative, une organisation à but non lucratif, enregistrée aux USA avec des actions en RDC et qui constitue la branche sociale de SMIN Power pour les STEM (Science, Technology, Engineering et Mathématics).

Récipiendaire de nombreux prix et conférencière internationale

Dr Ngalula Mubenga est détentrice de plusieurs prix. En octobre 2017, elle a reçu le prix de la femme la plus influente dans les secteurs de l’industrie et de l’ingénierie pour la région Afrique centrale et la RD Congo.

En juin 2017, elle a co-présidé la conférence Power Africa 2017. Elle a été la présidente de la conférence pendant 8 mois et ensuite co-présidente pendant les deux derniers mois.

En 2009, l’association des Congolais de Washington DC, lui a octroyé le prix « Nkoy Merit Award ». Toujours la même année, l’association « les Amis du Congo » basée à Boston lui a décerné le « Congolese Merit Award ».

Le Dr Ngalula Mubenga est une conférencière internationale invitée à s’exprimer dans plusieurs événements. Ainsi, en Novembre 2015, elle a présenté les résultats de ses recherches à la conférence internationale sur les énergies renouvelables en Italie qui réunissait des scientifiques de 52 pays. En Juin 2016, elle a été keynote speaker au 27th Energy Fair qui a réuni 15 000 personnes au Wisconsin aux USA, un événement organisé par le Midwest Renewable Energy Association.

Source: African shapers

Cette inauguration est intervenu deux jours après celle de la Ligne grande vitesse (Casablanca-Tanger) par le roi Mohammed VI et le président français Emmanuel Macron. (Crédits : DR.)
Dans la lancée du TGV Al boraq, révélé au monde en début de semaine, le roi du Maroc a inauguré samedi dernier la gare ferroviaire de Rabat-Agdal qui devrait booster l'essor économique de la capitale et stimuler la croissance de son tissu urbain. Construit en un temps record, le bâtiment moderne et lumineux s'inscrit dans le projet «Rabat-ville lumière».

Dans le cadre de sa stratégie de développement tous azimuts, l'Office national des chemins de fer (ONCF) a présenté la nouvelle gare de Rabat-Agdal, en présence du roi du Maroc, Mohammed VI. Lancée dans une logique de refondation ferroviaire, ce sont 3 000 entreprises qui ont été mobilisées par l'ONCF et 18 000 emplois qui ont été créés dans le cadre de ces grands travaux sur la période 2010-2017.

Créée pour relayer une gare centrale vieillissante, Rabat-Agdal accompagne la mise en service du train à grande vitesse Al boraq et absorbera des flux croissants de voyageurs, tout en impulsant une nouvelle dynamique urbaine.

La gare Rabat-Agdal, jadis essentiellement consacrée au fret, reconfigure le visage de la ville et constitue un pont entre le quartier populaire situé du côté du célèbre boulevard Hassan II (parvis Nord bénéficiant d'un nœud multimodal avec des accès aux taxis, bus et tramway) et le quartier moderne Agdal (parvis Sud s'ouvrant sur le boulevard Ahmed Charkaoui).

C'est avec une certaine fierté que Meheli Youssef, l'architecte du projet, s'est félicité de ce chantier réalisé en temps record de 28 mois : «C'était un véritable défi, car il nous a fallu réaliser les travaux reliant deux quartiers de la ville, alors que les trains étaient toujours en circulation».

Une réalisation 100% marocaine

Jusqu'à 300 employés marocains par jour au pic des travaux se sont attelés à la construction du bâtiment construit sur trois étages. Au niveau des quais, le rez-de-chaussée accueille les bureaux de l'ONCF et les locaux techniques, ainsi qu'un salon d'honneur.

Le premier étage (niveau esplanade) a été imaginé comme un pont qui abrite la billetterie, les halls d'embarquement, une salle de prière, le salon grands voyageurs et les accès aux quais, mais aussi de nombreuses enseignes commerciales. Enfin, le troisième niveau pensé comme un lieu de détente accueille un food-court et des espaces de détente.

