Du haut de la tribune du Palais de Congrès de Brazzaville, le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  a lancé, ce mardi 27 octobre,  un appel à l'engagement  et à la solidarité  africaine   afin d'éradiquer  les forces négatives et terroristes  qui sèment  la désolation  dans la partie Est de la république démocratique du Congo.

Le Chef de l'Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo  a fait ce plaidoyer  à  la faveur du colloque  sur les 80 ans   du Manifeste de Brazzaville, capitale  de la France Libre ouvert ce matin.

Dans son allocution, le Président de la république a indiqué que son pays, la RDC, partage aussi l'histoire  commune de cette commémoration.

Le Congo belge  n'était  pas en reste à  ce qui se passait en Afrique Équatoriale Française.  Pour illustrer cette solidarité à ce combat, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a rappelé que le Général de Gaulle s’était exprimé à partir de la Radio de Léopoldville poir déclencher la résistance. Ainsi, le Congo fut le premier pays étranger à  recevoir  le Général de Gaulle comme un  Chef d'Etat.

Invités  à  cette activité mémorielle  de  l'histoire franco- africaine, les Presidents de république  de la RDC, du  Tchad, de la RCA  ;  les premiers ministres  du Gabon et du Cameroun ainsi que  le Ministre  français  de l'Europe  et des affaires étrangères tout comme la secrétaire  générale de l'OIF, Mme Louise Mushikiwabo et le président  de la fondation  Charles de Gaulle  Hervé  Gaymard ont chacun fait la restitution de la vérité  historique  sur le rôle  joué  par Brazzaville  pour restaurer l'honneur  et l'Indépendance  de la France, une histoire  occultée et méconnue  des générations actuelles.

Hôte de ce colloque, le Président Denis Sassou Nguesso  a relevé  que le manifeste de Brazzaville est le point de départ du processus de décolonisation des pays africains.

A la suite de l'invasion de la France par l'Allemagne Nazie, le Général de Gaulle, depuis son refuge de Londres lança à travers la BBC,la résistance et créa la France libre avec Brazzaville  comme capitale.

Ainsi, Brazzaville se rallia à la cause de la France Libre.

Des milliers de combattants partirent avec enthousiasme se battre jusqu’à la victoire.

Dans son adresse, le Président Sassou Nguesso  a aussi affirmé  que pour tout ce que l'Afrique a donné au monde et particulièrement à l'Europe, elle merite une place en tant que membre  du conseil de sécurité des Nations-Unies avec  droit de véto. 

De son côté, le ministre  Jean Yves Ledrian a reconnu  que Brazzaville est parmi les lieux de mémoire qui compte pour son pays car, a-t-il dit, il ya 80 ans, le sort  de son  pays y était décidé.

" Nous vous devons une partie  de notre souveraineté", a conclu le patron de la diplomatie française.

De son côté, le Président  de la fondation  Charles de Gaulle Hervé Gaymard a corroboré ces propos en indiquant que  Brazzaville fut " le refuge de la souveraineté de la  France".

Organisé dans un contexte particulier de Covid 19, le colloque de Brazzaville avait pris toutes les dispositions protocolaires sanitaires pour préserver la santé des participants recrutés parmi les Chefs d'Etat et de gouvernement, des personnalités politiques et autres scientifiques venus de plusieurs pays.

Dieudonné Mango



La région africaine des Grands Lacs est sur la voie de la reprise grâce aux institutions multilatérales, blocs régionaux et communautés locales qui se sont engagés à faire face aux défis et aux menaces persistantes à la paix et à la stabilité et à consolider les acquis obtenus à ce jour, a déclaré samedi un responsable de l'ONU.

Xia Huang, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs en Afrique, a indiqué que cette région suivait la trajectoire d'un rétablissement complet alors que les principales parties prenantes intensifient la recherche de la paix, de la cohésion et de l'intégration.

"Des mesures concrètes en faveur de la coopération et de l'intégration transfrontalières ont été prises par les parties prenantes à tous les niveaux, les femmes et les jeunes étant de plus en plus reconnus et impliqués comme des agents clés du changement", a assuré M. Xia dans un communiqué publié à Nairobi pour commémorer le 75e anniversaire des Nations Unies.

Il a affirmé que des étapes critiques avaient été franchies vers une plus grande stabilité dans la région des Grands Lacs malgré les défis posés par la pandémie de COVID-19.

M. Xia a souligné que le 75e anniversaire de l'ONU offre une opportunité de renforcer le multilatéralisme dans la quête d'une paix durable et d'une prospérité partagée dans la région riche en ressources des Grands Lacs.

Xinhua



Depuis sa prestation du serment le 24 janvier 2019, on pouvait entendre de la bouche du président entrant : « déboulonnement du système dictatorial qui était en place ; la lutte contre la corruption devenue monnaie courante dans nombreux services étatiques et à laquelle sont jointes des massacres, tueries et plusieurs violations des droits humains qui sont enregistrées chaque jour au Congo-Kinshasa ; CAP pour le changement ; alternance politique ;gratuité de l’Enseignement ».

