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Education: 55,438 élèves passent l’examen d’Etat

Dr Janvière Ndirahisha, Ministre de l’Education lors du lancement de l’édition 2017.©DR

Les élèves  finalistes des humanités générales, pédagogiques et techniques du Burundi sont dans la salle d’examen  depuis ce lundi le 07 Août dans les différents centres en vue de passer l’examen d’Etat  édition 2017. Au moins 55,438 élèves passeraient ces épreuves qui donnent accès à l’enseignement supérieur dans 63 centres dans tous le pays. Cette campagne prendra fin ce 10 Août 2017.

La Rédaction -Akeza

Le Conseil des professeurs d’universités au Congo (CPUC) plaide pour le réajustement des salaires de ses membres, conformément au comportement de la monnaie nationale sur le marché de change.

Cette structure a déploré, mercredi 12 juillet à Kinshasa, la clochardisation des enseignants et exige qu’ils soient payés pour ce mois de juillet au taux de 1600 FC pour un dollar américain.

«Compte tenu de cette situation, le CPUC a décidé d’inviter le gouvernement à payer les salaires du mois de juillet [2017] en tenant compte du comportement de notre monnaie sur terrain, c’est-à-dire 1600 francs congolais pour un dollar américain», a indiqué le secrétaire général et porte-parole du CPUC, David Lubo.

Il a également fait savoir que les professeurs d’université font face à cette inflation qui, selon lui, a réduit à néant le pouvoir d'achat des professeurs qui sont clochardisés.

Les professeurs membres du CPUC menacent même d’entreprendre des mouvements de protestation y compris la grève pour revendiquer leur droit:

«Toute reconduction des listings du mois de juin dernier équivaut à un casus belli qui amènerait le professeur à prendre ses responsabilités jusqu’à perturber l’année académique pour laquelle tous les partenaires ont consenti d’énormes sacrifices».

Selon le CPUC, les dernières augmentations des salaires des professeurs remontent à 2010.

L’appel des professeurs d’université intervient un jour après celui du Syndicat national des médecins du Congo (SYNAMED) qui appelle également le gouvernement à appliquer le taux de change actuel à la paie des fonctionnaires au mois de juillet.

Radio Okapi

                                     

  Mme Sandrine Umutoni (à gauche), DG de Imbuto Foundation et S.E Henry H. Rao ambassadeur  chinois  au Rwanda

A travers l’initiative « The China-Africa people to people friendship », l'Ambassade de la République populaire de Chine au Rwanda continuera à soutenir Imbuto Foundation  en lui octroyant un don de 29 300 dollars américains afin de financer des bourses d'études pour 100 étudiants issus des familles vulnérables qui ont obtenu d'excellents résultats scolaires grâce au programme de bourses d'études intitulé: « Edified Generation »

La nouvelle a été annoncée hier vendredi à Kigali lors d’un mémorandum d'accord signé entre Son Excellence Henry H. Rao, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine au Rwanda et Mme Sandrine Umutoni, directrice générale de Imbuto Foundation.

« The China-Africa people to people friendship » est une initiative lancée par la République populaire de Chine pour soutenir et promouvoir les échanges et la coopération entre les organisations non gouvernementales, des femmes et les jeunes de Chine et d'Afrique.

Depuis la première signature du mémorandum en 2013 avec Imbuto Foundation, l’ambassade de Chine appuie fortement le développement de l'éducation pour les étudiants défavorisés mais qui ont des talents distingués.

Le programme de bourses d'études « Edified Generation » a été lancé en 2003 dans le but de financer les étudiants issus de milieux économiquement vulnérables dans leur recherche d'éducation. Les bénéficiaires de ce programme reçoivent une aide allant jusqu'à 300 dollars américains par an, pour payer leurs frais de nourriture, les uniformes et autres fournitures scolaires.

 Dans le cadre d'un camp de vacances annuel chaque année, les étudiants reçoivent de nombreux enseignements notamment l’entreprenariat, la prise de parole en public, le leadership et d'autres compétences de la vie.

