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Nouvelle ère d’infrastructure douanière à « la petite barrière » de Goma au Nord-Kivu

                                    

Le Projet de Facilitation du Commerce dans la Région des Grands Lacs, le PFCGL, a été lancé en mai dernier pour faciliter le commerce transfrontalier à la douane communément  appelée ‘’ petite barrière ‘’ à Goma. Ce programme vise à favoriser les petits commerçants transfrontaliers, les douaniers et tous les passagers migrateurs  pour  leur faciliter la libre circulation et les opérations douanières. C’est le ministère du commerce extérieur qui pilote ce projet grâce à l’appui financier de la Banque Mondiale.   

Dès son lancement, la coordination provinciale du projet a dévoilé les étapes de ce projet : il consiste à  réaliser une planification d’infrastructure et  mettre en place le cabinet d’expertise pouvant mener des études environnementales  pour bien localiser l’espace pour lequel toutes les infrastructures seront construites au niveau de cette partie de la frontière. Suivra ensuite l’étape de recenser toutes les personnes affectées par le projet.   

‘’ L’objectif du projet, c’est de faciliter à toutes les mamans qui opèrent les petits commerces transfrontaliers. Vu la durée de temps qu`elles mettent pour traverser la douane, elles seront recensées et identifiées pour avoir accès au libre passage sans pour autant faire la queue à la barrière. La voie d’entrée et de sortie sera unique à la douane pour accroître aussi les recettes de l’état aux sein des services frontaliers » a fait savoir Martin WIJILOWU, Coordonnateur provincial du PFCGL.

 Les personnes affectées par le projet  ne sont que des populations locales qui habitent la zone cible du projet. Ces personnes seront indemnisées par le gouvernement congolais à la suite de leur délocalisation vers un autre site d’habitation avant toute mise en œuvre de ce programme.

Le CERF Burkina est un cabinet  recruté par le PFCGL, composé des experts Burkinabés déjà sur place œuvrant à l`instant à la barrière pour recenser  les  occupants de  cet espace visé.  Ce bureau pourra mener ses études dans environ 4 hectares  ciblés selon la cartographie du projet.  Son rôle consiste essentiellement à recenser les habitants  situés dans la zone cartographiée à fin de documenter  sur les valeurs intrinsèques et évaluer de leurs biens matériels  pour leur indemnisation.  ‘’L’étude consiste donc à recenser et évaluer tous les biens des populations qui habitent dans la zone du projet afin de proposer un document qui va permettre d’indemniser ces populations qui seront affectées par le projet », a expliqué  Adama ZARE, directeur technique au bureau d’étude CERF Burkina.

Les populations bénéficiaires de ce programme demeuraient cette zone dans le qui-vive après avoir été mis en garde du processus de leur délocalisation. Mais, au départ  ils n’avaient pas été ni notifiés ni promis d’aucune assistance et remboursement de leurs biens matériels.

Le gouvernement congolais est le bailleur indispensable pouvant assurer l’indemnisation de ces habitants.  Ces derniers exhortent le gouvernement à les traiter au même pied d’égalité que les autres dont leurs lopins de terres sont certifiés par des documents cadastraux. 

                               

‘’ Le message de réconfort que nous pouvons donner à notre population, c’est de rester calme. Car nous avons abouti à des bons résultats après nos pourparlers avec le gouvernement et la Banque Mondiale. Les choses sont sur la bonne voie, la population aura ce qu’elle réclame toujours », a déclaré Promesse KAVULIRENE, président du comité local des bénéficiaires du projet.

Le délégué de la Banque mondiale a formellement appuyé les doléances des populations civiles  habitant cette zone et leur a promis de plaider pour eux afin de considérer tous les bénéficiaires du projet au  même pied.

Cependant, il a fait appel à ces derniers d’accepter librement l’endroit où ils seront délocalisés. En contrepartie, ils seront indemnisés en compensation de leurs biens qu’ils auront perdu.

 ‘’ Nous, au niveau de la Banque mondiale, nous vous rassurons  que nous coopérons étroitement avec le gouvernement congolais. Il est constaté que nous sommes en possession de tous les éléments nécessaires pour en faire une histoire de succès pour ce projet. Par ricochet, nous avons un deuxième paquet de projet  pour améliorer les conditions de vie de populations dans le cadre de développement‘’, a indiqué le  directeur du département social et développement de la Banque Mondiale.

Signalons que ce projet vient à la suite du programme « dégagement de la zone neutre congolo-rwandaise » autrefois empruntée par la population.

Par Vivian Nzabarinda


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