Deux ans après, aucun indicateur remarquable pour tous ces objectifs précités ci-haut, à part l’endettement de la République démocratique du Congo sans avoir de quoi rembourser, l’insécurité généralisée sur toute l’étendue de la RDC, tueries, massacres de la population de Beni sous l’œil impuissant des dirigeants et l’instabilité politique.

Et en rapport avec toutes ces situations politiques que connait la RD Congo dans un contexte de fragilité par une composition du pouvoir sortant et le pouvoir entrant ; on peut entendre du désespoir dans la bouche du président Félix TSHISEKEDI dans un message adressé à la nation le 23 octobre 2020 à la cité de l’Union Africaine.

Un cri d’alarme ou jeu politique

Faire croire au peuple congolais que c’est le FCC de Joseph Kabila qui handicape le bon processus du système politique en RDC et qu’il nécessite aujourd’hui un large consensus national, ça parait comme vouloir se justifier en attribuant les torts à quelqu’un d’autres, c’est un manque de responsabilités.

« Qui est habile à conduire les armées ne procède jamais à deux levées consécutives ni n’a besoin de trois réquisitions de grains. Ses ressources propres lui suffisent et il puise ses vivres chez l’ennemi. C’est ainsi qu’il assure la subsistance de ses troupes ».

Lorsque, à l’issue d’un engagement, on réussit à capturer dix chars adverses, il convient de récompenser le premier qui a réalisé l’exploit. Félix dans son message a fait croire à la nation congolaise son engagement dans :

  1. La restauration de la paix sur toute l’étendue de la RDC mais avec quelle armée ? Un pays dont l’armée est désemparée et traverse une crise de confiance sera victime de tentatives de subversion de la part de ses rivaux. C’est ce qu’on appelle créer le désordre dans ses rangs pour offrir la victoire à l’ennemi.
  2. La construction de la démocratie : comment construire la démocratie et pourtant la République démocratique du Congo est habituée par une escroquerie électorale depuis 2006 ?
  3. Assuré la santé et l’éducation : qu’en est-il de son programme de gratuité de l’enseignement ? Pourquoi les syndicats des Enseignants durcissent leur mouvement de grève ?
  4. La restauration de la justice : Pourquoi n’est pas commencé par les recommandations du rapport Mapping ? Est-ce que la nomination de trois juges à la cour constitutionnelle va résoudre le problème de l’affaire Minembwe où l’ethnie Tutsie vivant en RDC s’est construite une fausse identité pour avoir une nationalité forcée ?

Appel à l’Union sacrée

Même en voulant corriger les erreurs commises à Genval, Genève et Nairobi invitant ou contactant les leaders politiques hors circuit pour recueillir leurs opinions à l’effet de créer une union sacrée croyant déboucher au salut du peuple congolais, tout ceci ne résolue aucun problème. C’est un jeu de manipulation. Les contacter pourquoi faire ?

Etre victorieux dans tous les combats n’est pas le fin du fin ; soumettre l’ennemi sans croiser le fer, voilà le fin du fin. Le mieux à la guerre consiste à attaquer les plans de l’ennemi, ses alliances ensuite ses troupes. La volonté politique exige de prendre des risques, sortir de l’ordinaire et se montrer à la hauteur de la situation. Les décisions pénibles, chaque changement, chaque défi et chaque crise, exige une décision pénible et la manière dont elle est prise distingue les bons leaders des autres.

Le bon fonctionnement du pouvoir public exige des réformes institutionnelles. Pourquoi ainsi ?

Pour une démocratie rénovée pour tenter de retisser un lien de confiance entre le peuple et ses représentants mais pourraient toutefois être, tout au moins partiellement soumises au peuple par référendum.

C’est entre autre :

  • La réduction du nombre de parlementaires ;
  • L’assainissement de service de sécurité et de contrôle en refondant l’armée et créant deux catégories des militaires ;
  • Faire appel à la dissertation politique : proposition de débats contradictoires pour les candidats à la présidentielle et la limitation du mandat du président ;
  • Modifier la constitution si nécessaire ;
  • Redéfinir ou revoir la diplomatie congolaise ;
  • Organiser les élections en connaissant le corps électoral. C’est-à-dire qu’on doit procéder d’abord au recensement de la population congolaise. En RDC qui est congolais et qui ne l’est pas ?
  • Débattre sur les 7 conditions à défaut pour que les élections ne soient pas NULLES. D’ailleurs, ce qui devrait être évité pour les prochaines élections en République démocratique du Congo.

Au cas contraire, le peuple congolais ne pourra s’entendre à aucun changement souhaité; plutôt à une continuité ou une stratégie classique de cooptation de nouvelles élites pour la survie d’un régime.