Créée par la Première Dame du Rwanda, Mme Jeannette Kagame en 2001, Imbuto Foundation met en œuvre une approche holistique pour élever les communautés les plus vulnérables par l'éducation, la santé et les programmes socio-économiques.

Par Gilbert Cyiza

La question de l'alphabétisation "se pose toujours avec acuité" au Burundi, en dépit de l'adoption depuis 2005, d'une politique nationale de scolarisation universelle à l'enseignement de base, estime Bernard Nsabimana, psychopédagogue de formation et expert burundais en alphabétisation des jeunes et des adultes.

Dans une interview exclusive accordée mercredi à Xinhua à Bujumbura, l'expert burundais a dressé l'état des lieux sur l'alphabétisation au Burundi, et ce au lendemain de la validation, par les autorités gouvernementales burundaises, d'un projet de politique nationale d'alphabétisation avec l'appui de l'UNESCO.

Les résultats des recensements généraux de la population et de l'habitat organisés au Burundi en 1990 et en 2008, révèlent respectivement que 62,7% et 57,5% des Burundais d'alors âgés de 15 ans et plus étaient analphabètes ; alors que les projections de l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques du Burundi (ISTEEBU), estiment qu'en 2016, 38% des Burundais âgés de 15 à 64 ans, étaient analphabètes.

L'expert Nsabimana a souligné que la résolution de cette problématique d'analphabétisme au Burundi, doit être conduite en harmonie avec des conventions internationales y relatives auxquelles le pays a déjà souscrit.

Sur ce, il a cité le Cadre de Dakar (Sénégal) mis en place en 2000 sous le slogan d'Education de qualité Pour Tous (EPT) dont les objectifs fixés n'ont pas été atteints à l'échéance indiquée de 2015; les dix-sept Objectifs pour le Développement Durable (ODD) pour l'horizon 2030 dont le 16ème ODD en rapport avec l'EPT; ainsi que le Cadre d'Action du Forum mondial d'Incheon (Corée du Sud) sur l'éducation tenu en mai 2015, qui s'est assigné également une alphabétisation universelle d'ici l'horizon 2030.

"En s'y penchant de près, force est de constater que le Burundi s'inscrit dans le cadre d'une vision planétaire de toutes les nations du monde pour pouvoir éradiquer l'analphabétisme d'ici 2030", a-t-il souligné.

Le 22 avril 2011, le chef d'Etat burundais Pierre Nkurunziza, a lancé la campagne nationale d'éradication de l'analphabétisme au Burundi, à partir du chef-lieu de la province de Kirundo (nord-est), la province la plus analphabète du pays.

Ainsi, le président Nkurunziza voudrait qu'en 2030, date butoir de l'atteinte des ODD, que tous les Burundais soient alphabétisés pour bien assimiler les notions de développement socio-économique dans un environnement national de problématique démographique.

Pour l'expert Nsabimana, cette directive présidentielle en matière d'atteinte du 16ème ODD (alphabétisation) ne sera couronnée de succès d'ici 2030 que si les "gros défis" du moment en la matière, sont levés. Le 1er d'entre eux et qui apparaît comme le plus important, a-t-il révélé, est la faiblesse du financement du secteur de l'alphabétisation.

"En effet, on relève aujourd'hui que l'enveloppe budgétaire allouée à la rubrique d'alphabétisation au Burundi depuis 2014 à ce jour (2017), par rapport au budget du secteur de l'Education (enseignement primaire et secondaire), oscille autour de 0,07% et ne peut couvrir que les salaires du personnel.

L'expert Nsabimana s'est cependant exprimé optimiste sur l'atteinte de l'objectif de l'éradication de l'analphabétisme au Burundi d'ici l'horizon 2030, grâce à une ferme volonté politique exprimée au plus haut niveau en 2011 par le président Nkurunziza.

