Selon des informations non officielles qui circulent sur les réseaux sociaux, l'on s'acheminerait vers une reconnaissance de la victoire écrasante du parti CNL, Conseil national de la Liberté. Ce qui devrait être un grand soulagement pour ce pays d’Afrique de l’Est dans la dégringolade socio-politique et économique depuis plusieurs années.  

Alors que la proclamation des résultats par la Commission Nationale Electorale Indépendante, la CENI, se fait attendre, Agathon Rwasa, leader du CNL et véritable challenger du CNDD-FDD dans ces élections, a, lui déjà réclamé victoire de ces élections du 20 mai. Mais, contrairement à leurs habitudes, on observe un silence radio du côté des responsables du CNDD-FDD. Du moins, aucune réaction officielle jusqu'à présent, à part « quelques Imbonerakure plus zélés qui fabriquent sans scrupules des résultats fantaisistes ou exhibent des résultats de 2015 et qui les font lire à certains journalistes triés sur le volet de la radiotélévision nationale du Burundi », s’indigne un internaute. Mais dans un message audio, un Imbonerakure appelle ses collègues à la prudence et de ne pas jubiler. Dans son message en kirundi (langue locale), il laisse clairement sous-entendre qu’ils n’ont pas gagné.

Malgré l’arrestation et la persécution des centaines de mandataires du parti CNL peu avant et pendant les élections, le black-out des réseaux sociaux et le refus de publication du fichier électoral, ou même les bulletins de vote supplémentaires déjà déposés par les Imbonerakure dans les urnes avant même l’ouverture officielle, l'échec du parti au pouvoir serait très cuisant et leur plan de fraudes massives n'aurait pas du tout fonctionné. Les mandataires du CNL (voire même du CNDD-FDD voulant le changement) ont rapidement partager les PV après chaque comptage et seraient rentrés avec tous les PV des résultats par bureau de vote. D'où le plus grand désarroi et dilemme des ténors du CNDD-FDD en ce moment.

Lâcher du lest après 15 ans au pouvoir et reconnaître, la mort dans l'âme, ce ras-le-bol de leur mauvaise gouvernance exprimée par la population à travers ces élections ?

Ou alors Carabavunye et donc ne rien lâcher, se foutre de la volonté du peuple, puis se proclamer vainqueur et se préparer plutôt à réprimer les contestations comme en 2015 ?

Des discussions entre deux camps au sein du CNDD-FDD seraient en cours. Et il semblerait que le président sortant Pierre Nkurunziza a décidé de jouer l'arbitre. En tant que président sortant mais surtout en tant que leur guide suprême. C’est le CNDD-FDD lui-même qui l’a porté à ce grade et c'est le moment alors de l'écouter sans hypocrisie.
Mais ce serait peut-être aussi l'occasion en or de Nkurunziza de redorer son image, de se racheter auprès de la population burundaise qui a trop souffert de son long règne, avec 15 ans de corruption, de violences, de tueries, de pauvreté extrême...de galère.
Dans une interview accordée hier à la radio Haguruka, Frédéric Bamvuginyumvira, vice-président de la Coalition des Forces de l’opposition burundaise pour le rétablissement de l’Accord d’Arusha pour la paix et la reconciliation (CFOR Arusha) et ancien vice-president du Burundi, appelle justement le président Nkurunziza à être au-dessus de la mêlée et à penser à l’intérêt général de tous les Burundais qui se sont exprimés ce 20 mai.  

Bamvuginyumvira pense également que, en plus du président sortant Nkurunziza, le président de la CENI et le Chef d’Etat major de l’armée burundaise ont aussi un grand rôle à faire respecter la volonté des électeurs qui ont voté le changement.

Il n’est pas le seul à faire cet appel. Dans un message anonyme qui a circulé sur les réseaux sociaux, un Burundais rappelle à Pierre Claver Kazihise, le président de la CENI, qu’il est avant tout médecin et que « le caractère des médecins va au-delà des sentiments humains qui nous rendent prisonniers de nos passions, même partisannes pour s’adonner à soigner l’ennemi de son camp...Car le médecin que vous êtes, n’est pas ce juriste qui se cache derrière l’invocation de cas de conscience -certes vraie- pour échapper à dire la vérité. Dire la vérité pour vous Dr Kazihise, c’est faire preuve de ce caractère fort du médecin qui prime sur les sentiments partisans de membre de parti... ».

