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(Agence Ecofin) - Au Rwanda, le Conseil national des exportations agricoles (NAEB) a annoncé une hausse de 64 % du prix minimum garanti aux caféiculteurs. Le prix du kilogramme de café est désormais de 246 francs rwandais (Rwf) contre 150 Rwf, appliqué précédemment.

D’après Pie Ntwari, responsable de la communication et des relations publiques de la NAEB, cette révision à la hausse, décidée par l’exécutif rwandais, devrait permettre de stimuler les producteurs et, par ricochet, d’augmenter la production.

Outre le volume, cette revalorisation des prix au producteur permettra, selon le dirigeant, d’améliorer la qualité du café produit, le long de la chaîne d’approvisionnement.

Pour rappel, 400 000 producteurs rwandais sont impliqués dans la culture du café. Le pays des mille collines a produit 22 000 tonnes de café en 2016 et expédié 18 600 tonnes de café pour des recettes de l’ordre de 58,5 millions $. Les principaux pays destinataires du café rwandais sont la Suisse, le Royaume-Uni, les USA et l’Afrique du Sud.

Par ailleurs, le pays prévoit de tirer 66,3 millions $ des exportations de café, lors de la saison 2016/2017.

(Agence Ecofin) - La banque rwandaise Bank of Kigali a annoncé, dans un communiqué rendu public le 8 mars, avoir réalisé un bénéfice avant impôt de 30 milliards de francs (37,04 millions de dollars) en 2016, en hausse de 16,5% par rapport à 2015.

Le revenu net d'intérêts de la banque cotée sur le Rwanda Stock Exchange a atteint à 21,2 milliards de francs l’an passé contre 17,5 milliards un an auparavant.

Première banque rwandaise en termes des actifs, Bank of Kigali entend verser des dividendes d'une valeur de 8,3 milliards de francs, soit environ 12,3 francs par action.

A noter que cet établissement détient une part de marché de plus de 32 %.

En 2016, 10 % des touristes chinois partant à l’étranger choisissaient l’Afrique. Un chiffre qui augmente de près de 50 % par an précise notre chroniqueur.
L’Afrique a vu le nombre de visiteurs étrangers augmenter de 8 % entre 2015 et 2016, selon les chiffres publiés en début d’année par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). L’affluence chinoise n’est pas étrangère à la croissance du tourisme en Afrique qui, selon l’OMT, pourrait devenir « un nouvel eldorado pour cette industrie ».

Cinquante-huit millions de visiteurs – toutes nationalités confondues – se sont rendus en Afrique en 2016 (hors Egypte). Malgré le contexte international difficile, trois pays – le Maroc, l’Egypte et l’Afrique du Sud – tirent leur épingle du jeu sur le continent. Ces destinations clés du tourisme africain cherchent à se développer en attirant des clients venus d’Asie, et notamment de Chine.
Lire aussi : La Chine tire la croissance du tourisme mondial
En 2008, moins de 3 % des touristes chinois partant à l’étranger choisissaient l’Afrique pour leurs vacances. En 2016, ce taux est monté à 10 % sur un total de 113 millions de Chinois ayant quitté leur pays pour les vacances. Un chiffre qui augmente de près de 50 % par an. Il semble que les congés du Nouvel An lunaire qui viennent de s’achever ont battu de nouveaux records.
Une véritable manne

Ce dynamisme attise les appétits. Les Chinois dépensent en effet beaucoup en voyages : 215 milliards de dollars (203,8 milliards d’euros) en 2015. En moyenne, la note, par nuitée, d’un touriste chinois est 40 % supérieure à celle d’un Européen dans un pays comme le Maroc. Une véritable manne que se disputent tous les pays du monde.
Pourtant, malgré des relations économiques et politiques de plus en plus fortes, les Chinois connaissent mal le continent mais avouent une passion pour les grands espaces, les animaux sauvages… Les documentaires sur la faune africaine font un carton à la télévision chinoise.