Pour ce faire, a-t-il recommandé, il faudra donner un coup d'accélérateur à la mise en place des programmes de qualité (confection des supports didactiques) avec une dimension "holistique" couvrant notamment l'atteinte de le 3ème ODD (bonne santé et bien-être), le 5ème ODD (égalité des sexes), le 8ème ODD (travail décent et croissance économique), le 12ème ODD (consommation et production responsable) ainsi que le 13ème ODD (lutte contre les changements climatiques).

Il faut aussi, a-t-il insisté, que l'importance de l'actuel département en charge de l'alphabétisation, soit rehaussé en le transformant en "Centre National d'Alphabétisation" (CNA) dépendant directement du cabinet du ministre burundais de l'Education

Agence Xinhua

                                   

La Première Dame lors de la remise des diploômes au étudiants de Premier ECDE

La Première Dame du Rwanda, Mme Jeannette Kagame, a rappelé que la qualité de l'éducation et l’attention attribuée aux jeunes enfants dans leur vie après l’accouchement de sa mère jusqu’à six ans a le plus grand impact tout au long de leur vie.

Mme Kagame s’exprimait hier au cours d’une cérémonie de la remise des diplômes et des certificats de fin d’études aux quarante-un étudiants de « Premier ECDE Teachers College »  à Kigali dans la capitale du Rwanda.

Premier ECDE Teachers College est une institution d'enseignement supérieur certifiée  par le gouvernement rwandais depuis 2013 avec mission principale de promouvoir l’éducation du développement de la petite enfance au Rwanda. Photo de souvenir

« Je suis honorée d'être avec vous aujourd'hui, pour beaucoup d'entre vous, ce jour-ci  marque le commencement de votre nouvelle carrière », a souligné la Première Dame du Rwanda.

 « L'éducation est la pierre angulaire de toute société. Ce qui rend votre profession d’une grande importance sur l'avenir de nombreux jeunes enfants que vous enseignerez, et  seront fermement affectés non seulement par les techniques d'enseignement que vous avez appris, mais aussi par votre tempérament et votre conduite », a souligné la Première Dame du Rwanda

Selon les statistiques du ministère de l’éducation, les écoles maternelles ont considérablement augmenté ces cinq dernières années. En 2016, on a recensé 2 757 écoles maternelles alors qu’elles étaient 1870 en 2012.  

Mme Jeannette Kagame a ainsi appelé à maintenir la croissance des écoles comme Premier ECDE Teachers College, qui forment les enseignants et qui à leur tour, auront une mission d’éduquer des jeunes enfants pour la bonne croissance.

                                

Photo de souvenir des premiers diplômes de Premier ECDE Teachers College

Quant à Françoise Nyirantagorama, la directrice générale de l’école, également enseignante depuis 1958 et qui a le privilège d’avoir enseigné l’actuelle Première Dame du Rwanda au moment où elles étaient en exil au Burundi, il y a 50 ans, a félicité chaleureusement tous les étudiants diplômés pour avoir réalisé leur rêve.

« Le travail accompli est une étape importante car elle marque à la fois la fin du long chemin et le début de l'autre. Votre réussite signifie aujourd'hui l’assurance pour entrer dans le monde du travail, pour rejoindre la main-d'œuvre productive qui va faire avancer ce pays d'où il est jusque-là vers où il devrait être. Ceci est le résultat de votre détermination et de votre engagement envers l'excellence académique et professionnelle », a souligné Mme Nyirantagorama.  

Selon Isaac Munyakazi, le ministre d'Etat pour l'enseignement primaire et secondaire au sein du ministere de l'éducation, « ces enseignants diplômés que nous venons d’avoir est une réponse au nombre insuffisant des enseignants de la petite enfance dans notre ministère »

« Le développement de la petite enfance favorise une approche axée sur l'équité pour fournir des environnements favorables aux enfants »,  a déclaré Munyakazi.

Gilbert Cyiza, Imburi Phare

Journal UKURI n°80

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