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La BAD et la FAO vont investir 100 millions $ dans le secteur agricole africain pour éradiquer la faim et la malnutrition sur le continent

(Agence Ecofin) - La Banque africaine de développement (BAD) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont engagées, cette semaine, à mobiliser 100 millions $ pour l’agriculture africaine, afin de mettre fin à la malnutrition et à la faim sur le continent. C’est ce qu’a indiqué un communiqué de l’institution panafricaine, publié sur son site, ce lundi.

Selon le document, cette somme devrait être mobilisée sur cinq ans et devrait être investie dans plusieurs domaines, dont l’agriculture, la foresterie, la pêche et la sécurité alimentaire.

Outre ce financement, la FAO devrait aider la BAD à réaliser son programme « Nourrir l’Afrique » en fournissant une assistance technique dans les domaines de l’intensification et la diversification d’activités agricoles durables, du développement à plus grande échelle des innovations dans les chaînes de valeur, de l’implication des jeunes dans l’agriculture et l’agroalimentaire, des statistiques agricoles et de l’agriculture intelligente adaptée au changement climatique, entre autres.

Pour rappel, le programme « Nourrir l’Afrique », lancé en 2015 par la BAD vise à porter les investissements dans l’agriculture africaine à 24 milliards $, d’ici 2025.

Les femmes qui pratiquent le commerce transfrontalier de la zone Gatumba, commune Mutimbuzi, réclament la mise en application du Régime Commercial Simplifié, RECOS. Inquiètes de la baisse de leurs activités de commerce transfrontalier, ces femmes qui passent par la frontière Gatumba-Kavimvira estiment que, pour un commerce transfrontalier durable, il faut que le RECOS soit signé et mis en application au Burundi.

Les femmes commerçantes transfrontalières estiment qu’elles travaillent actuellement dans des conditions dures.

 « Nous sommes perturbées dans nos activités. Récemment, Le gouvernement du Burundi a décidé de ne plus faire le commerce transfrontalier des produits vivriers qui partent de Gatumba vers la ville d’Uvira. Depuis ce moment, je peux dire que les femmes qui pratiquent le commerce transfrontalier ont été découragées par cette décision. Ce n’est même pas une loi car on ne trouve nulle part où elle est écrite. Pour moi, cette décision a été injuste et a fait que le phénomène de fraude reprenne alors que nous avions été sensibilisées par l’Association des Femmes Rapatriées sur les inconvénients de la fraude. Pour que le commerce transfrontalier reprenne, il faut que la loi qui autorise la mise en application du Régime de Commerce transfrontalier soit appliquée. C’est dans cette mesure que les femmes qui pratiquent le commerce transfrontalier reprendront leurs activités avec vigueur», estime  Ida GACUTI, commerçante  transfrontalière de la zone Gatumba.

Le RECOS présente généralement beaucoup davantage pour les commerçantes transfrontalières du pays

En effet, le Burundi n’a pas encore signé la mise en application du Régime de Commerce transfrontalier, le RECOS. Le Récos est un programme lancé par le COMESA en vue d’aider les petits commerçants transfrontiers qui font commerce de petites quantités de marchandises, à augmenter leurs activités. 

Il a pour but de simplifier les procédures de dédouanement et de réduire le coût des transactions commerciales en permettant aux marchandises des petits commerçants transfrontières de bénéficier de l’élimination des droits de douane et de traitement préférentiel du COMESA sur les marchandises qui figurent sur les listes communes. Ce projet a été mis en œuvre dans le cadre du projet de Facilitation du commerce dans la région des Grands Lacs, appuyé par le Groupe de la Banque Mondiale. 

L’objectif du projet est de faciliter le commerce transfrontalier à petite échelle, et plus particulièrement celui des femmes, à des postes-frontières choisis entre l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Rwanda.