Dieudonné Mango 



(Agence Ecofin) - Facebook a pris des mesures pour éviter que sa plateforme ne serve à influencer les élections en Guinée. Le réseau social a, en plus de contrôler la publicité politique, mis en place des mesures pour contrôler les publications et mentionner tout ce qui peut poser un problème les concernant.

En Guinée, alors que la population se dirige vers les bureaux de votes, Facebook a mis des mesures en place pour détecter et annihiler tout comportement perturbant pour le scrutin sur sa plateforme. En plus de conditionner la publicité politique à des critères garantissant un comportement sain, le réseau social a mis en place plusieurs mesures pour s’assurer que les élections ne soient pas influencées depuis sa plateforme.

Ainsi, Facebook a mis en place une synergie entre sa plateforme éponyme et ses trois applications Messenger, Instagram et Whatsapp pour éviter que les Guinéens soient influencés dans leurs choix. « Nous procédons au retrait de contenus de désinformation susceptibles d’empêcher les citoyens d’aller voter, comme de fausses informations portant sur les dates, lieux, horaires et modes de scrutin », explique le réseau social.

« Pour les allégations abusives qui ne vont pas à l’encontre de nos Standards de la Communauté, nous coopérons avec plus de 70 organisations indépendantes pour la vérification de faits à travers le monde, y compris deux en Guinée, qui analysent et évaluent la pertinence des contenus partagés sur Facebook et Instagram », complète le réseau social.

Concernant la publicité politique, « une mention " financée par" indique clairement aux utilisateurs qui a payé pour les publicités ».

En plus, des vignettes de mise en garde sont apposées sur les contenus évalués comme faux ou partiellement faux par les vérificateurs du réseau social qui réduit également la viralité des posts en réduisant les possibilités de partage via Whatsapp et Messenger.

Enfin, Facebook a assuré tout mettre en œuvre pour démanteler les faux-comptes et les réseaux de pages susceptibles de troubler le scrutin.

Servan Ahougnon



(Agence Ecofin) - Au Rwanda, la Premier League (EPL) et l’UEFA ont gagné la bataille qui les oppose à Victory TV. Le 9 septembre 2020, le tribunal a ordonné à la chaîne de cesser toute diffusion illégale des compétitions interclubs de l’UEFA sous peine de voir sa licence de diffusion suspendue.

Au Rwanda, la Haute Cour commerciale a reconnu le 9 septembre dernier, à travers sa décision n° RCOM 00869/2019/, Victory TV coupable d’actes de piraterie après la plainte de l’UEFA et de l’EPL contre la chaîne.

En effet, la chaîne de télévision diffusait illégalement et sans autorisations, sur le territoire rwandais, les compétitions de football de l’EPL, de l’UEFA Champions League et de l’UEFA Europa League.

La réaction de la Rwanda Utilities Regulatory Authority (RURA), l’autorité de régulation rwandaise des services publics, ne sait pas faite attendre. Elle a intimé l’ordre à Victory TV de cesser toute activité de piratage, faute de quoi sa licence sera suspendue.

Les plaignants n’ont pas manqué de saluer cette décision de la justice rwandaise et de la RURA, qui entre dans le cadre de la lutte contre le piratage. « La mise à disposition des images de leurs compétitions respectives, sans autorisation, est une violation de leurs droits de propriété intellectuelle », ont-ils rappelé dans une note conjointe.

Bénédicta Vera-Cruz (stagiaire)



L'Afrique de l'Ouest et du Centre est confrontée à une perturbation sans précédent de l'éducation en raison de la pandémie COVID-19 qui a touché les apprenants, les familles, les écoles, les enseignants et les communautés, ne laissant aucun domaine de l'éducation indemne. Comme la pandémie est encore loin d'être terminée, l'éducation se trouve à un moment important qui oblige toutes les communautés éducatives à empêcher que cette crise de l'apprentissage ne devienne une catastrophe générationnelle.

Les bureaux régionaux de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, en coopération avec la Division de l'éducation 2030 au siège de l'UNESCO, ont organisé une consultation régionale en ligne le 28 septembre 2020, afin d'intégrer les réflexions et les recommandations des États membres, des organisations de la société civile (OSC), y compris des organisations non gouvernementales internationales (ONGI), sur le projet de document final "Déclaration du GEM 2020" pour la session extraordinaire de la Réunion mondiale sur l'éducation 2020 (2020 GEM) prévue les 20 et 22 octobre.

La consultation régionale a débuté par les remarques de M. Salah Khaled, directeur du bureau régional de l'UNESCO pour l'Afrique centrale, et par une présentation de Mme Giannini Stefania, sous-directrice générale de l'UNESCO pour l'éducation, soulignant l'importance des consultations régionales dans le monde entier dont les résultats seront intégrés dans le document de déclaration finale qui sera approuvé par les États membres lors du segment de haut niveau du 2020 GEM le 22 octobre, mettant l'accent sur l'éducation au centre de la relance. 

