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Près de 7,7 millions de personnes sont désormais menacées de famine en République démocratique du Congo, soit 30% de plus que l'an dernier, notamment en raison des conflits, s'est alarmée lundi l'agence des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

"Les souffrances liées à la faim sont en hausse en raison de l'escalade des conflits, de sa persistance dans le temps et des déplacements de population dans le centre et l'est de la RDC, principalement dans les régions du Kasaï et du Tanganyika, où les actes de violences se sont généralisés", explique la FAO dans un communiqué.

Dans le Kasaï, région du centre du pays, "quelque 2,8 millions de personnes sont en grave insécurité alimentaire", note pour sa part le Bureau de coordination des affaires humanitaire de l'ONU en RDC (Ocha), dans un communiqué publié lundi à Kinshasa.

"La Coopération Suisse a annoncé un financement de 1,3 millions de dollars pour l’assistance humanitaire" dans le Kasaï, en proie à des troubles depuis près d'une année, ajoute l'Ocha.

L'année passée, "près de 1,4 million de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons", précise la FAO, qui mentionne également les invasions de chenilles légionnaires et les épidémies de choléra et de rougeole, parmi les facteurs d'aggravation de la situation humanitaire du pays.

Plus d'une personne sur dix vivant en zone rurale souffre ainsi de la famine, indique la FAO: "Dans les régions touchées par les conflits, les agriculteurs ont vu leurs villages et terrains se faire piller. Ils n'ont pas pu planter lors des deux dernières campagnes et les marchés alimentaires ont du mal à combler leurs besoins alimentaires", déclare dans ce communiqué Alexis Bonte, représentant par intérim de la FAO en RDC.

"Les conflits et les invasions de chenilles légionnaires, qui ont détruit plus d'un quart des cultures du territoire national, ont eu un effet catastrophique pour les communautés rurales. La situation est appelée à empirer si une aide urgente n'est pas apportée en temps opportun", ajoute M. Bonte.

Dans l'ensemble du pays, "la malnutrition chronique affecte 43% des enfants âgés de moins de cinq ans, soit plus de 7 millions d'enfants", indique la FAO.

AFP

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture tire encore une fois la sonnette d'alarme en Afrique de l'Est, où la situation alimentaire s'est gravement détériorée, après les faibles pluies enregistrées. Aujourd'hui, les terres et les pâturages asséchés affectent dangereusement les populations et le cheptel dans cette partie du Continent.

La situation alimentaire en Afrique de l'Est s'est considérablement détériorée, apprend-on de l'organisme des Nations Unies en charge de l'alimentation et de l'agriculture (FAO). L'institution a émis une alerte à travers le Système mondial d'information et d'alerte rapide (SMIAR) pour prévenir la communauté internationale qu'en raison des faibles pluies, pour la troisième saison consécutive dans la région, la résilience des familles face à la famine s'est «sérieusement dégradée». « Pour la troisième saison consécutive, les familles ont dû faire face à des pluies insuffisantes, elles manquent à présent de solutions pour s'en sortir. Elles ont besoin d'aide dès maintenant avant que la situation ne se détériore davantage», a confié Dominique Burgeon, directeur de la Division des urgences de la FAO.

D'après le responsable onusien, les zones les plus touchées se situent au centre et au sud de la Somalie, au sud-est de l'Ethiopie, au nord et à l'est du Kenya, au nord de la Tanzanie et au nord-est et au sud-est de l'Ouganda. Dans ces cinq pays, le nombre de personnes ayant besoin d'une aide humanitaire urgente avoisine les 16 millions, soit 30% de plus qu'il y a 7 mois. Dans le cas de la Somalie par exemple, près de 50% de la population fait face à une insécurité alimentaire, sporadiquement  atténuée par des aides humanitaires occasionnelles qui permettent d'éviter le pire.

Néanmoins, la situation reste toujours préoccupante, surtout en Ethiopie, au Kenya et toujours en Somalie, où les taux de mortalité du cheptel font chuter la production laitière, avec ses conséquences sur les réserves alimentaires des populations en bas âge. Une raison de plus pour venir en aide à ces populations, comme le précise Dominique Burgeon :

«Lorsque l'on sait à quel point le lait est essentiel pour le développement des enfants âgés de moins de cinq ans et les dommages irréversibles que son absence peut entraîner, il est évident qu'aider les éleveurs à faire face à cette sécheresse est primordial».

De faibles rendements agricoles en perspective

La situation créée par les faibles précipitations en Afrique de l'Est a eu de lourdes conséquences, particulièrement sur les récoltes. Les pluies attendues pour les récoltes du gu (entre avril et juin) sont arrivées tard et la culture de maïs a été affectée à 85% par la sécheresse dans la région Bas-Chébéli en Somalie. De plus, la production céréalière locale en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie ou en Ouganda, a enregistré des taux très faibles.

Outre la sécheresse qui décime les cultures, la chenille légionnaire, qui a pratiquement envahi toute la région, attaque les plantations et provoque des dégâts considérables sur les cultures de maïs. Ce phénomène d'invasion d'insectes est très connu en Afrique australe et il est à l'origine de dégâts ingérables en Afrique de l'Est. Au Kenya, on estime à environ 200 000 hectares les cultures décimées, alors la moitié des cultures des 111 districts de l'Ouganda aurait été envahie par les chenilles légendaires.