« La mise en application du Régime Commercial simplifié par le Burundi est plus qu’une urgence. Cela permettra la reprise du commerce transfrontalier au niveau du poste Gatumba-Kavivimvira car, à l’heure qu’il est, le commerce transfrontalier qui se pratique entre Gatumba-Kavivimvira est vraiment timide », estime Protais Nizigiyimana du Bureau d’Informations Commerciales de Gatumba.  

Protais Nizigiyimana ajoute : « Le Recos présente plus davantage d’ailleurs pour les commerçantes transfrontalières. Il s’agit entre autres de la simplification et la clarté du processus de franchissement des frontières avec les marchandises pour le commerçant et les fonctionnaires de la frontière. Le Recos présente aussi une meilleure connaissance, par le commerçant, de ses droits et obligations résultant d’une réduction des pots-de-vin aux fonctionnaires des frontières et dans les cas de trafic de marchandises à travers les frontières, le paiement du montant correct des droits ; la réduction des cas de harcèlement, de saisie et de perte de biens. Il y a aussi  le coût et l’heure de la compensation des biens qui sont réduits, contribuant à la baisse des prix des biens et augmenter les gains pour le commerçant », conclut Protais Nizigiyimana.

Selon Thierry Habyarimana, Vice-président de l’Association des commerçants transfrontaliers du Burundi : « Le Recos est déjà mis en œuvre au niveau de la Rd Congo et du Rwanda. Donc, dire que les femmes qui font le commerce transfrontalier réclament la mise en application de ce régime, c’est tout à fait normal. Le Recos présente des avantages pratiques dans le commerce transfrontalier. Il s’agit d’une politique commerciale de haut niveau, pensée spécialement pour les petits commerçants transfrontaliers. En ce qui nous concerne, nous sommes déjà à l’œuvre dans le travail de plaidoirie et espérons que d’ici peu, nous serons entendus. Nous prions que ces femmes qui pratiquent le commerce transfrontalier retrouvent encore du courage car même si le Recos sera mis en œuvre, cela vaudra la peine qu’elles l’exploitent étant toujours au travail’’ conclut Thierry Havyarimana, Vice-président de l’Association des Commerçants transfrontaliers du Burundi, A.C.T.F en sigle.

 Le Recos concerne en effet de nombreux ressortissants des États membres du COMESA et constitue par conséquent une bonne source de revenus pour de nombreuses personnes, en particulier des femmes. Multiplier les possibilités d’échanges commerciaux et en diminuer les coûts se traduit donc par plus d’emplois et plus de revenus et par une amélioration des conditions de vie des commerçants qui peuvent acheter plus de nourriture et envoyer leurs enfants à l’école, leur ouvrant ainsi la voie à un avenir meilleur.

Gaudence Uwineza | iphame Bujumbura

La hausse des températures pèsera surtout sur la productivité des activités intensives en main-d’œuvre dans les économies émergentes, qui seront également soumises à des risques de blackout liés à un recours accru à la climatisation.

L'hémisphère nord vient de subir l'une des pires périodes de canicule de son histoire moderne. Mais il devrait néanmoins demeurer la zone la plus tempérée, et donc la moins exposée aux conséquences du changement climatique, notamment sur le plan économique.

Selon une étude réalisée par le cabinet britannique Verisk Maplecroft, c'est en effet en Asie du Sud Est et en Afrique que les conséquences économiques du réchauffement climatique devraient peser le plus lourd dans les 30 prochaines années. En cause : la baisse de productivité due à des températures de plus en plus élevées et le poids des activités intensives en main d'œuvre dans ces économies émergentes, et en particulier dans leurs exportations. En outre, sous l'effet de la croissance démographique et de l'urbanisation, c'est dans ces mêmes pays que le recours à la climatisation va progresser le plus, alors même que leurs systèmes électriques sont d'ores et déjà fragiles. En conséquence, les risques de coupures d'électricité seront d'autant plus élevés, et menaceront notamment les entreprises installées dans ces pays.