Espérons que cet appel sera entendu. Et les Burundais retiennent leur souffle pour ce week-end qui risque d'être très long.

Steve Baragafise | IPM Bujumbura



Production de thé, le Rwanda enregistre une nouvelle hausse de ses exportations, comparativement à la même période l’an dernier.

Au Rwanda, le secteur du thé épargné par la pandémie de coronavirus a connu une nette augmentation durant le premier trimestre de cette année.

Près de 9. 317 tonnes pour des recettes de plus de 27,6 millions de dollars américains, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période en 2019.

La Zambie annonce une surproduction de l‘énergie électrique d’ici 2022

La Zambie ambitionne de décupler sa production d‘électricité d’ici 2022 grâce aux projets d‘énergies renouvelables en cours de développement.

Déjà autosuffisante en électricité, la Zambie veut aller plus loin dans sa production énergétique. Le pays dont la production actuelle dépasse les 80 % a stoppé ses importations en 2018.

Et les autorités estiment que cette production sera excédentaire d’ici les 2 prochaines années. Et pour desservir toute la population notamment rurale, le gouvernement mise sur l’offgrid et le soutien des entreprises privées.



Production de thé, le Rwanda enregistre une nouvelle hausse de ses exportations, comparativement à la même période l’an dernier.

Au Rwanda, le secteur du thé épargné par la pandémie de coronavirus a connu une nette augmentation durant le premier trimestre de cette année.

Près de 9. 317 tonnes pour des recettes de plus de 27,6 millions de dollars américains, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période en 2019.

La Zambie annonce une surproduction de l‘énergie électrique d’ici 2022

La Zambie ambitionne de décupler sa production d‘électricité d’ici 2022 grâce aux projets d‘énergies renouvelables en cours de développement.

Déjà autosuffisante en électricité, la Zambie veut aller plus loin dans sa production énergétique. Le pays dont la production actuelle dépasse les 80 % a stoppé ses importations en 2018.

Et les autorités estiment que cette production sera excédentaire d’ici les 2 prochaines années. Et pour desservir toute la population notamment rurale, le gouvernement mise sur l’offgrid et le soutien des entreprises privées.



Après environ un mois et demi d'interruption pour cause d'élection présidentielle, le Championnat a repris ce jeudi. Le Burundi reste à ce jour le seul en Afrique à être toujours en activité, en attendant la reprise chez certains. (Crédit photo @fédération burundaise de football)

Ça s'est passé ce jeudi après-midi au stade Ingoma de Gitega, la capitale du Burundi, devant plusieurs centaines de supporters et le président de la FFB (également président du Sénat), Révérien Ndikuriyo. La Primus Ligue, c'est-à-dire le Championnat national édition 2019-2020, auquel il reste encore trois journées à jouer, a repris par un match en retard entre l'Athletico Olympic et Musongati FC, actuel dauphin du leader, Messager Ngozi. Un match animé, prolifique en buts et terminé sur un nul (3-3) qui n'arrange pas Musongati. La rencontre s'est jouée avec le nouveau règlement (temporaire) de la FIFA qui autorise cinq changements au maximum par équipe.
Depuis le 12 avril, date des quarts de finale de la Coupe du président, le football burundais s'était mis entre parenthèses. Non pas en raison de la pandémie du Covid-19, qui officiellement n'a que très peu touché le pays. Mais plutôt pour permettre à la campagne présidentielle (le 1er tour s'est déroulé mercredi 20 mai) de se dérouler et, éventuellement, d'utiliser les stades du pays pour des meetings... Depuis quelques semaines déjà et avant l'arrêt décidé par les autorités, la Fédération se pliait aux recommandations du Ministère de la Santé. Certaines mesures d'hygiène et gestes barrière étaient évidemment devenus obligatoires à l'entrée des stades, comme le lavage de mains, systématique.
Quant au protocole pour les matches, rien de comparable avec ce que l'on a pu voir du côté de la Bundesliga le week-end dernier...
En revanche, la distanciation sociale n'a pas vraiment été de mise dans les travées pleines des stades... Quant au protocole pour les matches, rien de comparable avec ce que l'on a pu voir du côté de la Bundesliga le week-end dernier. Le Burundi continue donc d'être une drôle d'exception au milieu des 54 pays africains qui, pour nombre d'entre eux, ont décidé de mettre fin à leurs compétitions nationales.
En dépit des inquiétudes de certains observateurs locaux, qui appréhendaient le premier tour de la présidentielle et craignaient des incidents ici et là, le match du jour a bel et bien eu lieu. La suite du programme est connue, depuis une décision de la Commission des compétitions prise le 9 mai : les demi-finales de la Coupe du Président sont programmées les 23 et 26 mai (aller) et 6-7 juin (retour). Les trois dernières journées du Championnat s'étaleront du 30 mai au 21 juin. La finale de la Coupe est fixée au 13 juin.