Les trois principales entreprises sollicitées sur ce projet sont marocaines : TGCC pour les gros œuvres, Talbo pour la façade et InterTridim pour la structure métallique. «C'est un projet 100% marocain», explique Meheli Youssef.

L'espace est lumineux et «la géométrie rappelle les tapis et les moucharabiehs, car nous avons cherché à réunir l'authenticité naturelle à la modernité de notre époque», déclare l'architecte qui conclut que «l'ambition originelle était de réaliser un projet citoyen qui puisse réunir tous les Marocains».

Un bâtiment respectant les standards environnementaux

L'aspect environnemental intégré à la base de cette révolution ferroviaire devrait permettre d'éviter l'émission de près d'un million de tonnes équivalent carbone sur les dix prochaines années. Les lampes LED et panneaux photovoltaïques permettront de réaliser 25% d'économie d'énergie. «Nous avons construit un bâtiment bioclimatique et la double peau du bâtiment va permettre de réguler la température. Par ailleurs, nous avons opté pour un éclairage zénithal afin de profiter au maximum de la lumière naturelle et de bénéficier d'une climatisation naturelle constante», explique-t-il.

La modernité du bâtiment et l'ergonomie devraient favoriser le «bien-être» des passagers, selon l'architecte et aucun passager ne sera oublié. La gare a, en effet, a été conçue pour répondre aux besoins des personnes à mobilité réduite (PMR). On y trouve donc des rampes d'accès au niveau du parking, du passage souterrain et du hall d'entrée, mais également des places réservées au niveau des bancs d'attente, un guichet spécial, des sanitaires adaptées ou encore un chariot élévateur d'accès aux trains. Par ailleurs, des places de parking réservées aux PMR ont été intégrées aux 800 espaces disponibles de part et d'autre de la gare ferroviaire.

En chiffres, «la plus grande gare du Continent», selon Youssef Melihi, d'une surface globale de 23 000 m2, compte désormais 6 quais et 10 voies. Les aménagements extérieurs s'étendent sur 70 000 m2 auxquels s'ajoutent les 34 000 m2 de parking. Le projet dans son ensemble aura coûté quelque 800 millions de dirhams.

 La Tribune Afrique

La RDC et la République du Congo vont relier leurs deux capitales via un pont de plus de 550 millions $

La République démocratique du Congo et la République du Congo ont conclu un accord de 550 millions $, pour relier leurs deux pays via un pont, a indiqué, ce mercredi, Jean-Jacques Bouya, ministre de l'Aménagement du territoire de la République du Congo, lors de l’Africa Investment Forum 2018, se tenant à Johannesburg.

Ce nouveau projet devrait permettre de relier les deux capitales les plus proches du monde (Kinshasa et Brazzaville). Ainsi, d’après les propos du ministre, relayés par Bloomberg, le nouveau pont devrait enjamber le fleuve Congo (séparant les deux villes) sur environ 1 575 mètres.

Le projet devrait inclure la construction d’un pont à péage, d’une voie ferrée, d’une route et d’un trottoir. Une fois achevé, il facilitera le développement de zones économiques spéciales, de part et d’autre du nouveau pont, et stimulera les échanges humains et économiques entre les deux villes, et donc entre les deux pays. Il devrait également permettre de réduire les risques et coûts liés aux seuls moyens de transport disponibles actuellement pour passer d'une capitale à l'autre (bateaux, avions).

Notons que l’idée de la construction d’un pont pour relier les deux pays avait déjà été lancée en 2004 après l’adoption par les membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) d’un Plan directeur consensuel des transports dans cette sous-région.   

Moutiou Adjibi Nourou

visit rwanda

(Ecofin Hebdo) - La plateforme de commerce électronique (eWTP) du géant chinois Alibaba a de grandes ambitions africaines. La première étape de cette conquête du continent a été lancée ce 31 octobre à Kigali. Elle va offirir aux entrepreneurs rwandais l’opportunité de proposer leurs produits et services à plus de 500 millions de clients chinois potentiels.

