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Burundi: l’opposition en exil s’organise autour d’un forum commun

Le président de l'Aprodh, Pierre-Claver Mbonimpa, l'une des figures de l'opposition burundaise en exil. © AFP PHOTO / CARL DE SOUZA

Au Burundi, toutes les forces à la tête de la contestation contre le nouveau mandat du président Pierre Nkurunziza, vivant aujourd'hui en exil, se sont retrouvées ce week-end lors du « forum des forces vives opposées au troisième mandat criminel de Nkurunziza ». Une rencontre organisée secrètement à Louvain en Belgique alors que le Burundi, tenu désormais par une main de fer, s'est enfoncée dans la crise avec plus de 320 000 personnes qui ont fui, en exil, de 500 à 1 000 personnes tuées, selon les sources. Ils veulent désormais se mettre en ordre de bataille et parler d'une seule voix.

Certains participants parlent d'une première historique. Des représentants de l'opposition regroupés au sein du Conseil national pour le respect de l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et la restauration de l'Etat de droit (Cnared), de la société civile indépendante du Burundi et de la diaspora burundaise du monde entier se sont retrouvés pendant trois jours en Belgique.

Leur objectif ? Mettre en commun leurs forces afin de présenter un front uni pour lutter plus efficacement contre le pouvoir de Pierre Nkurunziza. Pancrace Cimpaye, qui est membre du Cnared, est un des porte-paroles de ce mouvement : « Ce n’est pas une fusion. Chaque entité garde son identité, mais il reste possible de mettre en place une passerelle entre les trois entités afin de coordonner, d’harmoniser les actions civiles et dynamiques nobles de la restauration de l’Etat de droit au Burundi. C’est une question de vie ou de mort ».

Il assure que leur réunion a été un véritable succès. A la fin de cette rencontre, dimanche, les 34 personnalités présentes ont mis en place un plan d'action commun et un comité de coordination, tenus secrets jusqu'ici. Ils ont également créé un comité de conciliation et de médiation, dirigé par Pierre-Claver Mbonimpa, figure emblématique de la société civile burundaise aujourd'hui en exil : « On ne va pas accepter de continuer à vivre comme nous vivons aujourd’hui, comme la population vit aujourd’hui. Nous devons absolument, il faut que l’Etat de droit soit établi coûte que coûte ».

Le pouvoir burundais n'a pas encore réagi jusqu'ici, mais certains ont raillé sur twitter « l'incapacité de l'opposition burundaise à s'unir ».

RFI


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