Le Burundi seul au monde

Par ailleurs, un match de bienfaisance, organisé à la demande des Intamba Mu Rugamba, les internationaux basés à l'étranger, aura lieu ce vendredi après-midi, en faveur des sinistrés des inondations à Gatumba. Voilà donc le Burundi seul au monde, ou plutôt en Afrique, bien décidé à mener à bien ses deux principales compétitions nationales, sachant que la D2 locale va également reprendre. Une réunion d'information auprès des présidents de clubs de l'élite a eu lieu mercredi au centre technique national. Ainsi donc va le Burundi, en ces temps d'incertitudes, seul ilot africain de football au milieu d'un océan de confinement et d'inactivité...
France Football


Le leader du principal parti d'opposition du Burundi, Agathon Rwasa, a rejeté, jeudi soir, les résultats partiels portant sur 12% des 119 communes proclamés par la radiotélévision nationale et accordant au candidat du pouvoir une victoire écrasante.

Ces résultats ont été annoncés mercredi au journal de 20h00 (18h00 GMT).

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Pierre-Claver Kazihise avait appelé, mercredi matin, les Burundais à la patience pour la publication des résultats partiels de ces élections générales, dont une présidentielle, attendus au plus tôt à partir de vendredi.

La Libre



Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) du Burundi a appelé jeudi la population à la patience pour la publication des résultats des élections générales de la veille, notamment une présidentielle disputée sans le sortant Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005. 

S'adressant aux gens qui "s'impatientent en attendant le résultat des élections", Pierre-Claver Kazihise a indiqué qu'après la fermeture des bureaux de vote mercredi après-midi, "il y a eu un comptage des voix au niveau des bureaux de vote et ce comptage est terminé", dans une interview accordée à des médias burundais.

M. Kazihise a ajouté que les résultats des 14.655 bureaux répartis dans 3.807 centres de vote étaient en cours d'acheminement dans les centres de la commission répartis au niveau des 119 communes du pays.

"Cela va prendre du temps", a-t-il poursuivi, en expliquant que la Commission électorale entendait publier simultanément les résultats des élections présidentielle, législatives et communales.

La proclamation de ces résultats devrait avoir lieu lundi ou mardi, avait-il réaffirmé mercredi.

Le président de la Céni a également mis en garde contre la diffusion de résultats de certains bureaux de vote sur les réseaux sociaux.

"Les chiffres intermédiaires des bureaux de vote ne démontrent rien du tout, ce sont les résultats officiels proclamés après le comptage au niveau de la commune qu'il faut communiquer à la population", a-t-il souligné.

Jeudi, les réseaux sociaux les plus populaires au Burundi étaient toujours inaccessibles, sauf pour les utilisateurs ayant recours à un réseau virtuel privé (VPN).

Cette élection, qui s'est globalement déroulée dans le calme, marque la fin de l'ère Pierre Nkurunziza.

Sa candidature à un troisième mandat controversé en 2015 avait plongé son pays dans une grave crise politique, qui avait fait au moins 1.200 morts et poussé à l'exode 400.000 Burundais. La présidentielle, avec sept candidats en lice, a notamment mis aux prises le dauphin désigné de M. Nkurunziza et candidat du parti au pouvoir, le Conseil national pour la Défense de la Démocratie - Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD), le général Évariste Ndayishimiye, 52 ans, et le chef de l'opposition et président du Conseil national pour la Liberté (CNL), Agathon Rwasa, 56 ans.