Les représentants des États membres, les partenaires du développement, les OSC, y compris les ONGI, ont maintenu et renouvelé leur engagement en faveur de la pleine intégration des enfants, des jeunes, des filles, des personnes ayant abandonné l'école et des personnes handicapées et ceux qui sont marginalisés, ainsi que de la promotion des TIC et de l'innovation contextualisées pour la continuité de l'apprentissage, des processus équitables pour la réouverture des écoles, du soutien aux enseignants, aux animateurs et aux responsables des écoles dans le cadre du renforcement de leurs capacités en matière de préparation, de la stabilisation des financements, de la prise en compte de la dimension de genre et de l'importance de l'éducation non formelle et informelle pour répondre à la COVID-19 et au-delà. La discussion a également mis l'accent sur l'amélioration des données sur l'éducation pour une politique et une planification fondées sur des données probantes, des actions proactives contre de futures pandémies, la garantie que toutes les filles retournent à l'école en toute sécurité et la nécessité de s'attaquer correctement à l'exacerbation des disparités entre les sexes préexistantes et à la crise humanitaire pendant la pandémie, qui prive encore plus le droit fondamental à l'éducation.

Suite à cette discussion fructueuse, les bureaux régionaux de l'UNESCO en Afrique de l'Ouest ont intégré les suggestions et commentaires des membres au projet de document final, qui sera intégré à d'autres projets de documents de déclaration en cours de formulation par les bureaux régionaux en Afrique. Le document final "Déclaration du GEM 2020" sera mis en œuvre par les États membres au cours des 12 prochains mois et ses progrès seront examinés lors de la session ordinaire de la Réunion mondiale sur l'éducation en novembre 2021.

UNESCO



L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Benguérir et l'Université Al Akhawayn à Ifrane (AUI) organisent conjointement, les 2,3 et 9 octobre courant, une e-conférence internationale sur le thème "L’éducation en Afrique : les défis de l’école d’aujourd’hui et le regard vers l’école de demain".
Cette initiative fait suite à la signature le 11 septembre dernier de l’accord de partenariat liant les deux institutions visant le renforcement de leur coopération en matière d'enseignement, de recherche, d'innovation et d'échange d’expérience, indique un communiqué conjoint de ces deux établissements d’enseignement supérieur.

Cette conférence à distance verra la participation d'experts marocains et d’autres en provenance de pays africains, d’Europe, des États-Unis et du Canada, relève la même source, notant que cette rencontre virtuelle abordera plusieurs thèmes qui revêtent une grande importance au vu du contexte actuel dont, "la réponse de l’école africaine à la crise de la COVID-19: place des nouvelles technologies", "L’état des lieux de l’éducation et les défis à relever en Afrique", "Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques (STEM)" et "L’enseignement des langues au Maroc".

Le Matin



Le Mini-sommet de GOMA va bel et bien avoir lieu ce dimanche, 20 septembre 2020. A l’Agenda, 5 Chefs d’Etats vont y participer. Deux d’entre eux ont déjà annoncé officiellement leur participation. Il s’agit du Président Rwandais Paul Kagame et du Président Ougandais Yoweri Museveni qui vient de l’annoncer ce mardi à travers l’Ambassadeur de la République de l’Ouganda en République Démocratique du Congo James Mbahimba.  

« Une équipe d’experts ougandais sera à Goma dès ce mercredi 16 septembre. En attendant l’arrivée des chefs d’Etat, la réunion ministérielle se tiendra samedi, 19 septembre 2020. De notre côté, nous nous félicitons des relations cordiales avec la RDC qui précèdent ce mini-sommet. C’est notamment en matière de développement des infrastructures routières »,  a fait savoir l’Ambassadeur James Mbahimba.

Ce sommet devrait réunir les chefs d’Etat du Rwanda, de l’Ouganda, de l’Angola et de la RDC. Il sera axé sur la sécurité, les échanges commerciaux, l’économie et la Covid-19. L’Opinion s’attend à de grandes annonces. Ce mini-sommet donne des raisons d’espérer car dans l’histoire de la sous-région, il arrive peu de fois qu’un Président organise un sommet qui marque la présence de 5 chefs d’Etat. Tant les questions à la table sont importantes et les engagements ne devraient tarder.  

La sécurité de la sous-région, un des points clés du mini-sommet

C’est une question épineuse qui divise les Etats de la sous-région. Cette question est marquée par deux données essentielles : la présence des groupes armés à l’Est de la RDC et les difficiles relations bilatérales burundo-rwandaises et rwando-ougandaises. D’ailleurs, le Président Tschisekedi en est à sa deuxième tentative d’inviter les Etats de l’Est de la Région à étudier comment éradiquer l’insécurité dans les provinces du Nord et Sud-Kivu. Dans cette partie s’étendent d’infinies platebandes arborisées et incontrôlées, des mouvements armés illégaux tant étrangers que locaux qui y ont élu leurs quartiers généraux. Ils échappent parfaitement au contrôle des FARDC et de la Monusco.

Vers une gestion conjointe de ce défi sécuritaire ?

