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Élever le bétail dans les zones arides est l'un des moyens les plus efficaces pour protéger les ménages contre les fluctuations climatiques extrêmes, a déclaré Piers Simpkin, coordinateur principal des programmes de la FAO au Kenya.

M. Simpkin a affirmé jeudi lors d'un entretien avec Xinhua que l'élevage est un mécanisme d'adaptation à la variabilité climatique.

"Élever le bétail dans les pâturages secs est considéré comme l'un des moyens de subsistance les plus efficaces et adaptés pour réduire l'impact de la sécheresse par la mobilité".

M. Simpkin a expliqué que la FAO apporte son soutien à l'amélioration de la gestion du pâturage au Kenya en encourageant le pâturage planifié qui bénéficie principalement aux communautés pastorales.

Bien qu'il soit impératif pour les agriculteurs d'adopter des cultures tolérantes à la sécheresse, les incertitudes sur les prix des cultures de substitution compliquent leur transition vers une agriculture intelligente face au climat.

"Il est difficile pour les agriculteurs de changer du coup en passant de cultivateurs de leurs propres nourriture et cultures de rente pour devenir entièrement dépendants du marché et se sentir à l'aise pour abandonner les cultures de base pour une culture dont la production pourrait être plus fiable mais dont on ne connaît pas son prix du marché et qui est vulnérables aux fluctuations mondiales", a-t-il fait savoir.

La FAO a mis en place un Fonds d'action précoce pour l'action précoce (EWEA) à partir duquel les gouvernements des comtés au Kenya recevraient un soutien financier pour fournir des aliments aux animaux sélectionnés pour les familles individuelles, a noté M. Simpkin.

Pour préparer les communautés à des conditions météorologiques extrêmes, la FAO met en place un système d'alerte précoce dont 100.000 personnes sont ciblées avec des messages d'alerte précoce et des options de réponse, selon le responsable.

M. Simpkin a indiqué que la FAO collabore avec l'Autorité nationale de gestion de la sécheresse sur un système d'alerte précoce destiné à aider l'organisme public en charge d'évaluer la situation de la sécheresse dans le pays en informant le public, en identifiant les réponses possibles et en se préparant de manière adéquate pour éviter les crises liées à une sécheresse sévère.

"La prévention est préférable à la remède. Donc la vitalité et la préparation des communautés à l'avance pour atténuer ou éviter le risque de sécheresse sont vitales. La fréquence croissante et la sévérité de la sécheresse ne sont pas purement climatiques, mais liées à un certain nombre de facteurs", a-t-il fait savoir.

Xinhua

(Agence Ecofin) - Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne (UE) ont débattu, le 26 janvier, à Malte d’un projet de financement de camps gérés par des organisations humanitaires en Afrique afin d’y retenir les migrants tentés de rallier le vieux continent en franchissant la Méditerranée.

«L'idée est de les envoyer dans un lieu sûr, sans les amener en Europe», a précisé le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière. Et d’ajouter : «Il faut sauver les gens emmenés par les passeurs, les placer en lieu sûr. Et ensuite, à partir de ce lieu sûr hors d'Europe, on ne fera entrer en Europe que ceux qui ont besoin de protection».

La plupart des migrants qui tentent de rallier les côtes européennes à bord d’embarcations de fortune empruntant notamment la route Italie-Libye sont considérés comme des migrants économiques sans aucune chance de se voir accorder le droit d'asile dans l'UE.

Les camps réservés à ces migrants économiques, qui pourraient être installés en Libye ou dans les pays voisins, seraient gérés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ou l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L’UE souhaite en somme reproduire en partie les accords mis en place par l'UE avec la Turquie, la Jordanie et le Liban, qui accueillent plusieurs millions de réfugiés syriens dans des camps installés sur leur territoire.

Les efforts du Rwanda pour stimuler sa production d’électricité ont reçu cette semaine un coup de pouce de l’Allemagne qui a décidé d'investir environ 32,5 millions d’euros dans le secteur.

Selon Ronald Nkusi, Directeur des finances extérieures au ministère rwandais des Finances et de la Planification économique, l’intervention allemande contribuera à la réhabilitation et à la privatisation des centrales hydroélectriques Rusizi I et Rusizi II, qui sont à cheval sur la frontière entre le Rwanda, le Burundi et la RD Congo.

Il a qualifié cet appui d’opportun estimant qu'il permettra de renforcer la durabilité en termes de production d’énergie et de capacité de distribution.