Reste la question de l’insécurité : 2015 a été une année noire dans ce domaine avec une série d’attentats en Tunisie, en Egypte, au Mali et en Côte d’Ivoire qui a fait chuter le nombre de visiteurs étrangers. 2016 aura permis de tourner la page. Restent les questions de criminalité ordinaire. En février, les images de trois touristes agressés à Johannesburg, une destination très populaire en Chine, ont fait le tour des médias chinois.
Le décollage du tourisme chinois en Afrique tient dans une politique volontariste. En 2016, sept antennes consulaires sud-africaines ont été ouvertes en Chine afin de faciliter l’obtention des visas. Plusieurs accords ont également été signés entre les agences de voyage des deux pays. Résultat : le nombre de touristes chinois en Afrique du Sud a augmenté de 93 % entre 2015 et 2016. En moyenne, l’Afrique du Sud accueille 7 000 touristes chinois par mois avec des pics à 10 000 pendant les mois d’été ou du Nouvel An chinois.
Multiplié par « quatre ou cinq »

Le succès sud-africain a donné des idées à d’autres. Au Kenya tout d’abord, destination phare des amoureux de safaris : 100 000 d’entre eux ont visité le pays en 2016 et les agences de voyage locales ont beaucoup investi dans les outils de séduction en lançant notamment des campagnes marketing sur WeChat, le réseau social préféré des Chinois.
En Egypte aussi, le léger frémissement enregistré (551 600 touristes en décembre 2016 contre 440 000 un an plus tôt) est animé par les touristes chinois et japonais, les Occidentaux restant encore prudents après des années de violences politiques au pays des pyramides. La plus grande agence de voyage publique chinoise, la China International Travel Service (CITS), confirme une augmentation de 58 % du nombre de touristes s’étant rendus en Egypte en 2016. Et l’agence de voyage japonaise HIS assure que le nombre de touristes pour l’Egypte a été multiplié par « quatre ou cinq » entre 2015 et 2016. Depuis la reprise en avril 2016 des vols charters au départ du Japon, le taux de remplissage des avions est en moyenne de 80 %.

Au Maroc, la hausse est moins marquée mais tout aussi intéressante. En 2016, 10,3 millions de touristes ont visité le royaume chérifien, en hausse de 1,5 % par rapport à 2015. Les chiffres de l’Observatoire marocain du tourisme soulignent que les visiteurs russes et chinois étaient plus de 100 000 en 2016 à visiter le pays. Le Maroc retrouve ainsi son plus haut niveau de 2013.
Suppression des visas

La mesure la plus spectaculaire à l’origine de cette poussée du tourisme est la suppression des visas pour les touristes chinois en juin 2016. Les premiers résultats sont très positifs avec une hausse de 300 % du nombre de touristes chinois depuis la mise en place de cette mesure. En décembre 2016, 7 000 chinois ont visité le Maroc contre 700 seulement un an plus tôt. Le Maroc fait désormais jeu égal avec l’Afrique du Sud. Cette année, on attend plus de 100 000 visiteurs chinois au Maroc avec l’ambition d’en attirer un million d’ici 2030. L’exemple marocain fait déjà des émules. La Tunisie a ainsi supprimé, le 16 février, les visas pour les Chinois.

Le marché chinois est encore dominé par les tour-opérateurs publics dont les clients se tournent en priorité vers le « tout en un » : eux achètent des circuits auprès d’agences chinoises, partent les mains dans les poches, et finalement dépensent très peu auprès des commerçants locaux. Pour les inciter à consommer sur place, certains pays comme la Thaïlande ont déjà interdit ce genre de voyages où tout est payé en Chine et quasiment rien sur place. Elle oblige les tour-opérateurs chinois à travailler avec les opérateurs locaux pour faire entrer des devises étrangères. Pour ces mêmes raisons, les pays africains devraient s’en inspirer. Ceci est d’autant plus important que la Chine commence à investir dans l’hôtellerie en Afrique et dans le transport aérien.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.

Le Monde

Le remboursement des fonds publics détournés fait encore partie des recommandations de la 14ème retraite des hauts responsables de l’Etat organisée du 24 février au 02 mars 2017 à Gabiro, selon la Ministre à la Présidence, Mme Venantie Tugireyezu.

« La 14ème retraite des responsables gouvernementaux a constaté que cette recommandation n’a pas été suffisamment mise en œuvre cette année. C’est le même cas pour trois autres recommandations qui n’ont pas été mises en œuvre à plus de 70 %. Raison pour laquelle ces priorités inachevées se poursuivront pour l’année 2017. Dans l’ensemble, les fonds de l’Etat détournés atteignent deux milliards Frw. Seulement un tiers, soit sept cent millions Frw ont été ramenés dans la caisse de l’Etat », a-t-elle indiqué lors d’une conférence de presse.