Le parti de M. Rwasa a dénoncé des arrestations dans ses rangs ou des pressions à l'encontre de ses assesseurs ainsi que des fraudes, en particulier dans les provinces de Rumonge (sud-ouest) et Bujumbura-Rural (ouest).

Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Pierre Nkurikiye, a pour sa part accusé les membres du CNL d'être responsables de "quelques incidents mineurs", dont "des tentatives de fraudes" qu'il a imputées à ce seul parti.

AFP



Les plateformes de médias sociaux sont devenues inaccessibles au Burundi alors que le vote a débuté dans tout le pays d'Afrique de l'Est mercredi.

Les bureaux de vote au Burundi ont ouvert mercredi à 06h00 heure locale (04: 00GMT) avec environ cinq millions d'électeurs qui devraient participer aux élections générales.

Les électeurs éliront leur président, les membres du parlement et les membres du conseil communal.

Sept candidats cherchent à remplacer le président Pierre Nkurunzinza, au pouvoir depuis 2005. Les principaux prétendants étant Agathon Rwasa du parti d'opposition CNL et Evariste Ndayishimiye du parti au pouvoir CNDD-FDD.

Les électeurs de la diaspora ne voteront pas à cause de la pandémie de coronavirus.

Les bureaux de vote fermeront à 16h00 heure locale et les premiers résultats préliminaires devraient être connus aujourd’hui même dans la soirée.

La commission électorale a annoncé qu'il y aura 53 observateurs internationaux  dont le personnel des ambassades de Tanzanie, d'Égypte, de Chine, du Kenya, d'Afrique du Sud, de la République démocratique du Congo, du Nigéria, de la Russie et de la mission de l'Union africaine au Burundi.

La commission a interdit l'utilisation de téléphones portables et d'appareils photo par des observateurs et des mandataires politiques ainsi les agents de vote à l'intérieur des bureaux de vote.

La BBC a confirmé que l'accès à Twitter, WhatsApp et Facebook a été bloqué.

Seuls ceux qui utilisent un réseau privé virtuel (VPN), qui masque l'identité d'un utilisateur, peuvent accéder aux sites de médias sociaux.

Les organisations de défense des droits humains ont pourtant exhorté le gouvernement à ne pas bloquer Internet le jour du scrutin, car cela entraverait l'accès aux informations cruciales sur les élections.

Les critiques disent que la panne affectera également l'opposition qui ne pourra pas signaler les abus électoraux.

BBC News



Déconfinement progressif ou prolongement du confinement, l’industrie automobile en Afrique, toute aussi asphyxiée que le reste des secteurs de l’économie par la crise du coronavirus, reprend ses activités un peu partout sur le continent. Entre attentisme et optimisme pour l’avenir.

Redémarrage des machines pour la majorité de l'industrie automobile à travers le continent. Le japonais Honda vient de sonner la reprise progressive pour ses concessionnaires dans toute l'Afrique du Sud, avec une exploitation de l'assemble des effectifs seulement à partir du 8 juin prochain.

Volkswagen se déconfine au Rwanda

Au Rwanda, Volkswagen avait suspendu les activités de son usine d'assemblage pendant le confinement. Mais depuis que les autorités ont procédé au déconfinement de la population, « les activités ont repris. Nos usines fonctionnent à nouveau et nous assurons la sécurité sanitaire de notre personnel via des mesures strictes telles qu'édictées par le gouvernement », déclare à La Tribune Afrique une source au siège à Kigali.

Lire aussi : Automobile : le premier véhicule Volkswagen « Made in Rwanda » est sorti d'usine

Depuis le lancement de ses activités en juin 2018, Volkswagen, qui a investi plus de 20 millions de dollars, affiche de fortes ambitions pour son usine rwandaise. La crise du coronavirus est certes venue le court-circuiter, mais la reprise devrait lui permettre d'appuyer sur l'accélérateur, d'autant que le constructeur allemand cible plus largement le marché est-africain.

Renault et Peugeot écoutent le marché au Maroc

Au Maroc où l'état d'urgence sanitaire, confinement y compris, a été prolongé de trois semaines jusqu'au 10 juin prochain, les constructeurs et concessionnaires automobiles relancent progressivement leurs activités. Le géant du secteur, le français Renault a rouvert ses usines de Tanger et Casablanca fin avril-début mai. Cependant, la production totale qui atteint normalement 400 000 voitures par an, sera progressive et limitée pour l'instant aux commandes pré-confinement. Dans un communiqué récemment, le top management entendait faire évoluer la production en fonction de la reprise des marchés.

