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Le président Pierre Nkurunziza a rencontré jeudi à Ngara dans le nord-ouest de la Tanzanie, le président John Magufuli, pour une nouvelle tentative de relance du dialogue interburundais en panne.

Le président Pierre Nkurunziza s’est rendu en Tanzanie pour prendre connaissance du contenu d’un projet d’accord de sortie de crise, préparée et proposée par la médiation de l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa.

Selon une source proche de la médiation qui a gardé l’anonymat, ils voulaient avoir plus de "garantie et d’autorité" avant de vendre ce projet aux parties prenantes dont l’opposition en particulier.

Il comprend notamment "la reconnaissance du mandat de Pierre Nkurunziza jusqu’en 2020, l’application de l’Accord d’Arusha et le respect de la Constitution pour les élections de 2020, ouvrir les espaces de libertés politiques entre maintenant et 2020, la levée des mandats d’arrêts qui visent les opposants et les acteurs de la société civile en exile", etc.

Dans cette rencontre, Pierre Nkurunziza devait donner sa position et faire des concessions pour espérer convenir quelque chose lors de la dernière session de dialogue prévue mi-août à Arusha en Tanzanie.A l’issue de la rencontre, rien n’a filtré sauf que les deux présidents ont appelé les réfugiés burundais à retourner chez eux.

Sur VOA Afrique, Jean Claude Karerwa, porte-parole du président burundais n’a pas livré beaucoup de détails. Il a insinué la possibilité du président Nkurunziza de se représenter pour un énième mandat. "S’il advenait que le Burundi s’engage sur une autre Constitution, personne ne pourra venir dicter ce qu’il faut faire", a-t-il indiqué.

De son côté, le Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie au Burundi, l’un des principaux partis d’opposition, place la crise au centre de "l’absence d’élections crédibles". Me François Nyamoya, secrétaire général a dit à VOA Afrique que le seul remède de la crise consiste à avoir "des élections crédibles qui ne sont pas organisées par le président Nkurunziza et son régime".

Cette rencontre de jeudi a lieu après trois reports. Le président de l’initiative régionale pour la paix au Burundi, l’ougandais Yoweri Museveni avait tenté de se rendre à Bujumbura début mai 2017 mais Pierre Nkurunziza avait invoqué un manque de temps pour le recevoir, a indiqué à VOA Afrique une source diplomatique. Une deuxième tentative avait échoué après le sommet de Dar-es-Salam de juin qui était consacré sur la crise burundaise. Le 26 juin, alors que les services de sécurités ougandaises étaient en train d’être déployées pour sécuriser Pierre Nkurunziza, celui-ci a renoncé à y aller à la grande surprise de la médiation et du président Museveni lui-même, poursuit une source proche du facilitateur.

Le facilitateur Benjamin Mkapa est en passe de clôturer sa médiation qui est en panne actuellement. Le 26 juillet, il devra s’exprimer devant le conseil de sécurité de l’ONU, de même que le nouvel envoyé spécial Michel Kafando qui a récemment rencontré à Bujumbura le président Pierre Nkurunziza.

VOA Afrique

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence de l'ONU (OCHA) , Stephen O’Brien a entamé, mercredi, une visite de quatre jours en République démocratique du Congo (RDC)

Le Secrétaire général adjoint Aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence de l'ONU (OCHA) , Stephen O’Brien a entamé, mercredi, une visite de quatre jours en République démocratique du Congo (RDC), pays frappé par une grave crise sécuritaire et humanitaire, a rapporté le correspondant d’Anadolu.

Arrivé mardi soir à Kinshasa après une tournée en Centrafrique (RCA), O’Brien a rencontré, mercredi, les autorités congolaises dont le Premier ministre Bruno Tshibala et le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Ramazany Shadary, a appris Anadolu auprès du chargé de communication du bureau d'OCHA en RDC, Yvon Idoumou.

Les entretiens entre les dirigeants congolais et le haut responsable onusien ont tourné autour de la crise humanitaire qui touche quelques 7,3 millions de personnes en RDC et la problématique sécuritaire qui a réduit l’accès aux aides humanitaires, a indiqué la même source.

