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Les Blancs au centre, les Noirs dans le coin... Et tout est dit.

Une photo prise dans une école sud-africaine où des enfants noirs sont assis à une table éloignée des élèves blancs a provoqué un scandale dans le pays, toujours en proie à de fortes tensions raciales un quart de siècle après la fin officielle de l'apartheid.

L'image publiée dans les médias locaux et les réseaux sociaux montre une quinzaine de jeunes enfants blancs en uniforme installés à une table, tandis que, dans le fond de la classe, quatre autres élèves, tous noirs, sont assis à un autre bureau.

Il semble qu'il y a beaucoup de cas de racisme ici

La plupart des chaînes des télévision locales en font écho en publiant, ou non, la photo qui fait polémique. Le cliché a été pris mercredi dans une école publique de Schweizer-Reneke, dans la province rurale du Nord-Ouest, à l'occasion de la rentrée scolaire. "Il semble qu'il y a beaucoup de cas de racisme ici", a déclaré le responsable provincial de l'Education, Sello Lehari, qui s'est rendu sur place jeudi et a demandé une enquête.

Aucune intention de séparer les enfants?

L'enseignante a été suspendue mais l'école a affirmé qu'"il n'y avait aucune intention de la part de l'institutrice de séparer les enfants en fonction de leur race".  "Les enfants étaient assez perturbés", a expliqué à la presse un responsable de l'établissement, Jozeph du Plessis.

"N'oubliez pas qu'on a à faire à des enfants de 5 ans. L'enseignante a organisé sa classe de façon à ce qu'ils trouvent leurs marques rapidement (...) Elle a pris une photo et l'a envoyée aux parents pour montrer que leurs enfants étaient contents et ne pleuraient pas", a-t-il ajouté.

L'école a fait "d'énormes progrès en matière d'intégration", a assuré Jozeph du Plessis.

Jeudi matin, des parents sont venus récupérer leurs enfants avant la fin des cours alors que des manifestants protestaient devant l'établissement.

Le parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), a dénoncé la "ségrégation" et insisté sur la nécessité de "rejeter le racisme". "Nous ne construirons une Afrique du Sud pour tous que si nous sommes tous assis à la même table", a ajouté la DA.

L'élection en 1994 du premier président sud-africain noir Nelson Mandela a officiellement mis fin au régime de ségrégation raciale de l'apartheid, imposée par la minorité blanche dans les écoles, les transports ou les plages. Mais les tensions raciales persistent toujours dans le pays, où des cas de racisme font régulièrement la Une.

RTBF

Avec l’Appui de l’Internationale de l’Education Région Afrique (IERAF) et ses partenaires, le réseau des femmes enseignantes d’Afrique Centrale (RESAC) a tenu sa rencontre annuelle du 06 au 08 décembre 2018 à Kigali-Rwanda au Classic Hôtel. Cette rencontre a connu la participation de 7 des 8 pays membres : Burundi, Cameroun, Gabon, RDC, République du Congo, Rwanda et Tchad. L’objectif était de faire l’analyse stratégique du RESAC afin de renforcer l’intégration de l’approche genre dans les syndicats et le leadership des femmes. Vingt-cinq personnes dont vingt (20) délégués femmes ont pris part à ces travaux cette année.

Le but de cette réunion annuelle était d’une part d’échanger et de partager les expériences en matière d’encadrement et de bonnes pratiques professionnelles et syndicales, d’autre part d’évaluer l’intégration du genre dans les différents pays de la sous-région. La présentation des rapports d’activités par pays a permis de relever les insuffisances et les avancées ici et là en matière d’intégration de genre et dans les institutions et dans les organisations syndicales. Le rapport du pays hôte a retenu toute l’attention.

En effet, au Rwanda, les femmes représentent plus de la moitié de la population et le gouvernement met tout en œuvre pour l’épanouissement de la femme au Rwanda. Des mesures et des dispositions particulières sont prises sur plusieurs plans en faveur des femmes et des jeunes filles. C’est ce qui justifie l’intégration de la composante genre dans tous les programmes et projets du gouvernement ainsi que dans les organisations de la société civile. D’ailleurs le parlement Rwandais compte 60 % de députés femmes, ce qui fait du Rwanda un modèle en matière d’intégration de genre en Afrique et dans le monde.