Le constructeur français qui a également opéré quelques changements dans l'organisation de son activité mondiale récemment, prévoit de relocaliser en Afrique du Sud sa production de camionnettes actuellement fabriquées en Espagne.

Toujours au Maroc, Peugeot a remis à flot son usine de Kenitra le 6 mai dernier avec au programme la reprise de la production de la Peugeot 208 et le probable montage prochain d'un véhicule électrique destiné au marché européen : Citröen AMI. Alors que Carlos Tavares, PDG du groupe annonçait son ambition de doubler d'ici mi-2020 la capacité de production de l'unité de Kénitra à 200 000 véhicules par an, il pourrait être freiné par la pandémie.

Flou sur le secteur en Algérie

En Algérie, certains équipementiers ont de nouveau fermé leurs usines après une relative courte réouverture. C'est le cas de Volkswagen et de Kia. La nouvelle politique adoptée par le gouvernement pour relancer l'industrie automobile nationale semble peu comprise pour l'instant.

L'Afrique, marché automobile de demain ?

Partout dans le monde, le secteur automobile a subi de plein fouet la crise provoquée par le coronavirus. Cependant, certains analystes estiment que ce recul ne serait qu'à court terme en Afrique. Dave Coffey, PDG de l'Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM), va même jusqu'à penser qu'en dépit de la pandémie du coronavirus, les ventes annuelles de véhicules neufs en Afrique subsaharienne pourraient passer de 100 000 unités actuellement (hors Afrique du Sud) à 2 millions d'unités au cours des 15 prochaines années. « Et c'est une estimation très prudente », a-t-il souligné sur Engineering News. Et ce serait une révolution, car le marché de l'automobile en Afrique est encore dominé à 80% par les véhicules d'occasion.

Ces prévisions de croissance confirment cependant l'appétit des géants mondiaux de l'industrie automobile pour les marchés africains ces dernières années. Plusieurs projets ont été annoncés à partir de fin 2019 notamment au Ghana, en Angola, en Tunisie, en Ouganda, ... Un récent sondage de Bloomberg révèle que plusieurs constructeurs internationaux dont Volkswagen et Nissan cherchaient avant la crise à étendre leur présence sur le continent, en Afrique de l'Ouest particulièrement, en ciblant les marchés où le crédit automobile est encore peu développé. Alors que le débat lancé par Bruno Le Maire en France pour la relocalisation de l'industrie automobile française éveillait quelques interrogations au Maroc notamment, reste à savoir si ce projet fera le poids avec tous les avantages présentés par les marchés africains.

 La Tribune Afrique



La députée Hélène Ryckmans de la Commission des Affaires générales, des Relations internationales, du Règlement et du Contrôle des communications des membres du Gouvernement au sein du parlement Fédération Wallonie-Bruxelles,a adressé, lors de la réunion de laa commission lundi 11mai, une question parlementaire au Ministre-Président de la Fédération Wallonie- Bruxelles à propos de ce que cette institution pour accompagner les élections du 20 mai 2020.

En effet, Helene Ryckmans, la campagne a lieu, non sans difficultés, notamment avec une violente répression envers la société civile, et envers le premier parti d’opposition, le Congrès National pour la Liberté (CNL), et avec des atteintes à la liberté de presse. Le 15 avril, les autorités burundaises ont informé leurs ambassades de l’impossibilité d’organiser les élections pour les Burundais vivant à l’étranger en expliquant que les mesures prises pour lutter contre le Covid-19 ne permettent pas l’organisation d’élections dans de nombreux pays. Cette décision enlève donc leur droit de vote à plusieurs milliers de Burundais dont précisément une part significative de l’opposition au parti au pouvoir le Conseil national pour la défense de la démocratie – Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD).

A cette inquiétude, le Ministre-Président Pierre-Yves Jeholet répond :

« Les élections qui doivent se tenir le 20 mai ont en effet exacerbé les tensions politiques existantes. Je puis comprendre la déception et la colère des nombreux Burundais issus de la diaspora et exclus du vote. Il s’agit là d’une décision souveraine des autorités burundaises, qu’il ne m’appartient pas de commenter. C’est dans ce contexte que WBI apporte un soutien à un consortium d’organisations de la société civile, afin de leur permettre d’organiser des missions d’observation consistant en un recensement des violations des droits humains et des libertés individuelles avant, pendant et après les différents scrutins nationaux », indique le Ministre-Président de la WBI.

