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Burundi: L’ISTEEBU présente les résultats de son enquête effectuée auprès des entreprises commerciales et industrielles

L’Institut de Statistiques et d’Etudes Economiques du Burundi (ISTEEBU) présente les résultats de l’enquête sur le compte de résultat des entreprises par branches d’activités pour l’exercice 2016. Cette enquête a été menée en collaboration avec les entreprises et l’Office Burundais des recettes. Cette enquête auprès des Entreprises Commerciales et Industrielles (EECI) touche les entreprises du secteur moderne. Elle  se situe également dans le cadre général de la confection des comptes de résultat des branches d’activités. Elle couvre un échantillon d’environ deux cent quarante-neuf (249) entreprises commerciales et industrielles stratifié par branche d’activités et par taille de l’entreprise. Cette enquête a été présentée au mois de Juillet de cette année.

Une enquête qui touche les secteurs de production plus variés  du pays

Cette enquête qui a été effectué par l’ISTEEBU a été menée dans les secteurs commerciaux et industriels beaucoup plus variés : les activités extractives ; les industries agroalimentaires ; les autres industries manufacturières ; la production et distribution d'électricité, de gaz et d'eau ; la construction ; le commerce et la réparation de véhicules ; le transport, activités des auxiliaires de transport et communications ; les autres services marchands ; les activités de santé humaines et actions sociales ainsi que les activités récréatives, culturelles et sportives. De par la nature de l’enquête, seules les entreprises formelles du secteur commercial, industriel et des services marchands sont concernées par l’enquête. La rédaction vous présente la première partie de cette enquête. Elle concerne les analyses des résultats de trois secteurs : l’agroalimentaire, l’industrie extractive et les industries de fabrication de boissons.

Une analyse de production a été dégagée par secteur commercial et industriel

Dans cette enquête de l’ISTEEBU, le s entreprises de transformation de café et du thé. En effet, l’enquête a révélé que la valeur de la production des entreprises œuvrant dans ce secteur a poursuivi sa chute enclenchée depuis 2015 qui s’établit respectivement à -49,2% en 2015 contre -38,2% en 2016. Quant à l’analyse de l’évolution de l’activité dans cette branche, la même tendance est observée pour la valeur du chiffre d’affaires réalisée en enregistrant des baisses continuelles de 39,3% en 2015 contre 41,2% en 2016. Pour la rentabilité globale des facteurs de production, le secteur de café a connu une chute de 110,8 points soit 115,8% en 2015 contre 5% en 2016.   Par contre, la valeur ajoutée de ce secteur de production s’est nettement améliorée en 2016 en augmentant de 118,7% avec 6,6 milliards de FBU au moment où elle était négative de 35,7 milliards de FBU en 2015. Cette performance est consécutive à une contraction de plus de 60% des autres consommations externes de cette branche. En 2016, 50,6% de la valeur ajoutée créée a servi à la rémunération du personnel tandis que la pression fiscale représente 25,3% de la valeur ajoutée en 2016 contre -6,5% en 2015

Pour la production du thé sec, la valeur de sa production a diminué de 33,6 % en 2016 comparativement à 2015.  En effet, elle s’est établie à 38,2 milliards de FBU en 2016 contre 57,6 milliards en 2015. Le chiffre d’affaires a évolué presque dans les mêmes proportions avec une chute de 33,1% en 2016. Il se chiffre à 38,2 milliards en 2016 contre 57,6 milliards en 2015.  Le taux de la valeur ajoutée a sensiblement diminué en 2016, en se fixant à 32,0% contre 52,0% de  2015. Le niveau de la valeur ajoutée au cours de cette période a été de 12,2 milliards en 2016 contre 29,9 milliards en 2015.

Pour les industries extractives,  l’analyse des résultats de ce secteur montre un état financier bénéficiaire par rapport aux années antérieures suite à l’entrée des nouvelles entreprises dans ce secteur d’activité. En outre, la valeur de la production a sensiblement augmenté de 90,4% en 2016 contre une chute de 24,3% en 2015 en passant de 2,8 milliards contre 5,3 milliards de FBU en 2016. Quant au chiffre d’affaires, il a suivi la même tendance que la production.