Elle a rappelé que c’est le Ministère de la Justice qui avait mission de faire rembourser ces fonds. Des procès ont été tenus à cette fin. Ce Ministère a gagné souvent la plupart des procès de ce genre. Mais aucun organe approprié n’a été mis en place pour s’occuper spécifiquement de la poursuite au niveau du remboursement.

« Les districts ou les institutions victimes du détournement auront dorénavant la mission de ramener les fonds détournés. Car, ce sont eux qui connaissent le détourneur mieux que le Ministère de la justice. Ils savent à quoi a servi cet argent volé », a-t-elle précisé.

La Ministre Tugiriyezu a informé qu’il y aura un suivi informatique pour détecter un détourneur des fonds de l’Etat qui cherche tel ou tel service de l’Etat, comme une attestation quelconque ou un crédit dans une banque.

L’autre volet qui a fait partie des discussions est la nécessité de revoir les lois de poursuite des détourneurs publics. Ces lois auront été révisées avant la fin de l’année 2017 dans le but de permettre une poursuite efficace.

Les trois autres recommandations qui n’ont pas été mises en œuvre à plus de 70 % sont liées au devoir de fournir aux fermiers et à temps les semences et les intrants, la réduction du déplacement non nécessaire à l’étranger pour les fonctionnaires de l’Etat, ce qui a permis à l’Etat de gagner 125 millions Frw susceptibles d’être revus à la hausse.

L’on ajoute aussi l’augmentation des produits fabriqués au Rwanda, l’amélioration de la qualité des services donnés, le respect des droits de l’enfant, etc.

Pour la Ministre à la Primature chargée des Affaires Gouvernementales, Mme Stella Ford Mugabo, la 14ème retraite s’est penchée sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des recommandations non encore atteintes dans le cadre de la réalisation de la Vision 2020.

De manière plus claire, cela signifie la façon d’améliorer les accords entre l’Etat et les privés, la lutte contre la faim, l’augmentation des produits faits au Rwanda, les meilleurs programmes pour recycler les déchets dans la Ville de Kigali, réduire le nombre de gens qui volent l’argent dans les poches, renforcer les capacités de l’Office des Coopératives, la manière dont les organes de la justice devraient sensibiliser la population sur les méfaits des infractions et leur prévention, ainsi que le devoir de pointer du doigt les contrevenants qui commettent des délits.

Les panélistes à cette conférence de presse qui ont parlé de la 14ème retraite représentaient les groupes de discussions liés aux secteurs de l’économie, l’aspect social, la gouvernance et la justice.

avec rna

(Agence Ecofin) - En Ouganda, depuis l’annonce par les autorités du lancement prochain des études techniques d’avant démarrage de la production pétrolière, les acteurs de l’industrie pétrolière envisagent le démarrage de la production pour 2020.

Plusieurs licences ont été accordées aux compagnies internationales, depuis l’année dernière, et mention leur a été faite d’accélérer le processus d’exploration pour aboutir rapidement au lancement de la production. La ministre de l’Energie, Mme Irene Muloni (photo) a promis de faciliter l’attribution des licences pétrolières dans les prochains mois mais a exigé des compagnies de prendre leurs décisions finales d’investissement, au plus tard 18 mois après l’attribution des périmètres.

Selon The East African, les zones autorisées à l’exploitation regorgent d’un potentiel de 5,4 milliards de barils sur un total de 6,5 milliards. Ces 6,5 milliards de réserves découvertes jusqu’ici ne constituent que le quart du potentiel total ougandais.

Par ailleurs, toutes les coentreprises doivent être conclues avant le 31 décembre 2017.

En outre, Adewale Fayemi, le directeur général de la filiale locale de Total, a récemment fait savoir que la compagnie démarrera sa production en 2020.

Cependant, des inquiétudes subsistent concernant la question de la raffinerie pétrolière que compte installer l’Etat. Les autorités peinent à trouver un entrepreneur fiable pour conduire le projet depuis que le consortium russe RT Global Resources qui devait financer, construire et exploiter la raffinerie, s’est retiré. L’installation était censée sortir de terre en 2018, mais selon la ministre de l’Energie, elle sera finalement mise en place en 2020.

Olivier de Souza

Journal Ukuri n°138

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