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BXL Connexion: un festival interculturel bruxellois de Kinshasa à Durban

Le mois de décembre s’annonce interculturel et ce n’est pas pour nous déplaire ! La Belgique, déjà connue pour ses nombreux festivals de musique et d’art, lance un nouveau festival artistique à Bruxelles intitulé Connexion BXL. Une collaboration entre différents centres culturels bruxellois tels que le Kaaitheater, le KVS, le Beursschouwburg , les Bozar, RITCS et le Jazz Station pour présenter du 14 au 22 décembre des œuvres multidisciplinaires de Kinshasa, Bamako, Ramallah, Haifa, Tunis et Durban. Ce sont plus de dix artistes originaires d’Afrique, du Moyen-Orient et de la Belgique qui mettront en lumière l’échange et l’interconnexion à travers la danse, le chant ou la musique.

L’interculturalité à l’honneur

Connexion BXL a présenté vendredi son programme aux Kaaistudio’s, en présence de la secrétaire d’État en charge de la Coopération au développement Bianca Debaets, du ministre flamand de la Culture, Sven Gatz, du directeur artistique du KVS, Jan Goossens ainsi que des artistes congolais Pepe Elmas Naswa et Michael Disanka.

Le festival a pour but de souligner l’interculturalité présente à Bruxelles et dans le monde et constitue également une façon de collaborer internationalement pour faire de Bruxelles une capitale ouverte et centrée sur le vivre-ensemble, comme le souligne Bianca Debaets. « Une des villes importantes du festival est Kinshasa, avec qui nous collaborons depuis des années. Kinshasa s’apprête à vivre un moment difficile avec les futures élections tendues. Des élections dont on voudrait qu’elles apportent la paix et la sérénité aux Congolais d’ici et d’ailleurs » nous dit la secrétaire d’état. L’art permet en effet de partager ensemble des émotions et la culture prend ici toute sa dimension et assume son rôle qui est de réunir et de transmettre les valeurs de la démocratie et la transparence.
Enfin, le festival prône la coopération intercontinentale pour démontrer l’interconnexion de Bruxelles avec le monde, car comme le souligne Jan Goossens : « c’est avant tout grâce à la diversité présente à Bruxelles qu’elle est aussi riche culturellement parlant ».

Différents artistes, différentes disciplines

Au programme, des œuvres venues de Kinshasa, Ramallah, Haïfa, Tunis, Bamako et Durban, avec notamment la chanteuse malienne Rokia Traore dans le spectacle de théâtre en musique « Dream Mandé-Djata » racontant, sur fond de chansons des Griots, musiciens et poètes de l’Afrique de l’Ouest, l’épopée du roi Soundiata Keita, l’unificateur du grand royaume du Mandingue au XIIIe siècle. L’artiste malienne Fatoumata Bagayoko présentera son spectacle de danse « Fatou t’as tout fait ». Avec « Radio No Frequency », une émission palestinienne à l’humour mordant se fera une place sur scène. Le pianiste palestinien Faraj Suleiman revisitera son répertoire avec les jazzmen belges Jon Birdsong, Anneleen Boehme et Simon Segers. Jolie Ngemi opposera le langage de la danse populaire congolaise aux codes de la danse contemporaine occidentale dans son spectacle « Identity n’a ngai ». Le metteur en scène Michael Disanka présentera, à quelques jours des élections dans son pays, « Sept mouvements Congo », un spectacle qui questionne les répercussions des récentes évolutions sociales et politiques congolaises. De juillet 2016 à mars 2017 l’artiste a en effet pris note dans son journal des tensions présentes à Kinshasa suite aux méandres de la politique de Kabila et de son refus d’abandonner le pouvoir. Le manuscrit retrace 9 mois de réflexion que l’auteur a ensuite dramatisées, revisitées et mises en scène en lien avec son propre processus de respiration, Michael Disanka, étant bègue. C’est en utilisant son propre problème respiratoire que l’auteur a cherché à exprimer son aspiration au changement et le vacillement entre l’espoir et le désespoir. «Je m’en suis inspiré pour tenter de créer une sensation d’étouffement en parallèle avec les reprises de souffle du bègue » raconte Michael Disanka. Par une mise une scène rythmée par la parole, le corps et la musique, l’auteur tente de nous faire vivre son quotidien physique, émotionnel et réflexif.