Concernant la valeur ajoutée de ce secteur, celle-ci a connu une augmentation remarquable  en 2016 avec une croissance de 48,6%.  Le ratio valeur ajoutée sur la production  pour la période 2015-2016  s’est contracté de 14,3 points en passant de 65,5 % en 2015 à 51% en 2016 suite à une augmentation de plus de 800 millions de FBU des autres charges externes alors qu’en 2015, le montant alloué à ces charges est nul.  S’agissant de la répartition de la richesse créée par ce secteur d’activités, elle est respectivement de 31,2% contre 44% sont des parts revenant aux salariés en termes de rémunération des salariés en 2016 et 2015 tandis que la part allouée à la pression fiscale a chuté de 5,7 points variant de 9,1% en 2015 à 3,4% en 2016. Par contre, on remarque une hausse de la part des frais financiers dans la valeur ajoutée de 5,3% en 2016.

 

Quant à la rentabilité globale des facteurs de production, elle a subi une diminution remarquable passant de 25,5% en 2015 à -14,3% en 2016, soit un recul de 39,8 points à cause du fait que les entreprises de cette branche ont rehaussé de plus de 600% les montants destinés aux dotations aux amortissements. Le résultat après impôt de ce  secteur a connu un déficit de plus de 440 millions en 2016 alors qu’au cours de la période 2012-2015, il est resté excédentaire. 

Pour les industries de fabrication de boisson, la valeur de la production de ce secteur industriel a connu une amélioration de 16,4% en 2016. Aussi, le niveau de la production s’est accru pour se fixer à 269,4 milliards contre 231,4 milliards de FBU en 2015. Son chiffre d’affaires a suivi la même tendance que celle de la production avec un taux de croissance positif de 15,2% en 2016 contre une décroissance de 5,8% en 2015.  Sa valeur ajoutée a gagné 22,6 points en 2016 en s’élevant de 20,2% contre une baisse de 2,4% en 2015. Le ratio valeur ajoutée sur la production s’est légèrement amélioré de 1,8 point en s’élevant à 51,8% en 2016 contre 50,2% en 2015.

 

Concernant la distribution de la richesse créée par ce secteur d’activités, il ressort que la part de la valeur ajoutée dédiée à la rémunération du personnel est en légère baisse en 2016 par rapport à 2015 avec des taux respectifs de 17,8% contre 17,2%. De surcroît, la pression fiscale en 2016 s’est contractée de 0.6 point en se fixant à 17,4% contre un taux de 18% en 2015.

 Pour la part des frais financiers dans la valeur ajoutée, elle a connu une chute de 10,1 points en dégringolant jusqu’à 0,5% en 2016 contre 10,6% en 2015. 

Quant à la rentabilité globale des facteurs de production, elle a connu un accroissement de 3,2 points en atteignant 44,7% en 2016 contre à 41,5% en 2015 après avoir perdu 23,6 points sur la période 2014- 2015. Cette situation est le résultat de la contraction de plus de 90% des frais financiers de la branche en 2016. Le résultat après impôts de cette branche a augmenté de 11,6 milliards en s’élevant jusqu’à 39,1en 2016 contre 27,5 milliards en 2015, soit une augmentation de 42,3%. 

 Dans cette enquête, les attentes de l’ISTEEBU sont d’établir ‘’ un système statistique national opérationnel, présent dans tous les domaines de la vie de la Nation, à même de mettre en œuvre un programme coordonné et harmonisé, avec des moyens humains et techniques adaptés et des méthodes modernes alignées sur les plans régional et international, produisant, analysant, diffusant, publiant et archivant des données statistiques fiables, régulières, comparables dans le temps et dans l’espace’’ comme l’indique Nicolas NDAYISHIMIYE, Directeur de l’ISTEEBU

De plus, « cet institut veut également combler les attentes des utilisateurs des données du Système Statistique National (SSN) en mettant à leur disposition des informations fiables, régulières et comparables dans le temps et dans l’espace afin de renseigner le niveau atteint par les outils de pilotage du développement du Burundi.’’ Conclut Nicolas NDAYISHIMIYE, Directeur de l’ISTEEBU.

Gaudence Uwineza

 


Journal Ukuri n°138

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