C’est la principale conclusion qu’il faudra peut-être s’attendre à ce mini-sommet même si sa faisabilité reste incertaine. En 2019, après sa fraiche élection, le Président Tschisekedi avait suggéré une rencontre des chefs d’Etats-Majors des pays de l’Afrique des Grands-lacs. Il jugeait que l’insécurité qui prévalait dans cette partie de la RDC avait un impact très significatif sur ses voisins. Tchisekedi avait été influencée par de grandes figures de la société civile locale dont le Président du Centre d’Etudes pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’Homme de la région de Beni, au grand nord de la province du Nord-Kivu :

«Aujourd’hui, on fait face à des mouvements comme les Allied Democratic Forces of Uganda, les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda, les Forces Nationales de Libération Burundaises et autres qui ont un caractère transfrontalier. Il importe que les Etats d’où viennent ces rebelles soient mis à contribution pour qu’on arrive à bout de ces mouvements »,  indiquait-il à la Radio Okapi, le 24 Octobre 2019.

A ce sujet, des documents attribués au Chef d’Etat-Major des FARDC annonçaient déjà d’une création d’un Etat-Major intégré qu’allaient former les armées de ces quatre pays pour traquer des groupes armés encore actifs à l’Est de la RDC. Cette  idée  ne donnera pas lieu à la satisfaction. Certains pays ont été accusés de vouloir maintenir le statu quo à l’Est de la RDC. Il s’agissait entre autres de l’Ouganda et du Burundi « qui se croyaient fortes à venir à bout du Rwanda en renforçant leur soutien aux groupes armés rwandais qui devraient foudroyer le régime en place au Rwanda »,  lit-on sur actualités .cd. Selon ce journal, la suite est connue.

« La supposée opération Sokola II faite de contingent des FARDC pour ratisser l’Est de la RDC a appliqué son balai dans ces montagnes inaccessibles pour, immédiatement, détruire ces camps et prendre des prisonniers de guerre dont les chefs du mouvement rwandais du changement démocratique pour les renvoyer au Rwanda. »

Cette opération aurait fait que les Etats-Majors de l’Ouganda et du Burundi perdent tout espoir de revanche sur Kigali et qui se seraient résignés à négocier la paix pour la sécurité de la sous-région. Une forte méfiance conséquente à cette situation s’observait toujours entre l’Ouganda et le Rwanda. Ces deux pays s’accusent mutuellement d’espionnage, d’ingérence et de déstabilisation. Ainsi, c’est dans ce décor que ces chefs d’Etats vont renégocier la cogestion du ratissage de ces groupes armés de l’Est de la RDC.

Jusqu’ici, les medias de la RDC dont la Radio Okapi estiment que ce mini-sommet veut décrisper les tensions entre le Burundi et le Rwanda et l’Ouganda et le Rwanda. Mais certains observateurs disent qu’il s’agit d’une observation très simpliste de voir les choses, l’affaire étant plus que sérieuse selon l’avis de cet observateur.

« Ni l’Ouganda ni le Burundi ne peuvent abriter des foyers de guérilla contre le Rwanda. Tout ce qu’ils peuvent, c’est d’appuyer ces foyers qui profitent de l’immensité, du relief accidenté et de l’ingouvernabilité d’une grande partie de la RDC pour s’y implanter. Dans ce travail de ratissage, le Rwanda pourrait faire l’affaire. Il lui suffira certaines influences dont celles de la Monusco contre l’idée de cet Etat-Major intégré des Forces Armées des pays de la Région avec à leur tête, un commandant suprême congolais, pour voir l’Uganda et le Burundi se désolidariser du souhait de Tschisekedi. Dans ce jeu, le poids de Joao Lourenco, le Président Angolais est décisif pour changer les cartes de la région. Mais c’est aussi le cas de la Monusco et de l’ICGLR très influents et qui font souvent pencher la balance où ils veulent dans de tels contentieux internationaux entre les Etats.»

A l’instant, le Burundi a souhaité de parler avec le ministère des Affaires étrangères de la RDC avant la tenue du mini-sommet dont la présence d’Evariste Ndayishimiye n’est pas encore officiellement confirmée ou infirmée.

De possibles engagements qui se feront sur un terrain de conflits persistants.

De l’autre côté de la RDC, un nouveau groupe armée vient de naitre dans la foulée du mini-sommet. Il se nomme Coalition des mouvements pour le changement du Congo (CMC). Il opère dans le territoire de Rusthuru, au Nord-Kivu.  De plus, au mois de mars de cette année, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, Monsieur Said Djinnit, a averti, devant le Conseil de sécurité, qu’en dépit de l’évolution positive dans la région, en raison notamment de la passation pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC), la présence continue de forces négatives dans l’est de ce pays perpétue l’insécurité et la mésentente entre certains pays.