L’ambassadeur d’Allemagne, Peter Woeste, et le Secrétaire exécutif de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL), Herman Tuyaga, ont échangé des documents pour finaliser l’engagement allemand dans le secteur de l’énergie.

La contribution, selon Amb Woeste, renforcera la coopération et la stabilité régionales.

L’ambassadeur Woeste a salué la décision du gouvernement allemand de libérer cette importante subvention.

L’ambition du Rwanda est d’étendre la fourniture de l’électricité à au moins 70% des ménages à travers le pays, d’ici à 2018.

A cette fin, le gouvernement prévoit de porter la production d’électricité à 563 mégawatts au cours des deux prochaines années.

En début d’année, le gouvernement et l’Union européenne (UE) ont signé une convention de financement de 177 millions d’euros (environ 151 milliards de rands) pour soutenir le secteur de l’énergie au cours des cinq prochaines années.

L’accord de financement était le premier d’une série d’accords devant être signés au cours des prochains mois dans le cadre d’un programme de 460 millions d’euros d’aide financière de l’UE au Rwanda qui est conclu depuis 2015.

La capacité de production d’électricité du Rwanda est actuellement d’environ 190%, la puissance hydro-électrique représentant plus de 97,37 mégawatts de la capacité totale installée du pays.

L’énergie thermique compte pour 51,7 mégawatts, le méthane représentant plus de 10 mégawatts et 8,75 mégawatts fournis par le solaire, entre autres.

APA

Maraba, Huye: Grâce à sa qualité excellente fort appréciée à travers le monde, un Kg de Huye Mountain Coffee est vendu à $ 19 le Kg dans la Ville de Stamptown aux Etats-Unis, selon le chargé du marketing à Huye Mountain Coffee, Aloys Tuyisenge, plus connu sous le pseudonyme agréablement comique de « Mr Coffee».

«A Stamptown aux USA, notre café de Huye Mountain Coffee est d’une qualité compétitive exceptionnelle. Pour cela, il est vendu à $ 19. Tandis que le café éthiopien est vendu à $ 18. Une preuve que notre café est fort apprécié sur le marché international», a-t-il indiqué.

Il a tenu ces propos devant un groupe de neuf journalistes des différents médias nationaux et internationaux basés au Rwanda et qui effectuent une tournée dans les districts de Huye et Gisagara, du 27 Décembre au 05 Janvier 2017.

Cette  descente est organisée par le Haut Conseil  des Médias du Rwanda ou High Media Council (MHC) grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

D’autres équipes des journalistes visitent dans la même période d’autres districts du pays pour évaluer les progrès des réalisations socio-économiques du pays, ainsi que les éventuels défis.

Tuyisenge ou mieux Mr Coffee en profite pour signaler que la production du café de Huye Mountain Coffee ne cesse de grimper depuis 2011 où l’on a enregistré une récolte de 70 tonnes. En 2012, l’on a produit 350 tonnes ; 500 tonnes en 2013 ; 800 tonnes en 2014 ; et 925 tonnes en 2015.

«Dans l’ensemble, le prix du café sur le marché est conditionné par sa qualité. C’est le café green qui est exporté. Et le prix au Kg varie entre $ 5 et $10», a encore rappelé Mr Coffee.

Il a informé que la consommation nationale du café est de 1 % de la production. Le reste est exporté.

La grande partie du café rwandais est Arabica Bourbon (95 %). Le reste, soit 5 % est constitué par le café Arabica, cultivé au Nord du pays.

Mr Coffee a expliqué ainsi aux journalistes présents sur l’une des deux stations de lavage de Huye Mountain Coffee le processus de transformation du café, depuis la plantation où sont cueillis les grains rouges jusqu’au lavage et au séchage, puis l’enlèvement de l’écorce, pour ne garder que le grain vert transformé, acheminé à Rwandex qui enlève la deuxième écorce, pour passer à l’emballage dans des sacs destinés à l’exportation.

L’on peut aussi savoir ce qui est le « nescafé » qui est obtenu à partir du café léger, flottant.

Alors que le bon café perché de première qualité et soigneusement séché, et entretenu pour son exportation à prix d’or.

L’on doit noter que Huye Mountain Coffee aligne 42 groupes de mille caféiculteurs. Mais son objectif est d’arriver à quatre mille caféiculteurs regroupés dans des coopératives répartis dans les cinq zones où le thé est transformé.

Les déchets obtenus au cours de cette transformation servent à fabriquer la nourriture du bétail, ou les intrants organiques, ou encore des briquettes pour la cuisson.