Cette information a amené les participants à émettre le vœu de voir les gouvernements des autres pays de la Sous-Région s’engager résolument dans l’intégration de la politique genre dans tous les programmes. Recommandation a été faite à ce sujet à tous les bureaux genres d’engager des actions de plaidoyer et de lobbying pour une plus grande participation des femmes dans toutes les activités socio-politiques, économiques et culturelles. Il faut passer « de la parole aux actes ».

La faible représentation des jeunes filles dans les séries scientifiques a été relevée dans la quasi-totalité des pays de la sous-région. Les femmes enseignantes ont été engagées à encourager, à initier et à amener un nombre plus grand de filles à s’intéresser à ces filières qui jusqu’ici sont dominées par les hommes. La rencontre s’est achevée le 08 décembre 2018 à 17 heures et rendez-vous a été pris pour 2019.

source: mediaterre.org

D’après les données de l’Institut de statistique de l'Unesco (ISU), rendues publiques à l’occasion de la réunion du Comité directeur ODD-Education 2030 qui se tient à Paris, en dépit des efforts fournis ces dernières années, environ 263 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes à travers le monde, soit un sur cinq, ne sont pas scolarisés.

Le Comité directeur ODD (Objectif de développement durable (ODD)-Education 2030 est une instance unique destinée à fournir des orientations stratégiques sur l’avancement de l’Agenda éducation 2030, indique un communiqué de presse de l’Unesco. En effet, l'ODD 4 implique un engagement concret pour assurer une éducation de qualité pour chaque fille et chaque garçon d’ici à 2030. Selon cette nouvelle étude, le taux d’enfants non scolarisés n’a presque pas changé au cours des dix dernières années au primaire : 9% des enfants en âge d’aller à l’école primaire (de 6 à 11 ans environ), soit 63 millions, ne sont pas scolarisés.

S’agissant des adolescents en âge de fréquenter le premier cycle du secondaire (de 12 à 14 ans environ), ils sont 61 millions contre 139 millions de jeunes du deuxième cycle du secondaire, soit un sur trois, à ne pas être inscrits à l’école. Ces jeunes, âgés d’environ 15 à 17 ans, ont, souligne l’analyse, quatre fois plus de risques de ne pas être scolarisés que les enfants en âge de fréquenter l’école primaire. Ils ont de même deux fois plus de risques de ne pas aller à l’école que les adolescents en âge de fréquenter le premier cycle du secondaire.

Les chiffres confirment qu’à travers l’Afrique subsaharienne un enfant, un adolescent et un jeune sur trois n’est pas scolarisé. Les filles sont davantage concernées par cette situation. En effet, pour 100 garçons en âge de fréquenter l’école primaire, les circonstances font que 123 filles n'aient aucun avantage de poursuivre leurs études. Ils soulignent également des disparités entre les taux d’enfants non scolarisés des pays les plus pauvres et ceux des pays les plus riches. Dans les pays à faibles revenus par exemple, 59% des enfants du deuxième cycle du secondaire ne sont pas scolarisés tandis que dans les pays à revenus élevés ils ne représentent que 6%.

De quoi interpeller les responsables de l’Unesco : « Ces nouveaux chiffres montrent de façon frappante l’ampleur du fossé à combler pour garantir un accès universel à l'éducation. Nous avons besoin d’approches beaucoup plus globales et ciblées et de plus de ressources pour atteindre ces enfants et ces jeunes défavorisés, une attention particulière doit être portée aux filles et à l’amélioration de la qualité de l’éducation pour tous. Il y a une urgence vitale à réaliser des progrès en vue d’atteindre l’ODD 4 », a déclaré la directrice générale de cette organisation, Audrey Azoulay. 

Notons que les chiffres devraient renforcer les appels à un investissement global de plus grande ampleur dans l’éducation à tous les niveaux. Le but étant de progresser dans la réalisation de l’ODD 4.

Parfait Wilfried Douniama |Agence Xinhua

La planification de l’Université du Rwanda(UR) des 10 prochaines années peut être entravée par le manque de personnel enseignant qualifié pour atteindre ses objectifs d’enseignement.

L’ex-Vice Recteur chargé des Affaires Administratives et Financières,Prudence Rubingisa l’avait un jour déclaré : “le fait que l’UR n’ait pas assez d’enseignants de niveau doctoral est un des motifs qui ne la classent pas parmi les meilleures en Afrique.”
La liste établie par le Webometrics 2017 montre l’UR à la 96ème place sur 1520 en Afrique, à la 3499 ème au niveau mondial.