Le chorégraphe Pepe Elmas Naswa s’est quant à lui inspiré d’une danse des rues de Kinshasa, la danse du serpent, pour produire son spectacle « Dans la peau de l’autre« . Sa rencontre avec la danse du serpent s’est produite dans un bar de son quartier où le propriétaire a l’habitude de permettre à des jeunes socialement en marge – des voyous, des shegués, des têtes brûlées… – de se produire. « Et c’est dans cet univers que j’ai vu pour la première fois des jeunes pleins d’énergie exécuter la danse du serpent » témoigne Pepe Elmas Nasma. Fasciné par cette danse qui témoigne à travers le corps des violences quotidiennes auxquelles ces jeunes sont confrontés depuis l’enfance, souvent délaissés par leurs parents, l’auteur a tenté de lui donner sa place sur la scène artistique. Un travail de longue haleine dont un extrait de 10 minutes nous a été joué en direct. C’est avec une énergie incroyable que les corps disproportionnés, courbés, secs et agiles expriment une joie extrêmement intense qui s’éteint instantanément pour faire place à des gestes saccadés et virulents accompagnés de visages déformés qui inspirent la rage, le désespoir et l’envie. Une chorégraphie qui ne laisse personne indifférent et qui témoigne, entre légèreté et gravité, du chaos sociétal actuel en RDC.

Pour plus d’informations concernant Pepe Elmas Naswa et ses danseurs, vous trouverez ici le lien vers son interview réalisée par Michael Disanka en personne : https://www.kaaitheater.be/fr/articles/%C2%AB-ici-dans-mon-coin-c%E2%80%99est-moi-le-roi-%C2%BB

Et voici le programme du festival dans son entièreté: https://www.connexion.international

La libre Afrique

 

25 jeunes filles de la ville de Goma capacitées sur la Santé Sexuelle et Reproductive, les Compétences de Vie Courante, la psychologie de l’adolescent, la communication interpersonnelle et le leadership féminin dans le but d’accompagner les jeunes adolescentes de la ville de Goma afin de les aider à réussir leurs vies.

En date du 21 novembre 2018, à Goma dans la capitale du Nord-Kivu, le projet « initiative KITUMAINI »était lancé légalement par différentes parties prenantes du projet, en présence de 25 filles futures mentors ciblées des organisations locales, qui ont été formé dans le but primordial de donner l’espoir à ces jeunes filles ados désespérées et sans orientation. Et cela, du 21 au27 novembre2018.


L’initiative KITUMAINI est un projet initié par le Fonds de nations unies pour la population (UNFPARDC) cadrant avec la mission même de la RDC qu’est d’assurer le mieux-être de la population. Ce projet vise à rendre disponible la formation et la bonne information auprès des adolescentes.

Le Mentorat est une approche cruciale dans l’initiative KITUMAINI en ce sens qu’il permet le transfert de connaissance voir d’expérience des jeunes femmes aux jeunes filles ados désireuses d’apprendre et de réaliser leurs rêves voire leurs désirs les plus chers. Ce dernier sera réalisé dans les zones ciblées dont la NSELE à Kinshasa, la Ruashi à Lubumbashi notamment à Luwowoshi et à Goma dans la commune de Karisimbi, le besoin est réel. Sachant qu’éduquer  une femme,  c’est éduquer toute une nation, le projet vise à  préparer la femme  dès  la base à  son vrai rôle. Son éducation  et informations  ratées  doivent avoir des conséquences  dans le futur.

L’initiative KITUMAINI, vise de répondre à une situation bien déterminée par trois objectifs : scolaire, sanitaire et fonctionnel. Selon ses objectifs: scolaire, sanitaires et fonctionnels, la formation qu’est la phase préparatoire, s’est martelée sur ces trois points globaux à travers des matières pour capaciter ces jeunes filles qui auront la charge d’aider ces ados à atteindre le meilleur possible dans leur vie.

Ainsi, les objectifs scolaires consistent à encourager les jeunes ados à mieux développer leur cognitif pour atteindre l’excellence et aussi leur donner des astuces pour réussir leurs études avec brio car ce sont ces dernières qui constituent la base pour un avenir radieux.

Les objectifs sanitaires veulent donner de l’information à la jeune adolescente qui a besoin d’être informer sur tous les changements qu’elle subit au cours de son développement physique afin de savoir comment se tenir face à cela et savoir comment se comporter contre les infestions sexuellement transmissibles, le VIH et les grossesses non désirées.

Enfin, les objectifs de compétence amènent les ados à changer leurs comportements néfastes en des comportements positifs leur permettant de vivre une vie harmonieuse et utile à la société entière.

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Merveille LUTUMBA NZENGO, juriste, Fondatrice et Directrice Exécutive d’AQUILLA’S GROUP ONG et formatrice sur le Mentorat et le Leadership dans Le projet KITUMAINI, motivée pour cette initiative car étant passionnée de l’éducation elle est convaincue que cette dernière est la base de tout développement. Elle a trouvé dans KITUMAINI une opportunité de contribuer au développement durable de la RDC, de l’Afrique voire du monde.