« Des allégations de soutien de gouvernements de la région à de tels groupes et d’interférences transfrontalières ont continué de menacer les relations cordiales et la stabilité», avait mis en garde le haut fonctionnaire, qui a aussi cité l’exploitation et le commerce illicites continus de ressources naturelles et la réémergence de tensions entre certains États. C’est un constat et des préoccupations partagés par l’ensemble des délégations qui étaient présentes lors de cette session. M. Djinnit avait salué l’évolution positive que la région a connue dernièrement, en particulier la tenue d’élections pacifiques en RDC, la signature de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit au Soudan du Sud sous les auspices de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), et l’accord de paix entre le Gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et 14 groupes armés facilité par l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation de l’Union africaine.

Au cours de la neuvième réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi, les dirigeants de la Région des Grands Lacs avaient souligné qu’il fallait coopérer plus étroitement pour neutraliser les forces qui déstabilisent la région. D’ailleurs, ce mécanisme a été présenté comme l’un des moyens pouvant aider à régler la persistance de la violence qui s’observe souvent dans cette région mais sa réussite et sa  mise en application n’a pas été à la hauteur des attentes. «Cet accord devrait opérer comme un catalyseur d’action, mais il ne fonctionne pas à un niveau optimisé actuellement » déplore la France qui s’inquiète des tensions persistantes entre signataires, exacerbées par la menace posée par les groupes armés, et le préjudice causé par la poursuite de l’exploitation illégale et du trafic des ressources naturelles.

Cette situation d’insécurité permanente dans la Région des Grands Lacs ne semble pas se régler d’un coup de bâton magique car le délégué de la République Démocratique du Congo au conseil de sécurité des Nations-Unies vient de révéler, en mars dernier, que selon les informations en leur possession, « les forces démocratiques alliées, les ADF auraient fait allégeance, depuis octobre 2017, au groupe djihadiste de l’État islamique, de qui ils recevraient le financement pour leurs activités visant à faire de la partie est de la RDC l’épicentre du rayonnement de l’État islamique en Afrique centrale, orientale et australe ».

Pour y faire face, M. GATA MAVITA WA LUFUTA a plaidé pour une révision des stratégies des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la MONUSCO pour neutraliser rapidement cette force négative en vue de sécuriser durablement cette partie du pays. Il avait aussi condamné la présence d’un groupe armé connu sous le nom de « P5 » au Sud-Kivu « une situation qui risque de nous entraîner dans un autre conflit armé ».

Le représentant de la RDC au conseil de sécurité avait aussi réitéré son appel à la communauté  internationale pour la mise en œuvre de l’Accord-cadre. C’est dans ce contexte qu’il faut circonscrire les visites dans les pays de la région du Président Felix Tshisekedi, qui a dit que « la RDC située au cœur du continent africain avec neuf pays voisins accordera la priorité à la consolidation de la paix régionale » Pour lui, le Président Felix Tshisekedi « privilégiera une politique étrangère axée sur le bon voisinage et le dialogue constructif avec nos neuf voisins pour assumer notre part de responsabilité sur le plan de la stabilité régionale notamment au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs»

B.N |IPM BUJUMBURA

 

 

 



Ce montant inquiète plus d’un. Des commerçants aux étudiants qui partent pour leur voyage d’études, la somme de 50$ par test de covid n’a pas rencontré un bon accueil pour ces catégories de populations.

Pour le cas des personnes se trouvant sur le territoire burundais voulant faire des voyages à l’étranger, elles doivent se munir d’un certificat de dépistage a la Covid-19 pour motif de voyage, octroyé par le Ministère ayant la santé publique dans ses attributions moyennant paiement d’une somme de 50 dollars, indique le communiqué signé par le Ministre des finances, du Budget et de la planification économique du 8 septembre 2020.

Cette décision n’a pas été comprise par certains commerçants et étudiants admis dans les universités étrangères.

« Il est très difficile d’imaginer qu’à chaque fois qu’on sort le pays, on doit payer une somme de plus de 100 mille francs bus soit plus de 70 fois le prix du test pour ceux qui sont au pays.  Je ne sais pas sur quels critères le gouvernement s’est basé pour prendre une telle décision. En principe, cette décision devrait être catégorisée et donner avantages plus aux nationaux par rapport aux étrangers », indique Jean-Marie Nduwimana, commerçant et vendeur du matériel de bureau au Centre-ville de la capitale économique du pays.  

 Au Burundi, Il y a eu toujours des doutes sur le COVID-19. Par exemple, tout le monde sait parfaitement que le pays était exposé, au même titre que ceux de l’EAC, au COVID-19. La raison est les flux de passagers qui existent entre ces pays frontaliers. Mais, suite au travail de pression de grandes organisations internationales, le gouvernement a fini par sortir de son silence. C’était le 31 mars 2020.