A l’état actuel, l’UR dispose parmi son personnel enseignant, de 23% de PhD, 60% de Masters et de 17% de Professeurs Assistants.

Le Vice Recteur chargé du Dévéloppement de l’Université, Dr Muligande Charles, a dit que dans les autresUniversités dont l’UR veut atteindre le niveau, un enseignant sans PhD ne peut y être admis.

“Mais être détenteur d’un PhD ne signifie pas être un bon enseignant, c’est pourquoi nous demandons à tous nos enseignants d’être aussi détenteurs du diplôme d’enseignant dans les Instituts Supérieurs et Universités”, a déclaré Muligande.

Le rapport annuel 2017-2018 de l’URAP sur l’état des Universités a classé l’UR à la 2287ème place parmi les 2500 dans lesquelles s’est effectuée la recherche, et la 96ème parmi les 108 meilleures de l’Afrique.

La recherche faite par l’Institut International “Clarivate Analytics” en 2016 a montré que l’UR était à la 2ème place en Afrique de l’Est après celle de Makerere, en matiere de recherche utile.

Igihe

Si l’Afrique porte un véritable gisement en termes de ressources humaines à l’horizon 2050, pour l’heure, sa jeunesse est son talon d’Achille. En effet, les taux de chômage et de sous-emploi chez les jeunes africains sont des plus importants dans le monde et augmentent chaque année.

C’est que les systèmes éducatifs actuels du continent ne parviennent pas à fournir à ses jeunes des compétences adéquates, même au niveau le plus élémentaire. Ce n’est donc pas pour rien que la 6e édition des Dialogues des Atlantiques, qui poursuit ses travaux à Marrakech, a consacré toute une plénière à la thématique.

En pleine transition économique, l’Afrique se retrouve aujourd’hui dans une situation meilleure qu’elle ne l’était auparavant. «Mais cette situation est encore loin d’être idéale», comme l’ont rappelé les différents panélistes et participants à cette rencontre.
Pour des millions de jeunes Africains sans emploi, mais férus de technologie, la révolution numérique de l’Afrique présente d’énormes possibilités, encore faut-il préparer cette révolution technologique et en faire une priorité, insiste Assia Bensalah Alaoui, ambassadeur itinérant de S.M. Mohammed VI.

«Changer le discours africain passe par l’éducation et la communauté savante doit y être impliquée en amont et en aval», ajoute-t-elle. Pour Kassie Freeman, ancienne présidente de la Comparative International Education Society et actuellement présidente du consortium de la diaspora africaine, c’est de la responsabilité des agences gouvernementales et des politiques publiques que de combler le fossé numérique avec des stratégies pensées à long terme.

D’après les projections, le continent comptera en 2050 un tiers de la population jeune de la planète, contre un cinquième actuellement. Il importe donc d’adapter au contexte les politiques publiques axées sur la jeunesse. Pour Assia Bensalah Alaoui, il faut des ressources financières stables, de bons partenariats régionaux et internationaux ou encore faire appel à la diaspora comme ce fut le cas au Rwanda.

Ce pays a réussi, 20 ans après le génocide, à transformer totalement son système éducatif faisant le pari d’un avenir high-tech, grâce aux ingénieurs formés par les universités. Cependant, estime Silas Lwakabamba, ancien ministre de l’Education du Rwanda, «on ne peut faire l’économie d’un enseignement technique et professionnel de qualité. C’est le seul moyen d’absorber le chômage des jeunes».

Pour les intervenants, il est essentiel que les États africains aillent plus loin dans leur collaboration, car l'évolution économique, sociale et culturelle ne pourra se faire sans une réelle stratégie de collaboration entre pays africains.

Le visa, un instrument désuet

Si le capital humain est l’avenir de l’Afrique, le continent est en train d’assister à un drame qu’est l’immigration de ses jeunes. Pour juguler ce fléau, il faut instaurer une relation encore plus poussée entre le Nord et le Sud. Une collaboration qui irait en profondeur pour essayer de débloquer tout le potentiel économique de l’Afrique, et qui nécessiterait des fonds importants, insiste Miguel Angel Moratinos, ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, qui a d’ailleurs fustigé le «visa» qu’il estime être «un instrument complètement désuet». Pour Moratinos, il s'agit d'un obstacle psychologique qui empêche de regarder les Africains autrement que comme des immigrants potentiels.

 

www.leconomiste.com

 

Journal Ukuri n°147

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Amasaha by Patricko Rwanda Novembre 2018