Le but de la visite d'O'Brien en RDC est de "voir de près les conséquences humanitaires dévastatrices de la violence en cours dans le pays", indique un communiqué publié mardi soir par OCHA

Dans sa tournée, O'Brien prévoit de se rendre à Goma, Bukavu et Kalemie dans l’Est de la RDC et à Kananga dans la région du Kasaï (Centre) à partir de jeudi avant de clôturer sa mission vendredi, rapporte le communiqué qui précise, en outre, qu'au cours de sa visite, O'Brien "rencontrera les communautés touchées par le conflit, les partenaires humanitaires et la communauté diplomatique".

Plusieurs régions de la RDC, notamment celles du Kasaï (centre) et du Nord-Kivu (Est) sont le théâtre depuis des mois voire des années pour certaines, de violences meurtrières qui ont engendré des milliers de morts et poussé des dizaines de milliers de personnes à se déplacer.

AA, Kinshasa

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La Commission Nationale des Droits de la Personne (CNDP) a renforcé une centaine de journalistes pour une meilleure couverture des élections présidentielles de 2017, selon le vice-président de la CNDP, Emmanuel Gatera.

«Il faut préparer les journalistes pour une meilleure couverture des élections qui constituent une étape importante et sensible de la vie nationale. Pour informer les citoyens, les médias préparent et demeurent un outil indispensable pour le succès du scrutin», a-t-il indiqué.

Il a ajouté que le présent atelier d’une journée d’échange avec les médias contribue à bâtir le pays et à éduquer le bon citoyen.

«Nous espérons que ce dialogue permettra de dresser un rapport objectif, impartial et neutre sur les présidentielles de 2017», a-t-il poursuivi.

Pour la Commissaire Pélagie Uwera au sein de la CNDP, plus de 6,8 millions d’électeurs sont attendus sur plus de 25 mille site de vote lors des présidentielles de 2017.

«Ces élections de 2017 sont financés exclusivement par le budget du Gouvernement rwandais estimé à 5,27 milliards Frw. C’est un pas dont les Rwandais devraient se réjouir dans le processus de se prendre eux-mêmes en charge. Les Rwandais interviennent aussi comme volontaires dans une série d’autres activités électorales.», a-t-i souligné.

Elle a souhaité que les médias aient un accès à l’information et à temps afin de mieux informer sur les élections. Elle recommandé de ne pas publier les résultats non encore officiellement confirmés.

«Les médias seront justes, impartiaux, et ne se mêleront pas dans l’organisation du scrutin», a-t-elle dit.

Pour sa part, le Secrétaire exécutif de Media High Council (MHC), Peacemaker Mbungiramihigo, estime que les medias rwandais sont suffisamment préparés pour couvrir les élections de façon professionnelle et objective.

«Nos médias sont professionnels, formés, renforcés. Ils connaissent les lois qui les régissent ou qui régissent les candidats. Ils publieront des informations vérifiées, fondées sur des faits», a-t-il relevé.

Abordant le chapitre des élections et des droits de l’homme, le Professeur Eric Ndushabandi a passé en revue les principes qui guident les médias dans la couverture des élections, à savoir le droit à la participation à la gouvernance du pays.

«Le citoyen doit s’autodéterminer librement dans le choix des dirigeants de son pays. Cela fait partie du principe de la non discrimination et d’une idéologie axée sur le patriotisme et la solidarité nationale. Il faut partir des intérêts individuels vers des intérêts collectifs», a-t-il dit.

L’on doit noter que la campagne électorale sera lancée ce vendredi. Trois candidats sont dans la compétition pour le scrutin du 04 Août 2017: Paul Kagame du FPR, Philippe Mpayimana, candidat indépendant, et Frank Habineza de Green Party. Les Rwandais de la Diaspora voteront la veille. 

RNA

Le candidat à la présidence Frank Habineza lors de sa campagne à Nyamasheke

Le candidat du Parti Vert démocratique à la présidentielle rwandaise, Frank Habineza parle déjà de ses priorités. « Il est maintenant difficile pour les rwandais de faire des affaires en raison de la sur taxation. Alors qu’à ce stade, nous voulons que plus de gens expérimentent les affaires et cela n’est possible  qu’en réduisant les taxes », a-t-il déclaré, au cours de son deuxième rassemblement dans le cadre des campagnes électorales dans le secteur de Kanjongo, en district de Nyamasheke dans l’Ouest du pays.