 LT

                                     

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, s'est dit "frustré" du manque de solidarité montré par le reste de l'Afrique envers ses Etats menacés par la famine, à l'ouverture lundi du sommet de l'UA à Addis Abeba.

"Comment vous cacher en effet ma profonde frustration face au silence et à l'inaction des Africains devant l'atroce drame de la famine dans ces régions", a déclaré M. Faki lors de son discours d'ouverture.

"Le drame de nos frères en Somalie, au Soudan du Sud, dans le bassin du lac Tchad et dans le Sahel nous interpelle au plus profond de nos consciences et au plus profond de nos êtres", a-t-il poursuivi.

Élu en janvier en remplacement de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, M. Faki a pris ses fonctions à la tête de l'exécutif de l'UA en mars, quelques jours après que les Nations unies ont averti que la planète était confrontée à la "pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale".

L'ONU a mis en garde contre un risque de malnutrition et de famine pour 20 millions de personnes au Yémen et dans trois pays d'Afrique: la Somalie, le Soudan du Sud et le Nigeria.

La famine n'a officiellement été déclarée qu'au Soudan du Sud, en février, avant d'être considérée comme terminée quatre mois plus tard. Mais la situation y reste dramatique, comme dans les autres pays concernés.

"J'espère vivement que l'année 2018 sera l'année d'un relèvement de l'Union, de son autonomie financière, et d'une nouvelle renaissance pour elle", a ajouté M. Faki.

M. Faki, qui avait fait campagne sur le thème du "développement et (de la) sécurité" pour rompre avec le mandat très critiqué de Mme Dlamini-Zuma en ce domaine, a également axé son discours sur cet aspect.

"Nous restons fixés de toutes nos forces sur l'impératif de faire baisser les tensions et de privilégier les solutions politiques dans les régions où les tensions demeurent hélas encore vivaces. L'objectif de faire taire les armes d'ici 2020 est notre horizon", a-t-il affirmé.

AFP

Sur les 14605 cas recensés, 429 décès ont été enregistrés de janvier à juin 2017,

Au moins 400 personnes sont mortes du Choléra entre janvier et juin 2017, en RDC, a appris Anadolu, jeudi, auprès d'une source humanitaire locale.

"Sur les 14605 cas recensés, 429 décès ont été enregistrés de janvier à juin 2017, d’après des chiffres du ministère de la Santé et d'Organisations humanitaires, notamment de l'Organisation mondiale de la Santé(OMS) ", a déclaré jeudi à Anadolu, Jean-Paul Nyakio, de l’ONG française Médecins sans Frontières (MSF).

L'épidémie se propage actuellement dans l’Est de la RDC, précisément dans la ville de Goma et ses environs dans la Province du Nord-Kivu ainsi que dans le Sud-Kivu à Bukavu, Fizi, Baraka, Uvira, a-t-il précisé. 

Les province de l’Ituri, Kinshasa et du Kongo-central, sont également affectées et connaissent une hausse des cas enregistrés, selon la même source.

Conditions hygiéniques déplorables et manque d’eau potable dans plusieurs ménages, sont les principaux facteurs derrière le développement de l’épidémie, indique encore Nyakio

Le choléra est une maladie "diarrhéique aiguë" et fortement mortelle en cas de non ou de mauvais traitement.

En 2016 l’épidémie de Choléra avait touché près de 18 000 personnes en RDC et fait 517 morts, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Agance Anadolu

                            

Une épidémie de choléra s'est déclenchée depuis janvier 2017 à Kinshasa, la capitale congolaise. 

Au moins quinze personnes sont mortes du choléra à kinshasa, la capitale congolaise, depuis le déclenchement de cette épidémie au début de l'année en cours, a appris Anadolu dimanche auprès du ministre provincial de la Santé dans cette ville, Vital Kabuiku.

"Quinze personnes sont décédées du choléra depuis l’apparition de cette épidémie et 13 autres ont été hospitalisées", a précisé le responsable provincial.

Sur les 35 zones de santé que compte Kinshasa, 14 sont touchées par l’épidémie, a-t-il précisé, ajoutant sur 191 cas suspects recensés par les services concernés, seuls 13 ont été confirmés.

Interrogé sur les raisons de la persistance de cette épidémie dans la capitale congolaise, il a assuré qu’elle "a déjà été vaincue dans le passé et le sera encore" avec l’appui des partenaires.

Le choléra est une maladie "diarrhéique aiguë" et fortement mortelle en cas de non ou mauvais traitement.

En 2016 l’épidémie de Choléra avait touché près de 18 000 personnes et fait 517 morts en RDC, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Outre le Choléra, la RDC fait face depuis le mois de mai à l’épidémie d’Ebola et de la fièvre jaune, respectivement, dans les provinces de Bas-Uélé et de l’Ituri dans le Nord-est.

AA, Kinshasa

Journal UKURI n°80

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