Le problème réside alors dans les stratégies d’atténuer la contagion. Visiblement, elles sont faibles vu les moyens et les capacités du système sanitaire du Burundi. Pour prévenir cette maladie, le petit travail qui a été fait à ce titre avait été financé par la Banque Mondiale et l’Union Européenne à travers l’OMS au Burundi. Il reste à savoir jusqu’où va aller la contagion pour voir les réponses du gouvernent à propos de cette maladie.  Ceux qui doutent exigent des conditions drastiques pour limiter sa propagation mais le gouvernement reste optimiste. D’ailleurs, le Ministre Thaddée Ndikumana a déclaré hier que le Covid-19 n’est plus une pandémie au Burundi.

Pourtant, l’Afrique devrait souffrir de cette pandémie

«  Même en Afrique du Sud, où les systèmes de santé public et privé sont parmi les plus développés du continent, ce sera un défi. Car il y a trop peu de lits dans les hôpitaux d’Afrique » constate Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. C’est la raison pour laquelle il faut éviter la multiplication des cas contaminés. « Nous mettons en place des mécanismes préventifs pour éviter une destruction de ces dispositifs de santé ».    Dans un pays où les lits de réanimations des hôpitaux publics et privés (on en dénombre moins d’une soixantaine à travers tout le pays) sont peu nombreux, l’incapacité de prendre en charge les malades est plus qu’inquiétante.

Jusqu’à présent, les autorités burundaises recommandent à la population la vigilance, le dépistage massif et le respect des règles élémentaires de l’hygiène. Mais, sur le plan sanitaire, les conditions d’accès à l’eau et aux produits d’hygiène de base restent encore problématiques, puisque 63% des Africains établis dans les centres urbains ne peuvent pas se laver les mains avec du savon, selon l’Unicef. Cela pourrait sans doute hypothéquer les efforts collectifs de lutte contre le COVID-19. 

B.N|IPM Bujumbura



Culture Numérique s’intéresse à l’innovation africaine, un modèle alternatif et inclusif très différent de la tech occidentale. Lorsque l’on évoque le monde du numérique, on pense tout de suite à la Silicon Valley. Il existe d’autres puissances numériques telles que l’Inde ou encore la Chine… mais il y a un continent dont on entend quasiment pas parler : l’Afrique. Avec Samir Abdelkrim, chroniqueur chez Le Point, entrepreneur et auteur, nous allons analyser le potentiel du continent africain et de son innovation. Samir Abdelkrim a parcouru 30 pays africains pendant quatre ans afin d’y étudier l’innovation et les startups. Il est arrivé sur le continent en 2014, alors que l’on ne parlait pas du tout de la tech africaine et qu’elle était au commencement de son émergence. Après son épopée, il a écrit un livre baptisé Startup Lions dans lequel il analyse en profondeur l’innovation africaine. Selon lui, nous sommes trop habitués à une couverture pessimiste de l’Afrique, ce qui s’est vu pendant la crise de Covid-19. Les entrepreneurs africains proposent pourtant un réel modèle d’innovation alternatif : un digital beaucoup plus inclusif et tourné vers les besoins fondamentaux de la population, c’est-à-dire l’éducation, la santé, l’agriculture ou encore l’accès à une énergie propre. Contrairement à l’Europe par exemple, les startups africaines ne profitent pas d’infrastructures fournies par l’État. Lorsque l’on s’éloigne des grands centres urbains, on se retrouve dans des zones non couvertes par un réseau Internet. Au contraire, ce sont ces mêmes startups qui, parties de rien, fournissent des services essentiels au peuple. C’est notamment le cas de M-Kopa, parmi d’autres, qui permet aux populations des bidonvilles de Nairobi d’être raccordées, et engendre ainsi de nombreux bienfaits. Les enfants peuvent faire leur devoir grâce à la lumière et améliorent donc leurs résultats à l’école, et cela contribue également à évacuer les ampoules à pétroles des habitations, elles sont en effet la cause de dizaines de milliers de décès par intoxication chaque année. Il s’agit là de la spécificité de l’innovation africaine, il y a urgence à innover et les contraintes sont sources d’innovation. Samir Abdelkrim explique : « Lorsqu’on est dans des pays fragiles où il y a la corruption endémique, où les services publics ne fonctionnent pas bien, où l’État et le régalien répondent souvent aux abonnés absents, les entrepreneurs et les startupers africains utilisent la tech pour apporter de nouveaux services digitaux inclusifs qui apportent des services aux populations ». Le domaine de la santé est un exemple parfait de cette tendance. À Bamenda au Cameroun, des startups développent des microscopes digitaux grâce à l’impression 3D pour réaliser des biopsies et détecter le cancer du sein. Envoyées sur le cloud, les images sont par la suite analysées par les plus grands cancérologues du continent, note siecledigital.fr.