«Les caféiculteurs suivent des formations permanentes chaque mois: une fois, deux fois ou trois fois par mois. Ils apprennent à former des groupes qui se prêtent de l’argent. Aussi chaque caféiculteur peut-il épargner 500 à 10.000 Frw selon ses capacités. Plus il aura épargné, plus il demandera un montant de crédit plus substantiel», explique le chargé du marketing Tuyisenge (A suivre…)

André Gakwaya (RNA)

Crédit photo: Jean Baptiste Musabyimana | FOPAC NK

Une exposition commerciale sur la pomme de terre a réuni ce lundi dernier à Goma les différents acteurs de la chaîne de valeur de pomme de terre, notamment les agriculteurs membres des coopératives productrices de la pomme de terre, les institutions financières et les services publics. Un moment que chaque acteur présent a profité pour présenter son potentiel dans la promotion de cette filière. Tout en s’inspirant de l’exemple rwandais !

Tout commence par l’exposition de la pomme de terre sous ses variétés, une denrée, qui non seulement est bonne pour les familles, mais se vend également à bon prix au marché.

Les quatre coopératives agricoles venues du territoire de Masisi, comme c’est d’elles qu’il s’agit ici, ont présenté chacune l’échantillonnage de sa production.

 La COOAPARU expose, par exemple, les variétés Kinigi et Kaganda de consommation et de semence en provenance de  Rubaya. Selon son président,  Déogratias Vungoma, sa coopérative produit jusqu’à 12 tonnes de pommes de terre à l’hectare.

« Nous avons reçu très récemment la visite de deux experts en provenance du Rwanda et cela nous a beaucoup aidé. Nous avons profité de ce temps avec eux. Ils nous ont plus édifiés sur la façon dont il faut produire et orienter nos produits vers le marché. Ce qui implique la maîtrise du circuit de commercialisation. Et ils ont promis de poursuivre cette collaboration via la FOPAC».  

Quant à la COOPADECO de Kirolirwe présente, elle aussi, la pomme de terre de consommation et de semence,variété Kinigi. Le président de cette coopérative agricole pour le développement communautaire rassure que sa coopérative arrive à produire 50 tonnes de pommes de terre en une seule saison, c’est-à-dire en quatre mois.  Et pour lui, tout dépend des techniques dont on fait usage et parfois de la terre à cultiver.  

« Ce séjour avec les experts venus du Rwanda nous a été très fructueux. Ils nous ont outillés encore une fois en techniques culturales modernes, notamment la plantation en ligne dans billons, le respect des écartements…mais ils nous ont aussi dit qu’il fallait être sérieux dans l’organisation. Ce qui implique la transparence et l’honnêteté. »

Du côté de la COOAMA aussi venue de Kirolirwe, les variétés exposées sont Kinigi et Kirundo pour la consommation et la semence.

A la dernière position, c’est le stand de la coopérative COOAPAKA du groupement Karuba qui reprend également la variété Kinigi identique presque partout. Mais, elle cultive aussi la variété Penape.

A la question de savoir pourquoi la variété Kinigi est identique ou preque reprise partout, un observateur éclaire : « Ici tout dépend d’abord du prix sur le marché mais aussi du cycle végétatif. C’est-à-dire que ces producteurs ont besoin des rendements à la récolte et c’est cette variété qui coûte cher.

« Mais dans tout ça, poursuit-il, ces coopératives agricoles rencontrent plusieurs obstacles qui, parfois les empêchent à mieux produire de la pomme de terre. C’est notamment l’inaccessibilité des routes de desserte agricole, les tracasseries liées à la mobilisation des taxes et les barrières illégales. Mais aussi la difficulté d’accès à la semence certifiée, au marché et aux financements/crédits agricoles dans la chaîne de valeur pomme de terre »

Selon toujours cet observateur, les différents acteurs agricoles sont désormais confiants qu’ils avancent vers la solution. Parce qu’ils sont, cette fois-ci, en face des institutions financières et des services publics de l’Etat pour plaider leur cause. Et ils se disent déterminés à poursuivre leur coopération pour affronter les exigences des institutions financières.  

Et c’est justement l’exposition commerciale de la pomme de terre a conduit aux discussions.

Présentation des plans d’affaires et échanges fructueux

Cette étape était en tout cas cruciale pour les participants. Tous aux aguets, ils ont suivi très attentivement les présentations des plans d’affaires (business plans) de quatre coopératives agricoles présentes dans la salle sous l’œil attentif de la FOPAC et d’autres experts en la matière.