« Quand une jeune fille qui a suivi le programme, acquiert de la connaissance cela lui permettra de bien vivre, de surmonter des obstacles, de prévenir certains maux, de prendre ses propres décisions et également de partager ses connaissances et son expérience à d’autres. » dit-elle.

Investir dans la jeunesse, plus particulièrement dans la jeune fille, est l’une des voies efficaces pour atteindre le développement durable, et il est certain que le programme de mentorat dans l’initiative KITUMAINI est la semence qu’il faut pour la gent féminin afin qu’elle se forme, s’informe et se forge.


Bénite ASHIME, mentor formée a renforcé ses capacités sur le leadership féminin, comprend déjà ce qu’est un adolescent, sait comment elle peut aider un adolescent à rendre sa vie utile, cela à travers la psychologie de l’adolescent qu’elle a apprise. Elle a su les méthodes pour aider un ados à réussir sa vie ainsi que ses études sans se baser sur les mauvaises pratiques. En comprenant ce que c’est les compétences de vie courante, elle sait comment les développer pour réussir et aider les autres à réussir.


Pour KOKO Joëlle, une mentor formée, l’initiative KITUMAINI sera bénéfique pour toute la communauté dans le sens où les jeunes mentors perpétueront la culture, les valeurs, les normes acquises.

La femme a un grand rôle  à  jouer  dans la construction  positive de sa communauté. A savoir: tout Homme a du potentiel caché . Si l’on n’aide pas à  l’ados de bien se cadrer et se former à  cette période  là,  ça  sera une vie entière  gâchée car difficile de lui inculquer les valeurs après  ce moment là.

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L’adolescente, notre préoccupation !

Rachel Amani |https://rachelamani.wordpress.com

 

Selon des jeunes qui participent aux colonies de vacances organisées par le centre Urumuri de recherche et actions sociales des Jésuites aux Rwanda, ces vacances sont une occasion de renforcer une solidarité et une cohésion sociales via des notions culturelles.

C’est la deuxième journée des colonies de vacances organisées par le centre Urumuri des Jésuites aux Rwanda, un thème du jour est abordé : « le droit culturel et égalité des genres ».

Nzeyimana Theodore est le coordinateur de l’association Children’s Voice today. Dans ses propos, il a rappelé aux jeunes que chaque nation doit avoir sa propre culture et qu’aucune nation au monde n’a une culture supérieure aux autres.

Dans cette même optique, les jeunes vacanciers ont eu l’occasion d’être mis à jour en leur rappelant qu’ils doivent respecter les valeurs de la culture rwandaise quel que soit l’endroit dans lequel ils se trouvent. 

Les notions d’égalité des genres et d’équité ont été également abordées. Selon Theodore Nzeyimana, enseigner cette notion aux jeunes est une chose très importante dans le changement des mentalités :

« Apprendre cette notion aux jeunes enfants, c’est une façon de changer notre société rwandaise car nous avons grandi en voyant nos pères frapper nos mamans et nous trouvons cela normal ! C’est pourquoi nous voulons former cette génération en leur montrant que nous ne pouvons pas abuser le pouvoir de nos forces que nous avons, pour malmener les faibles. Par contre, les gens doivent se compléter. D’où cette notion d’équité », a-t-il précisé.

La plupart des jeunes qui ont participé dans ces enseignements témoignent leur gratitude envers le centre Urumuri car apprendre la notion de la culture, de l’égalité des genres et d’équité présente un double avantage : c’est l’occasion pour eux de mettre en valeur le respect des droits humains mais aussi un facteur de cohésion sociale parce que lorsqu’il y a un respect mutuel dans la société, la solidarité et la cohésion sociale sont aussi renforcées.

Adronis Mbazumutima

Du  3 au  23 décembre, le centre Urumuri pour la recherche et l'action sociale de la compagnie des Jésuites  héberge les colonies des vacances. L’ouverture de ce mois dédié aux colonies des vacances a été lancée officiellement, le lundi 3 décembre. Ces colonies de vacances seront marquées  par des activités qui ressembleront  les jeunes en vacances venus des différentes localités du Rwanda.

Plusieurs activités sont prévues comme les jeux sportifs, la musique, défilée de mode, danses traditionnelles et modernes, les divertissements. Elles seront relayées par différents thématiques d’enseignement qui se rapporteront au thème choisie pour cette année ‘’ les droits humains et les droits des enfants’’ sur la vie de la jeunesse. Dans ces enseignements, l’accès particulier sera mis sur les droits des enfants.