Une perte de 78 milliards de dollars pour l'Asie du Sud-Est

L'étude du cabinet britannique montre ainsi que 10,8% de la valeur des exportations de l'Afrique de l'Ouest sont menacés par la hausse des températures d'ici à 2050, 7,9% en Afrique sub-saharienne, 6,1% au Moyen-Orient, et 5,2% en Asie du Sud et Asie du Sud Est. Les pays africains représentent la moitié des 48 pays notés en « risque extrême » dans l'indice de stress chaleur élaboré par Verisk Maplecroft. Sur la base des valeurs actuelles, cela correspond à une perte annuelle de 78 milliards de dollars par an pour l'Asie du Sud Est et près de 10 milliards pour l'Afrique. Sans surprise, le Royaume-Uni, l'Irlande, la Finlande et la Scandinavie sont parmi les moins exposés. À titre de comparaison, 3,9% de l'économie sud-américaine et seulement 1% de l'économie américaine et 0,1% de l'économie européenne sont menacées.

L'agriculture ainsi que les secteurs pétrolier et minier sont les plus exposés à la baisse de productivité liée à la chaleur, car ils sont très intensifs en main-d'œuvre travaillant le plus souvent à l'extérieur. Cette baisse de la productivité pourrait entraîner des pénuries pour certains produits ou au moins des hausses de coût de production. Ces menaces sur la chaîne d'approvisionnement pourraient à leur tour inciter les acheteurs à modifier leurs sources d'approvisionnement et à délaisser ces pays, entraînant ainsi un effet boule de neige sur ces économies régionales. À titre d'illustration de secteurs particulièrement menacés, les auteurs de l'étude citent le pétrole au Nigeria ou encore les exportations de cacao en Côte d'Ivoire et au Ghana.

Des réseaux électriques mis à mal par une urbanisation galopante

En Asie du Sud Est, c'est plutôt le secteur manufacturier qui est le plus concerné, notamment au Vietnam et en Thaïlande, spécialisés dans les mécanismes et les composants électriques, et qui représentent près des deux-tiers de la valeur des exportations de la région menacée par le réchauffement climatique.

Globalement, la consommation due à l'utilisation de la climatisation de 2.000 térawattheures (TWh) aujourd'hui selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), devrait tripler d'ici à 2050 pour faire face à la conjonction du réchauffement, de la croissance démographique et de l'urbanisation galopante. Cette hausse devrait se concentrer essentiellement dans les pays les plus menacés par les vagues de chaleur et dans lesquels l'urbanisation sera la plus forte, à savoir, une fois encore, l'Afrique et l'Asie du Sud Est. Ce sont également des régions dans lesquelles les systèmes électriques sont déjà les plus fragiles, et donc les plus à risque face à de telles hausses de consommation.

Seuls 76% des Africains ont aujourd'hui accès à l'électricité, et les entreprises installées sur le continent subissent en moyenne huit blackouts par an. Indépendamment de la climatisation en tant que telle, la hausse de la population urbaine, qui devrait atteindre 235% d'ici à 2050, met en évidence les défis auxquels fait face le système électrique de la région. Cette conjonction entre zones les plus menacées par la hausse des températures et les plus concernées par une urbanisation rapide s'observe également, bien que dans une moindre mesure, au Moyen-Orient et en Asie. Les plaques tournantes de la production industrielle telles que Delhi ou Dhaka (Bangladesh) sont les plus exposées aux risques de blackouts. Ces derniers surviennent déjà fréquemment en période estivale en Inde, un pays qui devrait voir sa population urbaine plus que doubler d'ici à 2050.

Il semble donc indispensable pour toutes ces régions d'anticiper ces effets imbriqués de la hausse des températures, de l'urbanisation et de la climatisation. Côté systèmes électriques, la solution est probablement à chercher dans une complémentarité entre des réseaux modernisés et renforcés et une multiplication des sources de production décentralisée d'énergies renouvelables.

