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(Agence Ecofin) - Le conglomérat industriel Rai group devrait procéder prochainement à la signature d’un accord avec le gouvernement rwandais, portant sur la mise en place d’une plantation de cannes à sucre de 8 000 hectares, afin de satisfaire la demande nationale en sucre. C’est ce qu’a confié François Kanimba (photo), le ministre rwandais du commerce et de l'industrie.

Cette plantation nécessitera un investissement de 300 millions $, et sera localisée dans le district de Kayonza, dans l’Est du pays.

En choisissant de se déployer dans le secteur sucrier rwandais, le groupe Rai espère ainsi talonner le groupe Madhvani, l’un des leaders est-africains du sucre et propriétaire de la compagnie Kabuye sugar. Celle-ci représente la seule usine de production de sucre du Rwanda et permet de satisfaire 30% des besoins en sucre du pays, d’après les données du Rwanda Development Board.

Pour rappel, la consommation annuelle de sucre du Rwanda s'élève à 100 000 tonnes.

Pendant que les autorités du pays essaient de trouver la bonne formule pour réglementer les crypto monnaies, la Banque d'Ouganda vient d’émettre une mise en garde contre l'utilisation des monnaies numériques, notamment le OneCoin.

« Attention à l'arnaque ». C'est le message qu'a diffusé la Banque d'Ouganda (BoU), la banque centrale du pays, pour mettre en garde contre l'utilisation de la monnaie numérique OneCoin. Le régulateur insiste sur le fait qu'il n'a autorisé aucun distributeur de crypto monnaie, alors que le pays a atteint des stades avancés pour la régularisation de ces devises.

L'avertissement intervient après que l'entreprise One Coin Digital Money, filiale du groupe international OneLife, ait installé un bureau dans le quartier central des affaires de Kampala et ait déjà commencé à encourager les clients à investir dans sa crypto monnaie, alors qu'elle est toujours en cours de constitution.

Dans une déclaration publiée hier mardi, la banque des banques Ougandaise estime que les personnes qui traitent en monnaies virtuelles « prennent un risque dans un espace financier où il n'y a ni protection des investisseurs ni la compétence réglementaire » et de préciser « l'entité One Coin Digital Money n'est pas autorisée par la Banque de l'Ouganda en vertu de la Loi sur les institutions financières (FIA), 2004 et exerce donc des activités non réglementaires ».

Une arnaque pyramidale ?

Si la banque centrale ougandaise a également mis en garde contre l'utilisation d'autres monnaies numériques, notamment Bitcoin, Ripple, Namecoin, Dogecoin, Litecoin, Bytecoin, Primecoin et Blackcoin, il n'en demeure pas moins que des soupçons d'arnaque planent sur le OneCoin particulièrement. Cette crypto monnaie est basée sur un système de marketing multi-niveaux (MLM), par lequel les investisseurs potentiels achètent des paquets de « jetons » qui peuvent être rachetés sur une plate-forme qui agit comme un hub pour le « mining ». A l'instar du principe des arnaques pyramidales, Onecoin promet des gains financiers majeurs pour ceux qui peuvent convaincre d'autres à investir.

D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que le OneCoin suscite les doutes. Les autorités nigérianes et anglaises ont également mis en garde contre les pratiques de cette entreprise, jugées suspicieuses.

LT

Le marché des fusion-acquisitions africain a basculé de l’Ouest vers l’Est du continent en 2016, selon le rapport du cabinet d’avocats d’affaires international, Clifford Chance. L’énergie en a été le secteur le plus actif.

Les entreprises implantées en Afrique de l'Est investissent de plus en plus dans les opérations de fusion-acquisition. C'est ce que révèle le cabinet d'avocats d'affaires international basé à Londres, Clifford Chance, selon un communiqué de la firme sur les tendances du marché des fusion-acquisitions en Afrique, lequel fait suite au rapport récemment publié par la firme londonienne sur les tendances mondiales des fusion-acquisitions.

En 2016 en effet, le nombre de projet de fusion-acquisition dans lesquels Clifford Chance a apporter son expertise en conseil a augmenté de 50% en Afrique de l'Est, d'après la même source. Une tendance que Clifford Chance explique cela notamment par la croissance économique dynamique que connaissent les pays de la sous-région d'Afrique australe, le Kenya en l'occurrence, qui rend les entreprises locales attrayantes pour les investisseurs étrangers.

« Malgré quelques faillites bancaires de grande envergure dans la région, les entreprises actives dans le secteur des assurances et des services financiers élargis continuent à attirer de nouveaux capitaux. Et une poussée des investissements dans les entreprises solaires hors réseau a cimenté la réputation de l'Afrique de l'Est comme un leader mondial dans ce rapide Industrie en pleine expansion », détaille Nicholas Hughes, directeur de Clifford Chance Afrique de l'Est.

Dans le détail en effet, le secteur de l'énergie est celui qui a été le plus actif, les opérations y ayant presque doublé au cours de l'année dernière, par rapport à l'année précédente, indique la note du cabinet londonien. Outre le secteur financier qui reste également très performant sur ce marché, d'autres secteurs d'activité se sont également démarqués : l'agro-industrie et l'éducation.

LT

(Agence Ecofin) - La Banque mondiale a approuvé le décaissement d’une enveloppe de 248 millions $ (25,4 milliards de shillings kényans) en faveur du projet d’agriculture intelligente face au changement climatique qui sera mis en œuvre au Kenya.

D’une durée de 5 ans, le projet vise à augmenter la productivité agricole et contribuer au renforcement de la résilience de l’agriculture aux effets du changement climatique dans les petites exploitations agricoles et les communautés pastorales. Plus spécifiquement, le plan du projet comprend une assistance immédiate en cas de crise ou d’urgence et la mise en œuvre de pratiques agricoles intelligentes.

En outre, l’initiative portera sur le renforcement de la recherche dans le secteur des semences et sur la conception de solutions agricoles intelligentes. Elle s’accentuera également sur l’amélioration de la prévision et de la surveillance agro-météorologiques ainsi que sur le développement d’un système intelligent d’information du marché par le biais de l’utilisation d’un ensemble de données numériques.

Enfin, un dernier volet s’intéressera au financement des activités de coordination et de gestion du projet au plan national et à l’échelle des comtés du pays. Cette partie concernera notamment les budgets et plans de travail annuels qui seront élaborés dans le cadre du projet.

Espoir Olodo

(Agence Ecofin) - Le gouvernement rwandais va céder ses parts de 20% dans I&M Bank Rwanda via une offre publique initiale (IPO) prévue le 14 février, a annoncé le ministre des Finances, Claver Gatete, le 7 février.

L'introduction en bourse de cette filiale rwandaise du groupe bancaire kényan I&M Bank Holdings devrait rapporter au gouvernement 11,5 milliards de francs rwandais (14,1 millions de dollars), un montant qui servira à financer partiellement la construction d’un nouvel aéroport à Bugesera, une localité située à l'est de la capitale Kigali. «L’argent sera investi dans l'aéroport de Bugesera», a déclaré M. Gatete qui s’exprimait devant les députés.

L’opération devrait dynamiser le Rwanda Stock Exchange (RSE), où la capitalisation boursière totale des sept sociétés cotées se situe actuellement à 3,4 milliards de dollars contre 4,1 milliards de dollars en 2015.

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