Selon Monsieur Nzeyimana Théodore, le coordinateur de l’association ‘’Children Voice Today’’ qui a animé la session du premier jour par un exposé qui se rapporte sur les droits des enfants, « c’est regrettable de voir que dans certains coins du monde, les droits des enfants soient toujours violés. »  Il conseille au public à faire connaissance et à s’imprégner de tout ce qui se rapporte aux droits des enfants surtout que la ratification des droits des enfants est plus récente, datant de 1 989. Le coordinateur des l’association ’Children Voice Today’’ indique dans son expose qu’enseigner les droits des enfants a ceux-là même est l’une des meilleures stratégies qui contribue à les faire respecter.

« Lorsqu’ils connaissent leurs droits, ils peuvent se défendre et porter plaintes ; et lorsqu’ils n’ont aucune notion pour ce domaine ils vivront toujours de l’injustice », a-t-il souligné

Les participants n’ont pas caché l’intérêt qu’ils tirent de cet exposé. mademoiselle Ange Bernice UWASE, élève à Ecole secondaire de Kibagaba fait savoir qu’elle éprouve est une joie immense  car  elle vient d’apprendre beaucoup de choses en matière des droits  des enfants. « Je ne savais pas par exemple que les enfants ont droit à revendiquer leurs droits surtout quand ils subissent de l’injustice ».

C’est ce sentiment de gratitude a été également exprimé par NIYONSHIMA Pacifique, élève à l’école GS Remera. « Je remercie le centre Christus qui nous donne une opportunité d’être utile pour nous. Il nous protège car, avec ce centre, nous sommes privés du vagabondage sexuel et de la toxicomanie », indique-t-il.

Pour le Centre Urumuri qui a procédé à l’ouverture solennelle de ces activités,   Frère Patrice Ndayisenga, le directeur, a fait savoir que participer dans de telles activités est un atout pour les jeunes vacanciers car ils vont apprendre beaucoup de choses qui peuvent les aider dans le renforcement  de leur éducation spirituelle, sociale et civique.

Adronis Mbazumutima

Le financement requis s'élève à 1,65 milliard de dollars 

Le gouvernement congolais, l'ONU et des organisations humanitaires ont évalué à 12,8 millions le nombre de personnes en République démocratique du Congo qui auront besoin d'assistance humanitaire en 2019 et dont le financement requis s'élève à 1,65 milliard de dollars.

C'est ce que révèle un communiqué rendu public mercredi par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

"Le Gouvernement et la communauté humanitaire ont validé les données devant servir de base pour la planification de la réponse humanitaire pour l’année 2019. Ces données font état de 12,8 millions de personnes ayant besoin d’assistance", précise le communiqué.

Parmi ces personnes dans le besoin, neuf millions seront ciblées par le Plan de réponse humanitaire pour la RDC, selon l'agence onusienne, qui estime le financement requis de ce plan à 1,65 milliard de dollars.

Les besoins pour l'an 2019 ont été établis à partir des besoins constatés sur le terrain et analysés durant des ateliers de planification stratégique rassemblant les autorités étatiques et les acteurs humanitaires. 

"Les besoins constatés incluent 1,37 million de personnes déplacées internes, dont 1,1 million dans les communautés et 273 000 en déplacement", selon le même communiqué. 

Pays déchiré par des conflits armés depuis plus de deux décennies, le Congo-Kinshasa, géant État au coeur de l'Afrique , accueille plus de 500 000 réfugiés, venus essentiellement de ses neuf pays voisins. 

"Tout en demeurant conscient du défi pour réunir les fonds requis, je reste convaincu qu’avec le Gouvernement nous parviendrons à mobiliser de plus en plus de fonds au profit de ce plan pour répondre efficacement aux besoins des populations vulnérables", a déclaré Joseph Inganji, chef de Bureau d’Ocha en RDC, cité par le même texte. 

"Ce processus de validation des données a mis tout le monde d’accord, balayant ainsi les malentendus, tout en galvanisant le climat de confiance entre le Gouvernement de la RDC et la communauté humanitaire", a déclaré le vice-premier ministre congolais José Makila Sumanda. 

La validation de ce plan humanitaire est une première après les accusations émises par la RDC à l'égard de l'ONU et de l'Union européenne d'avoir fourni de fausses données sur la situation humanitaires dans le pays. 

Kinshasa avait même boycotté une grande conférence humanitaire des donateurs organisée par l'ONU en avril dernier, à Genève. Malgré le boycott de Kinshasa, 528 millions de dollars avaient été mobilisés par les organisateurs. 

Anadolu

ACP-UE, dans la perspective d'un nouvel accord Post-Cotonou