Ici, il était donc question pour toutes ces coopératives agricoles de parler de ce qu’il leur faut pour accroitre le rendement, des moyens pour atteindre leurs ambitions, des potentialités  dont elles disposent déjà. Elles ont aussi présenté le calendrier agricole, les statistiques de productions, les statistiques de vente, le capital propre et celui à investir, l’emprunt à solliciter, le taux d’intérêt moyen, l’estimation des chiffres d’affaires selon le calendrier agricole sans oublier l’évaluation de rentabilité.

Par exemple pour la coopérative des producteurs agricoles de développement communautaire la COPADECO en sigle, chaque 1dollar investi rapporte 0.5 dollar toute chose restant égale par ailleurs. Selon son plan de financement, le total des frais de démarrage est estimé à près de 390 mille dollars américains, le calcul incluant tous les coûts jusqu’à la date du lancement de l’exploitation.

Pour eux donc, cette estimation est le résultat d’une évaluation indépendante élaborée dans le cadre de l’analyse de faisabilité et confirmé par le travail préliminaire de consultants en sciences économiques.

« Pour notre cas, nous avons seulement évalué un des critères, celui de l’indice de profitabilité ! Ce critère de sélection s’impose par le fait que notre exploitation concerne deux campagnes agricoles qui se situent dans le cours terme. Et ceci prouve que l’investissement est vraiment rentable et vaut donc la peine d’être financé !», affirme son président.

Et avec ses stratégies de marketing au rendez-vous, la COPADECO écoulera la pomme de terre de consommation à priori en gros et en détail suivant les avantages comparatifs constatés sur les différents marchés. A posteriori, la coopérative mettra au marché la pomme de terre de semence pour assurer la diffusion des semences améliorées et faire de profits comme la filière semencière reste rentable.

En tout cas, ces agriculteurs familiaux ont un rêve très particulier pour la pomme de terre, dont ils veulent faire une culture de référence. Mais dans tout ça, l’insuffisance des moyens financiers pour faciliter les travaux de champs, l’accès difficile à la semence de qualité, etc. leur bloquent la route. D’où la nécessité d’un crédit agricole.

Sur ce, les banquiers qui ont pris part à ces assises n’ont pas hésité de donner leur réponse favorable à la collaboration ‘étroite’ avec les coopératives agricoles.

Mais l’octroi du crédit implique ici un certain nombre de conditions. Du moins pour le délégué commercial de la Banque TMB, ces coopératives agricoles doivent tout d’abord se solidariser en fin qu’elles soient très fortes et obtiennent un plus grand capital pour réaliser leurs activités.

 « Pas de politique particulière pour les petits producteurs, nous traitons tous nos clients de la même manière et au même niveau. Nous sommes une banque commerciale et non agricole !», rétorque ainsi Gentil Faraja.

Et d’ajouter encore qu’avant d’aller demander un crédit, ces coopératives agricoles devront d’abord être formelles, c’est-à-dire institutionnaliser leurs activités et s’assurer qu’elles ont déjà une activité existante, comme garantie à la capacité de remboursement.

« Je vous conseille d’y aller oui, et très doucement, présentez-vous  d’abord à la banque et ouvrez gratuitement un compte. Après près de six mois d’expérience, vous pouvez alors tenter de demander un crédit parce qu’au moins là, la banque aura évaluée vos données financières et saura en quoi vous êtes capables de rembourser le crédit qu’elle pourrait vous offrir !», conseille-t-il.

« Pas donc question de confiance aveugle, les organisations paysannes doivent affronter ici les conditions de la banque pour trouver du crédit et financer leurs activités de champs », martèle ainsi, de sa part, John Borauzima, le conseiller au cabinet du ministère provincial de l’agriculture, élevage, pêche et développement rural.

Borauzima fait savoir également aux producteurs agricoles qu’un combat est déjà engagé pour limiter les tracasseries liées à la mobilisation des taxes et celles liées aux barrières illégales dont souffrent ces agriculteurs familiaux. C’est notamment la mise en place du service de canalisation des recettes.

En dernière occasion, place à la FOPAC de boucler la boucle, en montrant la nécessité du crédit aux producteurs agricoles. Pour son assistant technique, Jean Claude, il faut suivre l’exemple du Rwanda, pays voisin où les banques offrent des crédits agricoles aux paysans et cela avec un taux d’intérêt réduit, (soit de 1,16%).

« Selon une étude menée par nos experts, quelques banques seulement accordent du crédit agricole en RDC avec un taux d’intérêt élevé, (soit 2 %) Cependant, nous comptons beaucoup sur leur flexibilité comme elles l’ont promis ici », espère Jean Claude.

Joseph Tsongo

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