Frank Habinez a juré que s’il est élu président du Rwanda, il réduira la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ainsi que d'autres taxes pour faciliter le commerce et réduire les prix sur le marché.

 « Nous allons réduire la TVA de 18 à 15% parce que les prix sont élevés en raison des taxes, nous allons établir aussi des moyens de taxation harmonisée car nous avons de nombreuses taxes qui peuvent être réduites si elles sont combinées », a-t-il rassuré les quelques membres de son parti politique venus pour l’écouter.

Malgré la faible participation, Habineza a fait savoir  qu'il était optimiste : « les Rwandais trouveront de l'espoir et voteront pour moi lors des élections »,  affirme-t-il. Mais d’une part, il n’a pas arrêté de déclarer que les prix sont élevés sur les marchés rwandais à cause de la sur taxation.

A lui d’ajouter que certaines personnes optent pour faire des affaires hors du pays en raison de taxes élevées, en rappelant qu'il saurait mettre fin à ce phénomène une fois élu à la tête du Rwanda.

Pendant que d’autre part, le candidat du parti vert au cours de son meeting a fait savoir qu’il créera plus d'emplois et cherchera d’emplois temporaires pour ceux qui ne peuvent pas obtenir leurs emplois en permanence.

Il dit par ailleurs qu’il saura placer des opportunités et aider les rwandais à avoir accès et ou liaison directe avec d’autres régions du pays.

« Nous aiderons les jeunes à obtenir des emplois, nous créerons des opportunités d'emplois et lierons les demandeurs d'emplois aux clients…nous allons construire un bateau moderne qui vous aidera à accéder à d'autres districts comme Rubavu au nord  et d'autres pour stimuler les commerces et la coopération avec d’autres districts », souligne Frank Habineza. 

Il a en outre promis qu’une fois élu, il fermera tous les centres de transit et favorisera les moyens adéquats pour punir les criminels qui sont en prisons. « Nous voulons également que les tribunaux compétents puissent promouvoir une bonne justice, nous voulons également que la démocratie soit durable parce que nous voulons que tous les Rwandais vivent en harmonie sans conflits et favorisent l'unité et la réconciliation pour chacun d'entre nous… » , a dit Habineza à ses partisans.

Les électeurs de Nyamasheke estiment que le candidat du parti vert a un bon projet de société, mais avant de décider pour qui ils voteront, ils attendent que d'autres candidats passent pour présenter eux aussi leurs programmes.

« Nous avons un bon leader (Kagame). Jusqu'à présent, nous n'avons rien trouvé de mal avec lui, nous avons des vaches, nous avons accès aux soins de santé et nos vies ont changé depuis quelques années grâce à lui. Maintenant qu'il est également en course, je pense qu'il mérite encore un vote », ironise Chantal Uwiragiye, une mère de quatre enfants du secteur Kanjongi dans le district de Rusizi.

Par Gilbert Cyiza

Cette nouvelle attaque survient 48 heures après celles de Kayanza (Nord) qui avait fait huit morts et plus de 60 blessés.

Quatre policiers ont été blessés dont deux gravement dans une attaque à la grenade dans le centre de Bujumbura, la capitale burundaise, a appris Anadolu, mercredi auprès d'un responsable local.

L'attaque, perpétrée dans la nuit de mardi à mercredi, a visé une position de la police à Bwiza dans le centre de la capitale burundaise, a indiqué dans une déclaration à Anadolu, Salvator Mudogi, chef de zone de ce quartier.

L'auteur de l'attaque n'a toujours pas été identifié, a précisé la même source.

Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police, a pour sa part évoqué dans une publication sur son compte twitter, une "attaque terroriste"et un bilan de trois blessés.

Cette nouvelle attaque survient 48 heures après celles de Kayanza ( Nord) qui avait fait huit morts et plus de 60 blessés.

Depuis plus de deux ans, le Burundi est secoué par une grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.

Les violences consécutives a cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 4 juillet.

Agence Anadolu

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