La députée Ecolo Hélène Rychmans demande également au Ministre-Président la situation sur la révision de l’accord de partenariat entre les pays ACP et l’UE au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou.

«Le 8 décembre 2015, des consultations ont été engagées avec le gouvernement burundais afin d’examiner les préoccupations et de trouver des moyens d’y remédier. Le dialogue a eu lieu en la présence de représentants du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique(ACP), de l’Union africaine (UA), de la Communauté est- africaine et de l’Organisation  des Nations unies (ONU). L’UE a considéré en 2016 que le gouvernement du Burundi ne respectait plus les principes essentiels du partenariat défini dans l’accord et a suspendu les appuis financiers directs fournis à l’administration burundaise, y compris les appuis budgétaires, tout en maintenant le soutien à la population, l’aide régionale et l’aide humanitaire. Pour ce qui est de la procédure dite de l’article 96 de l’Accord de Cotonou, qui est un accord de partenariat entre les pays ACP et l’Union européenne, des engagements spécifiques et concertés de la part des autorités burundaises sont toujours attendus »,  ajoute le Ministre-Président Jeholet. 

Pour Pierre-Yves Jeholet, il s’agit spécifiquement du retour au respect des principes et valeurs démocratiques, des droits de l’Homme et de l’État de droit, sur la base des éléments essentiels de l’accord de partenariat entre les pays ACP et l’Union européenne, et des principes énoncés dans les accords d’Arusha. La situation est bien évidemment suivie de près par l’UE et ses États membres. Cela étant, des contacts à différents niveaux ont eu lieu avec des autorités burundaises, sans que ceux-ci soient de nature à amener des changements. Il est à noter qu’aucune action spécifique ne sera entreprise avant la tenue des élections présidentielles. Une décision du conseil est nécessaire, afin de sortir des mesures prises actuellement et de revenir à une situation normalisée de dialogue politique voulu par l’article 8. L’accord de partenariat entre l’Union européenne et les pays ACP, qui sera amené à remplacer l’Accord de Cotonou, devrait voir l’article 96 modifié ou remplacé. Des négociations à ce sujet sont toujours en cours.

Steve Baragafise

 



Avant les élections présidentielles et locales au Burundi prévues mercredi, l'Union africaine (UA) et les Nations Unies (ONU) ont exhorté dimanche les autorités à fournir un environnement sûr et sécurisé aux citoyens tout au long du scrutin.

Dans un communiqué commun, les partenaires ont déclaré qu'ils suivaient la campagne électorale et qu'ils restaient préoccupés par les informations faisant état "d'intimidation et d'affrontements violents entre les partisans de camps opposés".

"Les deux organisations encouragent toutes les entités impliquées dans l'organisation des élections du 20 mai 2020, les forces de défense et de sécurité ainsi que les médias publics à contribuer pleinement à la préservation d'un environnement stable et pacifique, condition préalable pour des élections libres, inclusives, justes, transparentes et crédibles au Burundi", indique le communiqué.

"Ils exhortent tous les acteurs politiques à s'abstenir de tout acte de violence et de discours haineux, et à recourir au dialogue pour permettre la tenue d'élections consensuelles et pacifiques. Ils encouragent également les autorités burundaises à assurer et à faciliter la pleine participation des femmes au processus électoral."

La Commission de l'UA et le secrétariat de l'ONU ont également appelé les partis politiques à respecter le Code de conduite qu'ils avaient signé en décembre dernier.

Les autorités de ce pays d'Afrique de l'Est ont été invitées à mettre en œuvre des mesures préventives pour protéger les citoyens contre la pandémie de COVID-19.

La semaine dernière, une commission d'enquête de l'ONU s'est déclarée alarmée par la violence et les violations des droits de l'homme à l'approche des échéances.

Ses membres ont également profondément regretté la décision du gouvernement d'expulser quatre employés de l'Organisation mondiale de la Santé.

Source: Agence de presse Xinhua

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