 LT

(Crédits : Reuters)
L'Ouganda oblige l'unité locale du groupe sud-africain des télécommunications, MTN Group, à inscrire une partie de ses actions à la bourse locale, afin de bénéficier d'un renouvellement de sa licence d'exploitation. Une mesure visant à rehausser la participation des particuliers dans le capital du groupe, confronté également à une gronde de sa clientèle.

La branche ougandaise de MTN doit s'inscrire à la bourse locale pour bénéficier d'un renouvellement de sa licence, selon les instances régulatrices de Kampala. D'après Godfrey Mutabazi, chef du régulateur du secteur des télécommunications, l'Uganda Communications Commission (UCC), dans une déclaration à Reuters : les Ougandais devraient être en mesure de détenir une participation dans la société qui opère dans leur pays depuis 20 ans. « Nous évaluons les conditions du renouvellement et c'est l'un des points dont nous discutons », a-t-il déclaré, faisant référence à la cotation des actions sur le marché local de l'Ouganda stock exchange (USE). Leaders sur le marché des télécommunications ougandais depuis 20 ans, MTN est le plus grand opérateur de téléphonie par abonnement. La compagnie aux 10,7 millions d'abonnés a connu une hausse de 10% de ses revenus au cours de l'année. L'introduction de MTN à la bourse ougandaise est considérée comme une opportunité, une occasion pour dynamiser ce marché financier de 16 entreprises.

Des mesures impopulaires

Invité à s'inscrire à la bourse locale, MTN a aussi été très critiqué sur les réseaux sociaux au cours de ces dernières semaines à cause des délais d'épuisement des crédits ou recharges, jugés trop courts par ses clients. De la même manière, la compagnie de téléphonie risque de subir une baisse de performances, à cause des médias sociaux tels que Facebook ou WhatsApp, contre lesquels, elle doit élaborer une stratégie de taxation juste sans heurter sa clientèle.

La Tribune Afrique

D'après un communiqué diffusé en fin de semaine, la Compagnie aérienne, Kenya Airways et le constructeur américain Boeing ont signé un accord de services le 23 juillet dernier. Portant sur l'American Multinational Corporation, cet accord devrait entre autres, permettre au géant kényan d'améliorer la qualité de ses services.

Kenya Airways se prépare à devenir dès octobre prochain, la première compagnie aérienne en Afrique à utiliser l'American Multinational Corporation. Une première que le géant africain du transport aérien doit à un accord de services signé le 23 juillet dernier avec le constructeur aéronautique et aérospatial américain, Boeing. D'après un communiqué publié par la société kényane la semaine dernière, l'accord lui donne le droit d'utiliser les services consommables de Boeing à travers un réseau mondial de pièces détachées et de services à la demande. Ceci, insiste le communiqué, lui permettra d'améliorer la fiabilité de ses avions et les délais d'exécution.

Concrètement, les services consommables de Boeing fourniront des pièces et des services à la flotte Boeing de Kenya Airways composée de quatorze avions 737 et huit 787 Dreamliners, qui desserviront une nouvelle ligne sans escale entre Nairobi et New York à partir d'octobre 2018. « Garder les avions prêts pour le vol de la journée exige un flux fiable de pièces, de matériaux et de connaissances cruciaux. Dans le cadre de cet accord, Boeing livrera du matériel, offrira des services innovants et comprendra les besoins pour que les opérations de maintenance fonctionnent de manière optimale », a commenté le directeur des opérations de Kenya Airways, Jan de Vegt, cité par le communiqué. Selon lui, les deux parties se sont entendues sur le fait que l'accord de services signé, couvre plus de 18.700 pièces de rechange et porte sur une période de mise en œuvre de cinq ans, avec des phases supplémentaires.

Pour sa part, le vice-président et directeur des ventes commerciales et du marketing de Boeing, Ihssane Mounir, est convaincu que cet accord est un choix gagnant pour la compagnie africaine. Selon lui, ce programme constitue la solution la « plus économique et la plus complète » pour Kenya Airways qui pourra profiter des ressources et de la présence de Boeing dans le monde.

La Tribune Afrique