Le tout premier pôle africain de la plateforme mondiale de commerce électronique (eWTP) du groupe Alibaba ouvrira en effet aux micros, petites, moyennes et grandes entreprises rwandaise les portes des places de marché transfrontalières d’Alibaba Group, sur lesquelles les consommateurs chinois font leurs recherches pour trouver des produits de qualité en provenance du monde entier. « La plateforme électronique de commerce mondial ouvre de nouvelles frontières pour le commerce électronique au Rwanda, et stimulera également la capacité et la compétitivité de nos entrepreneurs et acteurs d'affaires. Les producteurs rwandais seront en mesure d'effectuer des ventes directes à un ensemble de consommateurs, beaucoup plus large qu'auparavant, tout en contournant les intermédiaires coûteux. Ceci améliore la productivité et la rentabilité. Il n'existe véritablement aucun point négatif dans le fait de commercer à l'échelle mondiale », s’est réjouit le président du Rwanda, Paul Kagame.

Pour Clare Akamanzi, la présidente-directrice générale du Rwanda Development Board, l’agence gouvernementale qui coordonne toutes les activités d’attraction, de rétention et de facilitation des investissements dans le pays, le « partenariat entre le Rwanda et Alibaba transformera positivement l'existence de la population. Nous sommes déterminés à tirer parti de l'économie numérique pour soutenir nos exportateurs, producteurs locaux et artisans. Nous constatons d'ores et déjà la formidable attention que prêtent les consommateurs chinois aux plateformes d'Alibaba et à ses produits rwandais de haute qualité, tels que notre café unique de première catégorie, et nous sommes convaincus que les produits locaux continueront de susciter l'intérêt et le soutien de plus d'un demi-milliard de consommateurs ».

 

Avantages multiples

La population du Rwanda tourne autour de 12,3 millions d’habitants. Elle représente 1/40ème du volume de potentiels consommateurs chinois auquel lui donne désormais accès Alibaba. En valeur financière, cette collaboration représente un marché de plusieurs milliards de dollars US qui s’ouvre au Rwanda. Il faut souligner que cette collaboration entre Alibaba Group et le Rwanda tombe à point nommé car elle s’aligne avec la volonté de la Chine d’ouvrir davantage son marché et d’accroître ses importations. Devant un parterre de dirigeants mondiaux réunis le 05 novembre 2018, à l’ouverture du premier Salon des importations de Shanghaï, Xi Jinping, le président chinois, a assuré que son pays allait « encourager l’avènement d’un environnement commercial de classe mondiale ». Il a souligné que la « porte de la Chine ne se refermera jamais, elle s’ouvrira davantage ».

Au-delà de la visibilité des produits rwandais sur le marché chinois, l’accord entre Alibaba Group et le Rwanda intègre aussi la promotion du Rwanda comme destination touristique de choix. A cet effet, la plateforme Fliggy de services de voyages d'Alibaba et le Rwanda Development Board travailleront également à la mise en place d’une boutique de tourisme au Rwanda qui permettra aux consommateurs chinois de réserver des vols, chambres d’hôtel, etc.

Un « pavillon de destination » sur lequel les consommateurs chinois pourront obtenir des informations sur leur visite dans le pays grâce à des contenus vidéo, sera aussi lancé. La société Ant Financial, affiliée à Alibaba, quant à elle, partagera son expertise avec le Rwanda sur les outils financiers inclusifs, tels que les paiements mobiles, afin de soutenir l'économie numérique rwandaise.

Ces investissements viendront compléter ceux engagés par Alibaba Group au Rwanda après la première visite de Jack Ma dans le pays en 2017. Lors du YouthConnekt Africa Summit 2017, tenu du 19 au 21 juillet, il a été séduit par le potentiel entrepreneurial du Rwanda dans le numérique qui lui a inspiré le Programme mondial des talents du commerce électronique (GET) puis le eFounders Fellowship. A travers ce programme dont la première édition s’est tenue au mois d'août 2018, le groupe chinois a renforcé les compétences des professeurs d’université rwandais et approfondi leur compréhension du secteur du commerce électronique afin qu'ils puissent par la suite former des talents et futurs entrepreneurs du numérique, capables de rivaliser dans l'économie mondiale.

Il y a également l'eFounders Fellowship, plus continental, auquel prennent également part des entrepreneurs rwandais. Il s’agit d’un programme de formation mené en partenariat avec la CNUCED pendant cinq ans pour former 1000 entrepreneurs issus des marchés émergents et en faire des catalyseurs de la transformation numérique.