Une innovation « organique » qui attire de plus en plus d’investisseurs

Samir Abdelkrim définit l’innovation africaine comme organique. Les entrepreneurs cherchent des solutions qui correspondent aux besoins des populations. L’innovation jaillit du peuple et a vocation à répondre le plus rapidement et efficacement possible aux problèmes auxquels il doit faire face. L’auteur prend l’exemple de M-Pesa, une application de paiement mobile utilisée par des millions d’Africains qui était au départ destinée à réaliser des micro-crédits aux PME : « Les populations se sont emparées de ce produit et l’ont adapté à leurs problèmes de manière organique ». Bien qu’à contre-courant de la tech dans les pays occidentaux, l’african tech est en plein boom, et cela se confirme lorsque l’on voit les chiffres relatifs aux investissements et aux levées de fonds. Selon le rapport de Partech Africa, il y a une multiplication exponentielle du niveau des levées de fonds sur le continent : il est passé de 200 millions il y a cinq ans à 2 milliards en 2019. L’argent est bien sûr le nerf de la guerre, et le modèle africain plaît de plus en plus. L’innovation du continent peut en effet répondre à des besoins dans d’autres pays émergents et se globaliser, comme le souligne Samir Abdelkrim : « C’est le pari que font aujourd’hui davantage d’investisseurs qui mettent de plus en plus volontiers des tickets dans les startups africaines parce qu’ils se disent que c’est là l’avenir de l’innovation. C’est véritablement là que l’Afrique se dessine une nouvelle manière d’aborder les problèmes par le digital avec un potentiel de passage à l’échelle globale très important ». Que pouvons-nous tirer comme leçon de l’innovation africaine ? Pour répondre à cette question, l’auteur décide de la contextualiser dans la situation actuelle avec la pandémie de Covid-19. Elle affecte de manière négative la majorité des startups et des entrepreneurs, que ce soit en Afrique ou en France. Selon Samir Abdelkrim toutefois, les startups africaines sont mieux armées pour faire face à cette crise car elles sont très résilientes. Elles se sont développées sans fonds et savent survivre et grandir dans des contextes difficiles et sont donc plus programmées pour affronter les contraintes de l’adversité. La crise va certainement en faire disparaître certaines, mais les autres vont en sortir très renforcées. Par ailleurs, l’innovation africaine a déjà trouvé des moyens très efficaces pour lutter contre le virus. Au Kenya, le paiement sans contact a été généralisé et a été érigé en geste barrière. Enfin, Samir Abdelkrim estime que le coronavirus va permettre de positionner le continent africain comme un leader dans le domaine de la télémédecine et de la santé. Il y a peu, la startup mPharma a ainsi levé plusieurs millions : une confirmation qu’il s’agit du grand secteur de demain en Afrique, ajoute notre source.        

Une ivoirienne devient la première femme à remporter le prix Africain de l’ingénierie

Une entrepreneure ivoirienne spécialisée dans le domaine de la technologie, Charlette N’Guessan, a remporté cette année (2020) le prix de l’Académie royale d’ingénierie d’Afrique pour l’innovation en ingénierie. Elle est la toute première femme à remporter le prix Afrique et la première lauréate d’origine ivoirienne. Charlette N’Guessan vit et travaille au Ghana depuis quelques années avec une équipe de collaborateurs. L’invention de la jeune femme de 26 ans et de son équipe, Bace API, utilise la reconnaissance faciale et l’intelligence artificielle pour vérifier les identités à distance, a déclaré l’académie. Elle utilise des images en direct ou de courtes vidéos prises par des caméras de téléphone pour détecter si l’image est celle d’une personne réelle ou la photo d’une image existante. Elle s’adresse aux institutions qui s’appuient sur la vérification d’identité. Deux institutions financières utilisent déjà le logiciel pour vérifier l’identité de leurs clients, a indiqué l’académie. Mme N’Guessan a gagné 33 000 dollars pour le premier prix. Le gagnant a été désigné par un public en direct lors d’une cérémonie virtuelle de remise des prix qui s’est tenue jeudi et au cours de laquelle quatre finalistes ont fait des présentations. Il s’agit d’Aisha Raheem du Nigeria – dont la plateforme numérique fournit aux agriculteurs des données pour améliorer leur efficacité, du Dr William Wasswa de l’Ouganda – dont le microscope numérique à faible coût accélère le dépistage du cancer du col de l’utérus et de David Tusubira de l’Ouganda – qui a conçu un système qui gère les réseaux électriques hors réseau en surveillant l’état des panneaux solaires. « Quinze entrepreneurs présélectionnés pour le Prix Afrique, originaires de six pays d’Afrique subsaharienne, ont reçu huit mois de formation et de mentorat, au cours desquels ils ont élaboré leurs plans d’affaires et appris à commercialiser leurs innovations », a déclaré l’académie dans un communiqué, a appris bbc.com.  

Moctar FICOU / VivAfrik        

Page 1 of 13

A Propos

 


IPHAME.

Imburi Phare Media est un média en ligne sur l'actualité des Grands Lacs africains et sa diaspora. Une plateforme d’informations, de conseils,d’analyses et perspectives.

Derniers Articles

Newsletter

Rejoignez notre newsletter et recevez des news dans votre boîte de réception. Nous ne vous enverrons pas de spam et nous respectons votre vie privée.