 

Le choix du Rwanda

Le choix du Rwanda par Alibaba Group comme cible de son investissement, au détriment du Ghana qui lui faisait également les yeux doux, découle des actions fortes prises par le pays depuis 2013 pour faire des technologies de l’information et de la communication un catalyseur de sa croissance socio-économique. Le gouvernement a renforcé sa réglementation numérique pour protéger les consommateurs et encourager l’entreprenariat, a développé chez les Rwandais le reflexe du service en ligne en lançant la plateforme d’e-government baptisée Irembo, a investi dans l’appropriation et l’enseignement des nouvelles technologies à l’école, le soutien à l’innovation TIC, encouragé le paiement mobile et en ligne pour améliorer l’inclusion financière et a surtout amélioré l’accès des populations à l’Internet haut débit, base de l’économie numérique. Aujourd’hui, grâce à la société Korea Telecommunications Rwanda Networks (KTRN), joint-venture formée par l’Etat rwandais et l’opérateur sud-coréen KT Corp, le taux de pénétration de la 4G tourne autour de 95% et les prix ont été considérablement réduits.

Le 4 octobre 2018, lors de la troisième baisse tarifaire consécutive effectuée par l’entreprise depuis 2015, le président-directeur général de KTRN, Han Sung Yoon, avait expliqué que «le président Paul Kagame nous a demandé de veiller à ce que nos services atteignent tout le monde, pas seulement les zones urbaines. Aujourd'hui, nous avons rempli notre engagement. Nous sommes partout au Rwanda ».

En 2017, alors que le Rwanda affichait déjà les premiers fruits de son ambition « Smart Rwanda », le président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, en visite de travail du 21 au 22 mars, avait félicité le pays pour les efforts entrepris en matière de TIC, afin de diversifier son économie et assurer le développement national. Le patron de l’institution internationale avait appelé les autres pays d’Afrique à s’inspirer de la façon dont le Rwanda s’est approprié les TIC pour atteindre ses objectifs de croissance, soulignant que « le Rwanda avance en bonne position par rapport à d’autres pays. Quand bien même ses ressources naturelles sont limitées, nous sommes confiants que le pays continuera d’enregistrer une croissance économique sans cesse positive ».

L’accord, portant sur une enveloppe de 229,20 millions d’euros, a été signé à Kigali le 16 octobre 

Le ministre des Finances et de la Planification économique du Rwanda, Dr Uzziel Ndagijimana (photo, d), a signé, le 16 octobre 2018 à Kigali, un accord de financement d’un montant de 229,20 millions d’euros avec la Banque africaine de développement.

L’engagement a été signé du côté de l’institution financière multilatérale par la représentante de la Banque au Rwanda, Martha Phiri (photo, g).

Les fonds, approuvés par le conseil d’administration de la BAD en septembre, sont destinés au financement du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité (Scaling Up Electricity Access Program en anglais, SEAP II).

L’enveloppe comprend un prêt de 165,59 millions d’euros de la Banque africaine de développement et un autre de 63,61 millions d’euros du Fonds africain de développement (FAD), guichet de prêt à taux concessionnels du groupe de la BAD.

Les fonds seront décaissés en tenant compte du Financement axé sur les résultats (FBR), instrument du groupe de la BAD qui relie directement les décaissements à la réalisation des résultats du programme.

Le SEAP II couvre une période de trois ans et devrait être achevée à l’horizon 2021-2022.

Le financement permettra de construire de nouvelles lignes moyenne tension (sur 795 km) et basse tension (sur 7 317 km) afin d’éclairer des communautés jusque-là non desservies en électricité. Le gouvernement s’attend ainsi à ajouter plus de 193 000 connexions au réseau et permettre également à plus de 124 000 autres personnes de bénéficier de l’électricité via des solutions solaires domestiques.

Le Rwanda compte atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2024. A fin juin 2018, d’après les données de la BAD, le taux d’accès à l’électricité dans ce pays d’Afrique de l’Est était de 44%.

Energies Media

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